lundi 25 février 2013

Une visite des MUDDY RIVER ROLLERS de Moncton

par Yannick Nganhou

De passage sur notre campus la semaine dernière, l’équipe féminine de Muddy River Rollers de Moncton est venue faire leur promotion et dire à l’ensemble des étudiants leur besoin d’avoir de nouveaux membres. Elles participent au championnat national du Roller Derby.

Qu’est-ce qu’est en fait le Roller Derby ?
Grosso modo c’est une compétition sur piste plate qui oppose deux équipes de cinq joueuses sur des patins pendant deux périodes de 30 minutes, chaque période étant divisée en jam pouvant durer jusqu’à 2 minutes. Parmi les joueuses, nous avons quatre bloqueuses et une jammeuse. La jammeuse est au Roller Derby ce que le quater-back est au football. Les jammeuses de chaque équipe doivent essayer de traverser le peloton (pack) qui est constitué des bloqueuses de deux équipes : soit huit personnes au total. Elles compteront un point pour chaque adversaire dépassée. Quant à la bloqueuse, elle doit à la fois empêcher la jammeuse adverse de passer et aider sa jammeuse à traverser le peloton. Autant dire que les bloqueuses ont un travail purement physique à accomplir. L’équipe accumulant le plus de points remporte les honneurs.

Quels intérêts à venir sur le campus de Moncton ?
Comme mentionné plus haut, elles sont à la recherche de nouveaux adhérents. Le besoin est à tous les niveaux : pour être arbitre (les hommes), supporters, et même joueuses. Et si tu ne veux pas patiner estimant que c’est trop dangereux pour toi, tu pourrais devenir un officiel sans patins. Pour ceux qui désirent apprendre le patinage, ils tiennent un programme de douze semaines tous les dimanches de 15h à 17h. Voulant faire d’une pierre deux coups, leur présence au centre étudiant avait aussi pour but d’attirer un grand public pour la compétition du samedi 23 février au Colisée Agrena à partir de 18h30 : deux matchs opposaient les Reines Of Terror aux Daughters Of Anarchy et l’Île du Prince-Edouard à Fredericton.

A quand le championnat national ?
Les Muddy River Rollers de Moncton participeront bel et bien au championnat national qui se déroulera du côté d’Edmonton la fin de semaine du 16 mars 2013. « Nous affronterons plusieurs équipes du Canada, dont Fog City Rollers de Saint Jean, E-Ville Roller Derby d'Edmonton, Pile O’ Bones Derby Club de Regina, SK et d'autres » affirme Catherine Vienneau LeClair, chargée de relation publique.

Pour de plus amples informations, vous pouvez visiter le site www.muddyriverrollers.com ou envoyer un courriel à freshmeat@muddyriverrollers.com.

jeudi 21 février 2013

Saviez-vous que…?

par Yannick Nganhou

« Saviez-vous que le mois de février est le mois de la prévention du suicide ? » Voilà une question qui était très visible au stand qu’avait disposé des étudiant(e)s de l’école de Science Infirmière, le mardi 19 février 2013 au Centre étudiant. En parfaite collaboration avec la FÉÉCUM et « UN sur DIX », l'association des gais et lesbiennes de l'Université de Moncton des étudiants appuyés par l’administration ont pris sur eux de sensibiliser leurs camarades sur ce qu’est exactement le suicide et surtout sur ses différentes manifestations.

D’une façon générale, le stand était constitué de plusieurs stickers comportant différents messages. Ces messages étaient pour la plupart des conseils et des statistiques venant principalement de trois sources : Statistiques Canada, PFLAG Canada (Parents, Families and Friends of Lesbians and Gays), Conseil québécois des gais et lesbiennes et Agence de la santé publique du Canada.

Les messages qu’on pouvait lire concernaient les signes avant-coureurs et les conseils sur comment aider une personne déprimée ou suicidaire. Pour ceux qui ont eu la chance d’y faire un tour, ils pouvaient découvrir que les symptômes sont la dépression, l’isolement progressif, la distribution des biens les plus chers, les difficultés à l’école et au travail, le comportement agressif et l’affirmation de vouloir mourir. Sur ce dernier point, Véronique LeClair étudiante en 4ème année de Science Infirmière affirme : « Des fois on prend ça à la légère, on a tendance à dire "ok c’est correct". Et c’est là le danger parce qu’il faut prendre ça en considération et agir : il faut toujours prendre ça au sérieux ». Se pose donc une question essentielle, comment aider ? Ça commence par l’écoute attentive. Ensuite s’intéresser à son vécu malheureux et le consoler, être inquiet si la personne consomme de l’alcool ou des drogues, demander si elle pense au suicide… « Le pourcentage de suicide est en augmentation, surtout chez les hommes. Parce que les femmes expriment leur malaise, alors que les hommes ont tendance à ne pas parler » déclare Véronique. Il est important de donner le numéro de la ligne d’aide Chimo (1-800-667-5005 sans frais) et de s’assurer que la personne concernée fasse un appel.

« C’est déjà arrivé à d’autres étudiants d’envisager sérieusement le suicide. » conclut-elle. Le suicide est en augmentation au Canada et le phénomène touche toutes les couches sociales. En 2009, Statistiques Canada a enregistré 3890 suicides, soit un taux de 11,5 pour 100 000 personnes, soit à la neuvième place des causes de décès au Canada. Il revient à chacun d’entre nous d’ouvrir les yeux et de prendre la peine de se pencher sur la question. En s’y intéressant on peut sauver des vies autour de nous : peut-être la vie de notre enfant, notre frère ou notre père.

mercredi 20 février 2013

Une puppy room à Moncton

par Catherine Dumas

Vous êtes stressé de remettre un travail à temps? Vous avez eu une mauvaise performance? Votre futur vous stresse? Que ce soit à l’école, dans votre famille, vos relations, votre travail, et plus encore, le stress se retrouve dans toutes les sphères de votre vie, c’est pourquoi, vous, communauté universitaire, avez l’occasion de venir vous détendre et d’oublier vos tracas avec le meilleur ami de l’homme.

Pour la première fois, l’Université de Moncton, grâce à la FÉÉCUM, aura, pour deux jours, sa propre puppy room (ou salle de chiots), soit le mardi 19 février et le jeudi 21 février de 14 h à 16 h au local B-149 du Centre Étudiant.

En collaboration avec Ambulance St-Jean du Nouveau-Brunswick, la puppy room se trouve être une salle réservée où deux chiens sont à la disposition des gens afin de pouvoir les flatter. Ces chiens thérapeutiques sont entrainés pour apporter des effets bénéfiques aux gens. Aux amoureux des animaux, c’est l’occasion d’en profiter. Cette activité qui est une sorte de zoothérapie utilise la proximité de l’animal domestique, auprès d’humains souffrant de troubles mentaux, physiques ou sociaux, pour réduire le stress ou les conséquences d’un traitement médical. Cette thérapie permet, entre autres, de réduire l’anxiété et la pression artérielle, en plus de permettre d’oublier les études pour un instant. Et qui n’aime pas recevoir l’amour inconditionnel d’un chien?

À travers le pays
Suivant l’initiative de Dalhousie University en Nouvelle-Écosse, qui en décembre a été la première université en Atlantique à présenter ce projet, l’Université de Moncton espère aussi, malgré le nombre d’étudiants moins important que Dalhousie, avoir un taux de réussite élevé qui leur permettra d’élargir le projet, affirme Hélène Couderc, coordonnatrice socioculturelle de la FÉÉCUM. De plus, la fédération des étudiants et étudiantes du centre universitaire de Moncton trouvait cette activité amusante et adéquate pour la semaine de la santé mentale qui se déroule présentement à l’école, soutient-elle.

Il y a près de deux ans, l’Université d’Ottawa a eu l’initiative de lancer ce projet. Depuis, plusieurs universités à travers le pays offrent cette expérience thérapeutique avec les chiens. Beaucoup de changements se font lors des années universitaires et le stress est une des conséquences reliées à ceux-ci. Des études démontrent, aussi, que les jeunes d’âge universitaire sont parmi les plus vulnérables aux problèmes de santé mentale, c’est pourquoi les universités tentent d’innover afin de réduire cette problématique.

Qu’en pensent les spécialistes?
Le projet de puppy room a été bien reçu parmi les spécialistes de la santé du campus. L’infirmière Léoline Hétu et la psychologue Edna Pelletier-Doucet s’entendent pour dire que c’est bien que : « les étudiants se prennent en charge pour faire cette activité qui semble agréable. On félicite tout ce qui peut être initiative des étudiants. De plus, la zoothérapie fonctionne! » Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, appui ces dernières : « Je ne doute pas de l’efficacité de la zoothérapie ».

Ainsi donc, durant ces deux jours, vous aurez la chance de combler cette partie de vous qui s’ennuie de votre animal domestique et aussi de réduire votre stress à la venue des examens de mi-session. D’autres activités sont aussi proposées dans le cadre de la Semaine de la santé mentale qui se déroule présentement.

Éditorial : Le ciel s’allume

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

Vendredi passé, en Russie, une météorite s’est écrasée et a brisé les fenêtres dans près de 4000 bâtisses à Tcheliabinsk. La force de l’explosion a été comparée à celle de plusieurs bombes atomiques par la CBC. Malgré les nombreux blessés, plus de 1300, personne n’est décédé et le projectile aurait atterri dans un lac glacé 80km à l’extérieur de la ville. Il faut comprendre que la température moyenne à Tcheliabinsk en hiver est semblable à celle que nous avons ici, même un peu plus froid, et perdre ses fenêtres rend presque impossible de rester au chaud.

La première chose qui me vient en tête en entendant cette nouvelle est le fait que la Russie n’a eu aucun avertissement avant l’incident. Les gens ne savaient pas ce qui se passait et pouvaient seulement tenter de deviner de quoi il s’agissait. Comme il en est, plusieurs milliers de ces petites météorites se promènent continuellement autour de notre jolie planète. Il y en a tellement qu’il n’est pas possible pour NASA, ou toute autre agence spatiale, de surveiller la trajectoire de chacun. Les télescopes sont surtout occupés à surveiller les météorites de 1 ou 2 km de diamètre. Une collision avec la terre d’un de ces objets causerait un désastre global. Pour des fins comparatives, la météorite qui aurait mené à l’extermination des dinosaures est estimée d’avoir été d’environ 10 km de diamètre.

Intervention divine?
On sait tous que les humains sont particulièrement doués à voir des signes et des significations dans tout ce qui nous entoure. C’est pourquoi plusieurs ont cru que l’éclair qui a frappé le Vatican, le jour même de la démission du Pape Benoit XVI, était un signe de Dieu.

Sous un autre angle, certains ont pu voir l’impact de la météorite comme un symbole puissant de sa façon. Le 15 février était le 449e anniversaire de Galilée. Était-ce peut-être une intervention de son fantôme qui nous rappelle l’importance de surveiller le ciel? Ce sont deux théories bien intéressantes et tout aussi plausibles.

Bref, il reste que nos avancées technologiques et scientifiques sont assez impuissantes face aux humeurs de Dame Nature. Des impacts de météorites arrivent seulement à toutes les vingtaines d’années, mais on peut s’imaginer combien les dommages auraient été plus importants si l’impact avait eu lieu en plein centre de la ville et non à plusieurs kilomètres de distance.

Entrevue avec Kevin Arseneau, candidat à la présidence de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

Le Front : Pourquoi briguez-vous la présidence de la FÉÉCUM?

Kevin Arseneau : De un, j’ai toujours été impliqué d’une façon ou d’un autre. Cette année je me suis ramassé à la vice-présidence académique de ma faculté [éducation]. Je trouve qu’il y a un certain manque d’audace à la FÉÉCUM et ça m’a habileté. En fait, c’est une chose que je veux apporter cette année : habiliter les gens. Je me dis que ça prend une vision à notre Fédération étudiante, pis pas juste pour les étudiants, mais pour le Nouveau-Brunswick. Ça nous prend quelque chose de nouveau, quelque chose de frais. Ça m’étonne un peu moins de voir des adultes qui ont oublié ou perdu la capacité de rêver à quelque chose de meilleur, mais là j’ai vu que ça semblait aussi se passer du côté des étudiants et je trouvais ça vraiment dommage. C’est ce qui m’a poussé à poser ma candidature.

LF : Quelles seront vos priorités si vous êtes élu?

KA : Je veux apporter une nouvelle façon de faire les affaires à la FÉÉCUM, une nouvelle culture. Que l’on commence à mettre notre pied à terre beaucoup plus souvent. C’est pas à cause que c’est un gouvernement conservateur qui est au pouvoir au Nouveau-Brunswick qu’il faut agir comme des conservateurs. On a notre vision à long terme et faut toujours garder ça en tête et foncer.

Juste pour vous donner un exemple de ce que je veux dire par une nouvelle culture, personnellement, je changerais le titre de « président » pour « coordinateur général »; un « coordonnateur général » qui travaille avec un « coordonnateur aux affaires académiques », « un coordonnateur aux affaires externe » et un « coordonnateur aux affaires internes ». Je veux que nous soyons tous sur un même pied d’égalité.

Une autre chose est que la présidence reçoit plus en bourse que les vice-présidences. Une des premières choses que je vais faire en entrant en poste sera de prendre la différence de ma bourse et l’investir dans un projet étudiant, soit acheter quelque chose comme un rack à vélo; quelque chose qui va rester sur le campus. Je vais me mettre sur le même pied d’égalité que le reste de l’équipe parce que je n’ai pas envie de me mettre tout sur les épaules, simplement parce qu’aucun humain ne peut réussir à gérer tout ça tout seul.

LF : Un dossier important dont vous devrez gérer est celui des frais de scolarité. Quelle est votre vision par rapport à ce dernier; quelle direction devrait-on prendre au Nouveau-Brunswick?

KA : On va non seulement sensibiliser les étudiants, mais aussi les outiller – les habiliter — afin de combattre différents aspects de ce qui englobe les frais universitaires. Ce n’est pas juste les frais de scolarité : c’est aussi le logement, les services alimentaires, c’est le salaire minimum au Nouveau-Brunswick, les emplois étudiants, les conditions de travail des emplois étudiants. Si on demande un gel, par exemple, on ne va pas seulement demander un gel gratuit. Un gel vient avec un plan de réduction des frais de scolarité. Ça vient avec des actions concrètes face au logement étudiant. Ça vient avec une négociation du contrat du traiteur qui va gérer le service alimentaire sur le campus afin que ça reste abordable.

LF : Dans un tel scénario, il vous faudra obtenir l’appui des étudiants afin de donner du poids et de la légitimité à vos recommandations. Or, si la campagne Réveille de la FÉÉCUM de l’année dernière nous a démontré quelque chose, c’est bien que l’intérêt des étudiants face aux enjeux des frais de scolarité est difficile à capter. Comment allez-vous réussir l’obtenir?

KA : Ça sera en travaillant avec mon vice-président externe. Ce sera son dossier. Le seul candidat à la vice-présidence exécutive, Simon Ouellette, est un excellent organisateur communautaire; il a des idées. Ma responsabilité sera d’habiliter Simon face à ça. Ça va avec la nouvelle culture dont je parlais plus tôt. Simon c’est une de ses forces : il est capable de mener une campagne; il est capable de crier haut et fort et de mobiliser les gens autour de lui, autour de la FÉÉCUM.

Entrevue avec Simon Ouellette, candidat à la vice-présidence exécutive

par Anthony Doiron

Le Front : Pourquoi briguez-vous la vice-présidence externe de la FÉÉCUM?

Simon Ouellette : Parce que je veux changer l’attitude de la Fédération. Évidemment, il y a d’autres candidats qui se sont présentés. Nous nous sommes rencontrés et nous nous sommes consultés. J’ai décidé de postuler de nouveau – parce que j’ai déjà occupé le poste de vice-présidence externe quelques années auparavant —, parce que je savais que Kevin allait se présenter comme président. Je partage beaucoup les idées de Kevin, notamment sa vision de ce que la FÉÉCUM devrait être. Ce que je veux, c’est donner plus de pouvoir aux étudiants.

LF : Quelles seront vos priorités si vous êtes élu?

SO : La question des frais de scolarité est une évidence, mais c’est une bombe à retardement. Le problème est que c’est un concept abstrait. Mon véhicule pour parler d’endettement étudiant cette année sera le logement étudiant. Les étudiants doivent se payer un loyer, soit sur le campus soit à l’extérieur. Ça fait partie de la dette étudiante. On parle souvent des frais de scolarité ou de l’endettement, mais on ne mentionne presque jamais ce qui cause l’endettement. Les étudiants ont tous les droits d’être fâchés : il faut juste leur expliquer pourquoi.

Il faut que la Fédération commence à se comporter comme un syndicat étudiant. Qu’est qu’un syndicat étudiant fait? Il s’engage à mieux représenter ses étudiants en leur offrant plus de ressource, plus de temps de leurs employés, et en considérant – surtout — les Facultés comme étant d’égal à égal avec la fédération. C'est-à-dire que la Fédération n’est pas au-dessus des Facultés, un peu comme le fédéralisme au Canada.

LF : Concernant votre deuxième point, en quoi est-ce que la FÉÉCUM agit présentement qui fait que ce n’est pas déjà comme ça?

SO : Je dirais que ça se matérialise dans une FÉÉCUM qui est très professionnalisée, mais qui prend beaucoup de distance avec ses étudiants. Lorsqu’on a de la dissidence, il faut l’accepter voir l’encourager jusqu’à un certain degré, c'est-à-dire, lui permettre d’exister. Il faut rendre l’accès à la démocratie étudiante beaucoup plus simple. La chose la plus importante que notre Fédération doit apprendre à faire est d’habiliter ses membres. Pour faire cela, il faut leur faire prendre conscience de ce que sont leurs droits et leurs pouvoirs.

C’est d’ailleurs un des grands défis de notre Fédération jusqu’à présent : elle a échoué à polariser le débat auprès des étudiants.

LF : Comment pensez-vous réussir à relever ce défi?

SO : Il faut faire de l’action sur le terrain. Si on veut parler de logement étudiant, il faut aller dans les résidences; il faudrait, par exemple, que l’on aille dans le bâtiment LaFrance parler aux étudiants; il faudrait faire des rencontres à LaFrance même. Il ne faut pas attendre que les étudiants viennent nous voir. Il faut aller les voir où ils sont.

Avant de lobyer le gouvernement, lobyons nos étudiants, assurons-nous qu’ils comprennent nos enjeux et ayons des buts audacieux.

Entrevue avec Émilie Haché, candidate à la vice-présidence interne de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

Le Front : Pourquoi briguez-vous la vice-présidence externe de la FÉÉCUM?

Émilie Haché : On m’a vu partout sur le campus. Je suis une étudiante qui a été impliquée dans diverses associations, comités et souscriptions. Je suis même considérée comme la mascotte de la dette étudiante avec le mariage. J’ai vu qu'est-ce qui se passait et j’ai vu qu'est-ce qui pouvait être amélioré. J’ai entendu les gens parler, j’ai entendu les propositions. Avec tout ça ensemble, je me suis créée une vision qui, pour moi, pourrait aider beaucoup les étudiants. J’aimerais vraiment travailler avec tout le monde parce que je pense qu’on peut améliorer encore plus l’expérience étudiante ici à l’Université.

LF : Quelles seront vos priorités si vous êtes élue?

ÉH : Ça sera surtout le travail que l’on fait pour outiller les conseils étudiant, les associations, bref, tous les étudiants qui œuvrent pour le bien de l’université.

Deuxièmement, parce qu’on sait que le poste de vice-présidence sociale n’existera plus l’année prochaine, ses responsabilités reposent un peu entre mes mains et celles de nos employés.

L’ouverture du nouveau resto/bar : on va voir ce qu’il est possible de faire avec cela.

Ensuite — et j’hésite à dire intégration ou sentiment d’appartenance — mais je veux faire en sorte que les étudiants se sentent encore plus chez eux ici à l’Université de Moncton.

LF : Le sentiment d’appartenance, si l’on peut le qualifié comme tel, relève-t-il réellement de la vice-présidence interne de la FÉÉCUM ou bien de l’administration de l’université et pourquoi?

ÉH : C’est une très bonne question. Je trouve que la FÉÉCUM peut en faire, mais je crois que ça relève surtout des différents leaders étudiants et des différentes façons que l’on va se sentir intégré dans les activités.

J’aimerais qu’on prenne beaucoup plus avantage des différentes ressources que l’on a ici sur le campus. Par exemple, les sports : il y a des activités de samba sur le campus. On pourrait aussi travailler avec vous, les MAUI (Médias acadiens universitaires incorporés), essayer de centraliser les activités que l’on a sur le campus et d’arrêter le phénomène de groupe clôt, comme on vit un peu. Sincèrement, je crois que c’est possible de le faire. À titre d’exemple, je me suis intégrée moi-même dans l’AÉIUM (Associatation des étudiants internationaux de l’Université de Moncton). Je veux dire dans le sens où ça fait maintenant deux ans que je suis coordinatrice de la Soirée internationale : je m’occupe des bénévoles et je travaille à l’arrière-scène à préparer les artistes avant leur entrée en scène. Si tu prends le temps de parler aux étudiants et de t’intéresser à eux, eux aussi ils prendront le temps de s’intéresser à toi.

LF : Les étudiants internationaux sont très peu présents dans les activités organisées à l’extérieur de l’AÉIUM. En tant que vice-présidente interne, que pensez-vous faire pour maximiser leur participation?

ÉH : Premièrement, les internationaux, j’en ai dans ma vie personnelle. Je suis aussi beaucoup impliquée avec eux à l’université dans l’AÉIUM. Je pense que les gens tiennent pour acquis que je pose ma candidature aujourd’hui pour représenter tous les étudiants. Je suis certaine que les gens, dans leur expérience d’étudiant à l’Université de Moncton, voient la FÉÉCUM et l'AÉIUM côte à côte et non ensemble. Je pense qu’il faut briser ces deux extrêmes puis essayer de travailler davantage avec l’AÉIUM pour la proposition d’activité. Nous, les Acadiens, sommes des personnes quand même assez traditionnelles, mais le contact humain, ça casse beaucoup de préjugés. En me présentant, je veux montrer aux étudiants que je suis prête à m’engager, à travailler, à être assidue à ma tâche et à représenter quiconque veut avoir une vie étudiante qui s’imprègne de sa personne. Il faut que tout le monde se sente à l’aise de venir me parler.

Entrevue avec Annie Godin, candidate à la vice-présidence interne de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

Le Front : Pourquoi briguez-vous la vice-présidence interne de la FÉÉCUM?

Annie Godin : Ça fait deux ans maintenant que je siège sur le conseil d’administration en tant que vice-présidente externe du conseil d’éducation. Je sais comment ça fonctionne, je connais les dossiers; autant ceux que l’on traite présentement que ceux qui ont été traités dans le passé.

LF : Quelles seront vos priorités si vous êtes élue?

AG : C’est d’avoir une université beaucoup engagée, qui peut découler du sentiment d’appartenance. D’avoir une université beaucoup accueillante en tentant de corriger les problèmes de l’Université. On a tous eu des problèmes avec Maniweb, par exemple. Je crois aussi que les problèmes de communications entre les facultés peuvent être résolus. Je ne vois aucun problème majeur, mais je sais que chaque étudiant à des petites craintes concernant l’administration de l’Université, ça serait simplement de travailler là-dessus.

Dans le passé, nous avions créé un document qui comportait tous les problèmes des étudiants par rapport à l’Université, puis ce serait simplement de recréer un tel document puis d’aller voir Mme Marie-Linda Lord, la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales puis de travailler avec elle.

Ma plateforme est surtout axée sur l’environnement, l’intégration, tant au niveau des étudiants d’ici que pour les étudiants internationaux.

LF : Le sentiment d’appartenance relève-t-il réellement de la vice-présidence interne de la FÉÉCUM ou bien de l’administration de l’Université et pourquoi?

AD : Moi je pense que c’est un travail de collaboration. L’administration ne peut rien faire sans les étudiants et je crois qu’on a toujours besoin de l’aide de l’administration pour gérer l’engagement étudiant. Je crois que cette année il y a un beau travail qui a été fait concernant le sentiment d’appartenance et ça serait de continuer ce travail-là et de ne pas oublier les musiciens, ceux qui font de l’art visuel, et de les encourager en achetant de leurs œuvres pour les afficher dans le centre étudiant ou dans le nouveau café qui va ouvrir.

LF : Les étudiants internationaux sont très peu présents dans les activités organisées à l’extérieur de l’AÉIUM. En tant que vice-présidente interne, que pensez-vous faire pour maximiser leur participation?

AG : Ça serait de travailler directement avec l’AÉIUM et de savoir quels sont leurs intérêts et qu’est-ce qu’ils aimeraient comme activités dans le but de mieux mélanger les Canadiens et les internationaux. Il faut dire que les activités organisées par la FÉÉCUM et par les conseils étudiants ne sont pas toujours remplies non plus, alors je crois que c’est un défi d’aller chercher l’intérêt de tous les étudiants du campus. À la base, je crois que les étudiants sont beaucoup axés sur leurs études, sur leurs notes, et d’après moi c’est la raison pour laquelle la participation n’est pas aussi présente que l’on pourrait parfois le souhaiter.

Entrevue avec Samuel LeBlanc, candidat à la vice-présidence académique de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

Le Front : Pourquoi briguez-vous la vice-présidence académique de la FÉÉCUM?

Samuel LeBlanc : Ayant été assistant à l’enseignement et tuteur, je comprends la réalité des étudiants et je comprends l’importance de la formation universitaire pour les étudiants. Les stages, les occasions d’emploi, ça fait partie du développement des habilités essentielles pour le marché du travail et pour la formation universitaire. Je me sens apte à aider les étudiants, simplement.

LF : Quelles seront vos priorités si vous êtes élu?

SL : Une représentation solide et efficace, au niveau du sénat académique, mais également dans les diverses instances académiques. Par représentation je parle non seulement d’une voix forte pour les étudiants — de ne pas avoir peur de parler ou de bien les représenter —, mais également de bien les écouter. Je pense que le rôle de la vice-présidence académique, c’est aussi de favoriser le dialogue par rapport à l’éducation universitaire. On en parle beaucoup dernièrement avec les consultations publiques sur l’ « abordabilité », ce qui est bien. Il faut que les étudiants aient leur mot à dire là-dessus et pas seulement l’exécutif de la FÉÉCUM, pas seulement le conseil d’administration de la FÉÉCUM. Il faut aller voir les gens et leur demander ce qu’ils en pensent. Il ne faut jamais oublier qui on représente : les membres de la Fédération. Ultimement, c’est eux qui ont le dernier mot sur ce qui se passe sur le campus.

Un autre point important sera de voir qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer les milieux de stage, améliorer les conditions de travail pour les employés étudiants sur le campus. Il faut instaurer une politique de protection, un mécanisme quelconque, en vue d’assurer la protection des droits des employés et stagiaires étudiants sur le campus. Présentement, un étudiant qui voit ses droits léser n’a pas vraiment d’endroit où aller et je sens qu’il y a beaucoup de travail à faire à ce niveau là. Ça me motive beaucoup à me présenter pour le poste.

LF : Lorsque vous mentionnez vouloir instaurer des mécanismes visant à assurer la protection des droits des employés et stagiaires étudiants sur le campus, entendez-vous une syndicalisation des étudiants?

SL : On va regarder quelles sont nos possibilités sur ce dossier-là : qu’est-ce qu’on peut faire; quel genre de mécanisme que l’on peut mettre en place. Que ce soit la syndicalisation, que ça soit juste un système de plaintes et de suggestions. Avant de s’avancer sur les solutions, il nous faudra nous pencher sur le dossier et étudier la question davantage. Il ne faudrait pas se restreindre à une seule possibilité.

LF : Quelle est votre attitude face à l’étude sur la viabilité des programmes présentement en cours à l’Université de Moncton?

SL : Je pense qu’à l’Université, c’est une place où il faut encourager toutes les disciplines, des plus pratiques au plus théoriques. Oui, c’est sûr que la société acadienne a besoin d’ingénieur, d’infirmiers, mais on a aussi besoin de politicologue, on a besoin d’artistes, on a besoin de chercheurs. Il ne faut pas mettre ces programmes-là de côté. On sait que certains programmes ont un taux de recrutement plus faible. Je pense qu’une des tâches d’un vice-président académique est aussi de se pencher sur ces dossiers-là et de voir ce qu’il est possible de faire comme sensibilisation auprès des étudiants de niveau primaire ou secondaire pour leur faire découvrir les programmes théoriques et fondamentaux, essentiels au développement de nos sociétés. Il faut voir à long terme et se dire que notre société acadienne, néobrunswickoise, canadienne, mondiale — en dépit de notre taux de recrutement vis-à-vis certains programmes —, a besoin de sociologue, d’artistes et de philosophes.

Communication du recteur : une volonté d’ouverture et de proximité

par Simon Delattre

Si vous suivez attentivement vos courriels étudiants, vous aurez certainement remarqué cette invitation : « je vous invite à prendre le café avec moi dans le cadre de la série de “cafés-rencontres”. Une excellente occasion pour vous de venir discuter avec moi, dans un cadre informel, de différents sujets touchant la vie universitaire ». Le message est signé Raymond Théberge, recteur et vice-chancelier. Tous les étudiants et membres du personnel sont donc conviés à venir se désaltérer en compagnie du représentant de l’Université. Les rendez-vous ont lieu à 10 h, aujourd’hui le 20 au CEPS Louis-J-Robichaud, demain le 21 au Centre des technologies et des sciences de la santé, lundi 25 février au Coude et mardi prochain à la Bibliothèque Champlain. Mais pourquoi cette initiative soudaine?

Thérèse Thériault, directrice des communications de l’Université, explique : « l’objectif est de donner la chance aux gens de le rencontrer, afin qu’ils puissent le connaitre, mais aussi pour que le recteur connaisse mieux la population universitaire. » La démarche découle donc d’un souci de transparence, il s’agit aussi selon elle d’« un moyen de le rendre plus accessible et mieux connu ». Peu d’étudiants ont eu l’occasion de s’entretenir avec leur recteur, pourtant, Madame Thériault nous assure qu’« il est approchable, c’est simplement qu’il est très occupé, il a un emploi du temps très chargé ». C’est donc pour réduire cette distance que le service des communications a organisé ces évènements, en collaboration avec le recteur qui a donné son accord. L’organisatrice dit également espérer « davantage de participation étudiante ». En effet, lors de la première rencontre, seul un courageux étudiant s'était déplacé. Patrick-Oliver Meunier a assisté à ce « café-rencontre », mais il déplore de ne pas avoir été suivi par d’autres, car la conversation s’est donc surtout établie entre les employés présents et le recteur.

Second volet de cette nouvelle politique d’ouverture, la mise en place du blogue du recteur. « L’idée vient de Raymond Théberge », précise Thérèse Thériault, « il ne l’alimentera pas à intervalles réguliers, mais plutôt selon les dossiers du moment. » Chaque étudiant peut désormais prendre connaissance des messages que Monsieur Théberge leur adresse via le lien suivant : www.umoncton.ca/bloguedurecteur. Il cherche à y présenter une image sympathique de lui-même, à coup de mots d’encouragement et d’empathie. Il tente de rompre avec sa sobriété habituelle par des phrases enthousiastes telles que « n’hésitez pas à me faire part de vos réflexions! » ou encore « Bon semestre à toutes et à tous! J’espère que la session d’hiver qui bat son plein sera source de défis intéressants qui vous permettront de vous dépasser et de réaliser vos objectifs ».

Initiative étudiante pour les finissants

par Jessica Savoie

L’Association étudiante des arts du centre universitaire de Moncton (AÉACUM) a mis de l’avant une initiative visant à satisfaire les demandes de plusieurs finissants.

La fin de ses études à l’université est bien plus que de recevoir son diplôme : il y a beaucoup de préparation et d’organisation qui peuvent prendre amplement de temps. Voilà pourquoi cette année, les bientôt diplômés ont pour la première fois une campagne des finissants, prise en charge par Karina Langis, qui propose différents articles promotionnels à l’effigie du campus.

L’association des anciens et anciennes de l’Université de Moncton, comme à chaque année, a choisi une bague masculine et féminine que les finissants peuvent acheter afin de marquer leur expérience étudiante et ce chapitre de leur vie qu’ils viennent de terminer.

Cette année, le choix de la bague n’a pas fait le plaisir de tous et plusieurs se sont plaints à leur conseil étudiant. Les critiques émises par les étudiants visent surtout le fait que les bagues offertes par l’Association des anciens et anciennes sont chères et ne représentent pas bien l’université, surtout parce qu’elles n’affichent pas le logo de celle-ci. L’AÉACUM a donc décidé de choisir indépendamment des bagues qu’ils offriront eux aussi à tous les étudiants qui seront intéressés.

C’est un projet qui en fait jaser plusieurs et l’association en est consciente. Cependant, le but n’est pas d’aller à l’encontre de l’association des anciens, mais bien d’offrir une alternative qui pourrait plaire à certains.

Patrick-Olivier Meunier, président par intérim de l’AÉACUM, nous explique : « Ce n’est pas pour aller contre l’association que nous faisons notre initiative, mais seulement pour accommoder les demandes de plusieurs étudiants. Ils pourront donc choisir celle qu’ils préfèreront, entre deux modèles bien distincts ».

Karina Langis, dirigeante de la campagne des finissants, ne prend pas position par rapport à l’initiative : « la FÉÉCUM n’a pas été informée du projet de bagues des arts donc nous n’avons pas de commentaires ».
Les bagues seront en vente la semaine précédant le congé d’études et celle qui suit. Les prix ne sont pas tout à fait fixés, mais devraient tourner autour de 250 à 300$, ce qui se rapproche grandement des prix établis pour les bagues offertes par l’Association des anciens et anciennes.

L’AÉACUM a choisi deux modèles : la première bague est plus imposante et est surmontée du logo de l’Université de Moncton. La seconde est plus délicate et est ornée de pierres précieuses aux couleurs du campus. M. Meunier vérifie présentement s’il est possible de faire graver le logo du campus sur la pierre qui prédomine la bague.

Plusieurs métaux seront offerts, soit différents tons d’or, de l’argent ainsi que du Lustrium (mélange de deux métaux clairs). Les bagues seront garanties à vie et seront commandées via la compagnie Jostens, utilisée par plusieurs écoles, collèges et universités.

« Certains croient qu’on a une campagne des finissants, mais on a seulement les bagues. Les gens ont probablement confondu cette initiative avec une autre, qui est les manteaux des arts que nous commandons aussi. Mais ça n’a aucun lien ensemble », explique le président par intérim.

Débat autour du niveau de français des étudiants : la Faculté d’éducation réplique

par Simon Delattre

En réponse aux critiques de Marc-André Villard, professeur de biologie qui s’inquiète des lacunes du français de certains étudiants, notamment parmi ceux qui seront les futurs enseignants, les représentants de la Faculté ont exposé à leur tour leurs arguments pour se défendre. Sylvie Blain, chercheuse en éducation, a publié une lettre vendredi dernier dans l’Acadie Nouvelle. Elle y explique combien le métier d’enseignant est à la fois décisif et difficile et exprime son « admiration » pour ceux qui ont choisi cette vocation. Elle souhaite ainsi « jeter un baume sur toutes les critiques passées et futures ».

Jean-François Richard, doyen de la Faculté d’éducation, a accordé au Front une entrevue. Il a lui aussi fait publier dans l’Acadie Nouvelle du vendredi 15 février un article co-signé avec la vice-doyenne Diane LeBreton. Il rappelle que « le problème existe depuis très longtemps et le danger de l’assimilation est toujours présent dans la province. C’est une problématique à multiples facettes et c’est donc une responsabilité de tous et pas seulement des institutions de formation. Bien sûr, il faut améliorer nos programmes, mais le milieu minoritaire rend l’encadrement difficile ». Il tient également à préciser que la Faculté d’éducation travaille à l’amélioration de la situation : « on est dans une phase de reconfiguration de nos programmes. Les conditions d’admission seront analysées et certaines seront révisées », dit-il avant de souligner que « toute modification des cours doit être validée par le Sénat académique qui regroupe des professeurs, des étudiants, les doyens et des membres de l’administration ». Monsieur Richard met aussi de l’avant le fait que les dernières modifications des programmes datent de 2011 et que les effets positifs commencent à peine à se faire sentir. Pour lui, il faut laisser un temps d’adaptation avant de pouvoir déterminer les répercussions de ces réformes.

Il a aussi tenu à clarifier les choses sur la question des critères d’admission : « la philosophie de l’Université, c’est qu’on accepte presque tous les étudiants. L’Université se veut accessible à l’ensemble des Acadiens, mais admettre beaucoup d’étudiants ne veut pas dire qu’il n’y a pas de conditions de maintien. En éducation, il faut obtenir une moyenne de 2,6 sur 4,3 (soit environ C+) aux trois cours de français obligatoires pour ne pas être exclu du programme. C’est une exigence supérieure à celle des autres programmes qui ne demandent généralement qu’une moyenne de 1. Il faut également réussir un test de compétences langagières en français à la fin de la troisième année. » Il appelle donc à éviter les généralisations simplistes pour se concentrer sur les faits.

Le débat, qui n’est pas nouveau en Acadie, a en tout été relancé et continue par déclarations interposées. Marie-Noëlle Ryan, professeure de philosophie interrogée par Radio-Canada, avait estimé que de « 10 à 15 % des étudiants ne sont pas à leur place à l’université ». Avec une copie pleine de fautes, elle avait montré que certains étudiants ne reçoivent pas une formation suffisante en français. Joëlle Martin, présidente de la FÉÉCUM, a tenu à recadrer ces propos : « Selon nous, c'est une question qu'on devrait se poser : comment améliore-t-on les aptitudes de français de nos jeunes et moins jeunes dans la province? Comme société on devrait avoir le débat, et le but ne devrait pas être de trouver des coupables, mais plutôt de trouver des solutions à ce problème ».

Les Jeux « Nursing » : Une autre activité dynamique

par Yannick Nganhou

C’est Jessica Aucoin, vice-présidente externe du conseil étudiant de Sciences infirmières, qui avait la responsabilité d’organiser les jeux pour ses camarades en Sciences Infirmières. En effet, le samedi 2 février avait lieu à Jacqueline-Bouchard une compétition structurée en deux composantes : sportive et académique. « Le but principal des jeux était d’avoir du fun et de s’ouvrir aux autres étudiant(e)s en Sciences infirmières », explique Serge Landry, Président du conseil étudiant.

La composante sportive, qui s’est déroulée le matin, était constituée de 4 sports soit le football (soccer), le dodgeball, l’omnikin et le drapeau; autant dire qu’il en fallait de l’énergie. Pour ce qui est de la composante académique qui avait lieu en après-midi, le Département a permis à deux chargées de cours d’apporter leur expertise. Lucie-Anne Landry et Julie Boudreau ont de fait proposé leur aide pour organiser l’épreuve sous forme de Rallye Académique. « Pour ma deuxième année, soutient Lucie-Anne, j’avais élaboré des questions (à partir de la première année) de connaissances et d’applications en Sciences infirmières. »

Le taux de participations des étudiant(e)s n’était pas assez élevé selon Jessica Aucoin : « On était un peu plus de 15 étudiants. C'est sûr que ça aurait été plus amusant s’il y avait eu plus de participants. » L’absence des étudiant(e)s des autres campus de l’Université de Moncton a été déplorée et aurait été due à des problèmes de déplacement. Étaient aussi absents les étudiants de troisième année et seulement une étudiante de première année était présente. Qu’à cela ne tienne, les plus compétitifs ont participé et se sont bien distingués notamment les lauréats de cette édition : Annie Poitras, Théo Landry, Jonathan Goguen, Serge Landry, André Cameron et Julie Owen. Les prix étaient symboliques et s’élevaient à 5 $ et une carte cadeau Tim Horton.

S’il faut dire un mot sur le bilan, on ne peut que se fier aux propos de Jessica : « Les jeux se sont bien déroulés. C'est un événement amusant qui permet de rencontrer les étudiants des autres niveaux en Sciences infirmières, de faire un peu d'activités physiques et de faire un break dans les études, et d'avoir de la pizza gratuite », rajoute-t-elle en riant.

Pour les perspectives d’avenir, il serait possible de constituer une équipe d’enseignants pour participer à la prochaine édition : de quoi donner plus d’émulation chez les étudiants. Aussi qu’il y ait un peu plus de participants, au moins une équipe pour chaque niveau. Puis, dans le futur, on espère pouvoir inviter le campus de Shippagan, d’Edmundston et dans une certaine mesure l’UNB-Moncton. Soit, les Jeux « Nursing » sont à la fois fédérateurs, ludiques et surtout instructifs.

J’ai le pouvoir

par Brunia Doiron

Mercredi dernier, c’était la Journée « J’ai le pouvoir » de Cooperative for Assistance and Relief Everywhere (CARE) Canada à l’Université de Moncton lors de la semaine internationale. Cette journée était particulière, car elle avait une invitée Louise Fréchette, l’ancienne vice-secrétaire générale de l'Organisation des Nations unies (ONU). Cette journée fut remplie d’activités dont une Friperie pour femmes et un Cocktail dînatoire.
Les conseils « J'ai le pouvoir » sont des groupes d'individus influents (principalement des femmes) qui se rejoignent pour sensibiliser les citoyens au travail de CARE qui aide les femmes et les jeunes filles dans la pauvreté. Aussi c’est une récolte de fonds pour soutenir le travail de CARE. CARE est une organisation humanitaire internationale fondée en 1945 qui défend la dignité et lutte contre la pauvreté dans le monde.

Friperie 
La première activité était une Friperie pour femme. Une friperie est le concept de vendre des vêtements d'occasion. Suzanne Tarte-Poussart qui a été recrutée comme bénévole par Marie-Linda Lord, la vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, nous explique cette friperie : « ça a été une initiative de CARE Canada avec madame Aldéa Landry. Aldéa a appelé ses amies pour qu’elles nous donnent de beaux vêtements pour permettre à toute la communauté universitaire de s’acheter des vêtements à bon prix. Les profits allaient à CARE Canada ».

À la friperie, on a pu retrouver plus de 600 articles de vêtements qui avaient tous été donnés par des professionnelles de la région. Beaucoup d’étudiants semblent avoir manqué à l’appel malgré le fait que l’événement ait été écrit sur l’affiche de la semaine internationale. Julie Bélanger, une étudiante en 2e année en science infirmière nous dit que : « si je l'avais su d'avance, j’aurais probablement été jeter un coup d'œil ».

Cocktail dînatoire 
En soirée, il avait un cocktail dînatoire au Coude qui servait aussi de collecte de fonds pour CARE Canada au bénéfice cette année des femmes du Mali et d’Haïti. Cette activité s’est déroulée sous la présidence d’honneur de Marie-Claude Blais, ministre de la Justice et Procureure générale du Nouveau-Brunswick et ministre responsable des Questions féminines. Lors du discours de Louise Fréchette, la présidente actuelle de CARE Canada a annoncé qu’elles ont amassé 1500 $ lors de la friperie. La soirée s’est terminée avec un encan des cadeaux CARE. Cependant, certains semblent penser que 50 $ pour l’entrée était élevé pour un étudiant. Stéphie Rebmann étudiante en 4e année en information-communication nous dit : « pour être honnête, je n’ai pas vraiment fait attention à la programmation de la semaine internationale, mais je pense sincèrement que 50 $ pour des étudiants, c'est relativement cher quand même ».

L'absence d'un grand

par Brunia Doiron

Le 31 janvier dernier, le campus de Moncton a perdu un étudiant de génie lors d’un accident de la route. Julien Daigle était originaire de la Baie-Sainte-Anne au Nouveau-Brunswick. Il était inscrit en quatrième année au programme de génie civil. Plusieurs disent qu’il était connu dans sa petite communauté comme social, très intelligent et sportif. Ses funérailles étaient les plus grandes que le village ait jamais vues. Le doyen de la Faculté d'ingénierie, M. Paul Chiasson, lui a remis sa bague de diplômé quelques mois d’avance.

Le 7 février 2013, les collègues et les amis de Julien Daigle se sont réunis sur l’avenue Morton afin de mettre ensemble un mémorial sur le poteau qui lui enleva la vie. Ce monument sert à commémorer la mémoire de Julien et est aussi une façon de lui dire au revoir. Gabriel Mourant, étudiant en génie, nous explique : « Sam (Samuel Girouard, étudiant en génie) a fait la croix et on a tous “chippé in” puis on était une trentaine de personnes qui sont allées mettre la croix. C’était un dernier honneur à notre chum ».

Samuel Girouard nous explique comment le monument a été fait : « la croix est faite en deux moitiés pour qu'elle embrasse le poteau de téléphone. Il a plusieurs réflecteurs qui la contournent, afin d’illuminer la lumière quand elle est visée dans sa direction. La croix a une photo de Julien dans son centre et un tressé de fleur qui la contourne ».

Certains disent que le monument est une très belle initiative des amis de Julien. Jessica Paradis une étudiante en psychologie nous raconte : « Je pense que c'est une belle initiative. Personnellement, j'ai déjà perdu des amis dans des accidents de la route et je vais toujours laisser des fleurs à leurs croix commémoratives. Je pense que c'est une façon pour les gens de vivre leur deuil et de s'appuyer. C'est un peu un rappel pour tout le monde de rester prudent sur les routes et de faire attention ».

Il a certainement marqué les gens qu’il a rencontrés lors de son séjour à l’Université de Moncton. Danika Beaulieu, amie de Julien et étudiante en droit, nous le décrit : « Julien était le genre de personne que tu n’avais pas besoin de voir souvent pour te sentir près de lui. Il était sportif, sociable, il travaillait fort et aimait plus que tout avoir un “good time”. Quand tu étais autour de lui, tu ne pouvais t’empêcher de sourire, il était drôle et niaiseux. Il était toujours là pour ses amis(es) lorsqu’ils avaient besoin de parler. Pour moi, il était plus comme de la famille qu’un ami et je sais que je ne suis pas la seule qui le voyait comme cela. Nous avons perdu une personne exceptionnelle, d’une beauté inimaginable à l’intérieur comme à l’extérieur. Il ne sera jamais oublié ».

« Julien était un grand clown de 6 pieds 3 qui avait un excellent sens de l’humour. Il était généreux et il aurait tout fait pour toi. Tout le monde le reconnaissait parce qu’il avait un rire assez particulier. Il était un “criss” de bon gars », nous explique Gabriel Mourant.

Malgré qu'il nous ait quittés à un jeune âge de 21ans, il reste derrière lui son rire dans la mémoire de ses proches.

Maxime McGraw lance son premier album

par Karine Martel

Originaire de Tracadie-Sheila, le jeune musicien Maxime McGraw a sorti son tout premier album éponyme. Un premier lancement s’est fait sous forme de 5 à 7 dans sa ville natale.

« Je suis très excité. C’est un sentiment de joie, d’accomplissement, c’est une partie de mon rêve de lancer un album », explique le musicien qui se dit également heureux d’avoir pu faire un premier lancement chez lui.

Un second lancement a eu lieu le 18 février dans la grande ville de Montréal. « C’est sûr que ça peut être intimidant pour un gars d’une petite place d’entrer dans le grand centre-ville, mais je ne le vois pas comme ça. Je le vois plutôt comme une chance pour me faire voir. Surtout que c’est un lancement, c’est pas nécessairement comme un spectacle. Mais c’est sûr que ça va être différent à Montréal qu’avec mes proches à Tracadie », explique l’artiste qui confiait, avant le lancement, avoir vraiment hâte de le faire.

L’album de Maxime McGraw est depuis hier, disponible partout en magasin.

De nombreux artistes de renoms ont collaboré à l’album du Néo-Brunswickois, tant au niveau de l’écriture que de la composition. On peut compter entre autres des noms comme Marc Dupré, Danny Boudreau, Étienne Drapeau et Wilfred LeBouthiller.

« Le son de l’album est pop-rock. Avec autant de différents collaborateurs, on a quand même réussi à garder un son homogène. Quand j’ai choisi les chansons, je les ai choisis de mon vécu, donc c’est un peu un album de mes deuils, de mes peines d’amour. Ce n’est pas un album triste, loin de là. C’est un album à lueur d’espoir », explique-t-il.

La chanson Le Ciel a pleuré est également une touche intégrale du musicien. Maxime McGraw a écrit et composé cette chanson suite au décès de l’un de ses amis dans un accident de voiture. « Ç’a été ma façon à moi de vivre mon deuil. Je lui ai rendu un hommage une dernière fois » partage le musicien. « Depuis que j’ai écrit la chanson, je pense qu’elle a touché beaucoup de gens qui ont vécu la même chose que moi. Je me fais souvent dire “on dirait que t’as écrit ça pour nous autres”. Dans le fond c’est un peu ça le but, mais c’est spécial d’écrire pour une personne en particulier et de toucher autant de gens différents qui ont vécu des choses semblables. »

Le musicien autodidacte a su qu’il voulait faire de la musique sa carrière après s’être produit devant des centaines voir même des milliers de personnes suite à de nombreux concours de chanson. En 2006, il a remporté trois prix lors de son passage au Sommet de la chanson de Kedgwick, dont celui d’auteur-compositeur-interprète. « C’est sûr que pour un projet futur, j’aimerais avoir un album avec plus de signatures de moi-même » partage le jeune homme.

Les projets à court terme du musicien sont de se concentrer sur la promotion de l’album,

Le Festival del cine : Un nouveau festival de film en espagnol à Moncton

par Karine Martel

Les 23 et 24 février, Moncton sera l'hôte de son premier festival de film en espagnol. Les cinéphiles amoureux de culture hispanique seront comblés, car ce festival de deux jours leur permettra de découvrir le cinéma espagnol et hispano-américain. Au total, cinq films prendront l’affiche à l’auditorium du pavillon Jacqueline-Bouchard de l’Université de Moncton. Les films seront présentés sur grand écran en version originale espagnole avec sous-titres en anglais pour les intéressés qui sont moins fluents en espagnol.

« C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années, et puis maintenant on a la chance d’avoir un distributeur, Spanish Film Club, qui se spécialise dans les festivals de film au niveau universitaire. À partir de ce moment-là, tout s’est mis en place », explique l’organisatrice du festival, Cynthia Potvin, qui est également professeure d’espagnol au Département de traduction et des langues de l’Université de Moncton.

Elle explique que l’objectif de ce festival est « de faire découvrir autant aux étudiants qu’à la communauté en général la culture hispanophone, donc de faire découvrir les réalités sociales, politiques, historiques et linguistiques. »

Elle explique qu’avec le Spanish Film Club, elle a retenu les cinq films sur un choix total de 18. « J’ai passé au travers des 18 films et j’ai voulu me centrer sur une thématique, trouver des points communs. Différentes thématiques sont sorties, mais je me suis penché sur celle des défis à relever du monde hispanique, parce que ça me permettait, pour un premier festival, de commencer avec certaines notions historiques qui ont eu une place marquante, notamment l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique hispanique », explique la professeure d’espagnol.

Pour les prochaines éditions, l’organisatrice du festival précise que la thématique pourrait se pencher sur d’autres facettes comme la culture ou la famille, par exemple.

Les billets pour les projections sont en vente à la porte au coût de 5 $ par film à prix régulier, et de 2 $ pour les étudiants.

Samedi 23 février à 15 h
También la Lluvia (Even the Rain) d’Icíar Bollaín, 2011 est un film dont l’intrigue se passe en Bolivie au sujet de la conquête de Christophe Colomb.
Samedi 23 février à 18 h
La Yuma de Florence Jaugey, 2011. Une jeune fille dans la demi-vingtaine rêve de quitter son village et devenir boxeuse. Pour se faire, elle doit se confronter à sa gang de rue.
Samedi 23 février à 20 h
Contracorriente (Undertow) de Javier Fuentes León, 2010. Il s’agit d’un drame romantique qui traite de l’homosexualité, dans un petit village d’une société religieuse.
Dimanche 24 février à 18 h
El Hombre de Al Lado (The Man Next Door) de Mariano Cohn et Gastón Duprat, 2010. Cette comédie noire traite des différences entre les classes sociales, qui sont flagrantes en Amérique latine.
Dimanche 24 février à 20 h
La Muerte de Pinochet (The Death of Pinochet), documentaire historique de Bettina Perut et Ivan Osnovikoff, 2011. Un portrait entre le tragique et le comique qui décrit incroyablement bien la société du Chili. « Le film permet de voir la contrepartie, le pour et le contre d’un régime dictatorial », explique Cynthia Potvin.

La 37e Soirée Internationale à guichets fermés

par Yannick Nganhou

L’évènement à ne pas manquer de l’association des étudiantes et étudiants internationaux de l’Université de Moncton (AÉÉIUM) et du Service des loisirs socioculturels de l’Université de Moncton s’est déroulé samedi dernier. Pour cette soirée organisée sous le thème « Regard sur le monde… à travers les yeux de l’autre », les organisateurs ont voulu marquer les esprits que ce soit au niveau de l’organisation ou de la promotion de l’évènement. Une grande promotion a précédé l’évènement, ce qui a permis de vendre tous les billets. Des innovations organisationnelles ont mis en valeur ce thème permettant aux différents visiteurs de s’attarder un tant soit peu sur la culture de l’autre.

À partir de 14 h, tout le monde pouvait sillonner autour des différents stands à travers la petite foire préparée pour l’occasion. Dès l’entrée de cette foire, un box de photos était mis à la disposition de qui voulait prendre des photos, quand ils voulaient et comme ça leur semblait bon. La qualité des photos était nettement supérieure par rapport au coût, qui était nul : des images estampillées du logo de l’université et du thème, le tout sous un fond marron. Le terrain du CEPS normalement réservé au basket avait été spécialement aménagé pour les expositions d’articles et d’objets de décoration d’Afrique; ce qui a permis aux uns et aux autres d’avoir un parfum de ce continent. Les quelques tableaux, bijoux et objets de décoration ont pu susciter l’admiration des curieux. Il a toutefois été remarqué qu’uniquement cinq pays ont tenu à faire des expositions de leur culture, soit la République Démocratique du Congo, le Congo, le Cameroun, le Maroc et la Guinée. Norélice Mboutou, exposante pour le Congo commente : « C’est quand même assez décevant. Cette soirée est l’occasion pour plusieurs pays de montrer leur culture. Il fallait qu’il y ait plus de pays que ça. » Toutefois, il y avait aussi une exposition-vente était faite par « Ten Thounsand Villages »; groupe qui offrait une riche diversité d’objets. Des associations ont également pris part à ces expositions, notamment un groupe acadien exposant fièrement leurs réalisations humanitaires à travers l’Asie. L’animation pour enfant était assurée par un clown qui se donnait à cœur joie.

Le stade du CEPS avait été parfaitement aménagé pour servir de décor à ce qui fait partie des incontournables en matière d’activités sur le campus. Après le mot de bienvenu des quatre maitres de cérémonie, les gens présents ont eu droit au discours d’ouverture du recteur Raymond Théberge. Comme un symbole, un défilé de drapeaux annonçait déjà les couleurs du défilé de mode des tenues traditionnelles; ceux qui étaient là ont ainsi pris la peine d’apprécier le sens de la beauté et de l’élégance à l’africaine tout en dégustant le couscous au poulet et les autres plats concoctés par Sodexo. Pour les belles prestations dansantes, tout compte fait, douze pays ont fait le spectacle. Une mention spéciale aux pays qui ont fait réagir le public : la République Démocratique du Congo, le Sénégal, le Vietnam, la Guinée et le Cameroun. « J’ai particulièrement apprécié les chorégraphies des différents pays. Les couleurs étaient au rendez-vous et chacun fait l’effort d’avoir un tissu de son pays sur lui » raconte Jessica Bourdette, étudiante en échange. Nous saluons également les prestations des groupes constitués qui ont pris part aux festivités, entre autres la Chorale Internationale interprétant Michael Jackson, des étudiants en musique optant pour la valse, des jeunes filles chinoises en représentation exotique, etc. Pour le reste, les spectateurs ont eu droit à des démonstrations de danses orientales, d’animation africaine et de la poésie. Et que dire de la chorégraphie de clôture : sous une même musique de fond, guinéens, vietnamiens, ivoiriens et d’autres, chacun avec ses pas de danse, ont swingué sous un air d’« Azonto ». Les cris euphoriques et les pas de danse qui accompagnaient les représentations confirment que la soirée était belle.

Chronique Sexe : Le sexe, parce que c’est le meilleur entraînement!

par Jessica Savoie

Pas besoin de se voiler la face : bien que le sexe puisse être une histoire d’amour et de sentiments, c’est d’abord et avant tout du physique, du corps et du désir. La plupart des adeptes pratiquent l’art de la sexualité pour le simple plaisir que cela leur procure, cependant, le sexe apporte bien plus que du plaisir.

Pas de gym, plus de sexe
Premièrement, les pratiques sexuelles rendent l’utile à l’agréable. C’est déjà tout un exercice que de se concentrer sur le moment présent, sur les sensations qui traversent notre corps… Rajoutez en plus l’effort physique. C’est tout un entrainement! De plus, si vous ne faites pas partie des moins chanceux, ça peut devenir un sport d’équipe à partager avec un bon coéquipier!

En plus de faire travailler tous les muscles de votre corps, le sexe travaille votre cardio et dépense vos calories. Si les choses sont faites comme il se doit, une séance intime avec un bon partenaire vous tambourine le cœur, vous fait transpirer, trembler, crier. Ce n’est pas la salle de gym, mais c’est tout de même un surprenant entraînement!

Selon un article D’Anne Brunet, journaliste-chroniqueuse pour le magazine Cosmopolitan, nous brûlons environ 200 calories par rapport sexuel de 30 minutes de « bon sexe ». Cependant, n’oublions pas que ce chiffre dépend de la vigueur que vous mettez au niveau de l’acte, de plus que le temps que vous y passez, etc.

Du bon sexe?
D’accord, je vous l’accorde. Il y a autant de façon de faire l’amour qu’il y a de sortes de condoms! Certains préfèrent le sexe sauvage, avec cordes et menottes, tandis que d’autres se laissent emporter par les caresses et les mots doux : cela n’insinue pas qu’il y est de meilleures façons qu’une autre de monter au 7e ciel. De plus, a moins de faire l’amour à un entraineur personnel, il n’y aura personne accrochée au chronomètre pour vous encourager à donner votre 110 %.

Alors, du bon sexe, c’est d’abord et avant tout donner de l’effort et cet effort doit être fourni par les deux partenaires. On entend souvent dire que l’homme pratique à lui seul tout l’acte, parce qu’il travaille beaucoup plus fort et soumet davantage d’efforts. Pour qu’une relation soit bien réussie et pour que votre « work-out sexuel » soit à son comble, vous aussi mesdames devez vous bouger les fesses!

De plus, 30 minutes de sexe peuvent sembler bien pour plusieurs. Mais posez-vous la question : si vous étiez à la salle de gym, est-ce que 30 minutes vous seraient suffisantes? Pourquoi ne pas faire l’amour deux fois, ou inclure plus de préliminaires? Vous auriez 400 calories de dépensées et un beau sourire suspendu à vos lèvres. Suffit de sortir de la routine, essayer des choses nouvelles et vous donner à fond : plaisir garanti et fitness en surplus!

Exemples s’il vous plait?
Soyez créatif! Sortez de votre bulle, de votre zone de confort. Faites l’amour debout au lieu de couché, écartez-vous les jambes autant que vous le pourrez, pourchassez-vous nu d’un bout à l’autre de la maison… toutes les idées sont bonnes pour dépenser plus d’énergie et par la même occasion mettre du piquant dans votre relation.

De plus, une petite recherche sur le Net vous permettra de trouver des positions sexuelles susceptibles vous faire fantasmer sur des maux musculaires! Anne Brunet explique dans son article que plusieurs facteurs entrent en compte lorsqu’on veut du sexe énergique : l’intensité et les acrobaties en sont de bonnes. Mais le simple fait de l’amour ailleurs que dans votre lit douillet (se cacher dans un endroit public par exemple) monte votre adrénaline et votre cœur fera un solo de batterie à lui seul!

Tant qu’à y être, pourquoi ne pas combiner gym et sexe? Vous aurez alors deux bons entrainements et vous serez en forme comme jamais!

« Je n’étais pas au courant qu’on pouvait démissionner d’être Dieu »

par Marie-Hélène Lapointe

La réaction d’un étudiant reflète le malaise et la confusion générale face à l’annonce du Pape Benoit XVI qu’il quittera son poste le 28 février en raison de son âge et de l’état de sa santé.

Malgré que ce soit la première fois que cela arrive depuis le moyen âge, cette décision et, surtout, la réaction qu’elle a provoquée sont indicatives de l’attitude de note génération. Malgré que le catholicisme compte 1,1 milliard de croyants, il y a de plus en plus de gens qui se considèrent des catholiques « culturels », qui pratiquent les traditions de la religion pour des raisons autres que la foi.

La religion et l’identité culturelle ont été fortement liées jusqu’à tout récemment. Chez les Canadiens-français, le catholicisme était un composant essentiel de l’identité collective jusqu’à la Révolution tranquille dans les années 1960, lorsqu’il a eu un mouvement politique de créer des institutions scolaires et hospitalières laïques. De nos jours, les écoles catholiques publiques existent seulement dans sept des treize provinces et territoires du Canada. Le résultat est une génération perdue qui est au courant des traditions et des idées de la religion de leurs parents, mais qui n’y appartiennent pas.

Là est l’origine du malaise de la population face à cette annonce. En plus des problèmes identitaires, cette génération de « catholiques culturels » a été témoin d’une quasi-décennie turbulente pour l’Église catholique. Joseph Ratzinger, le nom de naissance du pape Benedict XVI, est un traditionaliste. Il s’est prononcé contre l’idée de la distribution de condoms pour le contrôle de l’épidémie du VIH, la pilule contraceptive et l’avortement, ce qui est en conflit avec les valeurs populaires d’une majorité des jeunes. L’enjeu le plus important et le plus dévastateur pour l’image publique du Vatican est sans doute les cas d’agression sexuelle dans l’institution catholique. Depuis le début des années 2000, plusieurs victimes d’agression sexuelle par des membres du clergé ont mené des poursuites judiciaires contre l’Église. Ces poursuites ont fait fureur dans les médias. Ratzinger a eu la malchance de prendre sa position en 2005, alors que l’enjeu atteignait un niveau de scandale énorme. Malgré avoir tenté d’adresser le problème en offrant des excuses au nom de l’Église et en créant un conseil spécialisé pour en apprendre plus sur la situation, il a été critiqué de n’avoir pris assez d’action.

Il y a un confort dans ce malaise. En se jugeant incapable de remplir ses fonctions en raison de sa santé, le Pape a démontré son caractère humain. À un niveau, il a réalisé qu’il ne pouvait pas répondre aux besoins de la génération d’aujourd’hui. Si 2012 a été une année de fin du monde, de l’apocalypse, 2013 est celle de la renaissance. Les années 2000 ont été marquées jusqu’à maintenant par un questionnement et d’un désenchantement constant. La guerre en Iraq en a enragé plusieurs; la révolution digitale nous a rendus frustrés contre les aînés qui sont incapables d’y participer, et aussi en nous donnant plus d’information qu’on est capable d’utiliser de façon responsable. Cette résignation signifie une certaine reconnaissance que la vieille génération n’est plus capable de satisfaire nos besoins. On devrait ressentir un petit soulagement plutôt qu’une appréhension. Les choses commencent à changer. On commence à les changer. Que la paix soit avec nous.

Chronique étude : La motivation (Partie 2 de 2)

par Emily Briand

La semaine dernière, nous avons parlé de la procrastination et des interventions que nous pouvons faire pour essayer d’éviter la démotivation. Nous avons également abordé l’importance de ne pas oublier notre raison d’être à l’université, notre but au fil de 4 ans (ou plus). Par contre, qu’est-ce qui arrive si nous ne sommes pas ici parce que nous voulons l’être ou si nous ne sommes pas dans le programme de notre choix?

« On identifie 3 besoins psychologiques [dans la théorie d’auto-actualisation] qui sont innés à la personne, des besoins psychologiques fondamentaux. C’est aussi important de satisfaire ces besoins, pour la motivation, comme pour l’énergie physique de notre corps c’est important de bien manger et de boire. Ce sont des besoins physiologiques du corps. Les 3 besoins sont l'autonomie, la compétence et l'appartenance. L’étudiant qui éprouve une difficulté à se motiver pourrait se poser des questions liées à ces 3 besoins. Si on prend le besoin de l’autonomie, la question que l’étudiant pourrait se poser c’est : Pour quelle raison suis-je à l'université? » explique Gaëtan Losier, professeur spécialisé en motivation humaine à l’École de psychologie.

C’est bien possible que nous soyons dans un programme pour des raisons autres que notre choix personnel. Les idées de salaire et de sécurité d’emploi peuvent être tentantes dans un marché incertain. Notre entourage peut également influencer le choix de programme, surtout les parents.

Et qu’en est-il des autres besoins psychologiques? « Le prochain besoin, la compétence. Peut-être une raison qu’un étudiant n’aime pas un cours en particulier, c’est que l’étudiant se sent incompétent dans cette matière. Alors, si c’est le cas, là à ce moment-là, l’étudiant peut avoir recours à des services qu’on offre à l’université, par exemple, au tutorat. L’étudiant peut toujours se dire “À l’extérieur de ces 2-3 cours obligatoires, j’ai quand même plusieurs occasions de faire des choix, de prendre des décisions qui m’appartiennent” », ajoute-t-il.

Il peut arriver que nous n’ayons pas réellement de choix dans nos cours « aux choix » et que nous soyons forcés de prendre des cours qui ne nous intéressent pas, ou comme l’explique M. Losier, dans lesquels nous ne nous sentons pas compétents. Au moins en savant d’où vient notre angoisse, nous pouvons mieux tolérer la source.

« Et le troisième besoin qui peut affecter la motivation, c’est l’appartenance. Alors si l’étudiant, par exemple, se sent isolé ou ne se sent pas comme s'il fait partie de sa cohorte, son sentiment d’appartenance est insatisfait, sa motivation aussi va être affectée. C’est pour ça qu’il y a des activités qu’on a à chaque année, à l’accueil. C’est important pour rencontrer des gens, se faire des amis ».

Aux étudiants qui ont de la difficulté à satisfaire les 3 besoins : « Je dirais d’abord une prise de conscience par rapport à chacun de ces 3 besoins. Puis, les étudiants qui éprouvent de la difficulté de motivation devraient s’interroger par rapport à : est-ce que je suis dans un programme qui m’aide à combler mes besoins d’appartenance, de compétence et d’autonomie? Si oui, tant mieux, sinon il s’agirait de voir lequel. Qu’est-ce qui peut être fait? En parler à d’autres serait certainement un point de départ » conclue M. Losier.

Il ne faut pas oublier l’aspect psychologique de notre étude. Ce n’est pas vrai que si notre chambre est propre, si nous sommes bien reposés et si nous venons de manger, nous allons être motivés pour nous assoir et étudier.

Chronique de la RAT : Un poste à remplir

par Sylvain Bérubé

La semaine dernière, la période de mise en candidature pour les élections de la FÉÉCUM s’est terminée et nous nous retrouvons avec seulement un poste contesté. Cette situation qui dure depuis quelques années fait ressortir chaque année l’impertinente question : est-ce que les étudiants sont dociles face à la politique étudiante? Mais cette question est fausse, elle suppose qu’il existe une politique étudiante et elle ne reconnaît pas l’omniprésence de la Réforme acadienne traditionnelle qui tranquillement s’infiltre pour contrôler la totalité des opérations de la FÉÉCUM afin de voir exécuter son plan de campus agricole. Avec cette lente prise en main de la RAT, il faudrait plutôt se poser la question : à quand une réforme du mode de sélection de nos élus? Nous pouvons nous inspirer du sujet de cette semaine pour répondre à cette question, peut-être pourrons nous élire la présidence de la FÉÉCUM par un conclave des disciples de la RAT à l'avenir? Vous aurez compris; cette semaine on discute de la démission du Pape Benoît XVI, qui a surpris le monde entier.

Le Pape Benoît XVI a préféré, pour le bien de l’Église, démissionner lorsqu’il sentait être incapable de remplir ses fonctions papales, en raison de sa santé. Cet exemple qu’il donne envoie le message à tous les dirigeants, qu’ils soient dans le communautaire, le privé ou le législatif, que les intérêts de l’institut qu’ils servent doivent venir en premier, et ce, avant les mérites personnels de la fonction. Certains dirigeants devraient s’inspirer de cet acte papal. Mais encore une fois nous nous éloignons des intentions de notre chronique. Si nous avons voulu parler de la démission du Pape, c’est pour vous présenter au personnage du Cardinal Marc Ouellet. Vous avez sûrement entendu parler de cet homme qui pourra possiblement accéder au Saint-Siège, mais saviez-vous qu’il a des racines brayonnes?

À la nouvelle de la démission, la Réforme acadienne traditionnelle à immédiatement cherché à valider si le Cardinal Ouellet pourrait dans les faits devenir le premier Pape acadien, et les résultats de notre enquête généalogique le confirment; dès son premier ancêtre à mettre pied en Amérique, le Cardinal trouve des racines chez nous.

Le premier descendant des familles Ouellette et Ouellet fut un dénommé René Hoûallet, fils de François Hoûallet. François était un homme assez aisé qui était responsable de l’administration de grands territoires agricoles en France. Son fils, René, de la région Poitou, quitta pour l’Amérique à l’âge de 21 ans pour fonder un Nouveau Monde. Suite à un premier mariage qui lui donna trois enfants, René se rendit dans la région de la Rivière-Ouelle (le nom de la rivière ne tire pas ses origines du nom de famille Ouellette), région appartenant bien sûr à la légendaire République du Madawaska, dans son territoire du Témiscouata. Ici René se maria une seconde fois et cette fois-ci sa femme lui donnera huit enfants, dont 6 hommes qui répandront le nom Ouellet un peu partout sur le territoire acadien et québécois. Le nom Hoûallet s’est tranquillement transformé et on note déjà après trois générations l’appellation que nous connaissons aujourd’hui soit Ouellet et Ouellette. Se situant dans la région du Témiscouata la famille Ouellet aurait eu beaucoup de contact avec les Acadiens venus squatter le territoire suite à la Déportation.

Le cardinal Ouellet a donc en lui un peu plus d’acadien que Beyonce ; va t’il donc devenir l’Acadien le plus influent du monde en accédant à la fonction de Pape? Nous allons devoir attendre de voir la fumée blanche pour savoir!

Hockey masculin : Les Aigles éliminés des séries en double prolongation

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin a connu une fin crève-cœur à sa campagne 2012-2013 alors qu’elle a subi une défaite de 4-3 en double prolongation aux Axemen d’Acadia University dans le 3e match décisif de la quart de finale du Sport universitaire de l’Atlantique.

Les Aigles ont raté deux occasions de remporter la série après avoir gagné le premier match 7-5 à Wolfville, tombant 5-2 vendredi à domicile et ensuite 4-3 à Wolfville dimanche.

Moncton tirait de l’arrière 2-1 au début de la 3e, mais deux buts dans la première moitié de la période de Christian Gaudet et Samuel Groulx ont permis aux Aigles de prendre leur première avance de la rencontre. Toutefois, cette avance n’a duré que 9 secondes avant que Liam Heelis l’ait égalisé pour Acadia.

Le pointage s’est ensuite maintenu jusqu’à ce que Mike Cazzola joue finalement le rôle du héros pour les Axemen avec 1 : 26 à faire dans la deuxième période de temps supplémentaire.

Les Aigles ratent l’occasion à l’emporter à domicile
De retour au nid vendredi soir, les Aigles avaient l’occasion de remporter la série à domicile devant leurs partisans. Après que Mike Cazzola ait ouvert la marque pour Acadia au début du match, Marc-André Côté a complété une belle séquence de passes pour l’égaliser, ce qui semblait donner l’élan au Bleu et Or.

Pourtant, c’est Alex Beaton qui a redonné l’avance aux Axemen moins de 2 minutes plus tard. Acadia n’a jamais perdu l’initiative pour le reste du match, marquant une autre fois en 1e et de nouveau dans chacune des deux autres périodes. Le deuxième but de la soirée de Côté avait donné un peu d’espoir aux Aigles en début de 3e en diminuant l’avance à 4-2, mais Beaton a répondu avec son deuxième pour solidifier la victoire.

Pour Serge Bourgeois, l’effort de l’équipe n’était pas satisfaisant.

« Je peux pas expliquer ce qui s’est passé pour qu’on sorte de même devant nos partisans, lance-t-il. Je croyais que nous serions capables de les embouteiller sur notre patinoire de plus petite taille, mais c’est eux qui l’ont fait à nous ».

Le capitaine Christian Gaudet n’a pas vraiment mieux réussi à expliquer la partie.
« Nous avons dit toutes les bonnes choses avant la rencontre, nous étions prêts pour un gros match devant nos partisans, mais nous étions peut-être trop excités ».

Le Bleu et Or prend les devants
Dans un match rempli de vas et viens, Moncton a réussi à surmonter quelques difficultés défensives pour remporter le premier match de la série 7-5. Francis Rochon a réussi le tour de chapeaux pour mener l’attaque du Bleu et Or alors qu’André-Michel Guay a arrêté 55 des 60 lancers dirigés de son côté pour la victoire.

L’auteur des trois buts à changer sa stratégie dans la zone offensive, ce qui lui a permis d’avoir du succès.
« La rondelle a roulé pour moi, fait voir Rochon. J'ai décidé de lancer sur la droite du gardien ce soir au lieu de la gauche comme je le fais d'habitudes en plus de lever la tête et cela a grandement contribué à mes trois buts ».

Bourgeois était tout simplement content d’avoir pris le premier match de la série.

« Nous avons remporté une très grosse victoire, souligne-t-il. Je n'aurais jamais prédit une partie avec autant de buts. Je pensais à une rencontre serrée, mais c'est le hockey des séries ».

Volleyball féminin : Moncton éliminé en quart de finale, Dal remporte le SUA

par Normand d’Entremont

La saison du Bleu et Or s’est terminée de façon crève-cœur en fin de semaine : l’équipe a perdu 3 manches à 2 face à l’équipe hôtesse du Championnat atlantique, les Sea-Hawks de Memorial University.

Les Aigles n’ont pas pu en finir avec les Sea-Hawks après avoir pris les devant 2 manches à 1 et ont finalement tombés en 5 manches, soit 25-17, 21-25, 20-25, 25-23 et 15-10.

C’était le résultat exactement opposé à celui que les Aigles ont connu l’année dernière au Championnat atlantique lorsque le Bleu et Or, alors l’équipe hôtesse et classé 6e, a surpris les Capers de Cape Breton Université, classés 3e, au quart de finale. Cette fois, toutefois, Moncton s’est trouvée du mauvais côté de la formule.

Cela représente donc les derniers matchs pour les vétéranes de 5e année, soit l’attaquante Stéphanie Lagacé, la centre Geneviève Lemay et la joueuse à la technique Crissy Roy.

Les Tigers dominent
Ailleurs, les Tigers de Dalhousie University ont complété une saison parfaite à l’intérieur de la conférence atlantique en remportant le championnat du SUA sur les Huskies de Saint Mary’s University 3 manches à 0 (25-15, 25-12 et 25-13).

Les Tigers, qui représenteront le SUA au Championnat national qui aura lieu du 28 février au 2 mars à l’Université de Sherbrooke, ont remporté toutes leurs parties contre les équipes de l’Atlantique cette saison et n’ont perdu que deux seules manches à ces équipes hors de leur 14 matchs.

Hockey féminin : Les Aigles prennent le 5e rang pour le SUA

par Normand d’Entremont

Le Bleu et Or n’amorce pas nécessairement le championnat du Sport universitaire de l’Atlantique (SUA) sur la meilleure des lancées.

Les Aigles se sont inclinées 4 à 1 face aux Tommies de St. Thomas University samedi soir à Fredericton pour terminer leur saison régulière, après avoir battu les Panthers de University of Prince Edward Island 4 à 0 mercredi à Charlottetown.

L’équipe de hockey féminine de l’Université de Moncton termine ainsi en 5e position (11-11-2) avec 24 points, après n’avoir remporté que 2 victoires en 10 matchs au 2e semestre.

Si la saison a permis à l’équipe de faire les ajustements nécessaires en vue du championnat atlantique, ce dernier ne permettra aux Aigles de faire des erreurs.

« Nous nous sommes préparé toute la saison pour le SUA qui se tiendra la semaine prochaine [à Mount Allison University] », souligne l’entraineur en chef Denis Ross.

Les Aigles ont tiré de l’arrière plus ou moins du début à la fin samedi, alors que Kayla Blackmore a ouvert le score dans la première période et a augmenté l’initiative des Tommies avec son deuxième lors du tiers intermédiaire. Stephanie Gates a marqué un autre but pour St. Thomas en deuxième période et Kenya Marcelline a réussi le 4e filet des siennes à mi-chemin de la 3e.

Felicia Anctil a supprimé le blanchissage de Julie Sharun avec en but en jeu de puissance à la fin du match, mais c’était bien trop peu et bien trop tard pour Moncton. La gardienne Émilie Bouchard a pris la défaite pour le Bleu et Or.

« Il y a des filles qui n'étaient pas là en première période aujourd'hui », dit Ross. « Pourtant, nous avons joué comme un pointage de 1 à 1 en troisième période et cela est positif ».

Moncton occupera ainsi le 5e rang pour le championnat en fin de semaine au Tantramar Veterans Memorial Civic Center à Sackville.

Les Aigles affronteront d’abord ces mêmes Tommies jeudi à 15h00 et disputeront ensuite les Panthers pour le deuxième match. Si Moncton l’emporte sur St. Thomas, ils joueront contre les Panthers samedi à 15h; s’ils perdent, le match ce sera vendredi 15h00.

La finale sera disputée dimanche à 16h00.

jeudi 14 février 2013

Niveau du français : un professeur sonne la sirène d’alarme

par Simon Delattre

Marc-André Villard, professeur de biologie à l’Université de Moncton, a tapé un grand coup sur la table en reprochant aux étudiants une mauvaise maîtrise du français. Dans une lettre
d’opinion publiée la semaine dernière dans l’Acadie Nouvelle, il dresse un portrait très critique du système d’apprentissage de la langue de Molière. «J’ai constaté que pas mal d’étudiants ont peu de vocabulaire, des problèmes avec la syntaxe, des tournures de phrase en anglais.» nous confie-t-il «il y a quelque chose qui ne se passe pas à l’école et au secondaire ».

Pour lui, les chiffres sont assez révélateurs : plus de mille étudiants suivent actuellement des cours de rattrapage. Il se dit particulièrement préoccupé du fait que ces lacunes sont aussi très
présentes parmi les élèves de la Faculté des sciences de l’éducation, qui seront pourtant les enseignants de demain. Dans sa lettre Marc-André Villard pose la question suivante : « Peut-
on justifier que nos étudiants en éducation puissent encore être diplômés sans maîtriser la langue ? ». Il souhaite donc une prise de conscience collective sur les conséquences d’un tel phénomène pour la formation des générations futures. «On a atteint un point critique» explique-t-il, « mais nombreux sont ceux qui ont encore la tête dans le sable ».

Lise Rodrigue, responsable du secteur langue, le rejoint sur le constat général: «On est
conscient que la situation n’est pas parfaite et que des étudiants nous arrivent de l’école avec
des lacunes en grammaires. On fait de notre mieux pour qu’en bout de ligne ils aient un
français de niveau universitaire. Mais c’est certain que les étudiants qui arrivent avec trop de
lacunes en conserveront certaines même après avoir passé leurs cours.» En revanche, elle
demande de ne pas entretenir la critique facile: « Une bonne partie des étudiants finissent
leurs études en maîtrisant bien la langue. Ce ne sont que 10% des étudiants qui ont de grosses
difficultés. A l’école ils font de l’excellent travail. Je crois que si on joue le jeu du blâme ça
ne va pas faire avancer le débat. Je pense qu’on doit tous se poser des questions. »

Resserrer les critères de sélection ?
Les solutions de Marc-André Villard sont simples: «durcir les règles et s’assurer que les
meilleurs professeurs enseignent. » Il appelle ainsi l’Université à établir une norme pour faire
comprendre aux étudiants que le français se parle selon certaines règles. « Entre amis on peut
parler chiac ou tout ce qu’on veut mais en public on doit atteindre un certain niveau de
langue. Je suis pour l’accessibilité aux études, tous ceux qui veulent entrer à l’université
devraient pouvoir le faire, mais une fois rendu il faut travailler»précise-t-il. Lise Rodrigue
n’est pas tout à fait de cet avis : « Les étudiants en éducation doivent déjà réussir un test de
compétence langagière pour pouvoir graduer. Pour ce qui est de resserrer les règles à l’entrée,
le test de classement est justement un outil pour que les étudiants plus faibles passent par une
remise à niveau. Aller plus loin voudrait dire qu’on refuse des étudiants. En Acadie on a
toujours dit qu’on donne la chance à tous d’aller à l’université. Est-ce qu’on veut une
université élitiste, qui n’accepte que les meilleurs? Il faudrait poser la question à la société
dans son ensemble.» Elle propose pour cela d’organiser un forum qui réunirait professeurs,
élèves, parents, membre de l’administration; afin de cerner le problème et de trouver des
solutions collectives.

Repenser les relations élèves - professeurs
Selon le professeur de biologie, une partie du problème réside dans le fait que trop de points
se négocient au sein de la salle de classe. Il dénonce une «approche client», avant de
s’expliquer: «nous les professeurs nous sommes des pourvoyeurs de services et vous vous
payez ces services. Des fois ça va trop loin, on ne devrait pas négocier le contenu des cours.
L’étudiant est roi et lorsqu’il n’est pas satisfait de la performance du prof ou du niveau de
difficulté des examens, il va s’exprimer. Au fil des années j’ai remarqué que parfois les
professeurs qui sont exigeants reçoivent des pressions. Je trouve ça malsain, comme ça sera
malsain un système où le prof a toujours raison. Le prof est un être humain, pas une personne
toute puissante, et l’étudiant non plus. Il faut qu’il y ait des compromis de part et d’autre. » Il
se félicite en tout cas d’avoir suscité le débat autour d’un sujet qu’il juge tabou. Il espère être
entendu et enjoint l’administration à réfléchir à la situation.

Éditorial: Semaine internationale

par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef

Du 11 au 17 février, des activités auront lieu partout sur le campus pour présenter les
différentes cultures présentes sur le campus. Culminant à la soirée internationale de ce
samedi, l’objectif est d’encourager les interactions entre les étudiants de différentes
origines. L’idée est géniale — trop souvent on a tendance à rester dans notre petit cercle
de connaissances et ne pas s’aventurer à l’extérieur. La semaine internationale de cette
année semble particulièrement pleine avec des activités qui ont lieu tous les jours à
différents endroits du campus.

Par contre, il sera intéressant de voir combien de variété se retrouvera à la soirée
internationale. J’avais bien aimé mon expérience à l’évènement de l’année dernière, mais
j’ai été déçue de ne voir aucune collaboration de la part des pays européens, asiatiques ou
de l’Amérique du Sud. Nous savons tous que les étudiants internationaux ne viennent pas
tous de l’Afrique. Pourtant, c’est ce qu’on aurait pu être portés à croire lors de la soirée
internationale en 2012. Reste à voir si la variété sera plus importante cette année.

Mois de prévention du suicide
En plus d’être le mois de la St-Valentin, février est aussi le mois de prévention du suicide.
L’Acadie Nouvelle a présenté en début de semaine une première partie d’un dossier sur le
sujet. Au Nouveau-Brunswick, le taux de suicide a augmenté de 2010 à 2011 avec un
total de 113 décès.

Une semaine de prévention ne demande pas aux gens de faire des miracles autour d’eux,
mais c’est tout simplement de la sensibilisation. Sans que nous soyons des psychologues,
il y a quand même beaucoup que nous pouvons faire pour prévenir directement le suicide
chez quelqu’un que nous connaissons. Il ne faut pas oublier que parfois ce sont les gestes
les plus simples qui font les plus grosses différences.

Soyez attentifs aux gens autour de vous. Répandre le bonheur est aussi facile que de
répandre la tristesse; il faut seulement faire un choix. N’oubliez pas non plus de
demander de l’aide lorsque vous en avez besoin. Il y a des services sur le campus qui sont

là pour vous et il y a des gens autour de vous qui sont prêts à vous tendre la main à tout
moment.

La FÉÉCUM vous consulte sur l’abordabilité des études

par Simon Delattre

Alexandre Levasseur, vice-président exécutif de la Fédération des étudiants et étudiantes du
Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM, a entamé mercredi dernier une opération de
consultation publique sur le thème de « l’abordabilité » des études postsecondaires. Muni de
ses dossiers et avec de quoi prendre des notes, il s’était installé dans le local B-149 du Centre
étudiant, face au Coude, pour écouter parler les étudiants de leur définition de ce que sont des
«études abordables». Quiconque souhaiterait s’exprimer sur le sujet pourra encore le faire
cet après-midi (mercredi 13 entre 12 h et 16) ou demain entre 18 h et 21 h

Alexandre Levasseurnous explique sa démarche: «Je veux savoir ce que les étudiants
pensent et expliquer à mes successeurs ce vers quoi il faut aller. Il faut trouver une idée de ce
que seraient des frais de scolarité raisonnables dans une société idéale. Il faut établir une
définition assez large qui puisse perdurer face à la réalité sociale qui évolue». Son but est
donc de pouvoir indiquer au gouvernement quelles sont les revendications de la population
universitaire. Il regrette cependant que les étudiants ne se sentent suffisamment pas concernés.
En effet très peu d’entre eux se sont présentés spontanément pour participer à la discussion.

Premières pistes de réflexion
Malgré tout, les témoignages qu’il a pu recueillir lui ont permis de dégager plusieurs idées
récurrentes. Brunia Doiron est d’avis que les frais de scolarité doivent dépendre de la qualité
de l’éducation. «Il faut en avoir pour son argent», nous dit-elle. Elle ajoute qu’il faudrait
pouvoir payer l’université avec ce qu’on gagne pendant l’été, c’est-à-dire quatre mois de
salaire à 40 heures par semaine.

Simon Ouelette estime aussi que «si tu travailles un été au salaire minimum tu devrais
pouvoir te payer ton année. Tout le monde devrait pouvoir entrer à l’université peu importe
son revenu. L’éducation devrait donc être davantage subventionnée par l’impôt sur le
revenu.» Guyaume Boulianne affirme aussi qu’il faut «payer pour la qualité», mais que
«lorsqu’on a gradué on ne devrait pas avoir une dette supérieure au coût d’un an à
l’université ».

Karine Martel pense que les prêts devraient permettre d’aller au bout des études. La dette
raisonnable d’un finissant ne devrait pas s’élever à plus de 35 000 dollars, car il doit pouvoir
la rembourser en 5 ans avec le salaire moyen. Cela serait profitable à tous d’après elle, car
«un jeune sur le marché du travail qui ne fait que rembourser ses prêts ne fait pas rouler
l’économie ».

Zoé Gagnon, du conseil étudiant de travail social, affirme que la question a été abordée lors
de leur conseil d’administration: «Nous sommes globalement d’accord avec les
recommandations initiales de la FÉÉCUM, c’est dire que les droits de scolarités ne doivent
pas augmenter plus que le niveau de l’inflation. Si ça avait été le cas, ils seraient rendus à la
moitié de ce qu’ils sont aujourd’hui.» Mais elle demeure pessimiste sur la possibilité de
parvenir à cette situation: «Est-ce que le gouvernement conservateur et la population de la
Province sont prêts à payer davantage pour l’éducation? Je ne le pense pas »

Mickael Arsenault, étudiant en sciences politiques, pointe quant à lui du doigt le problème
que peut poser une telle définition: «Si les mots ne sont pas suffisamment précis, le
gouvernement risque d’utiliser la définition à son compte en l’interprétant comme il le
souhaite.» Il préfère donc envisager d’autres solutions, par exemple aider davantage les
étudiants à trouver un emploi d’été, notamment en repensant le rôle du Salon carrière, où il
n’y a selon lui que des opportunités pour des finissants ou des étudiants en administration. Il
explique finalement qu’investir dans l’éducation relève du choix de société, c’est-à-dire qu’il
faut demander un effort de la part de l’ensemble de la population.