mercredi 30 janvier 2013

La FÉÉCUM de 2013-2014 est révélée

De gauche à droite : Émilie Haché, Simon Ouellette, Kevin Arsenault et Samuel LeBlanc

par Simon Delattre

Les résultats des élections de la FÉÉCUM ont été dévoilés au Coude dans la soirée de mardi.
Kevin Arsenault, unique candidat, est élu Président par 82,6 % des votes (8,1 % de Non et 5,7 % d’abstention).

Simon Ouellette devient le futur vice-président exécutif grâce à 82,7 % des voix exprimées (10,2 % de Non et 7,3 % d’abstention).

Samuel LeBlanc a lui recueilli 82,7 % des votes (5,7 % de Non et 7,2 % d’abstention) et il sera vice-président académique pour l’année universitaire à venir.

Seul poste disputé, la vice-présidence interne revient à Émilie Haché. Avec 51 % des voix en sa faveur, elle devance Annie Godin, dont la candidature a reçu le soutien de 40,8 % des votants (7,6 % se sont abstenus). Émilie dit espérer être à la hauteur : « merci aux étudiants de m’avoir fait confiance et d’avoir voté » ajoute-t-elle.

Une participation en hausse
Sur les 3822 étudiants ayant le droit de vote, 1208 étudiants ont voté. Le pourcentage de votants s’élève donc à 31,6 %, ce qui dépasse les 25 % de votants nécessaires pour que l’élection soit validée. La participation est en hausse de 3 % par rapport à la précédente élection. Kevin Arsenault est « content d’avoir dépassé les 30 % », « c’est un mandat clair pour nous, le signe que les étudiants veulent qu’on fonce ». Simon Ouellette voit ce résultat comme « une bonne chose ». Selon lui : « c’est encourageant autant de participation malgré le peu de compétition ».

Voici les chiffres de participation par faculté :
- Droit : 42,5 %
- Sciences infirmières : 17,47 %
- Génie : 30,12 %
- Administration : 31,59 %
- Psychologie : 32,22 %
- Arts : 31,8 %
- Sciences sociales : 33,87 %
- ESANEF (École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales) : 46,15 %
- Sciences : 29,57 %
- Travail social : 17,67 %
- Éducation : 54,51 %
- Kiné/Récréologie : 29,44 %

Crise au conseil étudiant des arts de l’UdeM

par Anthony Doiron

Le président du conseil, Louis-Philippe Roussel, poussé vers la sortie, a démissionné. Il aurait reconnu avoir falsifié des signatures sur des chèques totalisant des milliers de dollars.

L’Association étudiante des arts du centre universitaire de Moncton (AÉACUM) est aux prises avec une affaire gênante. Le président, Louis-Philippe Roussel, aurait falsifié des signatures sur des chèques pour ensuite retirer de l’argent du compte de l’organisation en catimini. Ayant perdu la confiance de ses collègues, il a remis sa démission le 18 janvier dernier.

C’est ce qu’a appris Le Front lors de la dernière réunion régulière du conseil d’administration de l’AÉACUM, vendredi dernier.

L’affaire a débuté plus tôt ce mois-ci alors que deux membres de l’exécutif de l’AÉACUM, Patrick-Olivier Meunier, VP externe (et photographe du Front; NDLR) et Sébastien Leclair, VP aux finances, ont noté des irrégularités dans un relevé des opérations du compte bancaire de l’Association pour le mois de décembre 2012.

Le document ferait état de 14 retraits totalisant plus de 3000 $ dont ils ignoraient l’existence jusqu’alors. Comme il se doit, les chèques portent la signature du président de l’AÉACUM, Louis-Philippe Roussel, et celle de Sébastien Leclair.

Le hic, c’est que M. Leclair nie catégoriquement être l’auteur des signatures apposées sur les chèques portant des mentions telles que « Jeux », « Argent » et « Louis-Philippe ». Les deux vice-présidents ont donc demandé des précisions à Louis-Philippe Roussel.

« À ce moment-là, il a avoué par lui-même avoir falsifié ma signature », a affirmé Sébastien Leclair lors de la rencontre de vendredi dernier.

Louis-Philippe Roussel lui aurait ensuite assuré que les sommes étaient destinées à la délégation de l’Université de Moncton qui participera prochainement aux Jeux de la traduction, un groupe dont il était aussi le chef jusqu’à tout récemment.

Du côté du conseil étudiant du Département de traduction, qui joue un rôle dans l’organisation de la délégation de l’U de M, on affirme ne pas avoir reçu les fonds en question.

« Je peux vous assurer que nous n’avons pas vu la couleur de cet argent-là », a affirmé le président du conseil, Sébastian Roussel, en interview avec Le Front.

Le Front a tenté à plusieurs reprises de recueillir les commentaires de Louis-Philippe Roussel, mais sans succès.

N’ayant plus confiance en Louis-Philippe Roussel, des membres du conseil d’administration de l’AÉACUM ont alors demandé sa démission, qu’ils ont obtenue le 18 janvier dernier. Le vice-président externe, Patrick-Olivier Meunier, assurera l’intérim jusqu’aux prochaines élections, en avril prochain.

Des doutes sur le retrait de plus de 9000 $
Lors de la réunion houleuse du conseil d’administration de l’AÉACUM, Le Front a également appris qu'une trentaine de transactions douteuses supplémentaires ont été découvertes. Le relevé des opérations pour la période allant du début du mandat du conseil actuel, en avril 2012, à décembre dernier fait état d’une trentaine de transactions dont l’origine est inconnue et qui totalisent plus de 9000 $.

L’AÉACUM a demandé à la Banque Nationale de lui fournir plus de détails sur ces transactions.
Le conseil d’administration de l’AÉACUM a résolu de former un comité spécial afin de faire la lumière sur toute cette affaire. Une plainte a d’ailleurs été déposée au service de sécurité de l’Université de Moncton. L’AÉACUM envisage de faire de même auprès de la Gendarmerie royale du Canada.

Éditorial : L’art perdu de l’honnêteté

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

Le conseil étudiant de la Faculté des arts et des sciences sociales fait face à une situation très difficile en ce moment. Tous les détails présentement disponibles sont en page 3 du Front de cette semaine, mais l’essentiel est qu’un membre du conseil aurait forgé des signatures afin de sortir de l’argent du compte étudiant sans permission. Il y aurait plusieurs autres milliers de dollars manquants dans ce même compte de banque. Il n’est pas encore clair qui a sorti cet argent et pour quelles raisons, mais il reste que si personne n’en avait connaissance, il ne s’agit certainement pas d’une transaction honnête.

Nous ne parlons pas encore de façon officielle de « vol ». Toutefois, je me permets d’utiliser ce mot pour simplifier mes propos. L’idée qu’une personne aurait volé un si grand montant d’un compte appartenant à un conseil étudiant est tout à fait dégoutante. Nous savons tous très bien que les étudiants n’ont pas des fonds illimités; loin de là. Les gens présents à la réunion du conseil des arts de la semaine dernière étaient bien frustrés et ça s’est bien fait ressentir. Il ne faut pas se surprendre que les étudiants soient choqués d’apprendre que leur argent avait été volé.

À travers toutes ses frustrations, il faut quand même savoir prendre du recul, comme l’a expliqué un des représentants. Les réactions étaient tout à fait justifiées, mais je tiens à souligner le travail des membres du conseil qui ont eu à gérer cette découverte et les conséquences qui en sont suivies.

Nombreux sont ceux qui vont suivre les développements dans ce dossier de près. Il faut seulement espérer que la conclusion sera juste pour tous les partis impliqués.

Drame étudiant au Brésil
La fin de semaine dernière a vu un terrible drame se dérouler à Santa Maria, une ville universitaire au Brésil. Une boite de nuit, pleine notamment d’étudiants, a pris feu lorsque les pyrotechniques d’un groupe qui y jouait ont provoqué l’incendie du toit de la bâtisse. Au dernier compte, 231 jeunes, certains des mineurs, ont perdu la vie.

L’établissement en question n’avait pas d’alarme de feu, pas de système d’arrosage, et pas de sortie d’urgence en cas de feu. Pour ajouter du mal à une situation déjà difficile, des véhicules bloquaient une des sorties; obligeant ainsi tout le monde d’essayer de sortir par la même porte.

Le party étudiant qui y était organisé n’était pas si différent que ceux que l’Université de Moncton organise au iRock ou au O.C.. Loin de vous décourager de participer à ces activités, je crois tout simplement qu’il est important pour nous de reconnaitre la situation que les familles et les amis de ces jeunes étudiants doivent connaitre en ce moment.

Il faut prendre confort dans les petits détails : la majorité des victimes sont décédées de l’inhalation de fumée, et non des brulures. On peut penser qu’ils n’ont pas souffert autant qu’ils auraient pu.

On peut aussi réaliser à quel point la vie est courte et combien il faut savoir en profiter. Les défis, il y en aura toujours et ils seront souvent assez inattendus. Par contre, il faut savoir tirer le meilleur des opportunités que la vie nous présente.

La FÉÉCUM s’attaque à l’endettement étudiant : des symboles aux actes?

par Simon Delattre

Mercredi dernier au Coude, la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) avait donné rendez-vous à la communauté et aux médias pour une sensibilisation au problème de l’endettement des étudiants. Trois d’entre eux; Tiffany Raymond (étudiante en psychologie), Kevin Arsenault et Annie Godin (tous deux de la Faculté d’éducation) s’étaient déguisés en prisonniers. Munis de boulets symbolisant leurs dettes imposantes, ils se sont retrouvés enfermés derrière les barreaux d’une cage illustrant leur situation financière difficile.

La présentation d’Alexandre Levasseur, vice-président exécutif de la FÉÉCUM, s’accompagnait d’une vidéo sur le coût des études intitulée « Réveille *!!@*! », au ton à la fois humoristique et informatif. Disponible sur le site de la FÉÉCUM et sur YouTube, cette dernière cherche à briser les stéréotypes que certains peuvent véhiculer sur les étudiants : aller à l’Université ne garantit pas forcément de trouver un emploi facilement, et non les étudiants ne sont pas tous issus de familles riches.

Elle nous apprend également qu’un baccalauréat de quatre ans au Nouveau-Brunswick peut coûter jusqu’à 66 000 $. De plus, les frais de scolarité représentent environ 42 % du coût d’une année universitaire. Ce montant n’a fait qu’augmenter d’année en année, si bien que la Fédération étudiante parle d’une « crise » qu’il faut régler au plus vite. Alexandre Levasseur fait ainsi remarquer qu’« aujourd’hui commencer avec rien c’est une chance, car certains entrent parfois dans la vie active avec 40 000 $! ».

Le problème se fait d’ailleurs particulièrement ressentir dans la Province, où en 2011 la moyenne d’endettement à la dernière année du baccalauréat était de 35 344 $. Pour faire obstacle à cette hausse continue, la FÉÉCUM recommande au gouvernement l’établissement d’un plafond d’endettement de 7000 $ par année, ce qui permettrait au Nouveau-Brunswick de redresser la situation au niveau de la moyenne nationale (28 000 $ d’endettement à la fin d’un baccalauréat).

Alexandre Levasseur pointe finalement du doigt une contradiction : « on demande aux étudiants d’être de futurs leaders de la société, mais on les afflige de difficultés financières ». La réunion s’est ensuite terminée par la libération symbolique des trois prisonniers. Le vice-président exécutif et la présidente Joëlle Martin ont rencontré le lendemain, jeudi 24 janvier, la ministre de l'Éducation postsecondaire pour lui porter un message simple : « il faut régler cette crise, puis s’attaquer aux causes de l’endettement ». Parmi elles, l’importance des droits de scolarité, les dysfonctionnements du système d'aide financière, ou encore le manque de financement des universités.

17 000 $ pour la première édition du Relais pour la Vie UdeM

par Brunia Doiron

Malgré le grand froid qu’il faisait dehors, les étudiants se sont mobilisés pour une bonne cause la semaine dernière. Le vendredi 25 janvier avait lieu la première édition du Relais de la Vie à l’Université de Moncton. 17 équipes ont participé; soit 160 étudiants.

L’évènement s’est très bien déroulé selon les organisateurs. Le Relais pour la Vie commença par la cérémonie d’ouverture où Roger Boulay, le directeur des Services aux étudiantes et étudiants est venu dire un mot au nom de l’Université. La soirée fut remplie d’activités dont le tour de piste des survivants, Zumba, course à obstacles, la cérémonie de luminaire, un « Dance off » et diverses autres activités. Les participants ont eu droit à la musique de différents groupes comme Joey et les Tavernaks, la Dive et Saraphie.

Au dernier compte, l’activité a ramassé 17 000 $ pour la Société canadienne du Cancer. Lors du Relais pour la Vie, il y a eu une cérémonie du trophée pour l’équipe qui a ramassé le plus d’argent pour la cause. Cette année, l’honneur a été à l’équipe Les Madeliniennes qui a ramassé 1335 $ en 4 jours, nous raconte Rémi Gaudet, le président de l’événement.

Pour ce qui est des filles de l’équipe de l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (ÉSANEF), elles devront cuisiner de délicieux biscuits en grande quantité et les distribuer à travers le campus. Selon leur défi ÉSANEF pour le Relais pour la vie, elles ont dit que si elles ramassaient plus de 450 $ elles feraient des biscuits en quantité industrielle et ce seuil a été dépassé jeudi dernier.

Pour certains, la soirée était très émotionnelle. Rémi Gaudet nous dit : « Pendant la cérémonie de luminaire ça été très émotionnel, les lumières du stade étaient éteintes et il y avait au moins 300 chandelles luminaires autour de la piste avec la chanson Amazing Grace qui jouait ».

Plusieurs semblent avoir bien aimé cette initiative. Marie-Ève Cloutier, une étudiante en Nutrition nous affirme que : « Certainement, pour la première édition que l'Université organise, j'ai réellement aimé ça! Ça fait déjà 3 ans qu'ÉSANEF participe au relais en affichant les couleurs de l'U de M et on n’a pas été déçus! »

Malgré que la première édition se soit bien déroulée, des participants ont pris en note comment l’améliorer si le projet est à refaire l’an prochain. Certains ont exprimé qu’ils n’entendaient pas toujours bien dans le micro. Jessica Haché, une participante, nous fait remarqué que : « Avec l'écho dans le stade c’était difficile d’entendre ce que le monde disait au micro et de suivre la programmation puisque personne comprenait mais ça c’est à cause du stade là. Les bands étaient vraiment bonnes mais le son était TRÈS fort ». Les participants affirment que bien que l’événement avait des petits pépins, ils participeront de nouveau au Relais de la Vie à l’Université de Moncton.

Le président du comité organisateur du Relais pour la Vie à l’Université de Moncton nous dit : « je suis fier de la participation des étudiants. Ça démontre beaucoup de cœur et d’initiative pour une bonne cause ».

Campagne des finissants

par Brunia Doiron

Pourquoi fêtons-nous les anniversaires? Certains disent qu’on fête les anniversaires pour se souvenir de notre passé. L’Université de Moncton célèbre un anniversaire marquant cette année; celui de son 50e anniversaire.
Puisque c’est le 50e anniversaire de l’Université de Moncton, le Bureau de Développement philanthropique, la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) et la Libraire Acadienne vont lancer la première Campagne des finissants de l'Université de Moncton. Pour la première fois, les finissants 2013 du campus de Moncton auront l’opportunité de se procurer une gamme variée de produits commémoratifs « Université de Moncton Classe de 2013 ».

Cette campagne est aussi une source de collecte de fonds et les profits de cette vente iront pour un banc et des bourses pour les finissants de la classe 2013. Le banc sera d’une valeur 2500 $; un cadeau de la classe 2013. Karina Langis la vice-présidence interne de la FÉÉCUM nous explique que les profits des ventes vont améliorer l’aménagent du paysage du campus, dont une banquette adornée d’une plaque remerciant la classe de 2013. Chantal Goguen étudiante en administration dit : « c'est une bonne idée d'avoir une sorte d’héritage ou “legacy” qui reste sur campus avec les bancs. C’est une façon de réunir les finissants aussi puisque souvent on est seulement groupé par faculté ».

Certains pensent que les produits commémoratifs vont créer un sentiment d’appartenance à l’Université de Moncton. Une finissante de la Faculté des sciences explique : « C’est une belle idée! De cette façon les anciens gardent un petit souvenir matériel de l'UMoncton et démontrent leur fierté ». Caroline Lagacé, une étudiante en Kinésiologi affirme : « Ça permet aux étudiants de conserver leur sentiment d'appartenance jusqu'à la fin de leurs études ».

D’une autre part, d’autres étudiants sont indifférents à la campagne. Josée Levesque, finissante de la faculté des Arts, dit : « Ça m'importe peu, je veux juste avoir mon diplôme ». Brigitte Gallant, une étudiante en troisième année du programme d’art dramatique nous dit : « Puisque c'est pour le 50e, je comprends pourquoi ils veulent faire quelque chose de spécial, mais moi ça me dérange pas vraiment si ça continue ou pas la tradition. Je peux dire que j'ai gradué à la 51e de l'université. Ce qui est important pour moi c'est ça que moi je me souviens de mon temps à l'université, et je ne pense pas qu'un mémorial va vraiment représenter ça pour moi. »

Nicolas Légère, finissant en Récréologie, voit ça d’une autre façon : « Moi j’aurais donné des articles symboliques à tous les étudiants inscrits qui ont payé passé 5000 $ cette année... Ce sont les étudiants qui devraient être récompensés et pas juste en l’honneur du 50e ».

Karina Langis nous dit qu’elle « espère que les finissants vont être contents d’avoir une opportunité de démontrer leur fierté grâce à la campagne des finissants ».

Plus d’information sera dite lors du lancement officiel de la campagne des finissants de la classe 2013 de l’Université de Moncton. Le Logo officiel sera aussi dévoilé dans les semaines à suivre.

L’épopée des fœtus de cochon : du ventre de l’animal à la dissection en cours de bio

par Simon Delattre

Le récit d’une élève écœurée de la dissection de fœtus de cochon lors de son cours de biologie a piqué la curiosité de votre enquêteur du Front. D’où viennent-ils? Comment parviennent-ils jusque devant le regard dégouté ou amusé des étudiants?

Première étape, direction le pavillon Rémi-Rossignol! Je monte les escaliers quatre à quatre, pousse une porte, puis une autre et atterris dans le local de préparation des laboratoires. J’y rencontre Erick Batailler, du département de biologie, l’occasion de lui faire part de mes interrogations. « On les achète à des entreprises américaines, ils nous livrent des seaux pleins, mais on ne sait pas comment ils s’y prennent pour les obtenir. », me dit-il. J’aperçois justement derrière une vitre les seaux blancs en question. Toujours intrigué, je questionne ensuite Julie Anne Richard, technicienne en biologie, qui m’en apprend davantage : « je commande les fœtus de cochon de la compagnie Ward's mais je ne sais pas qui est leur fournisseur et comment ils font pour avoir les spécimens. Il faudrait les contacter pour qu'ils vous donnent plus d'informations. » Bonne idée!

Trois clics et me voilà connecté sur le site de Ward’s. Je consulte alors le catalogue comme quelqu’un s’apprêtant à faire ses commissions… et tombe sur des articles qui sortent de l’ordinaire! On me propose d’acheter un fœtus de cochon pour environ 20 dollars selon la taille du spécimen. Mais attention : je peux aussi bénéficier d’une remise de 10 pièces pour l’achat de 10 fœtus! Les collectionneurs fortunés pourront même obtenir 50 fœtus pour la modique somme de 383.95 $… Il y a même la possibilité de choisir un supplément « veines et artères injectées de latex bleu et rouge ».

J’envoie alors un courriel à Brenda Hardy, chargée des relations avec les clients canadiens pour Ward’s. Elle me répond très vite : « Les fœtus de cochon proviennent de l’industrie de conditionnement de la viande où ils sont considérés comme des déchets. Nous récupérons leurs “déchets” et les recyclons en outil pédagogique, autrement ils finiraient dans une décharge ou un incinérateur ». Je lui demande donc avec quelle industrie en particulier ils ont cet accord, mais elle me dit ne pas disposer de cette information, avant d’ajouter « je vous assure que tout est réglo. »

Entre temps j’ai pu parcourir plus en détail le catalogue, découvrant des articles encore plus surprenants. Sont disponibles : des fœtus de cheval, de chèvre, le squelette d’un fœtus de chat, et même une chatte enceinte déjà disséquée! J’interroge donc Brenda : est-ce que l’industrie de conditionnement de la viande leur fournit aussi ce genre d’animaux? Jusqu’à présent je n’ai pas eu de réponse.

Par contre, j’ai appris que l’achat de ces articles est tout de même soumis à des restrictions, c’est-à-dire que seuls des chercheurs ou des professeurs peuvent en faire l’acquisition. Plusieurs sites à l’image de www.stopvivisection.info critiquent cette méthode d’enseignement. Ils mettent de l’avant des alternatives à la dissection, par exemple des vidéos, des livres, des modèles ou des logiciels de dissection virtuelle. Ces outils pédagogiques sont présentés comme étant moins cruels et plus économiques : 60 dollars pour un CD-ROM qui n’implique pas d’agent de conservation, pas de matériel de dissection, ni de spécimen à commander chaque fois.

Ça jase avec le député libéral Brian Gallant

par Véronique LeBlanc

Le conseil de science politique a organisé une petite rencontre avec le débuté Libéral Brian Gallant jeudi dernier. Selon la présidente du conseil de science politique, Rachel Richard, elle affirme que « c’est un programme qui est misé cette année. Avant, c’était eux [les politiciens] qui venaient pendant la période électorale ». Bernard Lord participera en février à ce même genre d’activité et Rachel espère pouvoir inviter plusieurs députés de divers partis politiques.

C’est dans le café-bar étudiant le Coude que la discussion avec Brian Gallant a eu lieu. L’invitation avait été lancée dans les courriels étudiants que tous pouvaient venir assister à la discussion. Le public était majoritairement constitué d’étudiants masculins du programme de science politique, ce qui est curieux puisque les filles sont plus nombreuses dans ce programme.

Ceux qui étaient venus assister à la rencontre se sont assis près de M. Gallant, autour d’une table de sorte que ce soit plus informel. Sur un ton humoristique et calme, il s’est d’abord introduit puis a expliqué son parcours.

Messages de Brian Gallant
Ayant grandi à Shédiac-Bridge, il a fait ses études postsecondaires à l’Université de Moncton en Administration avec une spécialisation en finances. Par après, il a étudié en droit avant de se lancer dans la politique à 24 ans. Il a affirmé à plusieurs reprises que c’est son « implication qui m'a beaucoup aidé dans mon cheminement ». Il a commencé à s’impliquer depuis l’école primaire. Il précise toutefois qu’il y a plusieurs formes d’implications : cela n’a pas forcément besoin d’être avec un parti politique.

Le passionné de la politique transmet ses valeurs politiques précisément sur la transparence, de « garder les promesses que tu sais que tu peux garder » ainsi sur le respect d’autrui. Gallant pense que c’est gênant lorsque les politiciens manquent de respect. Il a aussi expliqué deux autres atouts d’un bon politicien : il a la « responsabilité de faire ce qui est bien » et il doit prendre le temps d’inclure la population lorsqu’il y a de grandes décisions à prendre.

Défis du Nouveau-Brunswick
Brian Gallant explique aussi que le Nouveau-Brunswick a une perte de population constante. Les jeunes peuvent poursuivre leurs études postsecondaires dans cette province, mais quelques facteurs vont faire en sorte qu’ils vont s’expatrier ailleurs au Canada. Principalement, ils quittent le N.-B parce qu’il y a un manque d’emploi ou alors pour payer leurs dettes beaucoup plus rapidement. Aussi, nombreuses sont les personnes qui viennent prendre leur retraite au Nouveau-Brunswick. Alors, le nombre de personnes qui sont âgées de 25 et 65 ans est moindre et c’est moins invitant pour les investisseurs.

Pour régler peu à peu les obstacles qui interfèrent avec la prospérité du N.-B., il suggère de garder une attention particulière envers l’économie. Au lieu de faire des coupures dans tous les secteurs, il pense que ça serait une meilleure idée de vérifier tous les financements de la province et de faire des coupures là où c’est nécessaire. Également, certains secteurs devraient être épargnés dans la mesure de la possibilité dont la santé et l’éducation. La stabilité de l’économie peut se produire avec les jeunes éduqués. D’autant plus qu’il soutenait l’idée de Bernard Lord, celle d’« instaurer des cours de politiques » dans les écoles secondaires.

Une petite période de questions a eu lieu à la fin de la discussion. Les sujets principaux portaient sur le vote obligatoire, le projet d’un réseau pétrolier de l’Alberta au N.-B., le gaz de schiste, et quelques autres. Ceux qui assistaient à la discussion avec Brian Gallant semblaient particulièrement apprécier la discussion.

Rachel Richard espère aussi que cette activité va se poursuivre malgré les modifications de gens du conseil et que plus d’étudiants de toutes les facultés vont assister à des activités de la sorte.

Moncton hôte de L’AUPAC du 1er au 3 février 2013

par Véronique LeBlanc

Atlantic Undergraduate Physics and Astronomy Conference (AUPAC) est un événement qui rassemble des étudiants et certains professeurs provenant d’une dizaine d’universités en Atlantique offrant le programme de physique et d’astronomie. Les bénévoles ainsi que les étudiants de physique de l’Université de Moncton accueilleront les diverses universités au Crown Plaza le 1er février pendant l’après-midi. L'année dernière, l'AUPAC était à l'Université de Dalhousie et les étudiants de l'Université de Moncton ont remporté le 1er prix et 3 mentions honorables. Cette année, Moncton sera représenté par 5 étudiants dont la plupart sont en 4e année d’étude en physique sauf Alexandre Doucet, un étudiant en 3e année.

Le président du programme de physique et d’astronomie de l’Université de Moncton, Julien Légère, précise que cet événement a entre autres l’objectif de « partager des découvertes et de la recherche scientifique qui ont été faites dans les provinces de l’Atlantique ». L’Université de Moncton est la seule université francophone qui y participe.

Ce sera une fin de semaine grandement mouvementée. Entre autres, il y aura une diversité de conférences, une visite guidée des laboratoires de physique à l’Université de Moncton pour les curieux, des kiosques de différentes universités canadiennes qui offrent des maitrises pour les étudiants en physiques, un banquet et beaucoup d’activités sociales. À ce sujet, Julien Légère affirme que c’est une « opportunité de rencontrer des professeurs et d’autres étudiants de différentes universités ».

Parmi les conférenciers :
Le conférencier d’honneur lors de la cérémonie sera M. Jeff Dahn, un professeur de l'Université de Dalhousie. Puis, deux professeurs de l’Université de Moncton, soit Ruben Sandapen ainsi que Jean-François Bisson, auront l’opportunité de faire eux aussi des conférences pendant la fin de semaine concernant leurs projets de recherches scientifiques. Sur une centaine d’étudiants qui assistent à l’AUPAC, une trentaine présenteront leurs recherches sur un sujet très spécifique dans le domaine de la physique aux autres participants. Ces présentations seront évaluées par des juges et des prix seront remis aux meilleures présentations. Les conférences des étudiants se dérouleront à l’édifice Rémi-Rossignol sur le campus de l’Université de Moncton.

La présentation de Julien Légère portera sur les miroirs intelligents qui changent de propriétés optiques. C'est un principe qui pourrait être mis en valeur lorsqu'une automobile nous suit et que la lumière de ses phares est trop forte. Dans ses situations, selon les voitures, on peut allumer un interrupteur dans la voiture qui va changer l'opacité du miroir et la lumière que l'on voit du rétroviseur ne sera plus aveuglante.

Plusieurs prix seront attribués pendant la fin de semaine par l’Université de Moncton ainsi que Science Atlantic. Les trois meilleures présentations se mériteront un prix de 100, 200 et 300 $. Des mentions honorables, tous d’une valeur de 25 $, peuvent aussi être attribuées. Le prix du meilleur communicateur sera d’environ 100 $ puisque les sujets sont très précis et difficiles à expliquer. Le prix du public sera d’une valeur d’environ 100 $. Également, la compagnie Lamdaguard offre un prix de 300 $ à l’étudiant(e) qui fait la meilleure présentation sur de la photonique (laser).

Délégués à vendre

par Catherine Dumas

Jeudi dernier avait lieu une vente aux enchères hors du commun au Coude. Pour la deuxième année consécutive, la délégation des Jeux franco-canadiens de la communication a fait une vente de leurs délégués.
Cette vente permettait aux participants de financer les Jeux de la communication qui auront lieu cette année à l’Université d’Ottawa du 20 au 24 février. « Cet événement consiste à rassembler neuf universités francophones de l’Est du pays, afin qu’ils s’affrontent dans différentes activités reliées au domaine de la communication », nous explique David Redmond, un des participants et ancien chef de la délégation. Les écoles se défient dans des compétitions « telles que la création publicitaire, la radio, l’écriture journalistique ainsi que les relations publiques. Cela nous permet de nous faire des contacts pour le futur et c’est une belle expérience du point de vue professionnel et social », dit-il.

C’est le groupe de musique Saraphie, composé de Normand d’Entremont, Jacques Blinn, Éric Dow et Patrick Dugas, qui s’est chargé de mettre de l’ambiance et de faire danser les acheteurs lors de cette soirée en jouant quelques « covers » francophones et anglophones. Les animateurs, David Redmond et Sébastien Haché, se sont occupés de la partie vente aux enchères en y mettant leur petite touche d’humour. Ce dernier soutient que cette soirée était vraiment agréable. « C’est plaisant de voir les gens embarquer dans la game (encan) et d’acheter », affirme-t-il.

Les délégués n’ont pas manqué d’inspiration et d’originalité lors de cet encan non silencieux. Certains vendaient des heures de ménages, une autre vendait un ensemble de survie pour la grippe (nourriture réconfortante, médicament, etc.), des corrections de l’orthographe pour des travaux, une séance photo, un Aigle Bleu, etc.

Le groupe Saraphie, qui participait aussi à la vente, a battu des records en étant acheté pour 200 $. Ce n’est pas la générosité qui manquait lors de cette soirée, car la délégation a réussi à amasser plus de mille dollars. Comparativement à l’année dernière, les représentants des jeux ont su excéder le montant cumulé de quelques centaines de dollars. Karine Martel, une des organisatrices et chef de délégation, se dit très satisfaite de cette soirée : « On s’était mis 500 $ comme objectif, car on voulait être réaliste et finalement, on a fait beaucoup mieux », soutient-elle. Malgré que le Coude n’était pas rempli, cette soirée fut un succès tant pour les délégués que pour ceux qui y ont assisté.

Semaine des Arts

par Karine Martel

Malgré les difficultés auxquelles fait face le conseil étudiant des Arts (pour les détails, voir l’article en page 3), les étudiants de la faculté ont su se serrer les coudes afin d’avoir une semaine des Arts des plus diverses.
« Cette année malheureusement, dû à deux démissions, la Semaine des Arts a été mal programmée, dans le sens où tout a été fait à la dernière minute. Heureusement, plusieurs départements ont participé dans l’organisation de diverses activités, ce qui fait que la programmation de la semaine semble être extrêmement intéressante », explique le président par intérim de la faculté des Arts, Patrick-Olivier Meunier.

Il ajoute que pour lui, « la semaine des arts est une chance pour les départements de montrer qui ils sont et ce qu’ils font au reste du campus. C’est pour cette raison que la semaine nous tient particulièrement à cœur. »

Lundi
Campus en scène à 11 h 15 au Cube. Campus en scène (CES) est un projet d’animation socioculturelle se promenant dans les différentes facultés et écoles du campus. L’objectif est de faire ressortir les talents artistiques des étudiants. Le premier CES à avoir lieu aux Arts sert également de coup d’envoi de la semaine des Arts.

Mardi
Ciné-histoire à 19 h. Le département d’histoire a présenté le film Path of Glory.

Mercredi
Vins & Fromages de 18 h à 21 h à la salle Neil Michaud et la Galerie Triangle de la Faculté des Arts. L’activité est organisée par les étudiants des départements d’anglais, d’arts visuels et de musique. Divisée en trois parties, la soirée comporte un vernissage par des étudiants en arts visuels. Ensuite, les étudiants du département d’anglais réciteront de la poésie en anglais et en français. Les étudiants du département de musique se chargeront de meubler la soirée en musique.

Concours d’humour amateur L’Acadie juste pour rire, à 20 h au Coude. Les 10 finalistes du concours ont préparé leurs meilleures blagues afin d’impressionner le jury. L’entrée est libre pour les étudiants.

Jeudi
Hipster Party à 22 h à The O.C. Suite au déménagement du Old Cosmo (et de son propriétaire) vers l’ancien O2, l’emplacement a été réutilisé pour créer le tout nouveau bar du Centre-Ville de Moncton, The O.C. C’est à cet endroit qu’a lieu le party officiel de la semaine des Arts. Le coût pour entrée à la soirée thématique est de 5 $ par personne.

Vendredi
Le groupe local les Hôtesses d'Hilaire sera au Coude dès 21h pour fêter avec les étudiants de l'Université de Moncton. Le spectacle présenté en collaboration avec le Service des Loisirs socioculturels est au coût de 5$ par personne.

« Nous nous considérons très chanceux d'avoir un groupe comme les Hôtesses d'Hilaire pour clore la Semaine des Arts, » de dire le président par interim. « Nous n'aurions pas pu demander mieux. »

Une histoire de Cendrillon

par Karine Martel

La majorité du département de musique de l’Université de Moncton a participé, pendant plusieurs mois, à la préparation de l’opéra de Cendrillon qui a été présenté au Théâtre Capitol samedi et dimanche dernier.
En quatre actes a été présentée, sous forme d’opéra, l’histoire de Cendrillon qui, grâce à sa fée marraine, rencontre son Prince charmant qui tombe amoureux d’elle, malgré les fortes restrictions de sa méchante belle-mère.

La pièce mettant en vedette 40 comédiens, 24 danseuses de ballet et 15 musiciens formant un orchestre complet était, sans peu dire, un incroyable assemblage de voix, de musique, de danse et de costume.

Sylvie Boulianne, seule finissante en chant au département de musique, s’est vu accorder le rôle de Cendrillon. « Ma professeure de chant m’a demandé si je voulais faire Cendrillon. J’ai dit oui. Ce rôle est un de mes plus gros rôles dans un opéra jusqu’à maintenant. C’était un grand défi, et je suis fière de l’avoir relevé », explique la jeune chanteuse à mi-chemin entre les deux représentations.

Afin de combler les nombreux rôles de la pièce, des diplômés de musique, ainsi que des étudiants de d’autres départements se sont joints à l’opéra.

Julien Bouchard qui est depuis près d’un an diplômé en percussion assurait le rôle du père de Cendrillon. « Monette Gould m’a demandée, et j’ai dit oui. Ils avaient besoin de gens de plus et je me suis dit pourquoi pas! » Il ajoute en parlant de son rôle que c’était «bizarre » d’être le père de Cendrillon. «C’est pas juste le fait qu’elle avait mon âge, mais c’est plus le fait d’être père. T’apprends à développer un instinct que t’as pas encore.»

Marie-Julie Bourque, étudiante en traduction, et anciennement en musique a pour sa part joint l’opéra au mois d’octobre. «Au début je n’étais pas certaine à cause de l’horaire, mais finalement ça la bien été » explique la chanteuse. «Il y a fallu que je laisse ma job pour tout le mois de janvier pour être capable d’être là parce que sinon, j’aurais jamais pu faire tout ce que j’ai faite. Mais, ça la valu la peine. Ça vraiment bien été» rajoute-t-elle.

Les solistes reçoivent les partitions au début de l’été, et toute l’équipe commence à pratiquer de 2 à 3 fois par semaine dès septembre, pour finir avec des pratiques quotidiennes au mois de janvier.

Jacques Boudreau qui est en année préparatoire en musique semble avoir profité de cette expérience. «J’pense que je vais prendre chant comme instrument secondaire l’année prochaine. Je vais développer ma voix plus, puis éventuellement je vais probablement pouvoir avoir un rôle secondaire» explique-t-il.

Derrière ce spectacle qui démontre une qualité professionnelle, tant au niveau sonore que visuel, se cache des centaines d’heures de travail. «C’est sure qu’au début, il y a quand même le stress, mais après ça c’est comme rien. T’arrives là, tu sais qu’est-ce qu’il faut que tu fasses, puis là tu le fais et c’est fini! Aujourd’hui on a brisé la glace, demain ça va juste être mieux» explique Jonathan Sonier qui était celui en charge de faire essayer le fameux soulier aux jeunes femmes de la pièce.

Les Jeudis de la librairie

par Cassandre Armelle Vertus

Jeudi dernier, le 24 janvier, la Librairie acadienne de l’Université de Moncton a été le siège d’une rencontre littéraire : les jeudis de la librairie. Il s’agit d’une initiative du Groupe de recherche interdisciplinaire sur les cultures en contact (GRICC) de la Faculté des arts et des sciences sociales, en partenariat avec la librairie. Se donnant pour mission d’appuyer le côté académique de l’université, ces deux entités organisent cette activité qui a lieu une fois par mois, au jeudi choisi, avec un souci de vulgarisation. Dans une ambiance décontractée à souhait, une œuvre littéraire est alors mise à l’honneur. Après une brève introduction, on présente l’auteur qui, parfois, est lui-même de la partie, parfois non. Suit la présentation de l’œuvre en question qui sera bientôt mise à nue, analysée et jugée par l’assistance lors d’un trépidant débat. L’événement se termine habituellement sur une note amicale, ponctuée d’une réception au cours de laquelle les invités continuent de partager leur avis.

L’événement de la semaine dernière était consacré au roman Home, de Toni Morrison; une œuvre mordante emplie du racisme afro-américain qui faisait rage aux États-Unis lors de l’enfance de l’auteur qui décrit son livre comme « l’image blanchie d’une Amérique prospère des années 50 ». Corina Crainic, doctorante au Département d’études françaises, présenta l’auteure et le commentaire de l’œuvre fut assuré par Andrea Cabajsky, professeure au Département d’anglais. Quant à l’animation, elle revint à Marie-Noëlle Ryan, professeure au Département de philosophie. L’assistance était composée d’une vingtaine de personnes, parmi lesquelles on trouvait des professeurs de l’université. Le débat autour de l’œuvre était très animé; le roman de Morrison abordant un thème à controverse. Certains contestaient le défaitisme de l’auteur au sujet du racisme, affirmant qu’il était peut-être justifiable dans les années 50, mais que de nos jours, beaucoup de chemin avait été fait. D’autres ne partageaient guère ce point de vue, affirmant que l’auteur abordait un sujet qui, malgré tout, restait terriblement d’actualité.

Leyla Sall, professeur de sociologie à l’Université de Moncton, participait activement au débat : « C’est un sujet que j’ai trouvé passionnant. En effet, on parle toujours des années 50 comme une ère d’optimisme, de croissance économique, mais on semble oublier le racisme qui y était profondément ancré. Je suis très satisfait de cette rencontre qui m’a permis d’en apprendre plus sur cette réalité des années 50. Non seulement c’est un thème accrocheur, mais cela m’a profondément interpellé puisque je suis moi-même noir. » Après une discussion aussi palpitante, les participants firent honneur à la réception.

Les organisateurs de l’événement se disent « très satisfaits », constatant que le public a répondu favorablement à l’invitation. Mourad Ali-Khodja, professeur titulaire en sociologie et directeur de la GRICC, déclare : « Je suis très confiant en ce qui a trait à la continuité de l’activité. Cela s’est bien déroulé et notre objectif a été certainement atteint. » Linda LeBlanc, de la librairie acadienne, ajoute : « C’est une activité intéressante qui fait “vibrer” la librairie et rencontre parfaitement notre mandat, qui est de promouvoir le côté académique de l’université. » Le prochain Jeudi de la librairie aura lieu le 21 février 2013, de 16 h 30 à 18 h et cette fois, ce sera « Joseph Anton. Une autobiographie » de l’écrivain Salman Rushdie qui en sera le centre.

Chronique études : Prendre le temps de s’améliorer

par Emily Briand

Les premiers examens de la session commencent bientôt, si pour vous ils ne sont pas déjà commencés. Vos résultats sur ceux-ci, s’ils sont bas, peuvent être un indicateur qu’il y a un problème dans vos méthodes d’études et qu’il y a de l’amélioration à faire.

Heureusement vous n’avez pas à affronter ce défi seul! Vous avez vos collègues, Mme Mariama par exemple, qui peuvent vous offrir des conseils : « Après qu’on voit nos cours en classe, je révise à la maison, si tu laisses tes cours accumuler, tu vas avoir du mal. C’est la meilleure façon de réussir ses cours et avoir une bonne moyenne. Je tiens à préciser que le rythme d’étude ici c’est très accéléré et c’est la raison pourquoi il ne faut pas laisser les cours s’accumuler » explique Diallo Mariama étudiante de première année au bac multidisciplinaire.

De plus, il y a des services sur le campus qui peuvent vous aider à reconnaître vos défis et vous offrir des pistes d’amélioration. Josée Bourgeois est coach à l’apprentissage et conseillère en orientation et vous pouvez prendre rendez-vous avec elle pour avoir des conseils. De plus, elle anime des ateliers ouverts à tous les étudiants de façon régulière. Son programme est un projet en partenariat avec les Services aux étudiantes et étudiants et le Programme d’appui à la réussite des études, et ses services sont gratuits et confidentiels. « À l’université, on recommande pour chaque heure de cours, ils [les étudiants] sont responsables de 2 heures d’étude personnelle, puis, la manière efficace de décomposer ces 2 heures-là, c’est 1 heure de préparation avant d’aller au cours, puis une heure de révision après le cours. Ça fait une étude plus régulière, donc on fait nos devoirs au fur et à mesure (…) et t’es plus porté à maîtriser ta matière au fur et à mesure que la session se déroule », explique-t-elle. Elle conseille également de : « ne pas attendre à là dernière minute; de vraiment faire votre étude au fur et à mesure; donnez-vous le temps d’apprendre la matière. Aussi, c’est bon de faire des blocs d’étude, et ne pas oublier de prendre une pause de 5-10 minutes pour maximiser la concentration du cerveau, et aussi de varier les interventions, alors ne pas juste lire, mais également faire d’autres choses comme se poser des questions, d'expliquer la matière à voix haute, de faire des schémas… d'ajouter plusieurs choses, pas juste s’arrêter à lire, de varier ses méthodes d’études ».

Il faut être en mesure de reconnaître ses forces et ses faiblesses. Martin LeBlanc, étudiant en première année en médecine, décrit son défi : « Rester ciblé sur la tâche. Des fois, c’est facile de faire des tangents. Par exemple, si on lit sur la pharmacologie, j’ai pris 15 minutes sur des équations tandis que ce n’est pas forcément dans les objectifs d’étude », explique M. LeBlanc.

Une autre étudiante offre ses conseils : « Quand j’ai pas de cours, je rentre à la maison. Je dors avant d’étudier. Ensuite, je fais les devoirs de la semaine prochaine », dit Cindy Wafo, étudiante en première année en traduction. « Ma faiblesse est la paresse, affirme-t-elle. Il y a trop de distractions chez moi, faut que j’étudie, il faut que je me concentre ».

Même si vous éprouvez des difficultés, vous n’êtes pas les seuls. Gardez en tête qu’il y a des ressources, et ne soyez pas gênés de les utiliser.

Les chroniques d’une survivante (suite)

par Sarah Anne Grandisson

Jour 4
La fatigue nous a atteints et la malnutrition nous ronge de l’intérieur. Je serais déçue de partir ce soir, mais qu’est-ce que je donnerais pour un lit… C’est l’improvisathon aujourd’hui, c’est-à-dire 10 heures d’improvisation consécutive. Bien sûr, l’épreuve du soir est de jouer un match d’improvisation contre l’équipe adverse. En constatant les performances d’improvisateurs de Carole et de Philippe, j’étais quelque peu soulagée qu’ils soient les premiers à s’en aller.

Malgré cette chance, on a perdu l’épreuve. C’est Jeremy qui partira ce soir… En finale, celui-ci nous aurait assuré la défaite. Je décidai alors de ne pas utiliser mon immunité individuelle et de la garder pour le lendemain; j’en aurai surement besoin.

Jour 5
10 h 11 : C’est maintenant 3 bleus contre 3 jaunes, si on suit le cours normal des choses les jaunes voteront pour un bleu et les bleus pour un jaune. On doit savoir pour qui ils voteront. Seb des Sciences se rend chez les bleus et tente de les convaincre de voter pour moi. Ils disent qu’ils ne le feront pas, mais ils ne sont pas fous. De plus, je pense qu’ils savent que j’ai l’immunité secrète.

L’épreuve du soir : Poutre de bois, Lego, jeu de washers et c’est le charmant français qui remporta l’épreuve… et avec raison.

Élimination : J’ai l’impression que je serai sauve pour ce soir, je donne alors mon immunité à Joel en croyant qu’il allait partir, mais aussi pour qu’il me fasse plus confiance. Les rondes des votes sont de 3-3 pour les Sébastiens. On doit maintenant piger des roches entre les 4 participants qui n’ont pas d’immunité. Je me suis mise en danger pour rien et c’est exactement ce que l’autre tribu voulait. C’est Martin qui s’en va.

Jour 6
L’épreuve du jour est d’amasser le plus d’argent possible pour le cancer. Geoffrey donne avec grande générosité l’argent à Sébastien des Arts ce qui le fait remporter l’épreuve.

Jour 7
On n’est plus que 4 : 1 bleu et 3 jaunes. Je remporte l’épreuve du soir qui consiste à répondre à des questions et faire éclater des ballons. À la grande surprise de tous, on élimine Seb des Sciences. C’est seulement par principe que je pense avoir de meilleures chances de gagner en finale avec Seb des Arts ou avec Joel.

Jour 8
On n’est plus que trois… et ensuite c’est la finale assurée. Seb des Arts m’a fait du chantage ce matin : si je gagne ce soir il veut que je le choisisse sinon il convaincra tous les bleus de ne pas voter pour moi. Alors, non je ne choisirai pas Seb des Arts. Joëlle nous annonce que pour la dernière épreuve on doit demeurer sur un bloc de ciment le plus longtemps possible.

D’abord, c’est avec les deux pieds, puis Joëlle nous demande d’être que sur un pied et je perds l’équilibre lamentablement. Croyant que tout est terminé pour moi je commence à me diriger vers la salle, mais à la demande de l’arbitre je rembarque. On doit maintenant être seulement d’un côté du bloc.

Il ne reste plus que moi et l’autre bleu… on doit maintenant n’être que sur une jambe. Je me sens déstabilisée alors que les partisans de Sébastien m’observent et prennent des photos. Juste au moment où je veux abandonner, il tombe…

Jour 9
C’est la grande finale! La journée est plutôt tranquille… Peu importe ce qui se passe ce soir, je me suis rendue le plus loin que je pouvais et maintenant le choix est entre les mains des autres survivants. Dans ma tête, je suis une gagnante!

Je fus surprise de voir à quel point Joel avait joué de façon stratégique et en voyant l’arrogance de Seb des Arts lors du verdict je suis heureuse que ce soit Joel qui a gagné.

Cette aventure m’a permis d’avoir plus confiance en moi et me connaitre plus amplement. Aussitôt que la semaine commença, c’est le jeu qui nous jouait et non pas le contraire. Peu importe les raisons qui nous motivaient à gagner les 2000 dollars, on méritait tous de gagner. Je vous encourage tous à participer l’an prochain, qui sait les surprises qui vous attendent.

Super Bowl XLVII : La bataille des Harbaugh

par Normand d’Entremont

Serena et Venus Williams. Daniel et Henrik Sedin. Eli et Peyton Manning. Marc et Pau Gasol. Éric, Marc et Jordan Staal. La fratrie dans le domaine du sport, même si elle est rare, existe tout de même.

Cette fin de semaine, la fratrie en sport va atteindre tout un autre niveau lorsque deux frères se rencontreront dans le Super Bowl pour la première fois quand les Ravens de Baltimore affronteront les 49ers de San Francisco.

Mais ce ne sont pas que des figurants dans leurs équipes. On parle ici de John et Jim Harbaugh, les entraineurs en chef de leurs équipes respectives, John à la barre des Ravens et Jim à celle des 49ers.
Ce qui est d’autant plus intéressant est les deux Harbaugh sont à la tête d’équipes semblables quant à leur identité. Ce sont deux équipes connues année après année pour leur jeu défensif viril, voire intimidant, et qui comptent surtout sur la course à l’offensive.

À première vue, il semble que ce serait Jim et les 49ers qui auraient l’avantage, et c’est également ce qu’indiquent les cotes pour la partie. San Francisco a la 3e meilleure défensive cette saison, tandis que des blessures et un manque de constance ont fait que Baltimore se trouve au 17e rang. D’ailleurs, dans sa première saison en tant que quart-arrière partant, Colin Kaepernick a su ajouter une nouvelle dimension à l’offensive des 49ers, étant une menace omniprésente à la course tout en connaissant la 8e meilleure cote de sa position. Du côté des Ravens, Flacco, tout comme son équipe défensive, a traversé quelques moments difficiles durant l’année.

Cela étant dit, il y a une autre intrigue sous-jacente à celle des frères qui pourrait être tout aussi importante. Alors qu’il était blessé durant l’année, Ray Lewis, le secondeur étoile des Ravens, a annoncé qu’il allait prendre sa retraite une fois la saison terminée. Il visait un retour pour les éliminatoires afin d’essayer une dernière fois de remporter son deuxième championnat.

Le retour de Lewis à la formation des Ravens a eu un effet presque magique pour l’équipe. Après avoir battu les Colts d’Indianapolis dans la première ronde, Baltimore en a surpris plusieurs en l’emportant sur les Broncos à Denver en prolongation et ensuite sur les Patriotes en Nouvelle-Angletterre, deux équipes favorisées à gagner le Super Bowl.

On dirait donc que les Ravens, grâce à l’inspiration de leur leader Lewis, ont le destin de leur côté. C’est pour cette raison que je pense que John sera le frère victorieux. Chaque fois qu’on a voulu douter de Baltimore, l’équipe a répondu avec autant d’assurance. Cela exige de l’effort, du talent et de la chance pour remporter un championnat. Tout le reste étant plus ou moins égal, les Ravens ont cette dernière composante de leur côté.

Ma prévision : John Harbaugh l’emporte sur Jim Harbaugh. Baltimore 24, San Francisco 20.

Le jeu vidéo, une forme d'expression artistique

par Chad Comeau

1re partie du Discours sur les jeux vidéo, l'art et la culture

Ce discours est divisé en trois parties. La première partie tente de montrer que la conception de jeux vidéo est une forme d'art, la deuxième partie porte sur le fait que l'art et la culture sont intimement liés et la troisième partie explore l'idée qu'un jeu vidéo pourrait être une œuvre culturelle, comme le sont les œuvres des autres domaines de l'art.

Il existe depuis un certain temps un débat entourant les jeux vidéo à savoir s’ils sont ou non une forme d’art. Une simple recherche en ligne montrera que le débat existe : on peut trouver beaucoup d’articles qui argumentent pour l’un ou l’autre camp.

Bon nombre des articles sur ce sujet se penchent sur la définition de l’art et tentent de déterminer si les jeux vidéo correspondent à celle-ci. J’ai mes propres opinions sur ce sujet et, bien qu’il s’agisse d’un débat intéressant, je ne m’y attarderai pas ici. Le fait que la définition de l’art diffère d’une personne à l’autre montre que c’est un sujet très subjectif pour lequel il n’existe aucune réponse magique.

Or, dans les recherches savantes du domaine de l’étude du jeu, on ne pose même plus la question. Les théoriciens et concepteurs de jeux vidéo les plus célèbres de l’heure élaborent des idées novatrices qui ne se limitent pas seulement à l’art et au divertissement, mais qui explorent aussi l’activisme, la culture, la persuasion, l’éducation, le journalisme et la sociologie, parmi d’autres domaines.

Ian Bogost argumente que les jeux vidéo, tout comme les autres médias, peuvent remplir diverses fonctions. D’un côté, ils peuvent être complètement utilitaires, comme des exercices ou des outils de formation, et de l’autre côté, ils peuvent être utilisés comme une forme d’expression artistique, soit le but que valorisent les partisans des « art games », un mouvement qui s’est largement répandu à la fin des années 2000.

Il n’est pas surprenant de voir qu’un autre phénomène est devenu très populaire pendant cette même période : les jeux indépendants. Wikipédia propose une bonne définition :

« L’expression jeu vidéo indépendant, comme dans le secteur de la musique ou du cinéma, désigne des jeux vidéo créés par de petites équipes sans l’aide financière d’un éditeur de jeux vidéo. »

Un développeur indépendant n’est pas forcément contraint par l’aspect commercial. Ainsi, il a plus de liberté d’expression et peut explorer des idées et des concepts qu’une grande entreprise ne risquerait pas.

Mary Flanagan définit le terme « jeu activiste » (activist game) dans son livre Critical Play. Même si elle ne parle pas de l’art dans ce passage, sa définition tient compte d’une qualité qui est importante lorsqu’on parle du jeu vidéo comme forme d’expression :

« Les jeux activistes peuvent être caractérisés par l’importance qu’ils accordent aux questions sociales, à l’éducation et parfois à l’intervention; ce sont des jeux qui se lancent dans une question sociale afin de favoriser un but qui va au-delà du côté divertissant ou expérimental du jeu. (Traduction libre) »

Le fait que l’expérience que véhicule le jeu peut être plus importante que le plaisir du jeu est une notion importante. Le même concept s’applique aux jeux qui servent comme expression artistique, sauf que ces jeux explorent plus souvent des questions personnelles.

La conception de jeux vidéo est non seulement de l’art, mais devrait en fait constituer sa propre catégorie d’art. C’est l’élément du jeu, ou l’interactivité, qui fait en sorte que le jeu vidéo est fondamentalement différent des autres formes d’art. Noah Wardrip-Fruin, professeur adjoint à l’Université de California à Santa Cruz et conseiller à Expressive Intelligence Studio, explique bien ce phénomène :

« Tout comme il serait possible d’argumenter que le moyen unique par lequel le cinéma produit de la valeur est de mettre ensemble des séquences de films, la manière unique par laquelle un jeu produit de la valeur ressort de son fondement d’opérations logiques. Cela ne signifie pas que la musique ne peut pas contribuer à la valeur d’un film, mais plutôt que la musique n’est pas l’élément qui définit le cinéma. (Traduction libre) »

Bien que la grande majorité des jeux vidéo appartiennent à la catégorie des divertissements, de plus en plus de concepteurs explorent les autres possibilités que peut offrir le jeu vidéo, y compris l’expression artistique.

En bref, le jeu vidéo est capable de faire vivre au joueur une expérience qui le transforme, l’incite à penser, lui présente des concepts, qui évoque chez lui des émotions et qui façonne sa vision du monde d’une façon qui est fondamentalement différente des autres médias. Que les jeux soient ou non un art, ce pouvoir que partagent les formes d’expression est très important.

(Visitez www.fringfrangblog.com pour voir les notes et références.)

Hockey féminin : Troisième défaite consécutive pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

Alors que la saison régulière a maintenant atteint ses trois quarts, les Aigles Bleues ne tendent pas nécessairement dans la bonne direction.

L’équipe de hockey féminin a subi son troisième revers consécutif en fin de semaine; 4 à 0 aux mains des Mounties de Mount Allison University samedi après-midi à Sackville. Meghan Corley-Byrne a réussi le blanchissage pour Mount A, tandis que Émilie Bouchard a pris la défaite pour Moncton.

Les Aigles n’ont jamais réussi à s’affirmer du côté offensif, tirant de l’arrière 36-17 au chapitre des lancers.
Selon Denis Ross, entraineur en chef des Aigles Bleues, l’équipe n’a pas profité de ses occasions au début du match et n’a jamais pu s’en sortir.

« Nous avons raté quelques chances au départ et cela n'a pas aidé, souligne-t-il. Nous avons quand même assez bien tenu le coup lors des 40 premières minutes de jeu ».

Après que Chelsea King a ouvert la marque pour les Mounties en première période en avantage numérique, Ashlyn Summers a doublé l’avance de l’équipe hôtesse en deuxième. Les Aigles n’ont pas su tenter une remontée en troisième, tirant 8 à 2 aux lancers dans ce dernier tiers et allouant deux buts; à Marissa Simard et Lindsay James pour confirmer la défaite.

L’entraineur en chef notait que l’effort plus ou moins intense du Bleu et Or en troisième était peut-être en raison du fait que certaines des joueuses n’étaient pas à 100 %.

« Nous avons manqué de jambes en troisième période, dit-il. Plusieurs joueuses ont joué malgré qu'elles étaient malades. Nous n’étions tout simplement pas présentes sur la glace en troisième ».

Avec la défaite, Moncton (10-9-2) a raté une occasion de monter au classement et se trouve toujours en 5e position avec 22 points, 2 points derrière les Huskies de Saint Mary’s University (11-7-2) et 3 points derrière les Panthers de UPEI (12-7-1). St Thomas (13-7-1) se trouve en 2e avec 27 points, alors que toutes les équipes poursuivent les X-Women de St.F.-X. University (19-1-0) qui ont une avance confortable de 11 points sur les Tommies.

Les Aigles auront une rare pause cette fin de semaine puisque la partie qu’elles devaient jouer avec les Tigers de Dalhousie University a été annulée en raison de la suspension des Tigers pour le reste de la saison. Le Bleu et Or encaisse ainsi une victoire de 1-0 par défaut.

Moncton disputera ses prochains matchs la fin de semaine suivante, soit le 9 février à Charlottetown contre les Panthers et le 10 février à 16 h à l’aréna J.-Louis-Lévesque contre les Mounties

Hockey masculin : Les Aigles se qualifient pour les séries avec 3 points sur la route

par Normand d’Entremont

L’équipe de hockey masculin de l’Université de Moncton n’a pas atteint son but ultime de la fin de semaine de remporter deux matchs, mais a quand même réussi à s’assurer une position aux séries éliminatoires avec une victoire et une défaite en prolongation en Nouvelle-Écosse.

Les Aigles ont battu les Axemen d’Acadia University 3-2 vendredi à Wolfville et ont subi une défaite de 8-7 en prolongation le lendemain à Halifax contre les Tigers de Dalhousie University. Malgré la défaite à Dal, le Bleu et Or a éliminé les Tigers en obtenant le point d'extra.

Les Aigles demeurent (10-9-6) en 6e position avec 26 points, 2 points derrière St. F.-X. (13-10-2) pour la 5e position. Moncton disputera deux matchs en fin de semaine. Vendredi, les Aigles accueilleront les Panthers de UPEI à 19 h à l’aréna J.-Louis-Lévesque et rencontreront les Tommies de St Thomas University dimanche à Fredericton.

Volleyball féminin: Dure fin de semaine pour les Aigles

par Raphaël Sirard

Deux matches attendaient nos Aigles la fin de semaine dernière au gymnase du CEPS Louis-J.Robichaud. Nos joueuses du Bleu et Or ont débuté leurs périples en affrontant les Huskies de St-Marys University. Malheureusement, notre équipe locale s’est inclinée en 4 manches de (25-23,22-25,20-25,25-14). Nous avons eu droit à un bel exemple de férocité alors que nos Aigles ont mené l’avance au pointage trois fois dans le match. Cependant, cela n’a pas empêché les Huskies de démontrer de la combativité et ainsi remporter les manches clés aux mains de notre Bleu et Or.

Une joueuse en particulier était à surveiller chez St-Marys. Première au classement des joueuses de l’atlantique, Ariel Smith a donné beaucoup plus de fil à retordre que prévu à nos Aigles. Marquant plusieurs points à l’aide de ses puissants coups et son implication à l’offensive, elle a su imposer le ton à la rencontre.
Pourtant, le plan de match de notre équipe était structuré de manière à limiter les dégâts de cette joueuse. L’entraineur-chef Monette Boudreau-Carroll s’explique : « […] Elles ont une bonne joueuse, elle a eu un bon match. On savait que c’est ça qui allait arriver si on ne la bloquait pas. On avait le plan de match pour la contrer, mais les filles ne l’ont pas suivie. »

Les Huskies ont montré du caractère en revenant plusieurs fois de l’arrière dans le match. « Elles ont travaillé plus fort que nous », mentionne Boudreau-Carroll. Cet effort soutenu par les Huskies a permis par conséquent d’arracher deux points à notre Bleu et Or.

Par ailleurs, Véronique Carroll, la Capitaine et passeuse des Aigles, a joué un match complet vendredi. Cette dernière était ennuyée par une blessure au genou et ne pouvait jouer au filet. Carroll a donc pris certains par surprise en s’impliquant au filet et sautant à la passe, ce qui a donné une lueur positive à l’équipe.

Une équipe trop forte
Le deuxième match de ce long weekend opposait nos Aigles à la meilleure équipe de la ligue, soit les Tigers de Dalhousie University. Les Tigers possèdent également le quatrième rang des meilleures équipes de volleyball canadiennes. C’est donc une équipe remplie de confiance qui affrontait nos Aigles, épuisées de la veille. Dalhousie ont remporté le match à l’aide d’un pointage convaincant en 3 manches de (25-12, 25-13, 25-10). Boudreau Carroll réagit : « il va falloir qu’on soit beaucoup plus fort défensivement, et avec nos premiers contacts. Si on n’est pas solide dans nos premiers, on ne peut pas battre des équipes comme ça. Elles ont des points faciles parce qu’elles sont grandes. On ne peut pas se permettre d’être à 50 % dans des parties comme celle-ci. », dit-elle.

Véronique Carroll a également bénéficié d’une journée de repos afin de ménager son genou.
Notre équipe locale devra se concentrer sur leur parti, ces dernières s’approchant du championnat du Sport universitaire de l’Atlantique. Elles auront l’occasion de remettre les pendules à l’heure alors qu’elles affronteront St Francis Xavier Universty dimanche prochain le 3 février à compter de 14 heures.

mercredi 23 janvier 2013

La FÉÉCUM à la rencontre du gouvernement

par Simon Delattre

Les représentants de la Fédération des étudiants et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCM) se rendront jeudi 24 janvier à Frédériction. Joëlle Martin, Présidente de la FÉÉCUM, participera dans la matinée à une réunion avec le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Danny Soucy. Elle sera accompagnée de Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales. Accompagnée du vice-président exécutif, Alexandre Levasseur, elle rencontrera l’après-midi les autres fédérations étudiantes de la province, notamment pour procéder à l’évaluation des programmes d’aide aux étudiants. Votre serviteur du Front a voulu savoir quelles sont leurs attentes quant à ces réunions et quel message ils comptent y porter. La présidente souhaite y partager un maximum d’information : « On compte en savoir plus sur le budget qui s’en vient », et elle « espère qu’ils seront à l’écoute ».

Sensibiliser le gouvernement au problème de l’endettement étudiant
Alexandre Levasseur dit vouloir « pousser les recommandations de la FÉÉCUM », mais ne s’attend à « aucune surprise, car le processus budgétaire est presque terminé ». Joëlle Martin précise vouloir défendre la proposition d’un plafond d’endettement, et « convaincre les politiques que c’est une solution viable ». Cette idée d’un plafond d’endettement a été présentée par la FÉÉCUM dans ses recommandations 20112-2013 au gouvernement du Nouveau-Brunswick. Partant du constat que « 36 % des abandons postsecondaires au Canada découlent de problèmes financiers », La Fédération étudiante préconise un plafond d’endettement au seuil de 7000 $ par année pour tous les étudiants afin d’alléger « le fardeau financier que représentent les études postsecondaires ». La FÉÉCUM donne d’ailleurs rendez-vous aux étudiants à 11 h 15 au Coude ce mercredi pour exprimer une « inquiétude collective envers l'endettement excessif des étudiants du Nb ». Elle y présentera une vidéo de sensibilisation sur le sujet, installera pour le symbole « une cage où seront emprisonnés des étudiants captifs du fardeau de leurs dettes étudiantes ».

La FÉÉCUM souhaite définir l’« abordabilité »

par Simon Delattre

Un flou entoure le concept d’« abordabilité », qui revient pourtant régulièrement dans le débat sur l’éducation postsecondaire, que souhaitent porter les représentants étudiants auprès du gouvernement provincial. Le compte-rendu d’Assemblée publique tenu par la FÉÉCUM le 7 décembre 2012 insiste sur la nécessité de préciser la signification du terme « abordabilité », c’est-à-dire ce que seraient des études abordables. Il y est proposé que l’agent de projets et de recherche de la FÉÉCUM soumette au CA quelques définitions possibles. Alexandre Levasseur, vice-président exécutif, explique que la Fédération étudiante « engagera prochainement un processus de consultations publiques pour le définir ».

Des frais de scolarité raisonnables ou accessibles ?
Tout l’enjeu réside dans l’interprétation du mot : un coût « abordable » est-il bon marché, raisonnable, ou accessible ? La FÉÉCUM a conclu jusqu’à présent que ce que représente tel ou tel coût dépend avant tout de la situation financière de la personne. L’interprétation ne peut donc être que relative. Les différentes définitions possibles tournent autour de l’idée d’un montant qui rende possible pour quiconque l’accès aux études postsecondaires. Reste maintenant préciser et développer cette notion.

Éditorial : Se serrer les coudes

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

Nos leaders étudiants se remettent à la tâche cette semaine en rencontrant le gouvernement provincial au sujet des frais de scolarité et des dettes étudiantes (lisez l’article en page 3 pour plus de détails). Ceux qui auront suivi ce dossier savent que ce n’est pas la première fois qu’on présente les enjeux étudiants aux dirigeants de la province. C’est un défi que la FÉÉCUM rencontre chaque année et ce n’est pas seulement le gouvernement qu’ils doivent convaincre, mais aussi les étudiants.

L’année dernière, nos élus ont bien tenté de nous réveiller, mais nous n’avons pas porté attention. Pourtant, ils n’abandonnent pas. Ce midi il y aura une autre opportunité pour s’informer au sujet du problème de l’endettement étudiant; la FÉÉCUM nous donne rendez-vous à 11 h 15 au Coude. C’est un problème qui vous concerne tous; tâchez d’essayer de le comprendre au moins un peu.

On ne nous demande pas de manifester dans les rues comme l’ont fait les étudiants québécois; on comprend bien que nous n’avons pas la population nécessaire pour avoir un impact semblable. Cependant, il est encore possible pour nous d’avoir un impact en étant solidaires à la cause de la FÉÉCUM. Si vous aimez leur travail; dites-le. Si vous n’êtes pas d’accord; dites-le aussi, mais surtout proposez des alternatives. L’objectif premier est toujours d’avancer.

Il faut voir notre université comme un petit État démocratique. Joëlle Martin est notre première ministre, les élus de la FÉÉCUM sont ses députés, les conseils des facultés sont nos députés et nous tous sommes les citoyens qui ont l’opportunité de nous impliquer dans les décisions politiques.

Implication étudiante
Le Front de cette semaine présente plusieurs exemples de participation étudiante. Des finissants et diplômés du programme d’art dramatique se lancent en affaires avec leurs propres compagnies de théâtre (page 8 et 12); des étudiants planifient un voyage humanitaire au Cambodge (page 12) avec l’appui de souscriptions et des jeunes Canadiens et internationaux montrent leur appui aux Maliens avec une marche de solidarité au centre-ville de Moncton (page 4).

De plus, le campus de Moncton accueille pour la toute première fois un Relais pour la Vie ce vendredi. Les opportunités pour encourager nos collègues de manquent certainement pas, pourtant on pourrait certainement en faire plus.

« Vive le Mali, libre, et laïc » : succès de la marche pour le Mali

par Simon Delattre

Malgré le froid, la neige, et un évènement organisé seulement deux jours auparavant, la communauté malienne s’est déplacée massivement à cette marche samedi après-midi. La centaine de Maliens que compte l’Université de Moncton s’est retrouvée devant l’Hôtel de Ville de Moncton pour faire entendre leur soutien aux forces maliennes et françaises. Celles-ci sont actuellement engagées dans une lutte contre des groupes islamistes occupant le nord du pays. Munis de leurs pancartes aux slogans forts « Vive le Mali libre et laïc » ou encore « All against terrorism », les étudiants ont donné de la voix faisant retentir l’hymne national malien et la Marseillaise française. Les devises des deux pays ont également résonné sur la rue Main entre le bruit des klaxons les acclamant. Des drapeaux français, maliens et canadiens coloraient également ce groupe motivé et joyeux.

Mais derrière les sourires, les esprits n’étaient pas toujours à la fête, à l’image d’Ali, originaire de Bamako, la capitale épargnée par les combats : « Nous sommes très inquiets, car les terroristes sont bien armés et déterminés, mais l’intervention française a permis au pays d’échapper à la catastrophe. C’est une bonne chose pour relancer le Mali, car le gouvernement actuel est incompétent et manque de crédibilité. Malgré cela, je reste optimiste, tout n’est pas encore en place, mais avec l’appui des autres pays cette situation prendra fin ».

Cheick Konate, Président d’honneur des Maliens de l’Atlantique et représentant officiel de l’Université de Moncton au Mali, explique qu’ils ont organisé cette manifestation « pour soutenir les troupes qui nous aident dans cette lutte contre le terrorisme. Nous voulions aussi demander au Canada de faire plus pour nous supporter. » En effet, l’engagement du Canada est actuellement limité à une aide logistique, c’est-à-dire le transport de troupes vers le théâtre des opérations. L’organisateur de la marche se réjouit de l’engouement qu’elle a suscité : « On a une centaine de personnes malgré des conditions climatiques très difficiles, ça montre que tout cela tient à cœur à la communauté malienne et aux Canadiens qui sont nos amis. »

Une marche soutenue par les Canadiens
La manifestation a été rejointe par des membres de la communauté acadienne : plusieurs étudiants canadiens en science politique, des professeurs, de simples citoyens, mais aussi René Légère, Président de la Société Nationale de l’Acadie (SNA) venu « supporter le Mali contre cette situation inacceptable ». Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, est venue elle aussi braver le froid : « Je suis ici pour montrer l’appui et la solidarité que l’Université doit exprimer à ces étudiants maliens. Depuis quelque temps, ils traversent des moments difficiles, des moments d’inquiétude : ils sont loin de leurs familles et les tensions montent dans leur pays. C’est tout à fait normal d’être ici aujourd’hui pour leur montrer que nous sommes avec vous, nous savons ce que vous traversez et vous pouvez compter sur nous ».

Rencontre avec le consul général de France
Les marcheurs se sont ensuite rendus jusqu’au Consulat général de France pour y observer une minute de silence en hommage aux soldats africains morts au combat et à Damien Boiteux, premier soldat français tombé sur le champ de bataille. Les étudiants ont finalement été reçus par Vincent Hommeril, Consul général représentant la France à Moncton. Ils lui ont remis un bouquet fleur en signe d’amitié et de remerciement, ainsi qu’une lettre de condoléances pour le lieutenant français « qui a donné sa vie pour le Mali, au nom de la liberté, de la démocratie et de la laïcité ». Le Consul les a remerciés pour ce geste, il s’est dit « sensible à cette démarche de soutien » et « espère que les choses vont évoluer rapidement et favorablement ».

Lutter contre le cancer

par Brunia Doiron

Cette année, une nouvelle initiative étudiante a été lancée et cette campagne est celle du Relais pour la vie de l’Université de Moncton. Elle sensibilise les étudiants au cancer et elle fait remarquer qu’elle peut toucher n’importe qui.

Le Relais pour la vie est une initiative mise en place par la Société canadienne du cancer et qui prend l’allure d'une marche amicale et inspirante pour récolter des fonds, célébrer la vie et lutter contre le cancer. L’événement du 25 janvier sera la première édition qui aura eu lieu sur le campus de l’Université de Moncton. Le tout se déroulera ce vendredi dès 18 h au stade Vance-Toner, au CEPS.

Rémi Gaudet, le président de l’événement, est fier d’apporter ce relais sur le campus parce que c'est une chose que notre campus manquait. Selon lui une grosse partie des universités canadiennes participent déjà au relais. Cet événement sera en collaboration avec la Société canadienne du cancer, l’Université de Moncton et les Caisses populaires acadiennes Dieppe-Memramcook et Beauséjour (commanditaires officiels de l’événement). Il y aura une diversité d'activités, dont la cérémonie traditionnelle avec les lumières, la marche autour de la piste, du Zumba, le souk à la corde, le frisbee et d’autres surprises. L’élément musical sera aussi présent pour les passionnés de musique avec les groupes étudiants Joey et les Tavernaks, la Dive et Saraphie.

Toute la communauté universitaire est invitée à y participer en formant des équipes avec un nombre de participants illimité. Chaque participant devra payer une somme de 10 $. Si jamais vous n’avez pas d’équipe le jour du relais, la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) vous accueillera dans la sienne.

Plusieurs équipes sont déjà inscrites, dont les filles de l’équipe de l’École des sciences des aliments, de nutrition et d’études familiales (ESANEF) qui ont fait une campagne de collecte de fonds très énergique. Laurie-Anne Patenaude la capitaine de l’équipe nous explique : « Nous sommes allées solliciter le corps professoral de notre école dans la vente de billets de tirage et luminaires et allons auprès de nos familles pour amasser des dons de plusieurs façons. Nous avons également lancé l'idée d'un challenge pour motiver les gens à donner et sur la page Facebook de l'événement ».

Pour certains, le Relais de la Vie est symbole de courage et d’espoir. L’étudiante Lise Thériault nous raconte : « Le cancer est une maladie qui touche pratiquement tout le monde d'une façon ou d'une autre et le Relais pour la vie est manière amusante et différente d'amasser des fonds pour la recherche. J'ai très hâte de participer en tant que survivante au premier Relais pour la vie de l'Université de Moncton».

Pour plus de renseignements, vous pouvez visiter la page Facebook « Premier Relais Pour La Vie à l’Université de Moncton ». Vous pouvez aussi communiquer directement avec Rémi Gaudet par courriel à vpasfee@umoncton.ca ou par téléphone au 857-4522.

Un resto-lounge étudiant

par Joey Couturier

L'absence d'un grand bar étudiant se fait ressentir à Moncton; même le campus d'Edmunston et de Shippagan ont La cheminée et Le Baccus pour faire la fête. Bien entendu, cette situation n'est que temporaire, mais elle fait quand même mal à la vie étudiante. Qu'on soit d'accord non, beaucoup d'étudiants aiment se détendre, bien accompagné autour d'une bière froide. Idéalement, un bar sur le campus est l'endroit parfait pour ce genre d'activité, mais malheureusement pour les étudiants de Moncton, l'Osmose a fermé ses portes depuis déjà quelques mois.

Par chance, nous avons le Coude qui agit provisoirement comme pub étudiant, mais le coude est davantage un salon qu'un bar en soit. Toutefois, rassurez-vous, car derrière les vitrines cachées de l'osmose se trame des changements. Notre bar étudiant est en métamorphose. Les rénovations avancent et les travaux devraient se terminer dans les premières semaines du mois de septembre de cette année. Je me suis entretenu avec notre présidente Joëlle Martin sur le sujet. Même si certains détails restent encore confidentiels, l'idée semble prometteuse, de plus, d'ici les prochaines semaines, une maquette sera affichée avec des détails visuels du projet.

Aucun nom ou titre n'existe encore actuellement pour nommer le nouvel établissement. Cependant si vous vouliez avoir une discothèque typique comme autrefois, vous serez peut-être déçu, car le prochain bar étudiant adoptera une nouvelle formule. Le jour, le complexe fera office de restaurant, loin du type de cantine ou cafeteria. Avec un menu diversifié pour tous les goûts. Plus d'une centaine de places assises pour accommoder une vaste quantité d'étudiants. L'établissement sera géré par un concessionnaire qui à ce jour n'a pas encore été sélectionné. À partir de 19heure, le restaurant laissera place au bar qui sera complètement géré par l'équipe de l'Osmose. La cuisine restera tout de même ouverte pour les clients qui voudront de la nourriture classique de bar, comme des ailes de poulet ou des nachos. Pour ceux qui voudront faire des travaux, des rencontres ou tout simplement pour tuer du temps entre les cours, le coude restera quand même ouvert pour les étudiants qui n'auraient pas le goût de s'asseoir au restaurant.

Plusieurs sont patients, mais ont hâte profiter de leur nouvel établissement. "Même si ça fait pas longtemps que je suis à l'uni, pour moi l'Osmose ça fait partie de mon identité universitaire, j'ai hâte que ça rouvre même si le coude fait l'affaire en attendant." Dit Judith Cormier, étudiante en Traduction. Il nous faudra donc attendre jusqu’en septembre pour voir l’ouverture des ancienne porte de l'Osmose.

Théâtre La Cigogne : Stimuler l’emploi en créant sa compagnie

par Karine Martel

Le théâtre La Cigogne a été créé pour aider à la production théâtrale de la relève en Acadie. La compagnie, créée par deux jeunes diplômés, Ludger Beaulieu et Frédéric Melanson, ainsi que deux finissantes du département d’art dramatique de l’Université de Moncton, Bianca Richard et Isabelle Bartkowiak, se donne comme mission d’appuyer et de promouvoir la relève artistique.

« Quand tu étudies au BAC de Moncton et tout d’un coup t’arrives en 4e année, tu te dis bon l’année prochaine qu’est-ce que je fais? Est-ce que je croise mes doigts pour être dans une des deux productions que le TPA et l’Escaouette vont faire, ou est-ce que j’attends chez nous à côté de mon téléphone avec ma photo de casting en disant “oui, mais je sais très bien jouer” », explique Isabelle Bartkowiak qui ajoute que pour eux, la décision a été de créer une compagnie.

« Les compagnies de théâtre, ça manque beaucoup par ici. Je parlais avec Marcia Babineau de comment il n’y a pas beaucoup de jeunes compagnies qui se font au département, et là tout d’un coup il y en a deux, avec Gabriel Robichaud qui fonde le Théâtre Gauche. Oui ça crée de la compétition, mais c’est ça qui est bon. Ça pousse les deux à avancer, puis ça en incite d’autres à vouloir se lancer dans la soupe ».

Bartkowiak explique que les quatre créateurs du théâtre La Cigogne joueront cette année dans sa première production. Ainsi, ils pourront travailler sur le nom de la compagnie, et par la suite, garder la compagnie ouverte le plus longtemps possible afin d’être là pour les nouveaux finissants qui rejoindront la relève et qui auront des projets à présenter, et ainsi de suite, de relève en relève.

« On n’a pas créé ça pour se glorifier, c’est pour être certains que la relève ait de quoi à s’accrocher dessus et se faire voir », ajoute Bianca Richard. « Notre but, c’est d’être ouverts aux plus jeunes qui n’ont peut-être pas encore fait leur nom. »

Sans se fier qu’à la relève, le théâtre La Cigogne a approché certains professionnels du domaine comme Karen Chiasson qui est également professeur au département, afin d’aider à la mise en scène. « C’est important pour nous de garder une connexion avec les plus vieux, ceux qui ont plus d’expérience », ajoute Bianca.

Comme la décrit la vidéo Levée de fonds Polichinelle qui a circulé sur les médias sociaux dernièrement, le groupe de comédiens est présentement en campagne de financement. L’objectif est d’atteindre 2 000 $, ou mille « toonies », afin de pouvoir payer Mathieu Héroux, l’auteur de la première pièce sur laquelle travaillera la compagnie, Polichinelle, ainsi que des salles pour y faire des représentations. « Si tout le monde qui voyait notre vidéo donnait 1 $, on pourrait vraiment aller loin », exprime Isabelle.

Des représentations de cette pièce qui est décrite comme un conte épique, plus grand que nature et familial auront lieu à l’été 2013 dans les communautés environnant Moncton, mais également dans des parcs. « On veut rendre notre pièce accessible à tout le monde. On aimerait jouer à l’Université de Moncton à la prochaine session, peut-être aussi à Caraquet », ajoute la jeune comédienne. Bref, les fondateurs du théâtre La Cigogne semblent partants à jouer partout où il y a des festivals, des salles ou des gens qui seraient d’accord de les accueillir.

Les Chronique d’une survivante

par Sarah Anne Grandisson

Jour 1
1h03 AM : Je termine tout juste le premier épisode de la quatrième saison de Survivor. J’ai encore de la difficulté à cibler ce jeu. Tant pis. C’est un peu inquiétant et c’est en espérant que l’épreuve de demain ne soit pas un quiz officiel sur la télésérie que je me suis endormie.

11h26 AM : Ça y est, c’est le départ! J’ai déjà mon équipe idéale de formée dans ma tête. C’est exactement dans celle-ci que je suis. On me demande de me rendre sur la scène pour piger la première couleur d’équipe. Je serai un Aigle d’or, tout comme Seb des sciences ou Le Fort, Joël, L’esprit, Jer Le Rassembleur et Charles Le Compétitif! À ce moment-là, je savais qu’on pouvait juste se rendre loin!

12h01 : Tout s’est écroulé! La première épreuve était de construire une tour qui serait plus haute que celle des Aigles Bleus. Mais aux dernières secondes, 100 verres de plastique s’écroulent, et du même coup nos chances de gagner cette première épreuve. Les Aigles Bleus célèbrent déjà leur victoire. Je crains maintenant l’élimination de ce soir, je ne veux tout de même pas être la première à partir.

Élimination : Je ne voulais pas m’en aller, et je l’ai fait savoir à Joël ainsi qu’à Seb des sciences. Je ne crois pas qu’aucun d’entre eux ne voulait partir non plus. Le résultat était alors de 4 contre 1 lors du dépouillement des votes. Jer, lui, a utilisé son compas pour déterminer son choix. Et c’est ainsi que Monsieur Hasard, comme le dira plus tard Charles, en vint à le choisir comme premier survivant à être éliminé.

Jour 2
8h00 : Premier réveil brutal… le stress étant tombé vaguement, je commence à récapituler la situation. Je prends finalement conscience qu’il existe une autre tribu, et qu’hier ils ont gagné un coffre rempli de nourriture. Alors que nous, on se réveille avec un membre manquant.

9h55 : Je suis toujours vivante! C’est ainsi que je débute ma journée avec un gruau. Déjeuner copieux que je mangerai pour les 9 prochaines journées en espérant que tout se passe bien. Aujourd’hui est plutôt tranquille, les deux tribus jouent aux cartes ensemble. C’est un peu étrange l’atmosphère qui règne ici. On joue tous ensemble comme des amis, mais dans le fond tous les jeux sont de véritables compétitions. On est tous un peu tendu je dois dire. J’observe et je tente de deviner les gens. Carole a l’air d’observer les gens, et malgré sa gentillesse, j’ai l’impression qu’elle cache sa vraie personnalité pour tenter de tromper les gens. Je ne lui fais pas confiance. Martin semble intellectuel et pose des gestes réfléchis, il limite ses contacts avec notre équipe au minimum.

19h00 : On nous annonce que l’épreuve de ce soir est le Game show musical, et que nous allons être jumelés à une équipe. Je suis un peu déçue j’aurais tellement voulu jouer avec mon équipe respective, les MAUI. Je pige Athlétisme. Mais l’équipe d’Athlétisme n’est pas là. Peut-être pigerai-je mon équipe!! C’est en regardant les MAUI avec des yeux inquiets que je pige mon deuxième papier : MAUI! CRIS, APPLAUDISSEMENT ET JOIE! La compétition se termine avec les Arts et les MAUI en finale, tout comme l’an dernier. Mais c’est nous qui remportons. Joëlle déclare les Aigles d’or gagnant et nous donne un indice.

Éliminatition : Pour la première fois, nous sommes saufs pour une autre soirée. Pour trouver l'immunité cachée, il s'agit de « voir loin dans le sens grec du terme »! C’est l’indice que l’on reçoit pour trouver l’immunité individuelle. C’est Carole qui part ce soir. Je crois qu’elle a tenté de monter tout le monde contre Philippe. Mais c’est avec surprise qu’elle nous laisse sur une performance dramatique digne d’une actrice. Personne n’est vraiment certain de ce qui s’est passé ce soir-là.

Jour 3
Vendredi était une très longue journée à manger du Kraft Diner et à patienter jusqu’au défi du soir. C’est Philipe qui part tristement…

22H02 : Après notre victoire de ce soir, la récompense du jour est le droit de sortir jusqu’à minuit. C’est au PumpHouse que l’on célèbre! La journée a été épuisante. La fatigue et le manque de vitamine commencent à m’atteindre. C’est ainsi que je m’endors ce soir-là sur deux divans que j’ai rafistolés en guise de lit.

Vous pouvez surveiller dans Le Front de la semaine prochaine la chronique de la survivante alors que je parlerai du jour 4 à la grande finale.

Théâtre Gauche : Nouveau projet pour Gabriel Robichaud

par Karine Martel

Poète, auteur, musicien, animateur, coordonnateur, mais avant tout, comédien, Gabriel Robichaud a ajouté une corde à sa harpe malgré qu’il a déjà beaucoup trop de cordes pour que ce soit une harpe : il est le fondateur et le directeur artistique de sa nouvelle compagnie, le Théâtre Gauche.

Diplômé depuis près de deux ans, Gabriel Robichaud explique que les réalités du monde théâtral sont difficiles : « Quand t’arrives au département d’art dramatique à l’Université de Moncton on te dit “allo, il n’y a pas de job dans le milieu dans lequel tu t’en vas”. Et ça, c’est pas juste ici en Acadie, c’est partout. Ça fait que ta place il faut que tu la prennes, que tu la fasses et que tu l’entretiennes ».

Le jeune comédien explique qu’il ne faut pas attendre après les compagnies déjà instaurées, puisqu’elles font le travail qu’elles peuvent, selon les limites de leurs moyens. « Les praticiens du métier doivent créer leur propre job, ne pas s’attendre à rien et de provoquer les choses. Pour moi, créer ma compagnie c’était ma façon de provoquer les choses, de créer cette identité artistique là ».

Gabriel parle du théâtre La Cigogne et de cet élan des jeunes comédiens à fonder leur propre compagnie de théâtre comme « une nécessité, une urgence. C’est des gens qui, je crois, veulent se donner le moyen d’être là. Qui n’attendent pas d’avoir la permission, mais qui prennent cette permission. Ils se donnent la chance d’être dans le milieu plutôt que d’attendre. On préfère se risquer quitte à se casser la gueule », ajoute-t-il.

Bien qu’il soit présent dans plusieurs domaines artistiques en Acadie, Gabriel explique que la scène est l’endroit où il se sent bien. « Tout ce que je fais c’est en rapport avec la scène, c’est l’endroit de toutes les libertés, où tout est permis ». Il ajoute que « c’est ce qui est extraordinaire, puisqu’autant que tu es très libre sur une scène, autant où est-ce que c’est là que t’es le plus vulnérable. Et je trouve ça beau que la liberté est de se permettre d’être vulnérable. »

Malgré son jeune âge, Gabriel Robichaud fait face à la vie avec la sagesse d’un vieil homme. « Il faut accepter et assumer les situations comme elles viennent, ensuite il faut en apprendre et poursuivre. L’échec c’est over rated dans le malheur. Je trouve que l’échec est la meilleure façon d’apprendre, et puis si tu n’échoues pas, ben tu n’apprends pas. Ça veut pas dire que je recherche l’échec, mais plutôt qu’il ne faut pas en avoir peur. Si ça arrive il faut juste vivre avec et voir qu’est-ce qu’on fait à partir de là ».

Le premier projet du Théâtre Gauche est la lecture publique de la pièce On a tous déjà péché le dimanche 3 février à 14 h à la Boîte-Théâtre à Caraquet.

Le comédien explique qu’il ne se précipite pas avec les projets. Il veut se donner le temps de prendre son temps, de faire ça une chose à la fois, petit à petit sans précipitation afin de construire des bases solides. Il explique qu’il prend les choses comme elles viennent, et qu’il « pellettera la neige quand elle sera tombée ».