mercredi 31 octobre 2012

Maison hantée Lafrance

par Emily Briand

En cette fête de l’Halloween, Emily Briand vous a préparé un compte tout spécial tiré de sa propre imagination. En espérant que cette histoire ne nuira pas à votre séjour en résidence!


Des années passées, ayant échoué à tous ses examens, un étudiant en DSS s’est suicidé au sous-sol de la Résidence Lafrance. Ses rêves de devenir pharmacien éteints, il avait fait une surdose de pilules mélangées avec du Red Bull et du gin (la boisson alcoolique de choix à Lafrance). Il avait trop passé de temps à écouter la télévision et à jouer au Air Hockey, et pas assez de temps dans la salle d’étude.

Cependant, son esprit ne se reposait pas en paix. Un soir, des étudiants qui avaient trop bu de gin avaient tenté de le contacter via un ouija. Malheureusement, lorsque l’esprit voyait dans le groupe des étudiants qui réussissaient bien leur DSS, il s’enragea et écrit dans le sang le mot « ÉCHOUEZ » sur les murs. Le concept d’échec étant tellement épeurant, les étudiants partirent en courant, sans s’assurer de dire « au revoir » à l’esprit sur la tablette; partie essentielle du processus pour renvoyer l’invité dans sa propre dimension. 

Saoul et de mauvaise humeur, le fantôme continue même aujourd’hui de déranger les études des étudiants les plus concentrés. Une habitante de Lafrance qui a demandé de rester anonyme témoigne à la situation :

« Ben, j’étais en bas à la salle d’étude au sous-sol, pis j’entendais des bruits étranges, mais je me suis dit que c’était juste le vent dans le tunnel qui connecte Lafrance aux autres bâtiments sur campus. Ensuite, j’ai pu distinguer des phrases, quelqu’un était en train de me dire que j’étais une “mauvaise étudiante, et que ma moyenne allait tellement baisser qu’on allait m’exclure de mon programme”! Mais ce n’est pas tout! Finalement, les mines des 8 crayons que j’avais sur la table avaient toutes explosé! Il fallait que je remonte à ma chambre, car je n’avais plus rien à écrire avec… Mais au lieu de continuer à étudier, j’ai écouté Occupation Double… »

Certes, ce n’est pas seulement Mlle Anonyme qui a été affectée. Lorsqu’une étudiante en beaux arts utilisa la salle des jeunes demoiselles au sous-sol, en se lavant les mains, son reflet dans le miroir changea et elle se voyait en train de vendre ses pinceaux pour payer ses prêts étudiants. Terrifiée par cette vision, le lendemain, elle changea de programme.

Il y a eu des efforts de la part de la Paroisse Notre-Dame de l’Acadie, la chapelle sur le campus, afin d’exorciser l’esprit malveillant, mais le fantôme, n’étant pas un démon, était immune. Offusqué par leur attentat, il passa la journée à crier : « La science religieuse n’est pas une vraie science! » à répétition. Le service de Logement n’a pas voulu faire part de leurs commentaires sur le sujet.

Malheureusement, l’esprit ne semble toujours pas vouloir se reposer, et il faudra que les étudiants de la Résidence Lafrance étudient dans leurs chambres, dans le salon, à la bibliothèque, dans leurs facultés, ou encore ailleurs. Le sous-sol n’est pas un endroit propice à l’apprentissage.

L’origine de la fête d’Halloween

par Vivien Herbreteau

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne fête d’Halloween! J’espère quand même que vous n’allez pas trop vous goinfrer de bonbons et friandises!

Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient cette fête au nom étrange? Voici, pour vous, l’occasion de le découvrir.

L’origine de cette fête remonte à l’époque des Celtes (le peuple d’Astérix et d’Obélix). Ils célébraient pendant sept jours la fin d’une année et le début d’une autre. Durant le Samain, c’est le nom de ces festivités, les druides dirigeaient toutes sortes de pratiques. Par exemple, ils conseillaient des remèdes afin d’être protégés des esprits malins. Une des solutions était, justement, de se déguiser. Cependant, il s’agissait d’une fête surtout célébrée en Irlande (qui existe encore de nos jours). Au 5e siècle après Jésus Christ sont arrivés dans ce pays les premiers évangiles du christianisme. Peu à peu, cette religion a remplacé les pratiques celtiques. Il faudra attendre cinq cents ans plus tard pour que le pape Grégoire IV créé la fête de la Toussaint qui va aussi servir de base pour Halloween. La veille de la Toussaint est nommée en anglais : All Hallows Eve, qui avec le temps va devenir Hallowe’en.

Pour ceux qui l’ignorent, la Toussaint est la fête chrétienne, célébrée du 31 octobre au 1er novembre, pour commémorer tous les saints chrétiens (donc tous saint!) ainsi que leurs exploits. Toutefois, ces traditions ne sortirent des iles britanniques qu’à partir de 1845. Mais que s’est-il passé à ce moment-là, vous demandez-vous, cher lecteur? Entre 1845 et 1851 est arrivée une des pires catastrophes ayant frappé l’Irlande : la Grande Famine. Durant cette période, un parasite détruisit beaucoup des cultures de pommes de terre de cette ile. Or, la patate était la nourriture de base des Irlandais. Ces derniers émigrèrent en grands nombres vers la Grande-Bretagne, l’Australie, le Canada et les États-Unis. Ils apportèrent donc leur culture outremer : l’Halloween commença à se pratiquer de plus en plus, surtout en Amérique du Nord, jusqu’à devenir la fête que nous connaissons de nos jours.

D’accord, mais je vous sans doute perplexe, cher lecteur. Vous vous demandez sûrement d’où vient cette idée que les enfants peuvent parcourir leur voisinage pour récolter des friandises. Cette pratique existe dans les îles britanniques depuis environ un siècle; les enfants se déguisaient et portaient avec eux des lanternes faites en navets évidés contenant une bougie. Or, il faudra attendre les années cinquante avant que cette tradition ne s’installe définitivement en Amérique du Nord.

Quant à la citrouille, Jack-o’-Lantern, cette coutume nous vient d’une vieille légende irlandaise dans laquelle un homme nommé Jack réussit à duper le diable en lui jouant un tour. Au moment de sa mort, on lui refuse l’accès au paradis et le diable l’empêche d’aller en enfer. Jack reçoit donc de ce dernier un navet dans lequel a été placée une bougie, pour errer à jamais dans l’obscurité entre l’enfer et le paradis. En Amérique du Nord, par contre, la citrouille a progressivement été adoptée à la place du navet, car cette dernière est plus large et plus facile à sculpter.
Sur ce, je vous souhaite une bonne fête d’Halloween!

mercredi 24 octobre 2012

Les célébrations du 50e anniversaire de l’université; où sont les étudiants?

par Anthony Doiron

Un courriel; voilà toute la publicisation du lancement officiel des fêtes du 50e qui a été faite auprès des étudiants depuis la rentrée universitaire.

Tenu au Coude, le café-bar des étudiants de l’Université de Moncton (U de M), le 5 octobre dernier, le dévoilement officiel des activités a eu lieu devant une salle bondée d’employés de l’université, d’invités spéciaux et d’anciens diplômés. Moins d’une dizaine d’étudiants du campus étaient présents à l’événement. Ce dernier leur a été publicisé par le biais d’un courriel envoyé quelques jours plus tôt, soit le 3 octobre.

Cela a été un peu le même scénario pour la soirée Ovation des diplômées et diplômés de l’U de M tenu le à l’hôtel Delta Beauséjour de Moncton le 18 octobre. Seule différence près, aucun courriel n'a été envoyé aux étudiants afin de leur publiciser le gala ou bien encore de leur annoncer qu’ils y étaient tous invités.

Les étudiants sont-ils importants aux célébrations de l’anniversaire de leur université?

Le recteur et vice-chancelier de l’université, Raymond Théberge, affirme que oui, mais rajoute du même souffle qu’il incombe aux étudiants de souligner l’anniversaire de façons qui leur seraient plus attrayantes.

« Les étudiants ont un rôle important à jouer quant à l’organisation des célébrations du 50e. Je pense que ça revient aux étudiants eux-mêmes de planifier des activités au sein de l’anniversaire qui, peut-être, résonne beaucoup plus avec les étudiants. Nous, évidemment, essayons de reconnecter avec les anciens diplômés, etc. », dit-il.

La directrice des communications de l’U de M, Thérèse Thériault, précise qu’il est parfois difficile de rejoindre les étudiants. Elle souligne toutefois que la programmation est accessible à tous sur le site Web de l’université.

« Le 50e va se développer tout au long. Il y aura d’autres activités, d’autres idées qui vont s’ajouter. C’est pour cela que le comité organisateur des célébrations va continuer de se rencontrer », dit-elle, expliquant que les membres du comité seront attentifs à toute suggestion ou toute demande de fonds de la part d’organismes étudiants.

« Si on détecte que l’on doit ajuster notre tir, c’est certain qu’on va l’ajuster. C’est important pour nous d’avoir des rétroactions. S’il faut faire quelque chose de différent, nous somme ouvert à cela », rajoute M. Théberge.

La FÉÉCUM désire un partenariat
La présidente de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCM), Joëlle Martin, croit que les étudiants doivent avoir une place assez importante dans les festivités.
« Sans étudiants, il n’y a pas d’université », dit-elle.

Mme Martin croit que l’organisation d’événements soulignant le 50e anniversaire ne doit pas seulement être la responsabilité des étudiants.

« Je pense que ce n’est pas juste de notre côté que ça devrait venir; ça devrait être un partenariat [avec l’université]. […] On a mentionné l’anniversaire à tous nos événements, mais on n’a pas vraiment eu d’aide ou de ressources de l’université jusqu'à présent », dit-elle.

Un Gala para-académique du 50e
Mme Martin indique que la FÉÉCUM prévoit l’organisation d’une édition spéciale du Gala para-académique pour cette année. Une demande de fonds sera effectuée sous peu auprès du comité organisateur des fêtes du 50e anniversaire à cet égard.

« On pense que c’est important de rendre le Gala para-académique un échelon plus haut justement parce que c’est le 50e de l’université. Comme à l’habitude, on tient à remercier les étudiants qui s’impliquent parce que c’est ça justement qui donne un remous à la vie étudiante; ces étudiants-là ne sont déjà pas assez remerciés pour tout ce qu’ils font ».

Sans donner plus de détails, Mme Martin se contente de dire que si des fonds leur sont accordés, le Gala para-académique de cette année sera un évènement un peu plus gros qu’à l’habituel.

Éditorial : Célébrer le 50e… à trois

par Danielle Bilodeau, Rédactrice en chef

Le lancement des fêtes du 50e anniversaire de l’Université de Moncton, vous l’aurez entendu à quelques reprises, était bien vide d’étudiants. En fait, nous étions trois. Quoiqu’il y en ait un quatrième qui est passé pour quelques minutes.

Pourtant, le Coude était plein pendant l’évènement. Les doyens et les vice-doyens, il y en avait en quantité industrielle. Les médias aussi étaient présents en bon nombre. Tout le monde était de la partie sauf les étudiants.

Mais pourquoi? Il semblerait que les étudiants ne sentent pas concernés par l’anniversaire de leur université. À se fier au vox populi du Front de la semaine dernière, la majorité des gens ne le savent même pas que cette année marque le demi-centenaire d’existence de l’Université de Moncton.

Pourtant, 50 ans c’est un grand accomplissement. Estce que le désintéressement des étudiants est au niveau de l’information? de la programmation? de la pertinence des évènements? C’est difficile à répondre, mais on pourrait certainement s’imaginer que c’est un mélange de tous ces éléments.

Les évènements planifiés cette année pour la célébration de l’anniversaire de l’université comprennent une multitude de colloques, de symposiums, de conférences et de publications. Ce sont toutes certainement des activités pertinentes, mais peut-être pas très intéressantes pour les étudiants.

Notons aussi que la majorité de ces activités auront lieu au printemps prochain. Je doute très fortement que nous, les étudiants, étant les êtres de dernière minute que nous sommes, planifient déjà d’y participer.

Tâches divisées ou tâches partagées?
Il semblerait qu’il n’est pas très clair à qui revient la responsabilité d’impliquer les étudiants dans les célébrations du 50e de l’Université. Le recteur a expliqué à notre journaliste que ça revient aux conseils et organismes étudiants de s’en occuper. Vous pourrez lire la citation intégrale dans l’article en page 3.

Pourtant, chez la FÉÉCUM, on est plus ou moins d’accords. Pour l’instant, tout ce qui ressort clairement est que pointer le doigt d’un côté et de l’autre n’aboutira à rien. Il semble y avoir eu un problème de communication quelque part et maintenant, on ne sait pas qui s’occupe de quoi. Les célébrations du 50e auront toujours lieu, ça, on peut en être certain. Par contre, les étudiants se verront peut-être perdus dans le décor.

Sans vouloir pointer du doigt à mon tour, je me permets quand même de dire que la FÉÉCUM en a certainement assez sur son assiette sans devoir organiser à elle seule des évènements pour faire participer les étudiants aux célébrations du 50e. Je ne doute pas qu’ils vont contribuer à leur maximum, mais sans les ressources ou la main d’oeuvre nécessaire, reste à voir ce qui va en ressortir.

Il ne faut pas oublier non plus que la fédération étudiante ne se limite pas à ceux qui travaillent au bureau du centre étudiant. L’anniversaire concerne tous les étudiants, et c’est à tous les étudiants de participer à son succès. La première étape serait sans doute de s’assurer que nous et nous nos amis sommes conscients du fait que c’est le 50e anniversaire. On ne peut rien faire pour quelque chose dont nous ignorons l’existence.

FÉÉCUM contre ministère ou FÉÉCUM et ministère?

par Yannick Nganhou

La semaine dernière, les membres de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM, ont entrepris une rencontre brise-glace avec le nouveau ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick. Les objectifs qu’ils s’étaient donnés consistaient tout simplement à se faire connaître auprès de ce ministre et prendre connaissance de la vision du ministère. Mais aussi et surtout de présenter les différentes recommandations de la FÉÉCUM qui ont été votées par son conseil d’administration et de faire un suivi.

En quoi consistent ces recommandations? Elles sont au nombre de six et elles concourent toutes à l’amélioration des conditions financières des étudiant(e)s. Elles demandent au gouvernement d’éliminer le calcul de la contribution parentale dans la formule d’aide financière aux étudiant(e)s, de remplacer la contribution hebdomadaire par une contribution annuelle de 800 $, de réinvestir les fonds libérés dans un plafond de 7000 $ par an après une annulation préalable du PPAE et du PRDS, de créer un processus de demande automatisé pour les déductions financières après l’obtention d’un diplôme, de signer une entente pluriannuelle sur le financement des universités et enfin de rendre récurrent le mécanisme d’évaluation des programmes et de publier les résultats.

Une délégation de deux personnes, à savoir Joëlle Martin (présidente) et Alexandre Levasseur (vice-président externe), a donc été constituée. Ils ont pu rencontrer le nouveau ministre de l’Éducation en personne : Danny Soucy , le jeudi 18 octobre 2012 à 15 h précise.

« La rencontre s’est vraiment bien déroulée, explique Joëlle Martin, et c’était la première fois que monsieur Soucy rencontrait les étudiants parce que cela fait tout juste une semaine qu’il est entré en fonction. Pour lui c'était tout nouveau. Il était conscient et sensibilisé par rapport à tous les enjeux que nous avons présentés. Donc il n’a pas pu vraiment répondre à nos questions, mais il nous a promis une prochaine rencontre au mois de décembre et ce n’est qu’à ce moment-là qu’il pourra donner suite à nos questions. »

A-t-il su vous écouter? Elle poursuit : « Il était vraiment à l’écoute et nous avons pu exposer nos recommandations et elles ont été bien accueillies du côté du gouvernement. Je dirais que c’était une bonne première rencontre. J’étais satisfaite. »

Quant à Alexandre Levasseur, il va dans la même direction que sa présidente : « C’est difficile d’avoir un feedback de la part du ministre parce qu’il est nouveau et il n’est pas encore familiarisé avec le dossier. Il a été très réceptif à l’explication de nos enjeux. »

Pour une durée de 2 h 30 environ, on peut dire que les émissaires de la FÉÉCUM ont bien pris la peine de détailler les enjeux.

Toutefois, il faut dire que ce n’est pas une situation nouvelle à laquelle la FÉÉCUM doit faire face en ce sens que ce sont des recommandations de longue date : un combat mené sur des années. Les impressions qui ressortent de cette rencontre présagent-elles un avenir meilleur pour la situation des étudiant(e)s? Il faut se dire que c’est un nouveau ministre et que nul ne peut vraiment prévoir ce qu’il dira par la suite. Que présage la rencontre promise pour décembre? Affaire à suivre…

Quelle « Amazing Race » !

par Simon Delattre

Voilà les 4 membres de l’équipe des Arts qui franchissent la ligne d’arrivée, la peau rouge jusqu’aux oreilles et les yeux écarquillés :  ils n’en reviennent pas, le voyage New York leur tend désormais les bras! Carole Belliveau, Patrick-Olivier Meunier, Xavier Lord et Sébastien Leclerc sont arrivés en tête de la deuxième épreuve de la Coupe FÉÉCUM, l’« Amazing Race », qui se déroulait vendredi après-midi. La Fédération étudiante récompensera leurs efforts en leur offrant le transport et le logement pour quelques jours dans la ville aux gratte-ciels. « Je ne comprends pas, moi je suis une fumeuse et ça fait bien longtemps que je n’ai pas fait de sport! » confie Carole après une danse de la victoire. En effet la performance est d’autant plus remarquable que nos quatre compères se sont classés juste devant l’équipe d’athlétisme. Le groupe des Médias acadiens universitaires incorporés se positionne à la troisième place parmi les 16 équipes en lice.
La difficulté de la course d’obstacles était particulièrement relevée cette année. Chaque groupe devait se rendre au pas de course

et déguisé de la tête aux pieds aux quatre coins du campus pour faire face aux activités concoctées par la FÉÉCUM. Le grand soleil ne facilitait pas les trajets entre chaque épreuve. Du casse-tête à résoudre, au livre à retrouver dans la bibliothèque en passant par une partie de badminton à remporter; chaque défi a mis les nerfs des participants à rude épreuve. Mais le challenge le plus difficile à relever fut sans aucun doute, les deux poutines à engloutir avant de reprendre la route. La tension était palpable et l’esprit de compétition occupait largement l’esprit des courageux candidats. L’arrivée au Coude n’en fut que plus douce, et la dégustation de pizzas a vite fini de réchauffer le coeur des concurrents déçus de ne pas avoir obtenu la première place tant convoitée.

Le salaire des hommes politiques remis en question

par Simon Delattre

Après un mandat de député, puis un poste de ministre provincial des Pêches, Denis Losier est aujourd’hui président-directeur général d’Assomption Vie, une compagnie d’assurance basée à Moncton. Il a accepté de nous livrer sa position très tranchée sur la question du salaire des députés.

Le Front (LF) : Vous avez déclaré récemment être en faveur d’une augmentation des salaires des hommes politiques pour attirer des personnes plus compétentes. Pouvez nous expliquer votre point de vue?
DL : Pour gérer et prendre les meilleures décisions possibles, il faut avoir les meilleures compétences autour de soi. Alors quand on doit jouer avec des milliards de dollars qui appartiennent aux payeurs de taxes, on se doit d’avoir en place ces meilleures compétences pour éviter du gaspillage inutile. Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord avec moi, mais on ne peut se payer le luxe d’avoir des gens incompétents qui prennent tous les jours des décisions concernant notre avenir. On l’a démontré partout dans le secteur privé et ça devrait être la même chose au gouvernement.
LF : Mais est-ce qu’on peut passer facilement du métier d’homme d’affaires à celui d’homme politique?
DL : Oui, moi je l’ai fait sans problème. On ne va pas demander à des gens qui ont un travail bien rémunéré et qui sont capables d’analyser des situations de sacrifier des sommes très importantes. Si on veut s’assurer que ces gens participent au système politique et qu’on puisse les emprunter au secteur privé, il va falloir être en mesure de payer l’équivalence.
LF : Augmenter les salaires contre l’avis des électeurs ne risque-t-il pas d’accroître encore un peu plus la méfiance de la population à l’égard des politiques?
DL : Écoutez, on a les politiciens qu’on mérite. Alors si la population juge qu’on doit avoir des gens qu’on va payer à des salaires minimes, on en payera le prix à un moment donné. De la même façon, une entreprise ne pourrait pas continuer à payer son PDG si celui-ci faisait des déficits année après année. Beaucoup de corporations fonctionnent très bien parce qu’elles ont renvoyé les gens qui ne faisaient pas leur affaire. Les hommes politiques sont de plus en plus sous la loupe du public, mais ont de moins en moins d’argent pour travailler, ça prend donc des gens qui ont une approche différente.
LF : Mais n’est-il pas problématique d’analyser la politique au travers des valeurs de l’entreprise?
DL : Mais c’est une entreprise le gouvernement, c’est une grosse entreprise. Il doit offrir des services à la population avec des moyens limités. Le gouvernement construit des routes, tout comme le secteur privé construit des routes. C’est peut-être là l’erreur que l’on fait de ne pas vouloir comparer les deux milieux.
LF : Donc pour vous, il faut voir le métier d’homme politique comme un métier comme les autres, qui poursuit un objectif de réussite individuelle et pas d’intérêt général?
DL : La personne qui se lance en politique doit, bien entendu regarder à l’intérêt général des gens; mais il y seulement un payeur de taxe. Si celui-ci donne un dollar au gouvernement pour des services, en retour il veut que ça soit géré de façon efficace. Notre système devrait prendre plus en compte l’idée d’efficacité. Aux États-Unis, les membres du Cabinet du Président ne sont pas élus, on va chercher les meilleures personnes du secteur privé. Le Cabinet est composé de gens qui ont une véritable expertise dans leur domaine.

Soirée de contes : Un voyage dans l’imaginaire de Kevin Arseneau

par Karine Martel

L’étudiant en enseignement et conteur Kevin Arseneau assurera la première partie de la soirée de conte avec Dominique Breau, le 24 octobre à 20 h au Coude.

Le Front (LF) : Comment as-tu commencé à conté?
Kevin Arseneau (KA) : J’ai tout le temps été quelqu’un qui contait les affaires qui m’arrivaient dans ma vie. J’ai toujours eu cette facilité à ajouter des éléments pour rendre mes histoires intéressantes. Dominique Breau est pour moi, l’une des figures du conte. Je le voyais conter quand je travaillais au Village historique acadien, et c’est là que j’ai commencé à m’intéresser à l’aspect traditionnel du conte, à l’aspect féerique où j’avais pas besoin de me limiter dans mon exagération.
LF : À partir de quel moment as-tu commencé à conté de façon plus sérieuse?
KA : Mon premier show c’est Dominique Breau qui me l’a offert. Il avait entendu dire qu’il y avait un jeune conteur au Village acadien. Il est venu me voir et m’a dit « Kevin, je conte à Tracadie ce soir, ça te tente tu de faire ma première partie? »
LF : Où trouves-tu l’inspiration pour tes contes?
KA : En général, ma démarche va être de prendre un fond de conte traditionnel, de la tradition orale acadienne le plus que je peux, puis après ça je l’amène à ma façon.
LF : De quelle façon travailles-tu les contes?
KA : Ma démarche est surtout écouter des contes, des gens conter et des archives. À un moment donné, le conte me revient en tête et je le travaille. Je me suis donné le défi de rien écrire. Je veux vraiment rester dans la tradition orale. Si j’aime un conte, je me le répète dans ma tête, mais il vient que j’oublie des bouts, donc le travail se fait tout seul. Pour remplir le bout que j’ai oublié, il faut que j’invente quelque chose. Une couple de mois plus tard je me dis « ah ouais, c’est vrai, il y avait ce conte ici ». Pis là j’essaie de me le conter, mais j’ai perdu des gros bouts. Ça fait que là il faut que je remplisse les bouts. Je le déconstruis naturellement et je le reconstruis.
LF : Avant un spectacle, comment choisis-tu le conte que tu vas conter?
KA : Je décide ça d’habitude en embarquant sur le stage. Je m’assois, je regarde la foule et j’me dis «allright, c’est celui-là que je vais faire». J’essaie de sentir l’humour de la foule, sinon je leur demande ce qu’ils veulent entendre.
LF : Comment est-ce que ça se passe pour toi sur la scène?
KA : Quand je conte, c’est une série d’images dans ma tête. Je raconte tout ce que je vois sur cette image là. Quand je sens que j’ai fini cette image-là, je passe à une autre.
LF : Est-ce que tu es nerveux avant d’aller sur scène?
KA : Oui, mais c’est un bon stress. C’est un stress que j’ai envers la tradition. Il y a un conte amérindien qui dit qu’à chaque fois qu’un conteur se met à conter, les oiseaux arrêtent de nourrir leurs petits. C’est dans l’optique que souvent les gens ont payé et ils m’accordent le droit de parler devant eux pour 20 minutes. Si je conte pour avoir rien à dire, je viens de voler 20 minutes à tout le monde.

Dominique Breau
Dominique Breau est un Acadien de Lavilette qui s’est fait connaître, entre autres, au Village historique acadien, au Pays de la Sagouine, avec le groupe J’m’en rappelle, et aussi avec les nombreux contes qu’il a conté non seulement en Acadie, mais partout au pays, et même dans le monde. Un conte pour Dominique Breau, c’est « le conteur, son imaginaire, son monde à lui ou, du moins, sa vision du monde qu’il raconte. »

Alors on danse !

par Stéphie Rebmann

Depuis que la rentrée universitaire a commencé, les activités proposées par les différents conseils étudiants de notre cher campus se suivent et ne se ressemblent pas. Vendredi dernier, c’était au tour du conseil de traduction de présenter leur deuxième édition du Méga Chaud. La soirée s’est déroulée au café étudiant Le Coude et a regroupé près d’une centaine de personnes. L’ambiance était des plus conviviales malgré quelques petits changements de dernière minute afin de s’ajuster aux contraintes de temps.

Pour un méga show méga chaud
L’événement a eu lieu sur le campus même. Éric Dow, vice-président aux activités sociales du conseil de traduction, explique que « le conseil trouve que beaucoup trop des soirées étudiantes sont organisées à l’extérieur du campus. » Dans leur cas, les membres du conseil privilégient et tiennent à cœur l’espace réservé pour les étudiants et essayent de l’utiliser à son plein potentiel. Leur concept est également autre que les soirées habituelles auxquelles les étudiants participent. Ils tentent de diversifier et de proposer une plus large palette musicale pour un public divers. Cette année, le duo Éric Dow et Jacques Blinn ont ouvert le bal. Par la suite, c’est 60 LPs, un groupe rock de Moncton, qui a repris le micro proposant ainsi un répertoire plus large. C’est une soirée qui se passait dans l’intimité du café étudiant Le Coude tout en étant festive grâce à la musique de club jouée version acoustique. Mis à part la place qui a changé, les organisateurs du Méga Chaud ont été dans l’obligation d’annuler le karaoké. En effet, Le Coude étant plus jeune, son couvre-feu est plus tôt.

Par les étudiants et pour les étudiants
En plus de privilégier la place la plus accessible pour les étudiants, le conseil de traduction a opté pour mettre de l’avant le talent musical qui existe sur le campus de Moncton. Dans un premier temps, le duo étudiant Éric et Jacques ont commencé la soirée plongeant ainsi les éternels nostalgiques des mercredis soir au bar Le Tonneau dans leurs souvenirs les plus chers du défunt bar étudiant. Dans un deuxième temps, 60 LPs a été le deuxième groupe à faire vibrer les planches de la scène, mais aussi les petits corps présents lors de la soirée. 60 LPs est un groupe de Moncton qui joue régulièrement au bar Tide and Boar situé sur la rue Main. Si, toutefois, vous n’avez pas eu la chance de les voir vendredi dernier, vous savez où vous pouvez les trouver. Leurs reprises sont très variées, touchant des cordes sensibles ou bien atteignant celles qui vous feront danser jusqu’à vous user les pieds. Une mission plutôt réussie.

Le Méga Chaud a été une soirée réussie dans l’ensemble. Les organisateurs sont satisfaits du nombre de personnes qui ont contribué à faire de cette soirée un succès une fois de plus et vous remercie d’être venus vous amuser avec eux.

Festival de danse en Atlantique : La danse comme moyen d’expression

par Karine Martel

C’est du 18 au 21 octobre qu’a eu lieu la 7e édition du Festival de danse en Atlantique à Moncton. Découverte, partage, perfectionnement et plaisir sont les mots d’ordre du comité organisateur. Selon Chantal Cadieux, directrice artistique du festival, « la danse est une forme d’art sans frontières et cette 7e édition de notre festival reflète cette réalité de façon éloquente. »

La programmation du festival a été conçue de façon à joindre le plus vaste public possible. Entre autres, il y avait des spectacles de danse scolaires et à grand public, la projection du film documentaire PINA en 3-D, des compétitions de danse, et différents ateliers destinés aux danseurs débutants et expérimentés.

Mez’elles… Sois belle et tais-toi!
« Mez’elles… Sois belle et tais-toi! » est un spectacle qui ne laisse pas indifférent. Que ce soit pour la performance des danseuses, la profondeur des interprétations, les messages dissimulés dans la chorégraphie, les acrobaties ou la légèreté des costumes, chaque spectateur quitte la salle quelque peu changé.

Mez’elles est parfaite : elle est belle, populaire, idolâtrée. Elle réussit bien et se dépasse constamment. Du moins, c’est ainsi que la directrice artistique, chorégraphe et interprète, Julie Duguay, la perçoit. Suite à la performance, les spectateurs étaient invités à rester dans la salle afin de discuter avec les danseuses, à savoir comment ils avaient reçu la prestation. 

Les thématiques perçues par le public semblaient, entre autres, être celles du rapport entre la fille et la femme; du fait de ne pas vouloir grandir. En bref, ce qui est ressorti des interprétations du public est cette question du rapport au corps de la femme. De cette course refrénée qui mène vers l’épuisement, cette course à la perfection.

Julie Dugay a en quelques sortes confirmé cette vision qu’a eue le public. « Moi je vois ça comme un épuisement professionnel, un burn-out. C’est comme un avertissement que ton corps te lance, une grosse panique. »

Personnellement,  j’y ai vu une critique sociale. Une belle critique puisqu’elle est sous-entendue. Cette recherche d’un idéal qui est en fait idéal pour qui? Cette bataille constante que tous et chacun ont de toujours vouloir paraître plus gentil, plus parfait. Cette croyance que, ce que nous avons à dire est plus important que ce que les autres ont à dire. Cet enchantement que plusieurs ont à regarder des émissions télévisuelles qui ne sont que mises en scène et espoirs brisés. Tous ces efforts qui sont mis quotidiennement à paraître plus beau ou plutôt, à atteindre cet idéal qui a été construit socialement. Cette mise en scène que chacun fait dans sa vie personnelle pour plaire aux autres, en utilisant ces outils qui sont mis à notre disposition afin de nous convaincre que nos cils sont plus longs et que nos seins sont plus gros.

Le Café scientifique « rock »

par Emily Briand

Vous n’êtes pas déjà au courant du Café scientifique? C’est une présentation scientifique avec un ton humoristique préparée et présentée par un étudiant. Quel était le dernier sujet du Café scientifique? Avec l'aide du titre de cet article, vous pouvez le deviner. Le 18 octobre, Nick Cormier, finissant en chimie, a présenté « La science du son et le rock and roll, une haphazard Nick Cormier présentation » avec sa guitare électrique.

À l’aide de graphiques, M. Cormier a expliqué en quoi consiste le son et les harmoniques, et comment, à l'oreille, nous pouvons distinguer deux instruments jouant la même note, et plus, notamment pour quelle raison le « powercord » est tellement populaire dans la musique rock de nos jours. La réponse : il sonne bien avec tout.

Les spectateurs ont même eu la chance d'apprendre un peu sur l'historique de l'émergence de la guitare en tant qu'instrument populaire. Nick expliquait qu'auparavant, la guitare était en arrière-plan dans les orchestres de jazz, donc il y a eu des modifications pour augmenter le son, étant donné que la « damn tompette » était trop puissante. Il a continué pour illustrer comment en 15 ans, le son de la guitare a évolué de Chuck Berry (rock and roll, et rhythm and blues) à Black Sabbath (heavy metal).

« J'ai un intérêt majeur dans la musique. J'ai été dans un groupe pendant trois ans. On s'appelait « Eric and the Blues Band ». Il n'y avait pas d'Éric dans le groupe, on est drôle comme ça », explique Nick Cormier en riant. Ses préférences personnelles incluent le rock classique des années 1960 et des années 1970, mais il s'est adapté aux préférences populaires en jouant du Blink 182 lors d'une des ses illustrations de la matière. Quant aux raisons pour lesquelles il a choisi son thème : « Les gens qui jouent de la musique savent ce qu'ils font, mais pas ce qui se passe physiquement ».

Il y avait aussi un mini cours de vocabulaire pendant lequel M. Cormier a expliqué la signification des mots utilisés en musique rock. Ces mots désignent un certain type de son, par exemple, « overdrive » veut dire « crunchy » et « wah wah » veut dire sexy, ce dernier étant illustré dans le « bow chicka wah wah ».

Donc, quelle était l'opinion du public? « J'ai trouvé la présentation très intéressante. C'est la troisième fois que je viens et c'est très divertissant. Ce qui m'intéresse le plus a déjà été fait : les jeux vidéo. Mais pour diversifier, j'aimerais voir davantage de biologie ou même de l'informatique », dit André Luc Cormier, employé du département de physique.

Il est important de souligner que tout est vulgarisé. Il n'est pas nécessaire d'étudier en sciences pour participer et comprendre, et tout le monde est le bienvenu. Éric Allain, vice-président académique de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) et co-fondateur des Cafés scientifiques souligne : « Il faut toujours prendre du temps pour s'amuser ». Il incite les gens à venir à l'événement, car « Tout le monde peut comprendre, le ton est humoristique, et c'est gratuit. Le tout est annoncé dans les courriels des activités de la semaine ».

Chronique scientifique : Vers une pénurie de l’or noir?

par Roby Gauthier

Saviez-vous que si l'on empilait tous les barils de pétrole consommés par jour mondialement, le sommet atteindrait une hauteur 72 000 kilomètres? À titre de comparaison, Felix Baumgartner, le nouveau détenteur du record du monde du plus haut saut en parachute, a sauté à seulement 39 kilomètres de hauteur! En d’autres mots, nous consommons plus de 14,3 milliards de litres de pétrole par jour. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui on commence à s’inquiéter de la possibilité d’une pénurie.

En effet, selon plusieurs recherches effectuées par des géologues, des organismes et des entreprises, pendant le présent siècle cette ressource primordiale atteindra son maximum de production. Ce sera alors le moment où l’être humain ne pourra plus jamais produire autant de pétrole sur Terre. On appelle ce phénomène le « pic pétrolier ». Cette époque sera alors le début d’innombrables problèmes, dont très probablement une crise économique majeure, due au fait que la production de pétrole en baisse ne pourra plus satisfaire la demande mondiale toujours croissante.

Aujourd’hui le pétrole est indispensable. Il est l’élément clé à la production de la gazoline qui fait avancer nos voitures, à la fabrication de matières plastiques, de médicaments, de textiles et de caoutchoucs synthétiques, etc. Du côté de l’énergie, en 2007, le pétrole représentait un tiers des productions énergétiques mondiales et les autres combustibles fossiles y représentaient plus de 45 % (BP, Statistical Review 2007; Agence internationale de l’énergie (AIE), Rapport 2007). Sans parler que le pétrole est, encore en 2012, la source énergétique la plus utilisée. Comme l’affirme Adolphe Nicolas dans son livre Énergies : une pénurie au secours du climat? (2011), le pétrole constitue « le sang » de notre société. Sans lui, la vie est impossible… à moins d’un substitut.

Ce pic est pour quand, me demanderez-vous? Plusieurs ont tenté de le prévoir à l’aide de divers modèles mathématiques qui prennent en compte différents paramètres. Premièrement, il a été admis par le Energie Watch Group (EWG) et l’AIE que la production de pétrole conventionnel a atteint son pic pétrolier en 2006. Maintenant, en considérant la production de pétrole non conventionnelle venant de sables bitumineux, de pétrole lourd, de schistes bitumineux, ou de forages en conditions extrêmes, les résultats pour l’année du pic pétrolier vont de 2020 à 2060, dépendant des facteurs considérés par ceux qui ont effectué la recherche. L'Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) prévoyait en 2006 le pic pétrolier pour l’année 2020, tandis qu’à la même année, la compagnie Exxon Mobil prévoyait un plateau de production entre 2030 et 2050, puis une diminution par la suite. De plus, même si on trouve de nouveaux champs de pétrole, depuis 1960 on en trouve de moins en moins dans le monde et ils sont de plus en plus petits, preuve qu’ils se raréfient.

Un optimiste pourrait affirmer rapidement que si nous atteignons un maximum de production, ceci devrait signifier que nous avons consommé environ la moitié des réserves de pétrole. Par contre, ceci est sans considérer le fait que les champs pétroliers qu’on découvre et les sources de pétrole non conventionnel qu’on utilise de plus en plus contiennent du pétrole beaucoup plus difficile à extraire que dans le passé. Ainsi, nous devons utiliser beaucoup plus d’énergie pour extraire… une source d’énergie. Ce qui réduit alors le rendement énergétique et économique du pétrole. Ainsi, en anticipant l’énergie pour extraire le pétrole à l’avenir, selon l’auteur Adolphe Nicolas (2011), nous aurons consommé au pic plus de 73 % des réserves!

En résumé, pouvons-nous dire que la fin de l’humanité approche? Non, nous devrions plutôt nous convaincre que ceci est l’occasion de rediriger notre économie de façon plus intelligente vers des sources énergétiques et des matières premières écologiques. Le problème avec ces sources d’énergie et ces matières premières est qu’ils ont en ce moment des rendements très faibles pour satisfaire la demande mondiale, mais grâce aux nouvelles recherches scientifiques, on pourrait changer ceci.

Chronique gaming : Un nouveau joueur dans la course aux consoles

par Gérard Connolly

Le 10 juillet dernier, le financement d’un nouveau type de console débutait. Les pionniers du projet voulaient rendre les jeux vidéo plus accessibles aux consommateurs.

Ouya, le nom du nouveau projet, n’en dit pas plus long sur les détails entourant la nouvelle console. Le but de ce projet est de rendre plus abordable l’accessibilité aux jeux. Elle sera une console de salon permettant de jouer à de nombreux jeux gratuits et de laisser libre choix aux développeurs pour ce qu’ils désirent rendre libre (gratuit) ou non. Ouya donnera également accès à des vidéos et à de la musique en ligne
Le prix de la console varie entre 119$ et 209$, selon le nombre de manettes commandées. Suite à l’obtention de la console, de nombreux jeux seront disponibles sur Ouya. Les seuls frais additionnels seraient le déblocage de la version complète d’un jeu essayé sur démo ou l’achat d’objets et accessoires supplémentaires, par exemple. Sur le site Web d’Ouya, les  créateurs expliquent qu’ils ne veulent pas que vous achetiez un jeu à moins que vous ne l’aimiez.

L’objectif à atteindre pour ce projet était de 950 000$ et le 9 août 2012, les fondateurs du projet avaient amassé près de 8 600 000$. Ce financement s’est fait à partir d’un site Internet nommé «Kickstarter» qui est dédié à ce genre de projets. Ils avaient un système de récompense par palier de prix. Le plus élevé (10 000$) donnait droit à toutes les récompenses des autres niveaux, ainsi qu’à une invitation à un souper privé avec l’équipe juste avant la cérémonie de lancement de la console. Le plus faible (10$) réservait le nom d’utilisateur pour le client avant le lancement de la console.

Ouya utilisera la plate-forme Android (que l’on retrouve dans certains modèles de téléphones intelligents) et une technologie vidéo NVIDIA. La console, un peu plus petite qu’un ananas, contient un port USB 2.0, un port Ethernet et un port HDMI 1080p. De plus, elle est compatible avec la technologie sans fil et Bluetooth LE 4.0. Les premières livraisons sont prévues en avril 2013.

Étant très jeune, la compagnie est à la recherche d’employés prêts à travailler sur cette nouvelle technologie ainsi qu’à différents postes entourant le secteur des affaires. Pour postuler, ils suggèrent d’envoyer vos informations à jobs@ouya.tv.

Les  consoles deviennent de plus en plus des centres de divertissement plutôt que des simples unités de jeu. Ce qui m’emmène à vous poser le sondage de la semaine : Pensez-vous qu’introduire d’autres utilités (films, musique, etc.) aux consoles nuit à l'expérience de jeu?
a) Oui
b) Non
c) Je ne sais pas
La semaine dernière vous avez répondu unanimement que vous encouragez les jeux indépendants. Envoyez vos réponses et tout autre commentaire à leglitchckum@gmail.com. N’oubliez pas de me suivre sur Twitter à @LeGouteurDeJeux. Ne manquez pas l’émission le Glitch les dimanches dès 18h sur les ondes de CKUM (93.5FM).

Bloody Mary… x 13

par Stéphie Rebmann

Il ne reste que quelques jours avant cette semaine d’étude tant attendue. Une petite semaine pour laisser le stress des projets à remettre de côté, d’étudier plus calmement sans courir à droite et à gauche sur le campus et bien sûr d’avoir une vie sociale et des heures de sommeil normales. Tout le monde est fatigué et mérite ce petit repos. De plus, la fraîcheur de l’automne ne nous encourage pas à sortir de sous nos couettes qui essayent de nous prendre en otage chaque matin.

Bien que l’automne soit des nôtres et qu’il ait amené avec lui toutes ses petites surprises, il a fait également apparaître de belles citrouilles sur le porche des maisons ainsi que des décorations d’Halloween. Les festivités de cette dernière ont lieu durant la chère semaine d’étude. Une raison en plus pour prendre un peu de temps pour soi même et s’amuser.

Je veux jouer à un jeu?
L’Halloween se fait ressentir bien avant la date fatidique. Les décorations morbides, les déguisements surplombant les allées des magasins et les films d’horreur nous font hérisser le poil. Et qui n’a jamais essayé de déranger l’ordre spirituel en jouant avec les esprits? Vous connaissez tous certainement la légende de Bloody Mary. Pour ceux qui ignorent comment la faire apparaitre, voici la méthode à suivre :

Enfermez-vous dans la salle de bain dans la noirceur complète. Allumez deux bougies que vous placerez des deux côtés du miroir. Placez-vous à votre tour devant le miroir et fixez votre reflet. Commencez ensuite à prononcer à voix basse et très doucement le nom de « Bloody Mary » tout en commençant à tourner sur vous-même. Dans votre spirale infernale, continuez de tourner sur vous-mêmes en essayant de garder votre regard fixé sur le miroir et en prononçant de plus en plus fort le nom de l’esprit. Une fois votre troisième tour terminé, regardez à présent votre miroir. Votre reflet est maintenant celui de la Vierge sanglante prête à vous bondir dessus, vous réservant ainsi un mauvais sort pour se venger de la perte de son fils. Seriez-vous assez brave pour tenter l’expérience?

Mais qui est cette entité?
Certains disent que Bloody Mary est la représentation de la Vierge Marie venue avertir les petits malins qui aiment s’amuser à provoquer les esprits de ne pas jouer avec son nom, ni avec celui de son fils, Jésus.

D’autres racontent que ce serait une femme qui fut brûlée vive dans son village où on l'accusait de sorcellerie. Quiconque invoquant ainsi son nom sera frappé par la malédiction qu’elle a jetée aux habitants ayant contribué à la mettre sur le bûcher.

Une minorité, quant à elle, pense que c’est l’esprit d’une femme décédée avec son fils dans un accident d’auto. L’esprit de la femme décida de vivre à jamais dans les miroirs pour venger la mort de son fils.

Une grande majorité, toutefois, connait Bloody Mary par sa couleur rouge sanglante et sa douceur acidulée une fois qu’elle caresse les papilles gustatives. En effet, voici une recette de cocktail qui éveillera vos sens en vous faisant frissonner… de plaisir.

Ingrédients :
• 45 ml (1 ½ oz) de vodka
• 120 ml (4 oz) de jus de tomate
• Un trait de jus de citron
• Un trait de sauce Worcestershire
• 3 gouttes de sauce Tabasco rouge
• Une pincée de sel de céleri
• Une pincée de poivre noir
• Une petite branche de céleri
• Glaçons

Instructions :
1. Dans un verre à mélange contenant quelques glaçons, verser la vodka, le jus de tomate, le jus de citron, la sauce Worcestershire, la sauce Tabasco, le sel de céleri et le poivre noir.
2. Remuer à l’aide d’une cuillère à mélange.
3. Filtrer au-dessus d’un verre « highball » à l’aide d’une passoire à glaçons
4. Rincer la branche de céleri et la placer dans le verre.
La douceur de sa couleur vaut bien plus que le visage ensanglanté d’une femme. Et pour passer une bonne soirée d’Halloween entre amis, mieux vaut ne pas titiller les esprits. Sur cette petite note, passez une bonne semaine d’étude.
Et soyez raisonnable, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, et à consommer avec modération.

Anecdotes :
Bien que les suppositions sur la Vierge Sanglante soient mitigées, celle sur le cocktail Bloody Mary le sont aussi. Certains affirment qu’il fait référence à la reine d’Angleterre Mary Tudor. Sa réputation de reine sanguinaire lui aurait valu le surnom de Bloody Mary. D’autres sources racontent qu’un barman suggéra ce nom, car le cocktail lui rappelait une jeune fille nommée Mary qui fréquentait le Bucket of Bloody club de Chicago. Enfin, il s’agirait peut-être de l’invention d’Ernest Hemingway. On dit qu’il surnommait ainsi sa femme, Mary Welsh, furieuse contre ses excès d’alcool. Une chose est sûre, la personne qui a inventé ce cocktail, il a bien fait.

Chronique de la RAT : Après la saison des récoltes

par Sylvain Bérubé

Sylvain Bérubé, cofondateur de la Réforme acadienne traditionnelle (RAT) et bachelier en science politique à l’Université de Moncton, termine présentement sa maîtrise en science politique à l’Université d’Ottawa à Ottawa. Se sentant tel un Acadien naufragé en terre inconnue, bien loin maintenant de sa terre natale, il nous fait part chaque semaine de ses réflexions en louant les bonnes vieilles valeurs de l'Acadie pré-1755.

Avec la fin octobre qui arrive à grands pas, l’automne va laisser place sur le campus à la saison des « break-ups », période qui commence dans les semaines avant les examens finaux et qui se termine peu avant le « party final », lieu des nouvelles rencontres impures. La Réforme acadienne traditionnelle étant ce qu’elle est, elle a déjà réfléchi à cette question et souhaite aider ses disciples à faire un choix intelligent quant à leur partenaire, après tout ce sont ces couples qui vont repeupler l’Acadie.

Il est bien trop facile de tomber dans l’erreur et de penser que la modernité nous offre de vraies solutions pour rencontrer un(e) partenaire avec ses sites Internet de rencontre, ses discothèques, ses clubs de danseuses et toutes les autres perversions qu’elle concocte. C’est pour cette raison que la RAT a développé un guide de rencontre à l’intention des disciples, le voici.

Comment donc éviter ces pièges tendus par la modernité quand vient le temps de construire une relation amoureuse saine? Deux endroits sont appropriés pour rencontrer une personne pour la première fois et développer une relation amoureuse. Le premier de ces « espaces » réfère à tout endroit où il y a une gigue. Lors d’une gigue, l’être humain ne peut cacher ses défauts et ses vices, il est à son état le plus pur. Vous pourrez ainsi déterminer si une personne est compatible avec vous. Lors d’une danse, la coordination nécessaire aux deux corps afin de travailler ensemble est extrêmement révélatrice de la chimie du couple. Ainsi, un(e) bon(ne) partenaire de danse devient indispensable. Le second endroit acceptable pour la rencontre d’un(e) futur(e) partenaire est autour d’une table de cuisine. Je n’ai pas à expliquer à vous Acadiens l’importance de la table de cuisine. Mais il nous faut quelques conseils pour nous aider à faire un choix. En voici six qui ont su perpétuer le peuple acadien jusqu’à nos jours.

1- La valeur d’une personne est jugée par la petitesse de son village d’origine. Plus petit le village d’origine, meilleur sont les chances que cette personne a de bonnes valeurs et qu'elle peut communiquer avec les animaux.
2- Si quelqu’un a souvent le même nom de famille qui parait dans sa généalogie, c’est probablement juste une coïncidence. Sauf si les ancêtres de cette personne respectaient très bien le premier conseil.
3- Si vous avez côtoyé une personne toute votre vie, pourquoi ne pas se marier? Ce n’est pas comme s’il y a plus d’une vingtaine de choix dans votre village de toute façon.
4- Plus la personne est connue dans le village, plus vous serez l'objet de bavardages dans le village en question
5- Plus une personne vous fait attendre, plus le feu de vos passions sera intense (Gabriel a bien fait attendre Évangéline pendant plus de 20 ans.)
6- N’oubliez pas : pas de sexe avant que votre partenaire échange tous ses biens matériels pour financer un luxurieux mariage.

Si vous suivez ces quelques règles, vous éviterez de salir l’esprit acadien des impuretés modernes et vous serez sur la bonne voie pour trouver un ou une partenaire avec qui vous pourrez passer le reste de vos jours en toute confiance puisque cette personne est maintenant financièrement et donc émotionnellement dépendante de vous et de l’unité familiale que vous avez créée.

Chronique Sexe : Il était une fois, une déesse appelée Nymphe...

par Jessica Savoie

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la nymphomanie, c’est un terme qui est associé aux femmes souffrant d’une dépendance à la sexualité. C’est un trouble psychologique qui laisse un sentiment de sexualité non assouvie, même si celle-ci a de nombreux rapports sexuels. Le mot en tant que tel à une signification en lui-même : Nymph (qui vient du nom d’une déesse, Nymphe, souvent représentée comme une femme nue) et mania (qui signifie folie).

Plusieurs personnes fantasment à l’idée d’avoir une telle partenaire, cependant ce n’est pas toujours facile de vivre dans une situation semblable. En plus d’une libido trop active et une envie sexuelle qui ne part pratiquement pas, le quotidien se voit changé à jamais. La nymphomane se fait qualifier de « mangeuse d’hommes », et elle voit ceux-ci comme de vulgaires jouets sexuels ne réussissant jamais à assouvir complètement ses désirs sexuels.

Désirs sexuels reliés à des troubles psychologiques?
Pour les quelques femmes qui sont victimes de dépendance sexuelle, il n’y a malheureusement aucun remède miracle. Certaines iront au psychiatre, à des groupes de soutiens ou encore certaines devront être médicamentées sur des relaxants ou parfois même des médicaments contre la Maladie de Parkinson.

Les causes d’un trouble semblable? Il n’y a aucun diagnostic à ce jour. Cependant, on a remarqué que les femmes souffrant de désirs sexuels obsessionnels vivent souvent un manque d’amour et d’affection important. Or, elles essaient d’assouvir ce manque avec une forte carence de sexe.

Les nymphomanes qui n’ont pas leur dose quotidienne de sexe peuvent même aller jusqu’à friser le délire et la bipolarité : elles traiteront leurs partenaires comme de vrais jouets sexuels, elles deviendront maussades, parfois même dépressives. Ces femmes ne seront probablement jamais complètement heureuses, parce qu’elles auront toujours ce sentiment de rejet, de manque d’affection et ce besoin non assouvi de sexe avec plusieurs partenaires.

Quand le sexe devient un besoin
Ce n’est plus une histoire coquine avec une fille fougueuse et pleine d’imagination. Effectivement, ces relations explosives se transforment vite en jalousie excessive, en manque accru de confiance et même parfois aux points et coups de pieds.

Ce n’est plus du tout un fantasme partagé par nous et nos copains, mais bien un problème réel qui empêche les deux partis de vivre une vie normale. La notion d’amour n’a plus sa place, c’est plutôt un besoin insatiable d’affection et de sexualité. C’est épuisant émotionnellement, psychologiquement et physiquement. C’est tout simplement malsain.

On se doit de trouver un juste milieu dans notre vie. Lorsqu’une occupation prend une importance disproportionnée aux autres, il devient de plus en plus difficile de suivre un courant normal et tout le reste tombe avec nous. Pour certaines nymphomanes, faire l’amour 10 fois par jour est chose normale, tandis que pour un partenaire, c’est vraiment épuisant.

Bref, à moins d’avoir plusieurs partenaires actifs, il n’est pas possible pour une nymphomane d’assouvir complètement son désir sexuel. Elle devient esclave de ses envies, de ses fantasmes; elle développe plusieurs autres dépendances comme l’alcool, le tabac ou la drogue. Les crises et les émotions font la course, les relations interpersonnelles perdent leur vivant et les réputations se font la guerre.

C’est bien lorsque les deux partenaires partagent la même faim sexuelle. Cependant messieurs, la prochaine fois que vous dites vouloir une « obsédée sexuelle », ne perdez pas l’idée que vous risquez de vous prendre une assiette en pleine tête!

Chronique « Terre-Neuve surnaturelle » : Des fantômes sans menace

par Emily Briand

Les histoires d’événements surnaturels peuvent être très divertissantes. Il n’est pas nécessaire de croire aux esprits maléfiques pour apprécier le petit frisson qui saisit la base de votre nuque lorsqu’une panne de courant vous surprend en pleine nuit. Chaque semaine, Emily Briand, étudiante en 3e année d’un baccalauréat en science infirmière à l’Université de Moncton, tentera de nous faire vivre l’inexplicable en nous partageant des légendes de l’île de Terre-Neuve qui lui furent racontées par des voisins, des amis et des membres de sa famille.

Tous les cas surnaturels ne sont pas dangereux, ni réels. Afin d'alimenter votre scepticisme, mais surtout pour vous faire rire, explorons les cas de surnaturel qui, dans le fond, n'étaient que du «naturel».

Spectres dans le cimetière
Les danses dans le vieux temps étaient tellement populaires que des gens marchaient pendant des heures pour s'y rendre. Mais, à cause de la distance, il faisait toujours noir lorsque les jeunes retournaient chez eux.

Un soir en revenant, ils passaient le cimetière de leur communauté et entendirent des lamentations non-sexuelles. Des ombres dansaient sur les pierres tombales et les personnes plus fragiles commençaient à avoir peur.

«AHHHH!»

Le groupe fut surpris par un cri venant de derrière eux. En se tournant, ils virent un grand fantôme blanc. Soudainement, le «fantôme» jeta son drap sur eux et éclata de rire. C'était un de leurs amis qui avait tout orchestré avec deux autres gars pour leur faire peur.

La dame blanche
Mélissa et Igraine étaient des amies depuis longtemps et Mélissa visitait souvent Igraine. Malheureusement, Mélissa avait peur du noir et comme conséquence, lorsqu'elle restait trop longtemps, il fallait qu'Igraine la raccompagne chez elle.

Un tel soir, rendue à mi-chemin, Mélissa eut besoin d'aller à la toilette, et ça pressait. Comme c'était une urgence, elle décida d'aller faire ses besoins à côté d'une maison. Jupe et caleçons descendus, Mélissa était accroupie contre le côté de la maison et Igraine était sa gardienne.

«Mélissa! Voyons-tu ça!» cria Igraine en pointant.

Où Igraine pointait, il y avait une dame habillée complètement en blanc qui les visait.  Avec terreur, les deux filles partirent en courant, sans que Mélissa prenne le temps de remonter ses sous-vêtements.
Rendues chez Mélissa, les deux filles en défonçant la porte, crièrent :

«On a vu un esprit! On a vu un esprit!»

La mère, sympathique, répondit :

« Tais-toi, t'as rien vu.»

Pendant toute sa vie, Mélissa contait cette histoire en affirmant qu'elle et Igraine avaient vu un fantôme... Jusqu'à 50 ans plus tard, lorsque sa belle sœur lui dit enfin la vérité : en revenant d'une danse, elle les avait vues et avait décidé de leur jouer un méchant tour, étant donné qu'elle était habillée tout en blanc.

L'avertissement
Pendant l'hiver, il y avait un jeune homme qui conduisait sa motoneige, comme le font plusieurs résidents. Contrairement à la majorité, il n'avait pas de difficulté à le faire sous l'influence d'une substance quelconque (indice: ce n'était pas l'alcool). Un soir, il conduisait tellement rapidement, qu'il heurta un objet et fut lancé hors de sa motoneige.

Il faisait noir, donc il ne pouvait pas bien voir et il s'était orienté en tapant avec ses mains. À sa surprise, il touchait quelque chose de doux en forme de rectangle... Il constata que c'était un oreiller! En continuant, il se rendit compte qu'il était sur un genre de lit avec des draps soyeux, mais lorsqu'il touchait directement devant lui, il y avait une planche en bois... Il y en avait de chaque côté, en forme de rectangle. Il était dans un cercueil!

En panique, il sauta du cercueil, retrouva sa motoneige et se dirigea directement chez lui. En criant pour sa mère, il expliqua qu'il avait eu une genre de prémonition, un avertissement, et il fallait qu'il change au plus vite ses habitudes de vie, car sinon, il allait mourir jeune. En l'interrogeant, sa mère apprit qu'il avait heurté un cercueil et qu'il était tombé dedans.

Le lendemain elle alla avec son fils afin de retrouver ce cercueil. En se rendant à la scène, ils retrouvèrent une poubelle en bois, faite à la main et remplie de sacs.

Chronique historique : Wilfrid, ça c’est un nom extraordinaire!

par Vivien Herbreteau

Cher lecteur, qu'est-ce qui est bleu, qui est pratique et que les étudiants aimeraient avoir pour manger?

Un billet de cinq dollars, bien sûr! Blague à part, c'est la personnalité sur ces billets qui nous intéresse. Deuxième question surprise : qui est représenté sur ce billet? Il s'agira, justement, de la personnalité historique de la semaine.

Le premier ministre Laurier, officiellement, le très honorable Sir Wilfrid Laurier, est né en 1841 à Saint-Lin, petite ville au nord de Montréal et est mort en 1919 à Ottawa. Il est un des premiers ministres à être resté le plus longtemps premier ministre, car entre 1896 et 1911, cela fait quinze années consécutives. Ceci étant dit, parlons de ce qu’il a fait pour mériter sa place sur le billet le plus en circulation de la monnaie canadienne.
Son père, arpenteur (mesureur de terrain), mise sur l'éducation de ses enfants, étant relativement éduqué lui-même. Sa mère, quant à elle, meurt de tuberculose quand le jeune Wilfrid n'avait que 7 ans. Il poursuit ses études dans des écoles francophones et anglophones avant de se rendre à l'Université McGill d’où il ressort avec un diplôme en droit. Il va joindre l'équipe des libéraux, notamment en se présentant dans les élections législatives du Québec de 1871, pour former le parlement de cette province, qu'il gagne de justesse. À l'Assemblée législative québécoise, il s'acquiert une certaine réputation grâce à ses discours passionnés et éloquents. Par contre, puisque le parti libéral au Québec n'a jamais été tellement populaire, Sir Laurier décide de se présenter au niveau national, toujours à partir de sa circonscription de Drummondville en 1874. Il les gagnera avec une avance confortable. Il travaillera même brièvement comme ministre des Finances de 1877 à 1878, dans le cabinet du premier ministre Alexandre Mackenzie. En 1878, les libéraux sont défaits au niveau national et Monsieur Laurier doit se contenter d'occuper un poste de secrétaire parlementaire du chef libéral de l'époque, jusqu'en 1887. Les membres du parti libéral du Canada choisissent Wilfrid Laurier pour les représenter au niveau national.

Faisons une pause ici, car il s’agit d’une première! Un Canadien Français est élu pour représenter le parti au niveau fédéral! Aussitôt en fonction, ses collègues ne regrettent pas leur choix, car ce chef de l’opposition accable sans relâche le gouvernement conservateur, qui ne peut lui résister en 1896, Wilfrid Laurier devient ainsi premier ministre. Il va engager le Canada vers la route de l’industrialisation, de la croissance économique et de l’immigration. Excellent négociateur, il trouve des compromis efficaces à beaucoup de controverse de l’époque (je ne pourrai pas vous donner les détails, cher lecteur) : la crise des écoles catholiques françaises du Manitoba, un appui militaire partiel à l’Angleterre, fait entrer l’Alberta et la Saskatchewan dans la Confédération canadienne (en 1905), envoie quelques navires à l’Angleterre en 1910 pour essayer de contrer la menace de l’empire allemand, etc.

Ceci n’est qu’un résumé rapide, car il a fait beaucoup de choses pour le Canada dans toute sa carrière. Le parti libéral n’est plus aussi unifié en 1911 et les conservateurs de Robert Borden profitent de l’occasion pour le battre dans des élections fédérales la même année. Sa santé devenant fragile, Wilfrid Laurier est mort d’une hémorragie cérébrale en 1919.

Hockey masculin : Les Aigles se sauvent avec leurs troisièmes périodes

par Normand d’Entremont

Si les Aigles Bleus pouvaient jouer tout le match comme ils jouent en troisième période, ils seraient, semble-t-il, imbattables.

L’équipe de hockey masculin a remonté de l’arrière lors de ces deux matchs à domicile en fin de semaine, entrainant une victoire et une défaite en tirs de barrage.

Le Bleu et Or est revenu d’un déficit de 4-2 en troisième période vendredi pour battre les Tigers de Dalhousie University 6-4, et est revenu au score de 2-1 samedi contre les Axemen d’Acadia University pour prolonger le match avant de perdre 3-2 lors des tirs au but.

« Cela démontre vraiment le caractère des gars, mais il faut que nous fassions mieux en début de match, souligne l’entraineur en chef Serge Bourgeois. En troisième période c’est correct, mais il faut faire la même chose en première et deuxième. Il faut jouer plus rapidement pendant tout le match ».

Après leurs quatre premiers matchs, Moncton a maintenant 7 buts pour et 0 contre en troisième période. Il suffit maintenant d’appliquer cet effort durant les deux premières périodes.

« Il s'agit clairement de simplifier les choses, précise Bourgeois. On a vu cela en troisième et c’est là que nous avons du succès. Je crois qu’on essaye de faire des jeux trop complexes dans les deux premières périodes et ce n’est pas notre style.

Vendredi, c’est Éric Faille qui a mené les Aigles à la victoire avec 2 buts et 2 passes. Rémi Blanchard, Francis Rochon et Guillaume Parenteau ont chacun récolté un but et une passe, alors que Samuel Groulx a été l’autre buteur.  Pierre-Alexandre Vandall avait marqué 2 points pour les visiteurs et Patrick Daley et Shea Kewin ont également trouvé le but pour Dalhousie. Adrien Lemay, qui avait remplacé André Guay devant le filet, a conclu la victoire pour Moncton, tandis que Wendell Vye était le gardien perdant.

« Nous sommes une équipe de caractère, lance Faille. Nous nous sommes dit qu’il fallait trouver une manière de gagner. Nous sommes sortis en troisième avec un bon travail d’équipe et nous avons montré ce que nous sommes capables de faire ».

Le lendemain, c’est Alex Émond qui a égalisé le match pour Moncton en troisième période avec son premier but en carrière universitaire, mais le Bleu et Or n’a pas pu en profité et a perdu aux tirs au but. Francis Rochon a également marqué pour les Aigles alors que Christopher Owens et Jonathan Laberge ont répondu pour Acadia. Peter DiSalvo a signé le gain devant le filet des Axemen et Adrien Lemay, qui a été nommé joueur du match avec 37 arrêts, a pris la défaite.

« Nous pouvons retenir que même si nous sommes menés au score dans un match nous sommes capables de revenir, ajoute Lemay. Si la partie continuait en prolongation, j’étais sûr que nous allions gagner ».

Les Aigles Bleus accueilleront prochainement les Huskies de Saint Mary’s University vendredi et les X-Men de St Francis Xavier University samedi. Les deux matchs seront disputés à 19 h à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Soccer masculin : défaite imposante et victoire dramatique pour le Bleu et Or

par Normand d’Entremont

Rendus en temps d’arrêt de leur deuxième match de la semaine, les Aigles semblaient être sur le point de connaître une autre semaine décevante.

Pourtant, un but de Jonathan Stephenson à la 92e minute a permis à l’équipe de soccer masculin d’encaisser une victoire dramatique de 2-1 samedi contre les Dalhousie Tigers après que le Bleu et Or ait été défait à Sackville par une marque de 3-0 contre les Mounties de Mount Allison University.

C’était la première victoire des Aigles Bleus contre les Tigers depuis au moins 8 ans, soit à partir du moment où les résultats sont disponibles sur le site du Sport universitaire atlantique (SUA).

« C’est un bon sentiment parce que ça fait plusieurs matchs que nous faisons les choses presque parfaitement, mais nous n’étions jamais capables d’avoir la victoire », souligne Antoni Ciepala. « Nous savions ce qu’il fallait faire aujourd’hui, c’était vraiment maintenant ou jamais ».

Mercredi dernier, les Aigles ont alloué le premier but contre les Mounties et n’ont jamais pu en revenir. Cale Saunders a marqué deux fois pour Mount Allison et Femi Adegbidi a également trouvé la cible pour l’équipe hôtesse.

Pourtant, autant que la défaite de mercredi a été décevante, la victoire de samedi a été juste l’opposé. Après que les Aigles aient ouvert la marque en première moitié sur un penalty de Bourama Simpara, Julian Perrota a répondu pour les Tigers à la 69e minute pour égaliser le match.

Toutefois, Stephenson a finalement profité de la pression du Bleu et Or pour donner la victoire aux siens quelques moments avant les derniers sifflets de l’arbitre.

« C’est juste spécial la façon que nous avons gagné ce match », affirme l’entraîneur en chef Angelo Jean-Baptiste. « Il n’y a pas de vedette dans l’équipe, la vedette c’est l’équipe ».

Moncton (5-4-2) se trouve maintenant à égalité pour la 4e position avec Acadia University et Dalhousie University. De plus, 5 équipes sont actuellement séparées par 2 seuls points de la 3e à la 7e position. Alors que chaque victoire compte pour 3 points, c’est essentiel d’aller chercher les résultats lorsqu’on a la chance.

Avec seulement deux matchs à jouer, les Aigles pourraient toujours terminer aussi haut que 2e et aussi bas que 9e au classement. Ils accueilleront les Huskies de Saint Mary’s University vendredi à 19h15 et les Sea-Hawks de Memorial University samedi à 15h15. Les deux matchs seront disputés au Stade Moncton 2010.

« La victoire des Tigers nous donne un petit sentiment de devoir accompli, mais nous savons quand même que notre travail n’est vraiment pas terminé », ajoute Antoni Ciepala. « Ce n’est même pas un match à la fois, c’est maintenant une demie à la fois ».

Soccer féminin : Semaine difficile pour Moncton

par Normand d’Entremont

Alors que la fin de saison approche rapidement, les Aigles Bleues ne tendent pas dans la bonne direction.

L’équipe de soccer féminin a subi deux défaites la semaine dernière, soit de 2-1 contre les Mounties de Mount Allison University mercredi à Sackville et de 5-0 face aux Huskies de Saint Mary’s University samedi au Stade Moncton 2010.

C’est maintenant trois défaites consécutives pour les Aigles (3-6-2), elles qui cherchent toujours une des 6 positions en séries.

« C’est très difficile après cette défaite (de samedi) », souligne l’entraineur en chef Angelo Jean-Baptiste. « L’équipe des filles, c’est une équipe jeune en reconstruction, mais tout n’est pas joué et nous gardons l’espoir avec deux autres matchs ».

Mercredi, Donya Salomon-Ali a ouvert le score  pour Moncton avec une pénalité à la 30e minute, mais deux buts d’Amanda Volcko en deuxième moitié ont donné la victoire aux Mounties.

Le samedi suivant, les Tigers ont eu des buts de Samantha MacDonald, Daphne Wallace, Rieka Santilli, Emma Landry et Lauren Landry pour écraser les Aigles Bleues 5-0 devant les partisans du Bleu et Or.

Selon Stéphanie Leahy, les Aigles ne doivent pas trop se décourager.

« Nous n’avons pas arrêté, nous avons travaillé jusqu’à la fin et c’est quelque chose qu’on voyait moins dans le passé », souligne-t-elle. « Cela arrive, des matchs comme cela, il faut juste recommencer. L’année dernière nous avons subi une défaite semblable et nous avons gagné notre match suivant 6-1 ».

Moncton est maintenant en égalité pour la 7e position, deux points derrière Memorial University en 6e position et 3 points derrière Saint Mary’s en 5e position. D’ailleurs, c’est justement les deux équipes qu’affronteront les Aigles Bleues en fin de semaine au Stade Moncton 2010, les Huskies vendredi à 17h00 et les Sea-Hawks samedi à 13 h 15.

Le Bleu et Or est toujours dans la course
« Le positif, c’est que si nous gagnons nos deux parties en fin de semaine, nous nous garantirons une place aux séries », fait voir Leahy.

Selon la vétérane, l’équipe va compter sur sa capitaine, Josée LeBlanc, pour mener l’équipe avec confiance dans ces dernières rencontres clés. « Je pense que Josée va vraiment avoir un grand rôle en vue de nos deux derniers matchs de saison régulière », précise Stéphanie Leahy. « C’est notre capitaine et c’est elle qui nous remonte le moral ».

mercredi 17 octobre 2012

Pétition à la Librairie Acadienne : plus qu’une affaire de goûts et de couleurs

par Simon Delattre

« La population étudiante veut tout de même afficher son lien d’appartenance à l’Université de Moncton en portant ses sigles et couleurs. » Ce sont là quelques mots tirés de la pétition disponible à l’accueil de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM. Ils justifient le souhait que les étudiants puissent se procurer des articles promotionnels aux couleurs de l’Université et à plus petit prix auprès de la Librairie Acadienne, seule autorisée à utiliser le logo officiel de l’institution.

Il suffit en effet de faire quelques pas dans la boutique pour que les chandails roses ou d’une autre couleur fluo frappent le regard*. Mais il ne faut pas voir dans ce petit accrochage une bête dispute à propos d’esthétisme, il s’agit avant tout d’une confrontation autour des symboles. Karina Langis, vice-présidente interne chargée du dossier l’explique : « Nous voulons que les étudiants soient fiers de porter leurs couleurs et qu’ils s’identifient à elles. »

Toutefois selon Monique Leblanc, la gestionnaire la librairie : « Nous approuvons le projet de la FÉÉCUM, mais il nous faut simplement écouler les stocks et d’ici peu les vêtements bleus et or devraient devenir majoritaires. » Un message reçu dans nos boîtes de réception prouve d’ailleurs bien que la Librairie cherche à renouveler son offre : « La Librairie acadienne a décidé de prolonger l’offre de 15 % de rabais sur tous les articles promotionnels de l’Université (chandails, casquettes, etc.) »

L’utilité de cette pétition semble donc très relative, mais elle n’en reste pas moins très intéressante. En effet elle est révélatrice d’un problème qui ne date pas d’hier certes, mais qui reste toujours autant d’actualité : la question du sentiment d’appartenance. C’est un sujet récurrent dont s’est emparé à bras le corps la FÉÉCUM, et il est évoqué lors de chaque conseil d’administration. L’idée de la pétition a été avancée pendant celui du 16 septembre puis actée lors de la réunion du 29, et l’affaire est encore à l’ordre du jour du CA du 14 octobre. Le sentiment d’appartenance à notre université est bien un enjeu fort qui suscite facilement des réactions.

Des différents débats ressort finalement l’idée que beaucoup d’étudiants suivent leur cursus, poursuivent leur projet professionnel sans vraiment s’intégrer aux activités et sans faire le lien entre leur identité et celle de l’université. La plupart des étudiants viennent de tous bords, du Nouveau-Brunswick ou d’ailleurs, et nombreux sont ceux qui voient Moncton comme une étape temporaire, sans se demander autour de quoi s’y rassemblent les francophones. De plus en plus de jeunes ont un véhicule qui leur permet de rester moins de temps sur le campus et se rendent à leurs cours comme ils iraient faire leurs commissions ; voient leurs années universitaires comme une consommation pour préparer leur propre avenir et pas du tout comme une occasion de se joindre à une communauté. Il s’agit là d’une impression largement partagée mais dont on ne peut pourtant pas fournir la preuve concrète.

*NDLR : Depuis l’écriture de cet article Le Front a pu remarquer que les gilets aux couleurs flamboyantes ne sont plus placés à l’entrée de la Librairie acadienne, comme en témoigne la photo en page couverture.

Éditorial : Tomber de haut

par Danielle Bilodeau, rédactrice en chef

J’espère que vous êtes au courant que dimanche dernier, Felix Baumgartner a franchi le mur de son lors de sa chute libre de 128 000 pieds. Si non, et bien maintenant vous le savez. Je veux aussi m’assurer que vous réalisez à quel point c’est un exploit. 128 000 pieds c’est plus de 38 km. Sa chute libre a duré plus de quatre minutes. Si vous trouvez que c’est une courte durée, chronométrez-le pour voir.

Comme si ce n’était pas assez d’établir un nouveau record pour le saut de la plus haute altitude, il a aussi atteint la vitesse de Mach 1,24. À fins comparatifs, la vitesse maximale des avions de combat CF-18 est de Mach 1,8. Pensez-y un peu.

En dehors de tous les aspects scientifiques et mathématiques de son exploit, on peut retirer bien des leçons de vie de cet évènement historique. La première et la plus évidente est celle de ne jamais abandonner. Il a bien fallu que M. Baumgartner essaie plus d’une fois avant de pouvoir se lancer de la stratosphère. Votre défi ou votre épreuve restera toujours impossible si vous n’y mettez pas l’effort nécessaire. Ça prend aussi une bonne dose de patience, à ne pas oublier.

M. Baumgartner nous a aussi appris que lorsqu’on tombe de haut, c’est toujours possible d’avoir un « soft landing » si on y travaille assez. Une chute libre sera épeurant à tous les coups, mais il y a aussi moyen de le contrôler. Dans cette période de mi-session, il se peut que vous vous sentiez comme si vous étiez en chute libre et que les dates de tombées et d’examen s’approchent de vous à une vitesse bien trop rapide. Souvenez-vous de votre parachute d’urgence.

Si vous paniquez, activez le parachute d’urgence et, même si ça peut sembler contre-productif, prenez une pause. Sortez avec vos amis, allez prendre un café n’importe quoi pour vous changer les idées. Vous verrez que les études et les travaux ont l’air beaucoup moins méchant à votre retour. Et surtout, ils vont encore être là, que vous preniez une pause de 15 minutes ou 5 heures.

Bilan de la réunion du conseil d’administration de la FÉÉCUM

par Anthony Doiron

La Fédération des étudiants et étudiantes du centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) a tenu le dimanche 14 octobre dernier une rencontre de son Conseil d’administration (C.A.). Le Front vous informe des principaux points abordés.

Pétition de la FÉÉCUM à la Librairie acadienne
Une réunion a eu lieu le jeudi 11 octobre dernier entre Hélène Couderc, coordonnatrice socioculturelle de la FÉÉCUM, Karina Langis, vice-présidente à l’interne pour la FÉÉCUM et Monique LeBlanc, gestionnaire de la libraire et services connexes concernant la pétition qui circule présentement sur le campus. Suite à ceci, une proposition fut faite au C.A. afin de former un comité entre les étudiants et la Librairie pour gérer le dossier. Elle fut acceptée à l’unanimité. Les Arts et ESANEF siègeront à ce comité avec la vice-présidente interne ainsi que la coordonnatrice socioculturelle de la FÉÉCUM.

États généraux sur l’éducation postsecondaire
La FÉÉCUM s’est annoncée favorable relativement à l’éventuelle tenue d’États généraux sur l’éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick. Quant à la tenue de ceux-ci, selon la motion proposée, la FÉÉCUM participera activement au processus, mais demeurera à l’écoute de la communauté acadienne ainsi de la section Éducation de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB). La proposition ne fut pas adoptée à l’unanimité avec 11 pour, 3 contre et une abstention. Sciences, Sc. sociales et Éducation s’y sont opposées.

Le 50e de l’Université de Moncton et les étudiants
Une réunion du comité de budget du comité du 50e anniversaire de l’Université de Moncton a eu lieu ce vendredi 12 octobre dernier. La présidente Joëlle Martin, qui siège sur le comité, a fait état au C.A. qu’il était possible pour les étudiants d’effectuer une demande de fond au comité pour avoir de l’aide financière afin d’organiser un Gala para académique du 50e de l’Université. La proposition fut adoptée à l’unanimité.
La prochaine réunion du C.A. de la FÉÉCUM se tiendra le dimanche 4 novembre.

Plus de peur que de punaises de lit

par Anthony Doiron

Emménager en résidence universitaire est toujours l’occasion par excellence de faire de nouvelles rencontres, certaines plus plaisantes que d’autres. Des punaises de lit ont été découvertes par une étudiante dans l’une des chambres des 84 studios de la résidence Médard-Collette, située sur le campus de l’Université de Moncton.

« C’est un cas isolé », nous assure Vickie Thériault, gestionnaire au Service de logement de l’Université.

Elle explique que des spécialistes de la lutte antiparasitaire sont venus jeudi dernier afin d’exterminer les bestioles présentes et s’assurer qu’elles ne reviennent pas. Relatant la façon dont les punaises auraient été découvertes, elle explique que l’étudiante serait venue la voir dans la journée de mardi afin de lui montrer des morsures qu’elle avait retrouvées sur son corps.

« Tout de suite, on a appelé les spécialistes avec qui on fait affaire. Ils nous ont dit que c’était un cas isolé, mais que par mesure préventive il fallait faire le tour de chambre, c'est-à-dire, la chambre en haut, d’en bas et celles d’à côté afin d’éviter que ça se propage ailleurs dans la résidence », dit-elle.

Une notification hâtive
Les six locataires des chambres avoisinantes furent contactés le lendemain matin, mercredi, à 9 h 30, par le biais d’une lettre et d’un courriel leur demandant de se rendre « obligatoirement » au bureau de Mme Thériault avant 13 h la même journée; ils seraient dès lors avisés de la raison de leur convocation immédiate. Le message précise aussi que leur chambre serait fouillée même s’ils ne se présentaient pas.

« Heureusement qu’on n’avait pas de cours en matinée sinon on n’aurait jamais même su qu’ils étaient venus fouiller nos chambres », explique Josiane Benoît, locataire d’une des chambres visées par l’inspection préventive. Mme Benoît dit comprendre que la situation nécessitait une certaine rapidité d’action, mais elle trouve qu’une notification de quatre heures est insuffisante et elle se demande s’il n’avait pas été possible de contacter les locataires concernés plus tôt en matinée.

Un deuxième courriel fut envoyé en fin de journée, vers 17 h, sommant les locataires concernés de nettoyer leur chambre et de la préparer pour la venue de l’exterminateur le lendemain, soit jeudi matin. Il était aussi précisé que les personnes souffrant de problèmes respiratoires ne pourraient réintégrer leur logement que 24 heures après le traitement et qu’une chambre à la résidence Lafrance leur serait disponible.

Lorsque questionnée au sujet du produit qui fut utilisé, Mme Thériault avoue ne pas connaitre les composantes de ce dernier, mais précise qu’elle en a fait la demande au spécialiste qui était venu faire son travail. N’ayant toutefois pas les informations en main au moment de l’entrevue, Mme Thériault souligna que dans l’instance où des étudiants s’inquiéteraient de leur santé, qu’elle tâcherait d’obtenir les réponses à leurs questions.

*Le Front s’est engagé à ne pas dévoiler le numéro de la chambre contaminé ni l’identité de sa locataire

« Ça mange quoi en hiver ça une punaise de lit? »
Normand Doiron, Entomologiste et directeur régional chez Orkin Canada, une compagnie se spécialisant dans la lutte antiparasitaire, explique que la présence de punaises de lit n’est pas synonyme de malpropreté.

« C’est comme n’importe quel insecte; ils se répandent par contact. Ils peuvent s’agripper aux vêtements après qu’une personne se soit assise sur un meuble contaminé, tel qu’un sofa deuxième main. »

Il explique que la punaise de lit fait une réapparition au travers le monde et pas juste au Nouveau-Brunswick. On la retrouve surtout dans des centres urbains, où il y a beaucoup de voyageurs ou encore de déménagements. Souvenons-nous entre autres de l’épidémie de punaises de lit qui avait frappé Montréal de plein fouet, rapporté dans le Devoir du 24 janvier 2011.

De la grosseur d’un pépin de pomme à l’âge adulte, ces insectes se nourrissent du sang de leurs victimes telles de petits vampires. Ils peuvent toutefois être détectés de plusieurs façons.

M. Doiron explique que bien qu’il soit difficile de prévenir une contamination, il est essentiel de savoir reconnaitre leur présence pour agir rapidement.

« Les morsures peuvent laisser des réactions allergiques telle une piqure de maringouin, mais ce n’est pas toujours le cas; certaines personnes ne sauront même jamais qu’elles se sont fait piquer. Il faut aussi porter attention à la présence de petites taches de sang sur le drap du lit ou encore sut l’oreiller », dit-il.

« Lorsque des punaises de lit sont découvertes, la meilleure solution afin d’éviter toute autre contamination est de contacter des experts. »

Forum Politique : L’engagement des jeunes en politique : mais quel engagement?

par Josée Gallant

Avec le taux de participation aux élections en baisse dans le pays, il est encourageant de voir une tentative d’amener les jeunes à participer plus activement à la vie politique sur le campus de l’Université de Moncton.
Le 10 octobre dernier, Mylène Freeman, la députée fédérale néo-démocrate d'Argenteuil-Papineau-Mirabel, et Guillaume Deschênes-Thériault, étudiant en science politique, étaient présents au café étudiant, Le Coude, afin de discuter justement sur l’engagement des jeunes en politique.

En plus de s’être dévouée très jeune à la politique, Mme Freeman joue également le rôle d’une « jeune femme en politique » une figure bien nouvelle pour ce pays. Par contre, lors de sa présentation, elle a clairement démontré que la plupart des enjeux actuels touchent directement la jeunesse autant féminine que masculine du Canada. Elle tente de sensibiliser cette catégorie d’âge afin qu’ils comprennent que la dette étudiante n’est pas leur seul enjeu présentement, mais bien que lorsque le gouvernement discute soit de l’âge de pension au pays, soit d’environnement,  soit d’économie, etc. ce sont les jeunes qui auront à en subir les conséquences. Voilà pourquoi il est important qu’ils s’impliquent.

Dans la deuxième partie de la présentation, Guillaume Deschênes-Thériault, étudiant en première année, a partagé comment lui, en tant que jeune actif, s’est impliqué dans la politique. Il a aussi expliqué à quel point malgré son âge, ses gestes ont réussi à faire une différence. 

Dans son cas, tout a débuté par une simple lettre d’opinion dans l’Acadie-Nouvelle suite à la présentation du projet de loi C-38 par le gouvernement Harper. Ce projet de loi annonçait d’importantes coupures au régime d’assurance-emploi. Habitant à l’époque dans son village natal de Kedgwick, Guillaume était très conscient de l’impact qu’aurait une telle coupure puisque toutes les régions rurales en seront grandement affectées. La même journée de la parution de sa lettre, il recevait déjà plusieurs appels ainsi que de demandes d'entrevues afin de propager son point de vue. C’est surtout l’appel de monsieur Yvon Godin, député du NPD dans la circonscription d’Acadie-Bathurst qui a su faire la différence. Suite à une pétition de 2513 signatures qu’a fait circuler l’étudiant dans sa région, monsieur Godin l’a directement déposée à la chambre des communes d’Ottawa. Manifestation, pétitions, lettres d’opinion, tous sont de moyens très accessibles aux citoyens. Pourtant, ces moyens sont très peu exploités et encore moins par les jeunes. Monsieur Deschênes-Thériault continue toutefois de croire et de s’impliquer dans sa cause. Il est l’exemple à suivre pour ce qui en est des jeunes actifs dans la vie politique au Nouveau-Brunswick.

En route pour le salon du livre

par Yannick Nganhou

Vous avez envie de voir à quoi ressemble un salon du livre? Envie de côtoyer des auteur(e)s en herbe et de renom ? Prenez rendez-vous pour le salon du livre qui aura lieu du 18 au 21 octobre prochain au campus de Dieppe du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick. Les portes du salon seront ouvertes au public dès 9 h le jeudi 18 octobre. C’est sur la base d’une expérience acquise tout au long de 22 années que le comité organisateur promet un événement mis au goût du jour.

Pour cette édition, le thème qui a été retenu est « Il était une fois… un livre! ». Pourquoi? Tout simplement parce que « les adultes, comme les enfants, aiment se raconter des histoires », affirme dans un communiqué Benoît Duguay, président du salon. C’est donc un thème qui suggère à la fois l’aventure, la découverte, le charme de l’inconnu et l’imaginaire. Ainsi, par aventure nous pourrons assister au lancement officiel prévu pour 17h30 le jeudi 18 Octobre et à travers l’esprit de découverte nous pourrons rencontrer les près de 80 auteur(e)s qui seront présents. Parce qu’il se veut novateur, le salon du livre de Dieppe a prévu un peu plus de 70 lancements de livres rien que pour ces 4 jours, ce qui fixe un nouveau record pour la ville de Dieppe et qui récompense tous les efforts consentis.

Sur sa lancée d’innover à chaque édition, le salon du livre de Dieppe promet d’être multiculturel. Des auteurs tels que Djemila Benhabib originaire du Maghreb et devenue québécoise, ainsi que la néo-canadienne Melchior Mbonimpa venue du Burundi, seront présents à l’événement. Une multitude d’auteurs locaux sera également représentée par Gilles Archambault, Jacques Rougeau, Andréa Richard, pour ne citer que ceux-là. De plus, durant ladite semaine, toutes les écoles du Grand Moncton, du nouveau district scolaire francophone sud, de Miramichi à St-Jean recevront très certainement la visite de plusieurs auteur(e)s.

Au programme des activités, il y aura une soirée poésie prévue pour le vendredi 19 octobre à 21h animée par Gabriel Robichaud et bien d’autres. Mais aussi des activités culturelles et artistiques se dérouleront au Centre des arts et de la culture de Dieppe, à la Bibliothèque publique de Dieppe, à l’école Mathieu-Martin, au Marché de Dieppe et à l’Université de Moncton. Des jeux interactifs sont prévus pour les plus petits. Tout est donc mis en œuvre pour rendre l’événement scientifique, divertissant et professionnel.

Un tel événement nous rappelle l’importance du livre. C’est l’occasion de faire des rencontres avec des auteur(e)s et de s’introduire un tant soit peu dans le monde des créations artistique, imaginaire et enchanteur de ces fabricants du rêve.

Un Festival de films espagnols bientôt sur le campus de Moncton !

par Stéphie Rebmann

Les activités culturelles proposées sont diverses sur le campus de l’Université de Moncton. Les étudiants ont l’embarras du choix et ce n’est pas à défaut de le souligner. Sur un point de vue cinématographique, il existe le Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), le ciné-campus projetant deux fois dans la semaine un film québécois ou francophone ainsi que le Far Out East diffusant une fois par semaine un film anglophone au pavillon Jacqueline-Bouchard.

Les amoureux du grand écran peuvent savourer les réalisations de l’hexagone, les productions étatsuniennes ou encore de la province voisine qu’est le Québec. Mais qu’en est-il des autres pays aux langues envoutantes, aux langues chantées?

Croyez-le ou non, un festival consacré aux films espagnols verra le jour fin février. C’est un bon début et cette initiative va permettre de faire découvrir une langue aux accents exotiques et un pays aux coutumes diverses.

La naissance du festival
« Ça fait longtemps que l’idée me trotte dans la tête » commence Cynthia Potvin, professeure d’espagnol au département de traduction et des langues. Madame Potvin voulait ajouter une culture à la palette cinématographique qui se trouve déjà sur le campus. Des films de toutes sortes, sur le campus ou en ville, il y en a plein et pour tous les goûts. Toutefois, c’est très rare que les salles de spectacles projettent des films hispaniques sur la toile. Son intention est de promouvoir les films hispanophones, l’histoire de l’Espagne et de ses sites enchanteurs, mais également de découvrir les acteurs espagnols dans leur originalité. Qui ne connaît pas la jolie brunette aux traits typés, Penelope Cruz? Sachez qu’il y en a bien d’autres aussi connus qu’elle. Le cinéma hispanophone est un cinéma très riche qui couvre une panoplie de sujets. C’est précisément pour cette raison que Cynthia Potvin souhaite faire découvrir la beauté de la chose et partager sa passion pour l’espagnol. Les films seront sous-titrés donc pas de stresse de ce côté. Tout le monde est la bienvenue. Et bien sûr, la diffusion des films sélectionnés aura aussi un aspect pédagogique pour les étudiants de 4e niveau ainsi que les étudiants du cours de civilisation de Madame Potvin qui seront sollicités à venir regarder au moins un film. Une activité éducative vraiment motivante. Cependant, comme tous projets, il faut des financements.

Des étudiants impliqués
Cynthia Potvin a mis en place un comité où elle y a inclus des étudiants de ses cours d’espagnol. « La présence des étudiants est primordiale pour la réalisation de ce festival », précise-t-elle. Leurs tâches seront de participer à faire la promotion de l’événement et de créer un climat moins strict à l’extérieur de la salle de classe. « Je me suis dit que j’aimerais travailler avec des étudiants pour réaliser des activités de promotion pour le festival », ajoute la professeure. Les activités de promotion touchent tout le monde. Donc si quelqu’un, pour une raison X ne peut participer au festival et qu’il est un grand amateur de café, il pourra aller en déguster un lors d’un stand et prendre de l’information. Restez un peu à l’affût des activités proposées, car il y en a une tous les moins environ. Cynthia Potvin précise qu’elle travaille avec des étudiants qui se sont proposés sur la base du volontariat. Elle les a surnommés le Comite des Étudiantes et Étudiants Volontaire en Espagnol. Même des personnes ayant fini leur cours d’espagnol sont dans le comité, car le festival les intéressés.

C’est donc un rendez-vous qui vous est donné en février prochain pour découvrir une tout autre culture grâce à des images très révélatrices.