jeudi 28 mars 2013

Une semaine pour la diversité sexuelle

par Simon Delattre

Un sur dix, l’association de défense de la communauté LGBT (Lesbiens, gay, bi, transgenre) organisait une semaine de sensibilisation à la diversité sexuelle. Celle-ci s’ouvrait lundi 18 mars par la levée du drapeau de fierté. Les membres du groupe ont donc hissé le drapeau arc-en-ciel au bord du stade du CEPS, lequel a flotté au rythme du vent tout au long de la semaine.

Jean-Roch Savoie, président de Un sur dix, explique leur démarche : « Ce geste était un symbole de fierté et d’unicité pour notre communauté, pour ceux qui vivent de la discrimination et de l’intimidation à tous les jours par rapport à leur identité de genre ou leur orientation sexuelle. On lève aussi ce drapeau en l’honneur de tous ceux qu’on a perdus : le suicide parmi les LGBT représente 30 % de tous les suicides chez les jeunes. On fait ça en mémoire de personnes qui sont décédées suite à des violences homophobes et transphobes. Le mouvement continue parce que l’homophobie existe toujours dans notre société. 3 personnes ont été tuées au Canada cette année pour cette raison. »

Joëlle Martin, présidente de la FÉÉCUM, ainsi que Roger Boulay, directeur des services aux étudiants et étudiantes, se sont déplacés en signe de soutien. Ce dernier se dit fier d’avoir participé à la levée du drapeau LGBT : « il s’agit d’une activité qui valorise la diversité et je crois sincèrement qu’une université se doit de valoriser la diversité et contribuer ainsi à l’évolution de notre société pour une meilleure compréhension de nos différences. Lorsque l’on parle de la diversité, que ce soit à l’international ou du point de vue de la langue, de la religion ou de la sexualité, nous aurons toujours des progrès à faire comme société. Je suis d’avis que l’environnement universitaire est certainement l’endroit idéal pour célébrer toute cette diversité, puisqu’il s’agit d’un milieu d’expression libre qui permet un dialogue ouvert sur les grandes questions de notre société. »

Des activités de sensibilisation
Le mardi, Un sur dix s’est rassemblé pour leur marche annuelle sur le campus. Munis de bannières, d’affiches et de drapeaux, une quinzaine d’étudiants ont défilé pour célébrer la diversité sexuelle et pour démontrer leur soutien à la lutte contre l'homophobie. Mr Boulay a tenu à participer, il nous parle de sa motivation : « C’est important de donner une visibilité à ce problème, de montrer qu’il existe encore. C’est de mieux en mieux, les LGBT sont plus acceptés, mais il faut continuer de faire comprendre à tous que ce nous ne sommes pas une nuisance. ». Le lendemain était consacré aux alliés de Un sur dix, tous ceux qui, peu importe leur identité sexuelle et de genre, voulaient défendre les droits des LGBT. Chacun devait porter un chandail mauve pour supporter la cause. Enfin, une vigile à la chandelle avait lieu le jeudi 21 mars, en honneur des victimes de l’homophobie.

L’homophobie toujours présente sur le campus?
Jean-Roch Savoie assure que du chemin a été parcouru depuis la création de l’association en 2004 : « On a beaucoup avancé à l’Université, le fait qu’on puisse lever notre drapeau en est la preuve. Quand l’association a commencé il y a presque 10 ans, la sécurité venait à nos conférences parce qu’on avait peur. On a aussi développé des partenariats d’atelier, de conférence avec les Facultés de Sciences Infirmières, d’Education et de Travail Social. L’administration nous aide beaucoup, on travaille avec eux à un projet de toilettes non genrées. » Cependant, il s’inquiète de certains comportements : « plusieurs de nos affiches ont été déchirées, ça nous a touchés, car c’est clairement un acte homophobe ».

Éditorial : Ensemble pour la diversité

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

La semaine dernière, la population étudiante et professorale de l’Université de Moncton a eu l’opportunité de participer à une semaine de sensibilisation de la diversité sexuelle organisée par l’Association 1 sur 10. Les détails concernant le déroulement des activités sont tous à la page suivante, dans l’article à Simon Delattre. Ici, vous y trouverez mes impressions personnelles.

Tout d’abord, j’aimerais féliciter très sincèrement le comité organisateur de cette semaine de sensibilisation. Comme on dit en anglais, « variety is the spice of life ». La diversité se doit d’être célébrée, mais surtout respectée, d’où le besoin pour une telle semaine. Malheureusement, il existe encore beaucoup de gens qui refusent d’accepter certaines « différences » chez les autres. Il est encore plus dommage de remarquer que certaines des personnes les plus homophobes sont des dirigeants importants, tel que le nouveau pape.

Il faudrait que nous arrêtions de tenter de placer des étiquettes sur tout le monde : bi, gai, lesbienne, trans, et le pire de tous, « normal ». C’est quoi une personne normale? Qui sommes-nous pour le définir? J’étais heureuse d’apprendre cette semaine qu’il existe un mot pour les gens qui ont une perception d’eux-mêmes et de leur genre qui est en accord avec leur sexe; on les nomme cisgenre. Quoique ce soit encore une étiquette de plus, ça sauve de définir ces gens comme « normaux » tandis que ceux qui n’ont pas cette concordance doivent être définis comme « différents ».

L’idéal, bien sûr, ce serait de ne pas avoir besoin de se définir selon ces petites boites ou catégories où on place tout le monde. Dans un tel cas, on pourrait simplement être nous mêmes comme nous nous sentons à l’aise et personne n’aurait à juger.

Remarque sur la marche
J’ai eu la chance cette année de participer à la marche pour la diversité sexuelle sur le campus. Malgré le froid, c’était une expérience que je suis heureuse d’avoir. J’étais tout de même un peu déçue du nombre de participants. La marche n’a pas duré 30 minutes et c’était une excellente façon de montrer son appui pour la communauté LGBT du campus.

On est une toute petite communauté d’étudiants à l’Université et c’est important que chacun d’entre nous puisse savoir qu’on est accepté, peu importe nos « différences ». Je me permets d’espérer que la présence du drapeau LGBT au CEPS la semaine dernière en aura réveiller quelques-uns et fera comprendre à tous que l’homophobie n’a pas sa place à l’Université de Moncton, ni ailleurs.

À quoi ressemblera le futur bar/restaurant du Centre étudiant?

par Simon Delattre

Actuellement en chantier, un nouvel espace comprenant bar, scène et cuisine devrait voir le jour dès septembre prochain. Le financement des travaux est partagé entre la Fédération étudiante (la technique) et l’administration de l’Université (les rénovations comme telles). Cependant la FÉÉCUM conserve un pouvoir de décision sur la question. Un concours a été lancé pour nommer le nouveau bar/restaurant; les noms sélectionnés seront dévoilés au début du mois d’avril. Un référendum auprès des étudiants permettra de trancher parmi les suggestions. Ce nouvel espace renaîtra des cendres de l’ancien bar étudiant l'Osmose et du pub le Tonneau, qui avaient fermé pour de bon l’année dernière. L’équipe de la FÉÉCUM alors en poste avait justifié cette décision par le fait que l’Osmose ne répondait tout simplement plus aux besoins des étudiants, d’où une baisse de fréquentation de l'établissement et l’existence d’un déficit.

Julie Bélanger a travaillé à l’Osmose et suit de très près l’avancement du dossier. Elle nous explique la disposition générale des lieux : lorsque nous entrerons dans la pièce, nous trouverons à notre gauche la cuisine, située en lieu et place du Tonneau. En fond en face de l’entrée, nous pourrons apercevoir le bar, ainsi qu’une scène rétractable qui pourra accueillir un petit groupe. Le centre sera quant à lui partagé entre une section « lounge », pour ceux qui voudraient s’installer confortablement, et une partie destinée aux tables et à la restauration. Les plans sont terminés, mais ne seront pas publiés; en revanche plusieurs dessins ont été mis en ligne sur le blogue de la FÉÉCUM. Julie dit avoir « hâte de voir le résultat », mais ne se prononce pas pour le moment : « c’est difficile d’avoir une opinion avant que tout ne soit terminé. Ce qu’on a pu voir en dessin n’est pas forcément représentatif de l’aspect final, mais plutôt de l’aménagement général. L’ambiance n’a pas encore été créée et on n’a pas choisi les meubles. »

Si l’Osmose pouvait accueillir près de 1000 personnes, la future salle compterait environ 200 places assises et 400 debout. « C’est un choix plus raisonnable », estime Julie Belanger, « on n’a jamais eu autant de monde cette année ». Elle nous prévient tout de suite : ce ne sera ni un club pour danser, ni une cafétéria réservée uniquement aux repas. Par rapport au Coude, plus de boissons seront disponibles, et notamment des boissons plus fortes. Bonne nouvelle pour les amateurs de fête : La fermeture aura lieu plus tard, soit à 2 h au lieu de minuit, et les mineurs pourront entrer sans avoir le droit de consommer. « Cela ouvre des possibilités. Par exemple, les étudiants qui souhaiteront organiser des spectacles privés, des soirées de groupe, pourront désormais le faire au Coude. »

Concernant la nourriture, on peut s’attendre à des plats plus évolués que ceux proposés actuellement au Centre étudiant. Ce service sera assuré par une compagnie qui s’occupera de la préparation et de la vente des repas. Aucun contrat n’a été signé jusqu’à présent, mais un appel d’offres sera lancé prochainement. Sodexo ne sera accepté que s’ils présentent un excellent plan, car d’autres entreprises pourraient se proposer. Plusieurs comités ont déjà été formés pour travailler sur le design, la gérance, le choix de la nourriture, les prix, etc. Laurie-Anne Patenaude, étudiante en nutrition, ainsi que Patrick-Olivier Meunier, vice-président de l’association environnementale Symbiose, participent au comité sur les menus. Ce dernier dit vouloir « pousser pour un peu de nourriture locale, avec une option santé, une option "bar-food”, mais aussi une option végétarienne. Côté prix, on aimerait des prix étudiants ».

L’Université de Moncton appuie la recherche

par Jessica Savoie

C’est le mercredi 20 mars dernier qu’a eu lieu le 24e Colloque des jeunes chercheuses et chercheurs de l’Université de Moncton, sous le thème : « Hommages : Liberté, fraternité, université ». Une trentaine de participants se sont rendus sur place afin de présenter leur recherche devant les juges et les étudiants spectateurs.

Les participants devaient préparer une recherche savante sur un sujet se reliant à leur programme d’études. Plusieurs étudiants ont utilisé, à la base, un projet de recherche effectué en classe ou encore le séminaire qu’ils ont présenté en début d’année.

Le concours se divisait en quatre catégories, soit : Sciences humaines et sociales premier cycle, sciences naturelles et génie premier cycle ainsi que les mêmes catégories pour les cycles supérieurs.

Même si on remarque que la participation est beaucoup plus élevée dans les sciences naturelles et génie, plusieurs participants ont mené des recherches sur des problématiques ou domaines marquant la société. Il y avait des jeunes de plusieurs baccalauréats, soit administration, éducation, information-communication, ingénierie et on en passe.

La majorité des projets ont été soumis aux juges sous forme de présentation orale dans différents locaux de la Faculté des Arts durant toute la journée. Les participants avaient alors de 12 à 15 minutes afin de présenter leur recherche. Ensuite, une courte période de questions était allouée et permettait aux juges et spectateurs d’avoir des éclaircissements sur certaines parties démontrées.

L’évènement a pris fin avec la remise des prix qui s’est déroulée à l’amphithéâtre de la faculté Jeanne-de-Valois. Juges, participants, professeurs et amis étaient sur place afin d’encourager les jeunes chercheurs. De plus, la soirée s’est accompagnée de plusieurs prestations musicales offertes par des étudiants du baccalauréat en musique en plus qu’un extrait d’une pièce de théâtre, offerte par deux jeunes étudiants à l’Université.

Pour ce qui en est des gagnants
Pour le volet génie et sciences naturelles du 1er cycle : Stéphanie St-Pierre (Chimie et biochimie) en troisième place, Sébastien Lagacé (Psychologie) en deuxième place et Roxane Pelletier (Chimie et biochimie) en première place.

Pour les sciences humaines et sociales du 1er cycle : Pascale D’Astous (Psychologie) pour la troisième place, Danielle Bilodeau (Information-Communication) en deuxième place et Pierre Boudreau (Éducation) en première place.

Volet génie et sciences naturelles des cycles supérieurs : Alizée Vernouillet (Biologie) pour la troisième place, Arlette Rwigemera (Biologie) en deuxième place et Paryse Nadeau (Biologie) en première place.

Finalement, pour le volet sciences humaines et sociales des cycles supérieurs : Yannick Jocelyn Nganhou-Tchoudi (Études françaises) en troisième place, Yves Doucet (Éducation) en deuxième place et Laura Huet (Histoire et géographie) pour la première place.

Le tout s’est terminé par un vins et fromages, avec l’occasion pour les juges, professeurs et étudiants de partager entre eux. Ce fut une journée très plaisante et bien organisée, en plus d’avoir été un évènement très apprécié des participants.

« Avant je n’avais aucune intention de me diriger en recherche, mais plus j’avançais, plus j’étais curieux au sujet des concepts qu’on élaborait. Depuis, c’est le débat à savoir si je m’en vais travailler dans les écoles ou si je pars en maitrise afin continuer en recherche » souligne Pierre Boudreau, participant et étudiant en éducation. Le jeune homme s’est vu remporter la première place dans son volet, soit sciences humaines et sociales du 1er cycle, avec sa recherche portant sur la perception qu’ont les enseignants du sud-est du Nouveau-Brunswick quant à la compétence langagière qu’ont les étudiants et l’apprentissage des sciences en milieux minoritaires.

Un colloque qui passe à l’histoire

par Sarah Anne Grandisson

Comme à toutes les années, le 22 mars à l’université de Moncton a eu lieu le Colloque d’histoire de 2013. Plusieurs étudiants ont eu la chance de présenter le dur labeur de leurs travaux semestriels. Le colloque met en valeur les vieux projets des étudiants et offre aux étudiants une deuxième chance de partager leurs connaissances acquises. L’évènement, qui célébrait son 5e anniversaire cette année, a été organisé par le Comité d’histoire et de géographie.

Celui-ci avait pour mission de mettre en lumière les travaux et projets des étudiants qui ont travaillé si fort pendant le semestre pour les préparer. L’évènement s’est déroulé de 9 h à 16 h, et plus d’une trentaine d’étudiants et de professeurs ont assisté aux présentations en tant que spectateurs et spectatrices.

« Le colloque, c’est le partage des connaissances et donne la chance aux étudiants d’histoire d’avoir une certaine visibilité face aux professeurs du département ainsi qu’aux institutions. Cette journée évite que les projets des étudiants et étudiantes deviennent des projets de fond de garde-robe » explique Mélanie Morin, coordinatrice de l’évènement.

Elle ajoute aussi : « C’est certain que présentement il n’y a pas énormément de gens qui y assistent, mais pour les prochaines années ce serait un des aspects à travailler. »

Les présentations ont réuni une dizaine d’étudiants allant de la première année jusqu’à la maitrise. Inutile de mentionner que les sujets étaient dans ce cas fort diversifiés. Parmi ceux-ci, l’éducation et la formation des chevaliers pendant l’époque médiévale, un sujet traité par Marc Allain Bonenfant, étudiant à la maîtrise en histoire. M. Bonenfant nous a fait part de la véritable réalité des chevaliers, partant de la lance sous le bras à l’épée forgée ainsi que le rôle de l’Église dans leur vie. Mélanie Morin, coordonnatrice du Colloque 2013, nous a présenté un discours sur la Drave, les emplois dans les milieux forestiers.

À la fin du colloque, le conseil a fait tirer une dizaine de livres ainsi que deux bourses de cinquante dollars. Parmi les gagnants, on retrouve Patrick-Olivier Meunier, qui a présenté l’impureté du sang de la femme en Grèce antique, une réalité qui rappelle à la population que la femme n’a pas toujours été vue comme elle l'est aujourd’hui. Fred Dufour, l’autre gagnant, a quant à lui éclairci le sujet de la ségrégation raciale en Afrique du Sud.

La journée s'est terminée sous une bonne note avec un vins et fromages, bien mérité. Une occasion pour les étudiants de continuer les vives discussions qu’ont suscitées leurs présentations. Les professeurs pouvaient alors faire des commentaires sur ces dernières ou tout simplement partager leurs idées sur le sujet.

Élections des conseils, partie 1

par Benoît LeBlanc

Il est temps pour la relève de l'année 2013-2014 de mettre leurs projets en œuvre. Enfin arrivés à la fin du semestre, un par un, les conseils étudiants doivent renouveler leurs mandats, parfois avec des nouveaux visages, parfois avec des vétérans de la politique étudiante des facultés.

Pour cette nouvelle saison, Le Front s'est occupé de vous livrer les noms des nouveaux élus des 12 écoles et facultés qui occuperont la table du conseil d'administration de la FÉÉCUM pour l'année suivante. Les 12 facultés sont, en ordre alphabétique, la faculté des arts, d'administration, de droit, d'éducation, de génie, de nutrition, de psychologie, de récréologie & kinésiologie, de sciences, de sciences infirmières, de sciences sociales, et enfin de travail social.

L'article est divisé en deux parties, puisque les périodes de cabale de 9 des conseils sont seulement terminées après la date d'impression de cette édition du journal. Pour l'instant, les 3 conseils élus sont ceux de la faculté d'éducation, de génie et de nutrition. Les résultats sont présentés dans le tableau suivant.
Tableau des résultats des conseils élus

Le Projet-Impôt gratuit : 43 ans que ça dure

par Yannick Nganhou

Au cours de la semaine dernière avait lieu la 43e édition du Projet-Impôt. Cette traditionnelle initiative a pour but d’aider tout travailleur, et bien sûr les étudiantes et étudiants de l’université, et d’apporter un coup de pouce aux aînés. Comme chaque année, la Faculté d’administration avait constitué une équipe de jeunes étudiants bénévoles dynamiques pour aider tout le monde présent à faire sa déclaration d’impôt gratuitement.
Afin de véhiculer efficacement l’information, une campagne promotionnelle a été entreprise par l’équipe responsable de cette édition 2013. Sur les babillards des différentes facultés, on pouvait observer des affiches comportant toutes les indications nécessaires. Mais ce n’est pas tout : des bénévoles sillonnaient les couloirs des facultés pour s'assurer que l’information était bel et bien passée. De fait, des tracts renfermant toutes les informations étaient donnés à presque toutes les personnes approchées.

Au Pavillon Jean-Cadieux, du vendredi 22 mars au dimanche 24 mars dernier, dans des salles de cours aménagées spécialement pour l’occasion, avaient lieu les différentes séances, des séances parfaites pour permettre aux étudiants bénévoles de mettre en pratique les connaissances apprises en classe. « C’est une occasion pour nous d’aider la communauté et surtout de vérifier si effectivement on a saisi les enseignements des professeurs », déclare Yvan Babéni, bénévole à l’accueil et étudiant en comptabilité. En ce qui concerne la participation, Gerlinde Agoua, étudiante en marketing et responsable du marketing du projet, affirme : « Beaucoup de personnes ont demandé à être bénévoles, beaucoup ont participé et beaucoup sont venus faire leurs déclarations ».

Ce projet n’est pas seulement fait pour les étudiants et les personnes ayant une certaine mobilité. Une équipe mobile a été constituée pour desservir les différents foyers de la ville afin d’aider les aînés. « Nous sommes allés dans plusieurs foyers de la région et nous avons fait une quinzaine de foyers pour une moyenne de 10 à 50 personnes âgées servies par foyer. Nous avons rempli les déclarations des personnes à faible revenu, des personnes âgées et des étudiants. » Sur ces propos, Debbie Boulay, coordonnatrice du projet 2013 et étudiante en comptabilité, montre de fait l’intérêt de son équipe à aider le maximum de personnes, tant sur et en dehors du campus. L’objectif était tout au moins d’atteindre, sinon de dépasser les 860 contribuables qui ont fait leurs déclarations lors de l’édition 2012.

Jean-Claude Savoie, nouveau chancelier de l’UdeM

par Cassandre Armelle Vertus

L’entrepreneur acadien Jean-Claude Savoie a été récemment nommé huitième chancelier de l’Université de Moncton, succédant à M. Louis R. Comeau. Avec sa compagnie, Groupe Savoie Inc. qui fait son chemin au cœur de l’industrie forestière au Nouveau-Brunswick, M. Savoie s’est taillé une place de choix dans le secteur administratif.

Diplômé en art de l’université Laurentienne et en sciences à l’UdeM, M. Savoie s’est impliqué dans de nombreuses causes et fait partie de nombreuses associations. En l’honneur de son père, il mit sur pieds la fondation Hector Savoie qui se donne pour mission d’aider les gens dans le besoin au sein de sa ville natale, Saint-Quentin. Avec son groupe, il a été le bénéficiaire de nombreux prix, dont le prix Entreprise de l’Année du conseil économique du Nouveau-Brunswick en 1993, le Prix d’excellence à l’exportation canadienne du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international en 2000 et plus récemment le prix de l’Entrepreneur de l’année pour la région de l'Atlantique – Prix Ernst and Young en 2013, pour ne citer que ceux-là. De plus, en 2004, il reçut un doctorat honorifique en administration des affaires de l’UdeM.

Ces expériences et mérites divers ont été décisifs dans sa désignation comme nouveau chancelier de l’université. Le chancelier d'une université est en général un dignitaire honoraire qui occupe principalement des fonctions de représentation et qui est nommé pour un mandat d'une durée limitée et renouvelable. Le chancelier de l’Université de Moncton est, sur le plan protocolaire, le représentant officiel de l’Universite et il incarne celle-ci d’une façon personnelle, visible et essentielle. La nomination du chancelier relève du conseil des gouverneurs, conformément à la Loi sur l’Universite de Moncton.

De son cote, M. Savoie perçoit sa nomination comme un grand honneur, il déclare : « Ma première réaction a été la surprise, je n'avais jamais pense avoir cet honneur. Il a fallu que je fasse des recherches pour avoir une idée claire de ce qu'était un Chancelier. Je perçois cet honneur comme une récompense pour ce que nous avons fait pour notre région. Le Nord a souvent été oublié et voilà qu'on nous fait confiance. »

À une question concernant ce qu’il compte accomplir au cours de son mandat de cinq ans, il poursuit : « Pour ce qui est des plans que je pourrais avoir, il est un peu tôt, mais j'ai l'intention d'être présent aussi souvent que possible et d'aider à faire la promotion de notre Université. En 2013 nous célébrons le 50e et c’est l'occasion de nous rappeler de ceux qui ont contribué à faire de cette jeune université ce qu'elle est maintenant. Par ailleurs, la qualité du français parlé et écrit me tient à cœur, donc si l'occasion se présente j'espère pouvoir intervenir dans le débat. »

La cérémonie d’installation de M. Savoie en tant que nouveau chancelier aura lieu le 26 avril, au campus de Moncton.

L’université a 50 ans : Ode à la vie

par Karine Martel

Afin de célébrer les 50 ans de l’Université, le Département de musique et le Service des loisirs socioculturels se sont rassemblés afin de mettre sur pied un évènement qu’ils ont eux-mêmes qualifié de grandiose : l’Ode à la vie.

Le spectacle a eu lieu le samedi 23 mars à 20 h au Centre de célébration Wesleyan.

C’est le vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, Neil Boucher, qui a pris la parole au début de la soirée, expliquant sur un ton des plus dramatiques que le recteur Raymond Théberge ne pouvait « malheureusement pas être là » puisqu’il était en Europe jusqu’au lendemain.

Il a poursuivi son animation sur une note un peu plus joyeuse en expliquant que « ce soir les murs vont résonner avec des sons inhabituels, avec des sons hors pair puisque c’est une soirée pour une institution hors pair. »

Au total, cinq pièces ont été présentées lors de la soirée. Les cinq œuvres sont des compositions originales du professeur Richard Gibson. La première a été présentée au vibraphone par Joel Cormier, le premier étudiant de l’Université de Moncton à avoir obtenu un doctorat en percussion. La deuxième chanson a été présentée par le chœur Louisbourg, accompagné par Joel Cormier au vibraphone. La troisième pièce était un quatuor de percussion avec Jolain Goulette, Christian Thibeault Richard Daigle et Normand Pothier sous la direction de Michel Deschênes. Ensuite est venue le temps pour le chœur du Département de musique, pour finalement laisser place à la pièce de conviction, une pièce de plus de 30 minutes avec l’ensemble de percussions, le chœur du département de musique, Richard Boulanger au piano ainsi que Carol Leger et la Doyenne de la Faculté des arts et des sciences sociales, Lisa Roy en tant que chanteuse soliste. En plus de ces 70 musiciens sur scène, une narration du Poème du mois de juillet de Raymond-Guy LeBlanc. Le tout était accompagné par un montage visuel créer par le professeur André Lapointe du département des arts visuels.

« Le spectacle de chorale était à couper le souffle! Le mariage entre musique et poésie a été réalisé avec finesse et subtilité. Sans aucun doute, Monsieur Gibson et Monsieur LeBlanc comptent parmi les grands créateurs artistiques de l'Acadie contemporaine. Un gros bravo à toutes les musiciennes et tous les musiciens qui ont participé au spectacle, ainsi qu'aux organisateurs des festivités entourant le 50e anniversaire de l'Université. Une chose est claire : le talent déborde de l'Université de Moncton! », partage l’étudiant en traduction et musicien Éric Dow.

De son côté, Sarah Anne Grandisson a toutefois noté la faible présence d’étudiants : « C'était bien de voir tout le travail des musiciens de notre université. J'ai aimé le fait que lors de la dernière pièce ils ont utilisé un poème d'un artiste acadien. Les gens du département de musique ont été excellents. Par contre, j'ai trouvé décevant que le spectacle ait eu lieu si loin de l'université, et on a pu le constater lorsqu'on jetait un coup d'œil dans la salle. Je trouve qu’ils n'ont pas tellement essayé de rejoindre les étudiants », explique-t-elle.

La vérité sort des dessins d’enfants : Regard d’enfant sur Gaza

par Karine Martel

Le Centre culturel Aberdeen affiche, jusqu’au 3 avril, une exposition qui sort de l’ordinaire. Au 2e étage de l’édifice se retrouvent 26 dessins faits par des enfants de Gaza, en plus de deux photographies d’enfants qui, peut-on dire, semblent assister à des évènements qu’ils auraient préféré ne jamais voir.

Ces dessins ont été créés dans le cadre d’ateliers de thérapie par l’art quelques mois après l’offensive israélienne « Plomb durci », de 2008 à 2009. Il leur avait été demandé de dessiner à propos soit de l’offensive israélienne de 22 jours contre Gaza, de la vie à Gaza ou de leurs espoirs pour l’avenir.

Feu, destruction, violence, souffrance, bombardement, mort, char d’assaut, ambulance, tristesse, guerre, corps décapités, bouclier humain, missile, recherche de sécurité et sang sont des images et thématiques qui se répètent dans les 26 dessins d’enfants de l’exposition itinérante Regard d’enfant sur Gaza. Il ne faut tout de même pas négliger les quelques enfants qui, au travers de toute cette violence, ont réussi à dessiner l’aide et les efforts humanitaires, ainsi que la reconstruction.

Peu importe leur provenance, tous les enfants de la bande de Gaza ont été, à un certain moment, touchés par la violence armée. Ceux qui ont participé au projet qui est maintenant exposé à Aberdeen étaient âgés de 5 à 14 ans en 2009.

L’association des Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient explique leur vision de l’exposition : « En plus de la mort et de la destruction représentée crument dans la plupart des images, on compte entre autres thèmes récurrents : des arbres et des soleils en larmes, des écoles et des mosquées, des parents et des enfants vulnérables ou impuissants et des machines de guerre terrifiantes. »

Cette exposition est présentée dans le cadre d'une tournée pancanadienne sous la direction des Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient.

Pour le regroupement Solidarité Acadie-Palestine, visiter l’exposition n’est pas seulement « un moyen de dire aux enfants de Gaza et à leurs parents qu’ils ne sont pas seuls, que leur drame ne nous laisse pas indifférents. C’est aussi un moyen pour dire au gouvernement canadien et à notre premier ministre Harper qu’il cesse d’appuyer aveuglément le régime d’apartheid israélien. »

Quatre organismes ont participé à la réalisation de cette exposition; le Centre culturel Aberdeen, le restaurant Blue Olive, Solidarité Acadie-Palestine et la St-Paul’s United Church.

Dans le cadre de cette exposition, le film palestinien « Le mur de fer » de Mohammed Alatar a été présenté le lundi 25 mars à la Faculté de droit de l'Université de Moncton. Ce documentaire a été choisi puisqu’il fait la lumière sur le programme de colonisation des Territoires palestiniens par Israël, et permet de mieux comprendre le conflit israélo-palestinien.

Après son séjour à Aberdeen, l’exposition se déplacera à la salle St-Paul’s United Church à Riverview, du 7 au 17 avril.

Les jaunes remportent la coupe

par Sarah Grandisson

Ce lundi 18 mars a eu lieu la fameuse finale d’improvisation au Coude de l’Université de Moncton. Pendant la saison, les trois équipes d’improvisation se sont fait des pieds et des mains afin d’offrir à leur public un spectacle d’envergure. Après une lutte acharnée, l’équipe des verts est éliminée et les deux autres se rendent en finale.

C’est devant une salle de plus de cinquante spectateurs que les jaunes et les rouges se sont livrés à une partie acharnée pour déterminer les grands gagnants du 26e trophée de la LICUM. C’est donc par la marque de 10-5 que Justin Guitard, Amélie Montour, Ann Marie Bernier, Renée Leblanc et Ludovic St-Arnaud remportent la finale haut la main.

Au début de l’année, le capitaine de l’équipe, M. Guitard, avait fait objet de plusieurs commentaires désobligeants face à la façon dont il aurait choisi ses joueurs. Le Front l'a approché afin d’en savoir davantage :

« J'ai en effet reçu des commentaires négatifs, de plusieurs personnes, au sujet que mon équipe était la plus faible et que j'avais fait exprès de prendre des joueurs moins forts afin de pouvoir bien paraître. Je crois que les joueurs ont prouvé qu'ils étaient d'excellents improvisateurs et que pour réussir en impro, il faut être avant tout une bonne équipe. J'ai cru, dès le début de l'année, que mon équipe avait tout pour se rendre jusqu'au bout et on l'a prouvé ! Je n'ai jamais douté une seule seconde et si j'avais à recommencer, je prendrais les mêmes joueurs. Vous savez, comme capitaine, on doit parfois prendre des décisions et il est difficile de plaire à tout le monde. Mais je vous le dis : les femmes ne sont pas moins bonnes que les hommes. J'ai toujours préféré les joueuses féminines et mes joueuses (et mon joueur) ont prouvé qu'ils formaient l'élite de l'improvisation à l'université! »

La soirée s’est terminée par une note assez mélancolique, quand Nathalie Goguen, DJ et coordonnatrice de la LICUM pour l’année 2012-2013, annonça qu’elle léguait la LICUM à Amélie Montour, joueuse depuis plusieurs années. Cette dernière en a profité pour partager avec l’équipe du Front ses projets pour la LICUM.

« D’abord, j’aimerais commencer l’année en demandant aux joueurs leur opinion et leurs idées sur le déroulement de la saison prochaine. Ensuite j’aimerais commencer à travailler très tôt sur l’équipe étoile et inclure tous les joueurs dans les pratiques. Finalement, je voudrais augmenter les membres de l’audience, car le public influe beaucoup sur la façon dont les joueurs développent le jeu. »

En tant que joueuse, elle résume bien ce que peut être un membre de la LICUM : « On grandit tous ensemble. On devient meilleurs au fur et à mesure que l’on vieillit en tant que personne, mais aussi comme personnage dans l’arène. »

Chronique étude : La nuit blanche

par Emily Briand

Avez-vous déjà vécu la nuit blanche? Il s’agit simplement de rester éveillé toute la nuit afin d’étudier pour un examen ou de terminer un projet. Pour un étudiant qui est trop débordé ou qui s’est pris plus à la dernière minute, cette pratique peut sembler être une bonne seule option. Par contre, le sommeil est très important pour la mémoire et en perdre à ce niveau n’est pas sans répercussions.

Le professeur Jean Saint-Aubin de l’École de psychologie explique son point de vue sur cette pratique : « Il y a plusieurs niveaux de réponses. La première chose, ça dépend de l’objectif. Est-ce que l’objectif est de maitriser contenu ou de réussir l’examen? À ce niveau-là, l’employeur, quand t’as ton diplôme, pense que t’as des compétences. Donc, normalement l’objectif de l’étudiant devrait être de maitriser le contenu à long terme. Ce qu’on sait, c’est indépendamment de la nuit blanche, on va proposer même que l’étudiant a une bonne nuit de sommeil la nuit avant l’examen, on sait qu’apprendre toute la matière dans un bloc, ça va entrainer une perte mémoire avec le temps qui est très très grande, qui est beaucoup plus grande que l’apprendre quand on divise la matière et qu’on a une nuit de sommeil entre chaque ».

Il continue pour décrire une expérience réalisée par des chercheurs en laboratoire qui avaient fait apprendre aux participants une liste de mots soit tout à un coup ou en petits blocs de temps. Le groupe qui avait appris les mots en intervalles courts avait une meilleure rétention à long terme. Malgré que la rétention à court terme se ressemble, ce n’est pas exactement avec de la matière compliquée, des listes de mots. Donc, l’expérience avait été refaite avec plusieurs listes de mots au lieu d’une seule liste. Ceux qui avaient appris les listes en intervalles avaient réussi beaucoup mieux que ceux qui avaient appris d’un seul coup et encore une fois, l’apprentissage s’était maintenu une semaine plus tard. Tout ceci, sans privation de sommeil.

« On sait également la nuit quand tu dors, ton cerveau est actif. Il va se produire plein de processus biochimiques dans le cerveau durant la nuit, qui vont permettre de consolider les apprentissages. Une des expériences sympathiques qui a été faite c’est, par exemple, ils ont demandé à des volontaires de jouer à Tétris durant la journée pendant 3 ou 4 heures, pendant qu’ils mesuraient l’activité de leur cerveau, ils se sont rendu compte que pendant la nuit, il y avait une activation similaire de leur cerveau comme s’il retraitait l’information. Si tu passes une nuit blanche, tu n’auras pas ce processus de consolidation là, ou en tout cas, ça serait après examen, qui n’est pas nécessairement l’objectif des étudiants », explique le professeur Saint-Aubin.

Il souligne également que le manque de sommeil est associé à de moins bonnes habiletés dans les tâches complexes et les tâches de raisonnement. De plus, la majorité des auteurs disent que les pertes de sommeil en général affectent la mémoire pendant de 1 à 2 semaines. Il conseille aux étudiants de s’assurer qu’ils maîtrisent bien le contenu qu’ils apprennent, étant donné que ce n’est pas pour l’examen, mais pour la vie. Il leur conseille également de distribuer leur apprentissage, car c’est la méthode la plus efficace, ne coûte rien et n’est pas plus de travail.

Finalement, la nuit blanche est déconseillée en raison de la mauvaise rétention à long terme, la réduction des habiletés des tâches complexes le lendemain et l’interférence chez les processus biochimiques du cerveau importants pour la mémoire.

Chronique de la RAT : L’aphorisme de l’Acadie

par Sylvain Bérubé

Il ne sera pas ici question de faire un constat sur l’Acadie, bien qu’il reste à la Réforme acadienne traditionnelle (RAT) d’élaborer certaines de ses positions sur des enjeux comme l’euthanasie, l’avortement, l’inceste, l’automutilation et la rupture amoureuse. Non, cette chronique sera la réflexion que l’Acadie écrirait si elle avait des mains. Étant la seule voix d’accès vers le savoir légitime, la RAT est donc également le seul organe capable d'émettre les paroles de l’Acadie avec le plus majuscule des « A ». Voici ce qu’elle m’a confié :

« À 409 années d’existence — on cesse d’utiliser après l’âge de 150 ans le mot “ans” —, le Canada comprendra dans quelques années… Ce que je veux dire, c’est qu’à mon âge on existe. À mon âge on transcende l’être, on est donc à la fois devenir et être, et le pont historico-temporel du passé au présent se résume par l’avoir été. Malgré cette existence, qui est devenue culturelle, à l’œil du monde, je ne suis qu’une fillette, je ne suis qu’un picot sur la grande ligne du temps de l’expérience humaine. Depuis les premiers empires hydrauliques, jusqu’à l’émergence des hyperpuissances mondiales, je ne suis qu’une mention rapide dans les livres d’histoire. Pourtant, j’existe encore. Mais je frôle l’oubli. Cet oubli, malgré ma jeunesse, me rend incroyablement vieille. Je suis vieille quand Radio-Canda parle d’“acadianisation” pour signifier l’“anglicisation” des rues de Montréal. Je suis vieille quand Patrimoine Canada change les critères pour le financement des organismes pour défavoriser les organismes francophones. Je me sens très vieille toutes les fois qu’une personne pense que le bilinguisme institutionnel suffit à ma survie.

Je me sens vieille, mais ce n’est pas pour dire que je le suis. Un homme de 102 ans a récemment terminé un marathon. L’homme en question a débuté à courir des marathons lorsqu’il était octogénaire. Ma vieillesse vient de mon délaissement. Mais je sens une envie grouiller en moi. Avec le printemps qui arrive, j’ai envie de sortir un peu plus, d’aller prendre de l’air, et même, peut-être, de me remettre à la course! Je ne peux expliquer pourquoi je me suis laissée vieillir, mais je doute que ce soit lié à ma routine. Dans les trente dernières années, je suis devenue tellement occupée avec la routine, j’ai tellement sauté d’une réunion à une autre que j’ai oublié de prendre du temps pour réfléchir, pour crier, pour chanter et pour être jeune. À 409 ans, exister est une chose facile (pas pour dire que c’est un état permanent), mais exister n’est pas être. Pour être, ça prend un effort constant et concerté de présentation et de représentation, pour exister, il suffit de respirer. Exister est la conditione sine qua non d’être.

J’ai peur. Tous les jours, j’ai peur que mon état de vieillesse soit irréversible et que ma nouvelle énergie s’échappe sans avoir apporté les changements qu’il me faut pour continuer à grandir. Après 409 années sur cette terre, j’oublie si je me suis déjà sentie aussi vieille qu’aujourd’hui, mais je me rassure en me disant que quelqu’un pourra sûrement trouver la réponse en fouillant dans les anales du temps. J’oublie, mais suis-je oubliée? »

Les paroles de notre mère patrie ont été prononcées; elle sent en elle le réveil de la Réforme. Disciples, c’est à votre tour de partager les paroles que l’Acadie a bien voulu me partager pour que je puisse vous les retransmettre. C’était l’aphorisme de l’Acadie.

L’ancien capitaine des Aigles Dean Ouellet se joint aux Bulldogs de Hamilton

par Normand d’Entremont

Moins d’une année après avoir terminé sa carrière universitaire, l’ancien capitaine des Aigles Bleus, Dean Ouellet est une étape de plus près de la Ligue nationale de hockey.

L’attaquant d’Edmundston, qui évoluait jusqu’alors avec les Bulls de San Francisco dans la Ligue de hockey de la côte Est (LHCE), a reçu l’appel pour joindre l’équipe-école du Canadien de Montréal, les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

Ouellet s’est démarqué avec les Bulls, récoltant 24 buts et 28 passes en seulement 66 matchs, ce qui était le 3e meilleur rendement parmi toutes les recrues de la LHCE et qui lui a valu une place dans le match des étoiles.

Selon Serge Bourgeois, l’entraineur en chef des Aigles Bleus, qui a vu Ouellet évoluer avec le Bleu et Or pendant 4 ans, le fait que Ouellet se démarque déjà au niveau semi-professionnel ne le surprend pas.

« J’ai joué moi-même dans la LHCE, et Dean est certainement un meilleur joueur que moi, dit-il en riant. Je suis fier pour lui. Tout le monde savait que c’était un excellent joueur et c’est bien que les Bulldogs lui ont donné une chance ».

Même s’il a connu une bonne carrière dans la Ligue de hockey junior majeur de Québec (LHJMQ), Ouellet était jugé un peu trop lent pour être considéré un espoir d’importance et a donc poursuivi une carrière universitaire. Son temps avec les Aigles lui a justement permis de travailler sur son coup de patin et de devenir un joueur d’impact à l’attaque tout en étant très dépendant dans la zone défensive.

Pourtant, ce serait sa passion pour le sport qui lui permettrait de connaitre autant de succès selon son ancien coéquipier Mathieu Bolduc.

« C’est un gars très passionné pour le hockey, et lorsque t’es passionné pour quelque chose, t’as toujours une meilleure chance de bien faire », souligne Bolduc qui vient de terminer sa carrière avec le Bleu et Or cette saison. « Il a toujours travaillé fort et je suis certain qu’il va continuer à le faire à Hamilton. Je suis vraiment content pour lui ».

Même s’il est très tôt pour pouvoir s’affirmer sur l’avenir d’Ouellet par rapport à ses chances d’un jour percer une formation de la LNH, il existe quand même des précédents qui indiquent que c’est surtout possible de monter du SUA aux ligues majeures.

Joel Ward en fait l’exemple, lui qui a joué quatre ans avec les Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et évolue présentement avec les Capitals de Washington.

Un peu plus loin dans le temps, on peut également souligner PJ Stock qui a joué pour les X-Men de St Francis Xavier University avant de poursuivre une carrière avec les Bruins de Boston.

S’il réussit à le faire, le hockeyeur d’Edmundston serait le premier Aigle Bleu à se rendre dans la LNH depuis Charlie Bourgeois dans les années 1970.

Le saut à la LNH est loin d’être garanti pour Ouellet, mais Bourgeois est certain que c’est possible : « À mesure que tu montes d’une ligue à une autre, ça devient évidemment de plus en plus difficile, mais Dean a l’avantage sur certains puisqu’il est fort des deux côtés de la rondelle. Son intelligence et sa compétitivité sont également parmi ses forces. Il te faut une chance et il l’a au moins reçu ».

Dans ses deux premiers matchs avec les Bulldogs, Ouellet a enregistré deux lancers au but. Il tentera encore une fois de récolter son premier point dans la Ligue américaine ce soir alors que les Bulldogs affronteront le Heat d’Abbotsford.

Chronique sport : MLB : 5 raisons sous-estimées qui seront clés au succès des Jays

par Normand d’Entremont

Pour ceux qui s’intéressent aux Blue Jays de Toronto, il va sans dire que l’année 2013 présente beaucoup d’espoirs pour ces partisans. Certains experts (et bureaux de paris) pensent même que les Jays ont parmi les meilleures chances de gagner la Série mondiale.
La formation est évidemment formidable. Cela commence avec José Bautista et Edwin Encarnacion, un des meilleurs duos offensifs de la ligue. À cela s’ajoutent les nouveaux acquis, soit les lanceurs tels que R.A. Dickey, le lauréat en titre du prix Cy Young pour le meilleur lanceur de la NL, ainsi que Mark Buerhle et Josh Johnson. Les Jays ont également ajouté un de mes arrêts courts de la ligue, Josh Reyes, qui va être le premier frappeur idéal pour le l’équipe.

Mais une équipe sur papier c’est une chose; la réalisation du talent c’est toute une autre. Et, surtout, lorsque vient le temps où la pression monte vers la fin de l’été et au début de l’automne, c’est souvent la profondeur qui fait la différence entre les bonnes équipes et les équipes championnes.

Avec cela en tête, voici 5 raisons « supplémentaires » dont on parle souvent moins, mais qui pourraient donner le petit extra qui permettraient aux Jays de remporter leur premier championnat depuis 1993.

1. Melky Cabrera
Après avoir été suspendu l’année dernière pour dopage, Cabrera a signé avec les Jays à la recherche d’une deuxième chance. Au moment où il a été suspendu, Cabrera menait la ligue en moyenne au bâton; si les matchs préparatoires de printemps en sont l’indication (moyenne de .356), il pourrait retrouver sa forme et être un frappeur important pour l’équipe.

2. Brett Lawrie
C’est sûr que Lawrie n’est pas nécessairement un inconnu; les attentes sont hautes pour ce jeune troisième-but, lui qui a beaucoup de potentiel offensif et qui couvre toute une portée à la défensive. Après une première saison prometteuse, Lawrie a connu une saison médiocre en 2012, mais en frappant après les gros joueurs (Bautista, Encarnacion), 2013 pourrait être l’année où Lawrie s’affirme en tant qu’étoile.

3. Mark DeRosa
L’importance de DeRosa est directement liée au point #2 puisque ce premier devra agir en tant que mentor pour Lawrie et l’aider à atteindre son potentiel. DeRosa, qui est âgé de 38 ans, apporte avec lui plein d’expériences et d’influences positives qui seront très importantes pour le jeune troisième-but. DeRosa aura parfois la lourde tâche de calmer Lawrie (qui ne manque surtout pas d’intensité). Dans le cas où Lawrie serait blessé, DeRosa serait également un remplaçant potentiel. Une acquisition sous-estimée de la part de Alex Antholopous.

4. Emilio Bonifacio
Souvent le joueur oublié dans l’échange qui a aussi emmené Reyes, Johnson et Buerhle à Toronto, Bonifacio est quand même un joueur qui peut avoir un impact positif pour l’équipe. Avec une vitesse exceptionnelle et une versatilité incroyable qui lui permettent de jouer toutes les positions dans le champ, Bonifacio peut être très utile à la formation soit comme partant dans un rôle de relève.

5. John Gibbons
On a beaucoup parlé des transactions hors saison des Blue Jays, mais on oublie souvent que l’équipe a également changé de chefferie. Alors que l’ancien entraineur John Farrell est retourné à Boston, c’est John Gibbons qui est de retour à Toronto en tant que dirigeant de l’équipe pour la deuxième fois de sa carrière. C’est un entraineur qui semble bien s’encadrer avec la formation qu’il aura à sa disposition. Il saura d’abord garder l’atmosphère positive, mais, surtout, il cherchera tout simplement à mettre les joueurs en position pour performer et les laisser faire — plutôt que d’essayer de tout contrôler — ce qui peut être la meilleure formule pour une équipe aussi talentueuse que Toronto.

mercredi 20 mars 2013

Éditorial


par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef

Semaine provinciale de la fierté française
 Dès lundi et jusqu’à vendredi, les écoles de partout en province célèbrent leur fierté d’être francophone et de parler le français. En même temps, les Rendez-vous de la Francophonie se poursuivent jusqu’au 24 mars. Autant que je sois heureuse de voir que les gens sont toujours aussi fiers de leur langue ici au Nouveau-Brunswick, je trouve curieux d’observer qu’il n’y a pas, à ma connaissance, de semaine de fierté anglophone.

Vous me direz certainement que c’est parce qu’ils ne sont pas en danger d’assimilation, qu’ils n’ont pas besoin de s’identifier parce que leur langue n’est pas menacée. Mais les Anglais ne sont-ils pas eux aussi attachés à leur langue? Pourquoi est-ce que les Français ont le droit de manifester plus fortement leur fierté que les anglophones?

Dans un cours de linguistique la semaine dernière, un de mes camarades de classe expliquait comment il ne comprend pas cet « attachement » que les gens ont pour une langue. Il fait la remarque que les gens semblent seulement avoir une fierté importante pour une langue lorsque celle-ci est minoritaire ou menacée. C’est bien vrai! On veut défendre nos droits linguistiques et notre façon de parler. Mais est-ce que « défendre » est bien le bon mot ici? Est-ce que nous sommes vraiment en conflit avec une langue?

Qu’est-ce qu’une langue finalement? C’est un ensemble de symboles et une grammaire pour les mettre ensemble, tout simplement. Mais bien sûr, c’est beaucoup plus. On s’attache à notre langue parce que c’est une partie essentielle de notre culture. Il faut la protéger, certes, mais il ne faut pas par la même nous fermer aux autres langues.

L’anglais n’est pas l’ennemi
Il faut garder notre français. Sur ce point, je suis 100 % d’accord. Mais il ne faut pas non plus voir l’anglais comme une force négative. Ce n’est pas de la faute des anglophones qu’ils sont plus nombreux que nous. Comme ce n’est pas la faute des francophones du Québec qu’ils sont plus nombreux que les anglophones. La présence à la fois de l’anglais et du français dans notre entourage immédiat est un atout inestimable. Avoir l’opportunité de parler français et anglais nous ouvre des portes partout et nous avantage plus qu’on ne le pense.

Une affiche circulante sur Facebook cette semaine vous dit « Pourquoi parler français ». Une des raisons : « Le français facilite l’accès aux carrières de l’enseignement de la diplomatie, de la recherche et du voyage ». D’accord, mais l’anglais aussi permet tout ça sans doute. Autant que le mandarin ou le japonais ou l’espagnol. Quant à moi, le fait de parler à la fois l’anglais et le français seraient encore plus avantageux pour avoir accès à ces emplois.

Il n’y a pas de morale à cet éditorial. Plutôt, j’invite seulement à la réflexion par rapport à cette semaine de la fierté. Est-ce qu’il y aurait place dans le futur pour une semaine de fierté du bilinguisme? À suivre…

Un devoir au Téléjournal : retour sur une polémique


par Simon Delattre
Courriel: esd1062@umoncton.ca

Suite au débat lancé par Marc-André Villard, professeur de biologie, sur le niveau du français des étudiants; Marie-Noëlle Ryan, professeur de philosophie, a été reçue sur le plateau du Téléjournal Acadie le mardi 5 février dernier. Elle y a soutenu qu’une partie des étudiants souffrent de lacunes dans l’expression de la langue, et a présenté une copie d’étudiant anonyme et pleine de fautes pour appuyer son propos.

C’est ce geste qui a fait réagir la FÉÉCUM. La Fédération étudiante a déposé un recours officiel auprès du Sénat Académique, l’instance qui réglemente les affaires de l’Université relatives à l’enseignement et à la recherche. Dans une lettre adressée au recteur, plusieurs mots forts sont employés : « Il y a eu dérogation aux Statuts de l’U de M, en ce qu’un travail réalisé par un(e) étudiant(e) s’est retrouvé non seulement diffusé dans la communauté à l’insu de la personne concernée, mais pis encore exposé dans les médias à des fins diffamatoires. 

Aucune preuve n’a été fournie par Radio-Canada du “consentement écrit de la personne concernée” en ce qui concerne le document en question. »

Marie-Noëlle Ryan s’est défendue devant le Sénat Académique du jeudi 7 mars. Dans son message, elle se dit « profondément outrée de la lettre de la FÉÉCUM », « sans mentionner mon nom, elle me vise directement et comporte des accusations autant graves qu’inacceptables ». Elle déplore la manière dont se passe le débat : « Cette entreprise de calomnie et d’intimidation à mon égard vient prouver à nouveau que la tactique de s’attaquer aux personnes s’exprimant publiquement sur le problème récurrent et très grave de la qualité du français dans notre institution permet d’éviter de s’attaquer à la question de fond ».

 La professeure nous explique sa démarche : « Si je me suis exprimée publiquement, c’est parce que le problème me tient à cœur. J’ai voulu donner une preuve et illustrer un constat, qui est que 10 à 15 % des copies sont illisibles. J’ai lancé ce cri d’alarme, car le niveau de la langue se dégrade et ça nuit à tout le monde. Il en va de l’avenir des étudiants et de la réputation de l’Université. Nous les professeurs, on parle sur la place publique, car il n’y a pas de débat à l’interne. » Selon elle, les accusations portées dans la lettre sont fausses et diffamatoires.

Maurice Rainville, professeur d’éthique à la retraite, a apporté son soutien à Madame Ryan : « L’anonymat a été respecté puisque tout élément permettant d’identifier l’auteur du devoir a été retiré. On ne peut pas non plus l’accuser de diffamation puisque pour qu’il y ait diffamation il faut qu’une personne soit identifiée comme victime. Il s’agit d’un procès d’intention, car son but était de faire comprendre le problème et de faire avancer les choses. On ne peut pas faire de la recherche sans données, ni cas à étudier. »

 Pour Nicolas Steinbach, journaliste à Radio-Canada, les principes éthiques ont été respectés : « la vue du document était d’ensemble et le nom n’a pas été donné. Si on avait pu identifier la personne, il aurait bien sûr fallu demander l’accord de l’étudiant. » 

Sur son blogue, la FÉÉCUM a tenu à réajuster le tir : « que l’on accuse la FÉÉCUM d’intimidation et de diffamation, alors que les interventions de la Fédération ont été conduites à l’interne, hors de l’espace public, tient de la mauvaise foi et frise la désinformation. C’est en vérité la réputation des étudiants de l’Université de Moncton qui a quelque peu été traînée dans la boue. À partir d’un exemple isolé, le Téléjournal a prétendu donner une vue d’ensemble sur la qualité de la langue écrite des étudiant(e)s de notre institution ».

 Michel Albert agent des communications de la FÉÉCUM a voulu clarifier la position de la Fédération : « Une confusion a été faite, on ne cherchait pas à blâmer ou à punir, mais plutôt à poser la question des droits des étudiants. Est-ce que quand je donne un devoir il m’appartient encore, est-ce qu’il peut passer aux nouvelles? Nous avons été choqués que cela puisse se passer et ça nous a fait réagir. » Joëlle Martin, Présidente de la FÉÉCUM assure quant à elle que « l’intention n’a jamais été d’empêcher quiconque de s’exprimer ».

La Fédération étudiante a obtenu du Sénat Académique le 7 mars, la constitution d’un comité « chargé d’étudier les règlements universitaires, et la place qu’y occupent les droits des étudiant(e)s ». À sa demande, Marie-Noëlle Ryan a rencontré les membres de la FÉÉCUM le vendredi 15 mars, afin de « clarifier les choses ».

« HABEMUS PAPAM FRANCISCUM »

par Yannick Nganhou
Courriel: eyn7488@umoncton.ca

« Mes frères, mes sœurs, bonsoir ! » Du haut du balcon de la basilique Saint-Pierre à Rome, voilà les premiers mots du nouveau souverain pontife adressés à la foule en liesse présente, mais aussi à l’ensemble des religieux catholiques. Sa première allocution en tant que le 266è pape de l’Histoire catholique romaine a été axée principalement aux remerciements et à la reconnaissance du mérite de son prédécesseur, Benoit XVI. Aussi, il a fait des recommandations à chaque chrétien de prier les uns pour les autres. Ce n’est qu’après cela qu’il a pu prononcer la célèbre bénédiction « Urbi et Orbi » : « À la ville et à l’univers ».

Il faut dire que l’élection de ce pape a été rapide, mais ne s’est pas faite d’un seul coup. En effet, le conclave entamé le mardi 12 mars dernier en après-midi nous a laissé constater à deux reprises la fumée noire, signe qu’il n’avait pas encore été choisi. C’est au bout de 24 heures que les 115 cardinaux électeurs ont pu se décider, soit mercredi en après-midi. Il était à peu près 15h, heure de Moncton, lorsque la fameuse fumée blanche a été aperçue sur le toit de la chapelle Sixtine. Il s’est écoulé à peu près 1h10 avant de voir enfin aux environs de 16h10 le cardinal français, Jean-Louis Tauran, venir prononcer, peut-être la phrase latine la plus connue, « Habemus Papam ». Et quelques secondes après, le monde a pu contempler, scruter et analyser sous différents angles le visage du nouveau chef des catholiques.

De son vrai nom Jorge Mario Bergoglio, le désormais « François » est le tout premier pape venu du continent américain. Soulignons que presque tous les médias de la planète l’appellent « François Ier », ce qui n’est pas du goût du porte-parole du Vatican, Federico Lombardi : « Il se nommera François Ier lorsque nous aurons un François II », a-t-il rapporté sur le site estrepublicain.fr. Ce faisant, l’élection du pape François a suscité une très grande surprise auprès des observateurs, d’autant plus qu’il est le tout premier jésuite à le devenir. La concurrence était féroce : les papables déclarés par les observateurs étaient l’Italien Angelo Scola, le Canadien Marc Ouellet, le Brésilien Odilo Pedro Scherer, etc. Originaire d’Argentine, le septuagénaire pape était le cardinal de Buenos Aires depuis 2008. Il a pour réputation d’être un homme de terrain, humble et un fervent défendeur des pauvres. Depuis lors, il a prodigué sa première homélie plutôt décoiffante en présence de tous les cardinaux électeurs donc voici un extrait : « Nous pouvons marcher tant que nous le voulons, construire un tas de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. […] Si on ne bâtit pas sur la roche, il arrive ce qu’il arrive aux enfants sur la plage avec leurs châteaux de sable. Sans consistance, ils s’effondrent. » Une nouvelle page de l’Histoire est ainsi écrite.

Le règlement universitaire en chantier

par Simon Delattre
Courriel: esd1062@umoncton.ca

Deux groupes de travail ont actuellement pour mission de redéfinir les textes règlementaires de l’Université.
Le 7 mars, la Fédération étudiante a obtenu d’un vote au Sénat Académique, l’instance qui réglemente les affaires relatives à l’enseignement et à la recherche, que soit mis sur pied un comité ad hoc « chargé d’étudier les règlements universitaires, et la place qu’y occupent les droits des étudiant(e)s ». Michel Albert, agent des communications de la FÉÉCUM précise le but de leur demande : « Notre démarche était de clarifier certains règlements, d’obtenir des garanties et des possibilités de recours pour les étudiants. » Sur le blogue de la Fédération, on peut également lire : « À l’origine du questionnement de la FÉÉCUM, se trouve l’applicabilité de l’Énoncé sur les droits et responsabilités des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton, ainsi que les recours disponibles dans l’éventualité où ces droits seraient brimés, car ni l’un ni l’autre n’étaient clairs dans les circonstances. Il s’avère en effet que l’Énoncé a un statut juridique ambigu, pour ne pas dire pratiquement nul, ce qui est inacceptable. »

En effet, l’Énoncé sur les droits et responsabilités des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton inscrit à la fin de l’agenda étudiant mentionne que « La portée des droits et des responsabilités n’a aucunement préséance sur les statuts et règlements, les textes réglementaires, les règlements généraux, les conventions collectives, les politiques et les procédures de l’Université de Moncton ».

Le comité est donc formé d’Éric Allain, vice-président académique de la FÉÉCUM, Émilie Urbain, étudiante, de deux professeurs, Danielle Charbon et Lacina Coulibaly, ainsi que la doyenne de la Faculté de Droit, Odette Snow. Les membres devront se réunir prochainement et le mandat exact du groupe reste à définir.

L’ABPPUM, l’Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l’Université de Moncton, a elle aussi formé un comité qui doit retravailler le dispositif réglementaire. Maurice Rainville, professeur d’éthique à la retraite, fait partie de ce comité : « Nous travaillons à rendre accessible tous les règlements universitaires en les intégrants à un seul et même document qui clarifiera les droits et les devoirs de l’administration, des professeurs et des étudiants. Il s’agit aussi de combler les vides laissés dans les textes, de réviser les incohérences et de déterminer des principes fondamentaux de l’éthique. Certaines sanctions prévues pour les infractions aux règles ne sont pas claires, et parfois elles n’existent même pas ». Le rapport sera rendu en avril au Sénat Académique. L’instance décidera alors des suites à donner.

Le campus de l’université pourrait s’agrandir prochainement


par Simon Delattre
Courriel: esd1062@umoncton.ca

Saviez-vous que de l’autre côté de l’avenue Morton se trouve un vaste terrain appartenant à l’Université de Moncton? Cet espace mesure plus de 200 acres, soit environ 100 hectares, et est principalement recouvert d’arbres. Mais l’endroit pourrait avoir un tout autre visage d’ici peu : La construction d’un centre de recherche et développement et d’un « centre-ville universitaire » sont actuellement en projet.

Les Statuts de l’Université interdisent à celle-ci de vendre ses terrains. La municipalité de Moncton lui a donc demandé de développer cet espace encore vierge. Le recteur précédent, Yvon Fontaine, a alors mis en place un groupe de travail chargé de travailler sur des projets d’expansion à long terme. Le rapport qui en a découlé préconisait le choix d’un modèle de développement directement inspiré de celui de l’Université de la Colombie-Britannique. Il consiste à travailler en partenariat avec des entreprises qui financeront les travaux. L’accord avec le partenaire prendra la forme d’un bail de 50 ans, cédé par l’Université en échange d’une contrepartie monétaire. Cet argent sera ensuite versé à un fond de fiducie qui sera réinvesti dans la recherche. Le centre de formation médicale, qui a ouvert au début de l’année universitaire, est justement issu d’un partenariat avec l’Université de Sherbrooke et le gouvernement provincial.

Aucune date n’a été fixée jusqu’à présent
George Bouchard, Directeur général de U de M Développement inc, est en charge du dossier.  La corporation U de M Développement inc appartient entièrement à l’Université et administre ses projets de construction. « Plusieurs candidats se sont déjà fait connaître et les pourparlers sont en cours. Aucun d’entre-eux n’a encore confirmé. Les travaux peuvent commencer très rapidement, mais il faut que le partenariat soit finalisé », explique Mr Bouchard.

Les plans définitifs des bâtiments seront réalisés par l’entreprise partenaire mais ils devront respecter les normes de construction établies par l’Université (un édifice de quatre étages, en béton, etc.). Concernant le Centre de recherche et développement, Richard Gallant, directeur du Service de planification des installations physiques, révèle qu’il serait divisé en quatre volets : santé, technologie, communication et environnement. Quant au « centre-ville universitaire », il servira à accueillir différents services universitaires. Toutefois, il ne verra le jour qu’après qu’un premier projet issu du secteur privé ait abouti.

George Bouchard travaille en collaboration avec la Ville et assure que le dossier avance facilement. Il a déjà établi les normes de construction et le plan général de développement. Monsieur Bouchard réfléchi notamment à la manière dont serait relié ce futur campus avec le campus actuel. Des travaux de géothermie sont également entrepris par le bureau d’architecture Génivar, afin de prendre des mesures et de récolter des données qui serviront à la création future des rues et du système d’écoulement des eaux.  

Simulation boursière à Moncton

par Joey Couturier

Si certaines personnes jouent au Monopoli, d’autres préfèrent jouer à la bourse, mais des étudiants de la faculté d’Administration de l’Université de Moncton repoussent les limites. La simulation boursière est en vogue depuis quelques années. Épreuve typiquement féroce aux Jeux du Commerce, elle est reproduite ici à Moncton dans le cadre d’une compétition interuniversitaire. L’exclusivité du français se met donc de côté pour faire place aux universités anglophones qui sont les bienvenues pour l’événement.

Cette année quatre universités font partie de la simulation, UdeM, UMCE, Dalhousie, et UNB Fredericton, composant 8 équipes qui tenteront de remporter l’un des trois prix; vous l’aurez deviné, les trois premières places. Les champions retournent chez eux avec un trophée et une bourse de 1000 $, les subséquents se méritent 500 $ et 250 $ respectivement par équipe dans le top 3.
Chaque équipe se compose de quatre participants qui tenteront de « fructuer » au maximum un montant virtuel de 100 000 $. Pour la durée d’une journée de travail complète, ils simuleront une année fiscale de quatre trimestres en accéléré afin de rendre le tout plus rapide et excitant. De l’information sur la compagnie est distribuée avant la compétition et les équipes montent un modèle d’évaluation et font un plan d’action.

L’événement commence au petit matin, les participants arrivent donc dans une pièce où siègent trois écrans où seront affichés des courbes et des graphiques divers permettant au participant de faire leurs achats. Bien assez vite, les premières transactions se font et le ton de la voix monte. Les équipes sont divisées en deux parties, certains sont derrière et font les calculs et réagissent au changement du marché frénétique et lorsqu’une aubaine se pointe, doivent communiquer verbalement ou par signe à leurs coéquipiers situés dans le « Pit » (trou en anglais). Une fois le feu vert donner, le « trader » dans le « Pit » doit négocier un achat à une personne désignée qui s’occupe d’entrer les transactions dans le système. La vente et l’achat d’action se font pendant quelques heures, jusqu’à ce que l’année fiscale virtuelle arrive à sa fin. Une fois la simulation terminée, les nombres sont compilés et ceux qui ont réussi à faire le maximum de profit avec leur 100 000 $ initial remporte.

Cette fois-ci, c’est Edmundston qui remporte la première place, une équipe très jeune de première et deuxième année et qui a presque tapé le demi-million. Suivit de loin par la deuxième place, une autre équipe du campus d’Edmundston, et non loin derrière en troisième position, avec un peu plus de 200 000 $, est une des équipes de notre campus composé de Nicolas Gautreau, Mathieu Ouellette, Mathieu Caissie et d’André-Phillippe Caissie.

Bien que le pavillon Jean-Cadieux fût déguisé en centre boursier ce samedi, l’ambiance, elle, était vraie. « La simulation boursière de la Banque National c’est un rush à la Wall Street, mais ici à Moncton », dit Julien Gagnon, l’organisateur de l’évènement, étudiant de 4e année en Administration.

Pour faire une recette simple, mélanger des étudiants passionnés par la finance de différents campus, donnez-leur un endroit pour jouer aux actionnaires, saupoudrez le tout de vestons-cravate, et très rapidement vous obtiendrez une compétition haute en adrénaline et des résultats impressionnants.

Aimer ses parties (privées)


par Emily Briand
Courriel: eeb1084@umoncton.ca

Le comité « Saviez-vous que... » de l’École de science infirmière a participé à la campagne « Aimer ses parties » en février. Du 18 au 22, le comité avait affiché cinq petites culottes par jour sur une corde à linge au Centre étudiant pour représenter les cinq nouveaux cas de chlamydia par jour au Nouveau-Brunswick. La chlamydia est une infection transmise sexuellement (ITS) qui peut souvent être présente sans symptômes. Selon une communication de la campagne, au Nouveau-Brunswick, au moins une femme sur dix et un homme sur vingt entre 20 et 24 ans ont eu la chlamydia.

« C’est une bonne façon originale [de faire de la sensibilisation aux ITS] », dit Véronique LeClair, vice-présidente interne du Conseil étudiant de science infirmière et membre du comité Saviez-vous que. « Ce n’était pas clair ce qu’on faisait et le monde avait tendance à poser des questions. Ils voulaient savoir pourquoi on accrochait des bobettes et ils avaient tendance à aller voir la pancarte à côté. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit des bobettes sur une corde à linge. Des fois afficher des pancartes, c’est bon, mais le monde ne fait pas attention à ça. »

De plus, SIDA Moncton a fourni des condoms au Conseil de science infirmière qu’ils donnent gratuitement en les plaçant dans les salles de bains à Jacqueline-Bouchard jusqu’à l’épuisement des stocks. Le conseil avait également fait cette intervention l’année dernière dans le but de faire la promotion des rapports sexuels protégés. Mme LeClair fait la remarque que les condoms disparaissent rapidement.

D’un autre côté de la campagne, le médecin-hygiéniste Dr Yves Leger dit que : « La chlamydia est un gros problème chez les adolescents et les jeunes adultes au Nouveau-Brunswick. À peu près la moitié des femmes et 70 % hommes n’ont pas de symptômes, et ne savent pas avant d’être traités. Sans être traité, ça peut mener à infection PID [une infection des organes génitaux internes manifesté par de la douleur abdominale]. Si cela n’est pas traité, ça peut causer des complications comme l’infertilité, ou si la personne est capable d’avoir des enfants, ça peut quand même endommager les trompes de Fallope, ce qui peut mener à complications pendant la grossesse. »

Ailleurs dans le monde des ITS
Il se peut dernièrement que vous ayez entendu parler d’une souche de gonorrhée incurable. Dr Leger clarifie la situation : « La gonorrhée, c’est une autre infection semblable à la chlamydia. La chlamydia est simple à traiter : Il y a des antibiotiques efficaces. La gonorrhée est capable de développer une résistance aux antibiotiques facilement. Depuis qu’on la traite, on a du changer d’antibiotiques à plusieurs reprises. À la longue, si la bactérie continue à développer de la résistance, c’est certain qu’on va devoir utiliser des antibiotiques avec plus d’effets secondaires et qui ne sont pas prouvés aussi efficaces. Pour le moment, ce n’est pas incurable, mais il y a des souches plus difficiles à traiter. »

Dr Leger et Mme LeClair conseillent à la population de se faire tester. « La consigne qu’on dit c’est essentiellement : si t’as 25 ans ou moins, t’es actif sexuellement et t’as un pouls, tu devrais te faire tester », conclue Dr Leger.

Daniel Saulnier, étudiant entrepreneur de l’année

par Cassandre Armelle Vertus

On dit que l’excellence ne se mesure pas avec l’âge et ce jeune étudiant de l’Université de Moncton en a amplement fait la preuve. Daniel Saulnier, étudiant en 3e année de marketing, a en effet monta sa propre affaire; une compagnie œuvrant dans la location de cabine photographique permettant de prendre des photos souvenirs qu’il dirige avec Pascal Degrâce, son partenaire qui est lui aussi étudiant en 3e année.

L’idée leur est venue, parait-il, grâce à un projet d’affaires que les deux étudiants devaient réaliser pour leur cours d’entrepreneur l’année dernière. Par la suite, ils ont trouvé qu’il était assez bon pour en faire un projet réel et de là commence l’aventure de la compagnie Memories2Go. Ils ont passé tout l’été dernier à peaufiner leur plan et à se trouver des contacts. Ainsi, au cours de ce même été, la compagnie a été officiellement mise sur le marché. Bien sur, ça n’a pas été une partie de plaisir, il leur a fallu du temps, un travail acharné et beaucoup de patience en vue d’accomplir leur projet.

Daniel Saulnier, à travers sa compagnie, a participé au concours de jeune entrepreneur de l’année organisé par Enactus Canada et l’a remporté haut la main. Il a ensuite pris part à la compétition régionale à Halifax en mars dernier et a remporté le titre de champion régional, ce qui le qualifie pour participer à la compétition nationale à Toronto en mai de cette année. Malgré tous ces prix remportés, Daniel reste humble concernant son avenir. Il souhaite bien sur terminer son Baccalauréat, puis qui sait, obtenir sa maitrise, en vue de mieux diriger sa compagnie. En effet, comme on dit également : « L’excellence n’est pas un exploit, c’est une habitude. » Il lui faudra donc certainement continuer sur sa lancée et donner toujours le meilleur de lui-même pour que l’aventure se poursuive et reste grave dans la mémoire de tous. En attendant, Daniel Saulnier est un exemple pour tous ceux qui nourrissent le rêve de monter leur propre entreprise. Il représente la preuve que nous, étudiants en quête de notre bac, pouvons relever ce défi auquel nous sommes confrontés, cette peur vaincue du « Que fait-on après le diplôme? »

La Saint-Patrick : Fêter l’Irlande au Canada


par Karine Martel
Courriel: ekm2554@umoncton.ca

Chaque année, le 17 mars semble être une date de prédilection pour plusieurs afin de porter du vert, mais surtout, de faire la fête. Cette année n’a pas fait exception. Les rues du centre-ville étaient bondées de joyeux lurons portant fièrement des perruques vertes et des chandails qui affichent des slogans comme « Irish swag » ou encore  « Kiss me I’m Irish ».

La Saint-Patrick est la fête nationale irlandaise. Elle est également une fête religieuse qui célèbre Saint Patrick, le saint patron protecteur de l’Irlande. Patrick aurait montré au peuple une feuille de trèfle pour leur expliquer Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint. Ainsi, en son honneur, les hommes d’Irlande mettent, chaque année, une feuille de trèfle à leur boutonnière pour se souvenir de ce Aaint Patrick.

La fête ne se limite pas à la population irlandaise, puisque sa popularité s’étend désormais vers les non-Irlandais d’un peu partout dans le monde qui participent eux aussi aux festivités. Les célébrations font généralement appel à la couleur verte et à tout ce qui appartient à la culture irlandaise, mais surtout, à la musique et à la bière.

Mathieu Turcotte, étudiant de l’Université de Moncton qui fait un semestre à Avignon explique sa façon de voir les célébrations de la Saint-Patrick.

« La Saint-Patrick est un prétexte pour boire. Personnellement, j'ai pas besoin de boire pour avoir du fun, mais certaines personnes oui. Bref, c'est vraiment plus le fun quand tout le monde est soul. »

Nathan Knight semble voir l’évènement sous le même œil. « Si je fête la Saint-Patrick, oui c’est pour célébrer la culture de l’Irlande, mais ce n’est pour moi, pas vraiment plus qu’une raison pour boire et s’amuser. »

Même si plusieurs semblent interpellés par le côté festif de la fête du trèfle, ce n’est pas tout le monde qui se laisse tenter par ladite bière verte. « Je n’ai pas vraiment de connaissance sur l’origine de la fête, je ne sais pas ce qu’elle représente et je ne suis pas Irlandaise », précise Frédérique Bossée qui explique pourquoi elle ne célèbre pas particulièrement cette fête.

L’étudiant Alexis Gallant ne ressent aucun attachement particulier quant à la fête de la Saint-Patrick : « L’année dernière, j’ai été au bar, mais je ne savais pas avant de m’y rendre que c’était la Sainte-Patrick. En fait, je ne suis pas vraiment attaché à aucune fête. »

Festivités
Les propriétaires de bars ont comme à l’habitude profité de la fête pour attirer la clientèle. Guiness, stout, whiskey et bière verte à l’honneur, tout y est pour réchauffer les amateurs de la fête. De plus, de nombreux musiciens de la région ont profité de cette fête pour jouer dans les bars du coin. Le Tide and Boar Gastropub, a fait un spécial Irlandais cette fin de semaine alors qu’ils ont concocté un menu spécial, en plus d’avoir engagés de jeunes musiciens à jouer de la musique celtique acoustique le jour, et les groupes La Dive et 60 LPS pour les soirs.

Les œuvres des étudiants d’art visuel à l’encan


par Karine Martel
Courriel: ekm2554@umoncton.ca


Chaque année, les étudiants du département d’art visuel de l’université organisent un encan afin de vendre certaines de leurs œuvres. Cette année n’a pas fait exception. La Galerie Triangle du pavillon des beaux-arts s’est transformée en salle de réception le vendredi 15 mars dernier, alors qu’une cinquantaine de personnes étaient présentes pour voir ce qu’avaient à vendre les étudiants du département.

Josette Martin, présidente du département des arts visuels explique le fonctionnement de la soirée : « Les étudiants de première et de deuxièmes années peuvent mettre deux œuvres chacun et les troisièmes et quatrièmes années peuvent mettre un maximum de trois œuvres aux enchères. » Le choix des œuvres qu’ils veulent vendre revient aux étudiants.

Sur la vingtaine d’étudiants du département, plus de la moitié de ceux-ci ont mis de leurs œuvres aux enchères. Les étudiants ont la liberté de participer ou non. La présidente ajoute que n’importe quelle œuvre pourrait être vendue, et que les œuvres ne sont pas obligées d’être celles faites dans le cadre d'un cours.

« Nous sommes extrêmement fiers de ce soir. Je ne m’attendais pas à ce que la plupart des œuvres vendent. On en avait 36 et il y en a 4 qui n’ont pas été vendus. La plupart ont été pour soit le prix minimum, ou beaucoup plus que ce qui avait été demandé, on est très content. J’ai trouvé cette année qu’il y avait beaucoup plus de gens et qu’il y avait un bon dynamisme dans le groupe. »
Claudie Landry, en 2e année, est l’étudiante dont l’œuvre s’est vendu le plus cher. Il s’agit de l’œuvre intitulée Automne, qui s’est vendu pour 200 $. « Sur le coup j’ai été surprise. Je ne m’y attendais pas parce que ton opinion par rapport à ton œuvre peut varier de celle des spectateurs. Évidemment, c’est une agréable surprise. Ça prend deux personnes qui aiment ton œuvre, et après ça s’est parti », explique l’étudiante.

« Ce qui se passe dans un encan c’est phénoménal puisque tu travailles fort toute l’année et tu sais pas vraiment si ce que tu fais c’est bien ou pas. T’es juste trop dedans et t’as pas de recul, mais l’encan permet de valoriser les étudiants qui font des œuvres, c’est vraiment essentiel », précise-t-elle.

Les montants amassés lors de la vente des œuvres vont à 90 % à l’artiste, alors que le reste revient au conseil étudiant. Le profit que fait l’artiste sert donc, d’une quelconque façon, à repayer les matériaux qu’il a utilisés pour réaliser l’œuvre, puisque les étudiants paient tous les coûts de leurs matériaux eux-mêmes.

C’est Joey Roy, ancien étudiant du département de musique de l’Université de Moncton qui a eu la lourde tâche d’être encanteur de la soirée. « Je me suis fait demander d’animer la soirée parce que j’appartiens une cravate », explique à la blague le maître de cérémonie qui a su garder un bon rythme toute la soirée, en plus de faire rire la foule à quelques reprises.
Le prochain évènement pour le département d’art visuel est l’exposition des finissants qui aura lieu à la Galerie de l’Université de Moncton le 12 avril de 19 h à 21 h.