mercredi 22 février 2012

Entrevue avec Joëlle Martin, candidate à la présidence de la FÉÉCUM

par Rémi Frenette

Le Front : Quelles seront vos priorités si vous êtes élue au poste de présidence ?

Joëlle Martin : C’est surtout de focuser sur l’externe, mais aussi l’interne. Cette année, vu que j’étais v.-p. exécutive, j’ai eu beaucoup d’expérience à l’externe, ça fait que l’année prochaine je veux vraiment focuser sur l’interne et essayer de jumeler les deux et continuer de travailler avec le comité externe. Pour les enjeux, il va y avoir aussi les services alimentaires. Ce sont des enjeux qui occupent mon esprit tout de suite, puis vu que je vais pouvoir continuer mon travail, ce sont des enjeux qui ressortent dans ma plateforme.

LF : Un dossier qu’on a trouvé chaud cette année, c’est que le Nouveau-Brunswick se retrouve en dernière position au pays avec les frais de scolarité les plus élevés, et on annonce une augmentation des frais pour les prochains quatre ans. Comment, selon vous, la FÉÉCUM devrait-elle se positionner et agir face à ce dossier?

JM : Je pense que cette année, on a vraiment fait de notre mieux avec notre document de lobbying, puis on va voir les résultats avec le budget. Mais c’est sûr que l’année prochaine, si on n’est pas satisfaits avec le budget, la FÉÉCUM va être obligée de se mobiliser. Il faudra que les étudiants se préparent à manifester si on n’a pas ce qu’on veut du budget. Mais c’est sûr et certain qu’on n’est pas satisfaits avec la situation des frais de scolarité puis on va continuer à lobbyer avec le gouvernement parce que c’est ça qui fonctionne le mieux. Le gouvernement est plus réceptif quand on va leur parler, qu’on propose des suggestions qui sont faisables puis qui entrent dans leur ligne d’idée. Mais c’est sûr que l’année prochaine, ça va bouger au point de vue de l’externe, justement parce que les frais de scolarité, c’est un enjeu qui touche tous les étudiants.

LF : Les combats menés par la FÉÉCUM ne réussissent pas toujours à mobiliser la masse étudiante. Selon vous, comment la FÉÉCUM devrait-elle s’y prendre pour stimuler l’engagement étudiant ?

JM : L’engagement étudiant, c’est un enjeu qui est général dans la vie des étudiants. Ce n’est pas juste comme ça à l’Université de Moncton, c’est comme ça dans toutes les universités. C’est sûr que nous-autres, on essaye d’engager les étudiants le plus possible dans la politique étudiante, mais ce n’est pas un sujet qui intéresse tout le monde. Je pense que l’année prochaine, ça va être de présenter les enjeux et de sensibiliser les étudiants. […] C’est vraiment comme ça je pense que la FÉÉCUM – si je suis élue – va fonctionner : premièrement en sensibilisant les étudiants pour leur montrer comment ces enjeux-là sont importants puis comment ils peuvent faire une différence pour le futur, puis par la suite, les impliquer dans la mobilisation et le mouvement étudiant.

Entrevue avec Éric Allain, candidat au poste de v.-p. académique de la FÉÉCUM

par Rémi Frenette

Le Front : Quels sont les principaux enjeux pour le v.-p. académique?

Éric Allain : Bien sûr, toutes les choses qui passent par le Sénat. J’imagine que la tâche la plus régulière pour mon mandat, ça va être de siéger au Sénat et de regarder pour tout ce qui pourrait se rapporter aux étudiants et d’exprimer notre opinion au Sénat académique. Aussi, les deux enjeux principaux, je pense, sont surtout le comité sur la viabilité des programmes et la reconfiguration. Je suis un peu familier avec les deux dossiers. Ce sont des dossiers qui sont très, très longs, ça drag et ce ne sera probablement même pas fini ou peu progressé dans le temps de mon mandat. Mais je les connais très bien parce qu’ils posent des problèmes particuliers pour ma propre Faculté. Donc j’ai fait sûr de m’impliquer dans ces processus-là pendant mon baccalauréat pour justement faire attention que la qualité de nos programmes n’était pas mise en danger, et j’ai l’intention de faire la même chose pour toutes les Facultés qui ont des besoins spéciaux.

LF : Le comité ad-hoc sur la viabilité des programmes, c’est un gros dossier depuis quelques semestres. Quelle est votre position face à cet enjeu?

ÉA : C’est bien simple. Tout ce qui serait proposé au comité ou que je pense qui serait une menace à nos programmes ou à la qualité de nos programmes, etc., bien sûr je l’amènerais tout de suite au C.A. de la FEECUM et on écouterait l’opinion des gens des programmes en question, et cette opinion serait acheminée du mieux qu’on peut aux différentes instances qui s’occupent de ces dossiers-là.

LF : En tant que personne et par rapport à votre expérience, quels atouts entendez-vous apporter à l’équipe de la FÉÉCUM?

ÉA : De plus en plus, je pense, on n’a pas grand représentation au niveau du deuxième cycle. Moi je vais être au niveau de la maîtrise pendant mon mandat, si je suis élu. Je trouve que ça pourrait amener une différente perspective à la FÉÉCUM. Aussi, justement, comme j’ai mentionné pour les deux dernières questions, les dossiers qui sont actuels posent certains problèmes pour ma propre Faculté. Donc depuis la deuxième année, je suis un peu au courant de ce qui se passe par rapport à la reconfiguration ou au comité sur la viabilité des programmes.

Entrevue avec Karina Langis, candidate au poste de vice-présidence interne

par Stephy Rebmann

Le Front : Quels seront les plus grands défis à relever pour le v.-p. interne, et comment allez-vous les affronter?

Karina Langis : Je crois que je suis la personne avec l’énergie nécessaire pour faire bouger les choses sur le campus. Je n’ai pas peur de parler fort si le besoin se présente afin de faire entendre la voix des étudiants au sein de la FÉÉCUM. Je suis déterminée à garder un sentiment d’appartenance à l’Université de Moncton dans tous les conseils étudiants, les associations étudiantes et en tous les étudiants en général. J’ai donc l’intention de continuer le travail des vice-présidents internes avant moi afin de garder le sentiment d’unité étudiante qui règne déjà. Je pense qu’ensemble, il est possible de grandir pour atteindre les mêmes objectifs.

LF : Par quels moyens entendez vous favoriser la participation étudiante aux activités sociales et rehausser le sentiment d’appartenance sur le campus?

KL : Évidemment, c’est toujours une question de communication. Je m’attends de fonctionner avec une politique de « portes ouvertes ». Tous les étudiants pourront venir me voir avec leurs inquiétudes, leurs projets et leurs ambitions. À partir de là, je m’assurerai de le communiquer à la population étudiante par l’intermédiaire de courriels. Il y a déjà un système en place pour limiter les courriels envoyés aux étudiants et je continuerai de travailler sur ce système mis en place. En plus d’avoir les calendriers géants, on travaille aussi pour avoir des écrans géants sur lesquels toutes les activités seront annoncées.

LF : Comment allez-vous procéder pour assurer une bonne communication entre les Conseils étudiants et la FÉÉCUM?

KL : Toujours sur ma politique de « portes ouvertes ». Il faut, selon moi, faire réaliser aux étudiants que la FÉÉCUM ce n’est pas seulement 5 étudiants qui militent pour le bien collectif. La FÉÉCUM, c’est l’unité avec tous les étudiants car nous sommes les étudiants qui forment la FÉÉCUM.

Entrevue avec Annie Godin, candidate au poste de vice-présidence interne

par Stephy Rebmann

Le Front : Quels seront les plus grands défis à relever pour le v.-p. interne et comment allez-vous les affronter?

Annie Godin : Le plus grand défi de v.-p. interne, c’est de créer une cohésion entre tous les conseils, les groupes et les associations étudiantes. Il ne faut surtout pas oublier les deux derniers. Il faut également s’assurer qu’il y ait un bon travail d’équipe qui se fait entre chaque conseil et entre chaque groupe.

LF : Par quels moyens entendez-vous favoriser la participation étudiante aux activités sociales et rehausser le sentiment d’appartenance sur le campus?

AG : Je compte continuer de réaliser les pep rallyes qui ont été faits cette année ainsi que l’année dernière. J’aimerais également contribuer à augmenter la participation en faisant des concours et des activités interactives comme le pep rallye. C’est encore une discussion, mais j’aimerais aussi changer l’aspect des calendriers géants qu’on a dans les facultés. Par exemple, les changer de place pour qu’ils soient plus visibles pour la population étudiante.

LF : Comment allez-vous procéder pour assurer une bonne communication entre les Conseils étudiants et la FÉÉCUM?

AG : Selon moi, il faut rester vrai. Il faut également être capable de pouvoir parler avec tout le monde ainsi que d’éviter des conflits. Je ne suis pas une personne qui aime ces derniers. Il ne faut pas avoir peur d’aller parler avec les conseils. Il faut absolument leur faire comprendre qu’on est là pour eux et qu’on est prêt à travailler avec eux.

Entrevue avec Rémi Gaudet, candidat au poste de vice-présidence activités sociales

par Stephy Rebmann

Le Front : Quels seront les plus grands défis à relever pour le v.-p. social et comment allez-vous les affronter?

Rémi Gaudet : Pour moi, les plus gros défis pour entreprendre le poste de v.-p. social, c’est d’organiser les activités qui vont plaire aux étudiants et s’assurer de toucher tout le monde sur le campus. L’Université de Moncton regroupe de nombreuses cultures. Lorsque l’on viendra à organiser les activités, il faut savoir toucher tout le monde et faire plaisir à tout le monde pour unifier le sentiment d’appartenance. Un autre grand défi pour moi est la logistique d’organisation des événements. Il faut savoir manier une bonne communication ainsi qu’une bonne coordination.

LF : Le Café Osmose et les bars étudiants ont un avenir incertain depuis quelques années. Quelle est votre position face à cet enjeu?

RG : C’est certain que j’ai un grand sentiment d’appartenance face à l’Université de Moncton et le Café Osmose fait partie de l’Université. C’est un lieu de regroupement entre étudiants et il appartient définitivement à la population étudiante. S’il venait à fermer, ça serait vraiment perdre un plus sur le campus. Il faut peut-être réinvestir. Dans un monde idéal, les activités étudiantes ou des différents conseils devraient avoir lieu dans cet espace plutôt qu’avoir lieu dans différents club à l’extérieur. Chaque université a son propre bar, il serait bien que ce soit la même chose pour Moncton. Cet aspect permet de renforcer le sentiment d’appartenance.

LF : Qu’allez-vous amener de nouveau au sein de la FÉÉCUM et dans la vie étudiante?

RG : On a remarqué un certain déclin en ce qui concerne la participation et la solidarité face au sport universitaire ainsi qu’à certaines activités. C’est encore une question d’appartenance mais il faut travailler dessus pour pouvoir le maintenir. Il faut pousser le monde à vouloir participer, s’amuser, à venir aux différentes activités pour montrer qu’ils sont fiers d’étudier à l’Université de Moncton.

Entrevue avec Alexandre Levasseur, candidat au poste de v.-p. exécutif de la FÉÉCUM

par Rémi Frenette

Le Front : Quels sont les principaux enjeux pour le poste de v.-p. exécutif?

Alexandre Levasseur : L’année prochaine, ça va sûrement être principalement l’AÉNB [Association des étudiants du Nouveau-Brunswick]. Ça va être une grosse année pour l’AÉNB parce que le C. A. de la FÉÉCUM va devoir statuer si on se retire complètement, puis si le C. A. statue cela, il va falloir amener le C. A. à créer quelque chose de nouveau en lien avec les deux autres campus. Puis, il va sûrement y avoir le comité externe, une initiative de Joëlle [Martin], que je trouve extrêmement important puis qui va bien avec le poste que j’aimerais pousser fort dedans pour transmettre les enjeux externes directement aux étudiants.

LF : Quelle est votre position par rapport à l’AÉNB? Par exemple, est-ce qu’on devrait se retirer ou, comme vous l’avez dit, créer un réseau francophone au niveau des campus ?

AL : Moi, j’ai déjà été un membre du C. A. de l’AÉNB, puis je pense que les étudiants francophones du Nouveau-Brunswick, de Moncton, Edmundston et Shippagan, seraient mieux représentés par une association francophone. Puis, pour y avoir déjà été, je pense que la FÉÉCUM a les ressources nécessaires pour créer quelque chose d’aussi compétent que l’AÉNB pourrait faire.

LF : Le poste de v.-p. externe met souvent en œuvre des campagnes de sensibilisation. On a eu le mariage étudiant, par exemple. Si vous êtes élu, comment allez-vous vous y prendre pour engager les étudiants dans ces campagnes?

AL : Je pense que pour faire sûr que tous les étudiants soient engagés, l’implication de tous les Conseils dans le comité externe serait importante. Je ne suis pas sûr exactement des modalités qu’on prendrait pour le faire, mais je pense que c’est de faire sûr, premièrement, que les Conseils et les Facultés sont impliqués dans le comité externe parce que c’est un lien direct avec la population étudiante.

Éditorial : Une élection qui manque de candidats

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Pour une deuxième année consécutive, une grande majorité des membres de l’exécutif de la FÉÉCUM auront été élus par le biais d’un vote de confiance. La vice-présidence est le seul poste qui sera contesté lors du scrutin qui aura lieu les 27 et 28 février prochain.

Cela témoigne du grand manque d’intérêt des étudiants de l’Université de Moncton envers les affaires étudiantes et envers la FÉÉCUM. Il est certainement intéressant de s’interroger sur les raisons qui peuvent expliquer ce désintéressement, qui semble bien ancré sur le campus de l’Université de Moncton.

Depuis les deux ou trois dernières années, il est difficile de cerner un enjeu clé qui a pu rallier les étudiants, de la même façon que le débat entourant les droits de scolarité au Québec est présentement entrain de le faire chez nos voisins.

La fermeture de l’Osmose avait soulevé quelques vagues dans la population étudiante, mais l’affaire avait été de courte durée. Lorsque la possibilité de changements au Café Osmose est survenue l’année dernière, les étudiants sont montés aux barricades. Cependant, cette année, les discussions se poursuivent, mais dans ce qui semble être une indifférence générale. Sans aucun enjeu qui va réellement chercher les étudiants, la FÉÉCUM a donc beaucoup de difficulté à intéresser ses membres à ses activités.

Cependant, ce n’est pas parce que trop peu de gens se présentent aux élections de la FÉÉCUM que les étudiants de l’Université de Moncton ne sont pas engagés. Plusieurs comités et organisations sur le campus connaissent du succès année après année grâce au travail des étudiants. On peut notamment penser à Right To Play et à la LICUM, qui sont des références dans le domaine.

Plusieurs étudiants se présentent également au conseil étudiant de leur facultés, ou encore de leur département. Au total, ce sont plusieurs étudiants qui choisissent de s’y impliquer.

En regardant le portait global, il est peut être faux de dire que les étudiants ne sont pas impliqués sur le campus. Avec les différents comités, organismes et conseils étudiants, la FÉÉCUM connaît une forte compétition. Il n’est cependant pas normal que pendant que tant de gens s’impliquent à différents niveaux sur le campus, si peu soient candidats aux élections de la FÉÉCUM. Elle devra faire du sérieux travail pour pouvoir aller chercher sa juste part du gâteau.

On déplore souvent le désengagement étudiant à l’Université de Moncton, mais il faudra que la FÉÉCUM réfléchisse sérieusement à ce qu’elle peut faire pour que les étudiants regagnent un intérêt envers leur fédération.

Disparation à prévoir du poste de vice-président aux activités sociales

par Mathieu Plourde Turcotte

Il est 7 heures et demi du matin, au beau milieu d’un Conseil d’administration de la FÉÉCUM où toutes les plaquettes indiquant le poste occupé par les membres du conseil (qui ne sont pas nécessairement encore arrivés) se lèvent dans l’unanimité pour chaque motion. C’est à ce moment précis qu’un référendum proposant un changement à la constitution de la FÉÉCUM a été annoncé dans l’anonymat total – un peu comme si c’était une motion comme une autre, avec moins de débats et d’opposition que de mécontentement pour l’arrivée du café et des muffins dans la réunion. Le vote des étudiants sur la question se fera le 27 et 28 février en même temps que l’élection. Si les étudiants approuvent le changement, le vice-président aux affaires sociales sera enlevé à partir du 1er avril 2013 tandis que l’employé entrera en poste peu de temps après le référendum.

Les changements proposés lors du référendum seront d’abord un changement de pouvoir de signataire passant de la vice-présidence exécutive à la vice-présidence interne, et ensuite, le plus important: les responsabilités du vice-président aux activités sociales, occupées pour la dernière fois dans la prochaine année au sein de l’exécutif, seront cédées au vice-président aux affaires internes ainsi qu’à un nouvel employé salarié non élu.

Simon Ouellette, étudiant qui suit les affaires étudiantes de près, pose quelques questions pertinentes : « Est-ce que le besoin d’un nouvel employé au sein de la FÉÉCUM n’est pas dû à une volonté trop poussée d’organiser des événements de grande envergure dont la population étudiante n’a pas nécessairement besoin? Car c’est bien connu, les dépenses engendrent les dépenses. De grosses dépenses font en sorte qu’un nouvel employé est requis, question d’avoir une personne compétente pour rentabiliser les dépenses. Est-ce que la marge financière du nouvel employé ne sera pas mangée par son salaire? » Rappelons-le, un étudiant ne coute rien, si ce n’est des déficits qu’il cause. L’employé coutera pour sa part 40 000$ par année.

Les explications de la FÉÉCUM
D’abord, certaines économies ont été faites ou vont être faites pour permettre le changement: utilisation de téléphones IP, retrait le lʼAENB, ainsi que plusieurs autres petites coupures administratives.

Le président de la FÉÉCUM, Gislain LeBlanc, s’annonce d’abord comme un grand partisan de l’idée avant d’expliquer, sans vouloir blâmer l’actuel vice-président aux activités sociales, qu’il est irréaliste de penser qu’un étudiant a les capacités d’organiser des événements de l’ampleur du spectacle de la rentrée. De plus, les responsabilités du vice-président aux affaires internes ressemblent beaucoup à celles du vice-président aux activités sociales. Et malgré les coûts supérieurs en salaire qu’amènera l’employé, dit Gislain LeBlanc, la charge financière sera plus facile à supporter par un employé formé pour le genre d’emploi. « En fin de compte, ceci mènera peut-être à une diminution des pertes, et donc des coûts. » De toute manière, rajoute-t-il, pour ce qui est de la charge de travail, lors de son premier mandat, l’an passé, ils ont réussi à faire le travail malgré la démission en début d’année du vice-président aux activités sociales, avant que monsieur LeBlanc ne se rétracte pour dire, en plein milieu d’un party au Tonneau (ça devait être important), que la situation avait causé de nombreux désagréments, donc, de là lʼutilité d’un employé. Et si jamais la nouvelle façon de faire pose problème, il y aura toujours une année complète de transition pour y apporter des modifications, car le référendum n’est pas exécutoire, au sens où des changements pourraient être de nouveau apportés lors d’un CA de la Féecum de l’an prochain. Quoi qu'il en soit, Gislain LeBlanc dit que la Féecum a les moyens, selon une étude budgétaire, de se payer un nouvel employé. Pour sa part, Olivier Doiron, présent vice-président aux activités sociales, va un peu dans le même sens avec quelques petites nuances. Il a expliqué que, malgré l’expérience qu’il avait dans le night life, le manque d’expérience et le fait d’être sur les dossiers seulement à temps partiel puisqu’étudiant en même temps avaient joué un rôle dans les petites lacunes qu’a connu l’organisation de certaines activités. Un des insuccès a résidé dans les problèmes à faire venir le duo français The Nycer à Moncton. En plus de ne pas être venus à Moncton, le montant du spectacle leur a tout de même été versé. Leur absence aura somme toute peut-être été un mal pour un bien, étant donné que lors de leur seconde hypothétique venue à Moncton, le spectacle est tombé sur une journée de tempête où peu de gens s’étaient rendus sur la Main pour festoyer. C’eut été gênant de les faire venir de France sans personne pour assister au spectacle. Lorsque le groupe a été pris à la douane, une personne d’expérience, comme un employé, aurait fait toute la différence, afin de prendre des décisions plus éclairées sur-le-champ, admet Olivier Doiron.

Chronique Sexe

par Josée Gallant et Stephy Rebmann

Lâche pas, t’es capable!
Beaucoup pensent atteindre la perfection au lit, mais c’est loin d’être le cas. Le Kama Sutra est perçu comme la bible ultime du sexe et beaucoup pensent la maîtriser comme des pros. Malheureusement, nous commettons tous quelques maladresses et faux pas au lit. Généralement, les hommes bien trop courtois n’osent pas pointer ces petits défauts involontaires que nous possédons pour éviter de rendre leurs partenaires mal à l’aise, alors ils se taisent. Résultat? Frustrations sexuelles!

Puisque le silence n’est jamais la solution, voici une première forme de communication :

Ayez confiance en vous!
Le manque de confiance peut se manifester sous différents aspects. Premièrement, n’ayez pas peur d’utiliser votre corps et cela, peu importe le niveau de luminosité dans la pièce. Vous n’êtes pas des vampires, la lumière ne vous tuera pas! Il serait temps de prendre votre place et de montrer de quoi vous êtes capables. Et par ailleurs, il n’y a pas de mal à se faire du bien, donc si vous devez crier, DO IT LIKE A BOSS!

Jeux de mains, jeux de coquins
Penser que la technique est la même pour tous les pénis est une erreur primaire! Certains pénis ont un prépuce (la petite membrane qui entoure la verge) et d’autres n’en ont pas. C’est ce qu’on appelle la circoncision. L’absence de cette membrane n’empêche pas une fellation, il faut seulement faire attention où on met les doigts et utiliser de la salive ou du lubrifiant. Si toutefois, vous voyez que votre partenaire a de la difficulté avec la « branlette », n’hésitez pas à utiliser les mots. Un peu d’aide n’est jamais de refus. De plus, on a tendance à penser que le pénis de l’homme est sa seule zone érogène. Détrompez-vous alors et osez partir à l’aventure.

Passez l’oral avec brio
La fellation est tout un art, pas seulement dans la gestuelle, mais aussi dans la complicité. Si vous êtes dégoutés, abstenez-vous de rentrer une saucisse dans votre bouche. Évitez également de vous concentrer seulement sur une partie du pénis, allez-y à fond. Les sensations se font ressentir autant sur le gland que sur la zone caverneuse. Et si Monsieur a décidé de conclure oralement et que cela vous dégoute, ne faites pas une drôle de face! Soyez douce et honnête, sinon vous le couperez dans son élan.

Le petit détail qui tue
Il est vrai qu’à un certain moment, dans une relation, une routine s’installe aussi bien sexuellement que sentimentalement. On prend ses aises, on se laisse aller en oubliant certains détails. Les jambes qui piquent, la forêt amazonienne et on en passe. Il n’y a plus rien d’excitant là. N’oubliez pas de garder un certain piquant pour éviter d’éteindre la flamme. Certaines personnes ont tendance à être trop quétaines au lit, les petits mots doux n’ont pas leur place à ce moment-ci. Cependant, on ne vous conseille pas de devenir dirty.

En conclusion de ces conseils, n’oubliez pas que la communication est aussi importante au lit que dans une relation. Si votre partenaire n’est pas capable de parler, soyez attentifs à ses gémissements. Un gémissement bien placé peut en dire autant que des mots. Et si vous êtes plus directs et que vous ne voulez pas vexer votre compagnon, utiliser plutôt des phrases comme « j’aimerais mieux que… » au lieu de « je n’aime pas quand tu… ». Pour finir, ne vous fâchez pas lorsque votre moitié vous dit ce qu’elle en pense. Soyez réceptifs, car c’est de nos erreurs que l’on apprend à corriger les maladresses. À la semaine prochaine! xoxo.

Les Arts en bref

par Véronique Wade-Gallien

Radio Radio lance son nouvel album, Havre de Grâce
Leur album sera en magasin le 17 avril via Bonsound Records. Afin de faire patienter leurs fans, ils offrent la chanson Sunrise / All Inclusive War Tour à télécharger gratuitement sur leur site laradioradio.com. Tout comme ils l’ont fait pour la sortie de Belmundo Regal, le trio Radio Radio tient une pré-vente de l’album Havre de Grâce (disque compact et vinyle) sur son site Internet et promet à sa clientèle qu’elle recevra l’album en primeur avec un article promotionnel à l’effigie du groupe.

De la variété au Cinéma cette semaine

Far Out East Cinema
La deuxième représentation du film « A Dangerous Method » de David Cronenberg, avec Viggo Mortensen, Michael Fassbender et Keira Knightley, aura lieu ce soir à 20h, à l’Amphithéâtre 163 du Pavillon Jacqueline-Bouchard. Entrée: 5 $ abonné.e.s et 7 $ autres.

Ciné-Campus : La comédie Starbuck
Les 23 et 24 février à 20h, à l’Amphithéâtre 163 du Pavillon Jacqueline-Bouchard, le Ciné-Campus présente la comédie « Starbuck » de Ken Scott, avec Antoine Bernard, Julie LeBreton et Patrick Huard.

David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, apprend que sa blonde Valérie attend un enfant. Jusqu’ici ça va bien, mais sa vie bascule lorsqu’il découvre qu’il est le géniteur de 533 enfants. Question d’en rajouter un peu, il apprend que ses enfants se sont regroupés dans un recours collectif qui veut faire invalider la clause d'anonymat qu'il a signée lors de ses dons de sperme. Sa curiosité le pousse à ouvrir l’enveloppe qui contient le profil de tous ses enfants qu’il décide de rencontrer un à un, incognito. Ceci donne lieu à des moments très intenses qui, chaque fois, révèlent à David une nouvelle facette de la paternité. Entrée: 5 $ étudiant.e.s et 7 $ autres.

Les Grands Explorateurs ce vendredi
Les Grands Explorateurs présentent : « Indochine : Sur la piste Hô Chi Minh » à la salle de spectacle Jeanne-de-Valois. Billets en vente à la billetterie du Centre étudiant : 10,50$ étudiants / 17,50$ autres.

Encan d’œuvres d’art étudiantes organisé par le département d’art visuel à la Salle Neil-Michaud des Beaux-Arts , ce vendredi, à 17h30.

Tous les intéressés sont invités à arriver à 17h pour une tournée des œuvres avant le début des enchères. Les œuvres d’art à vendre sont des créations des étudiantes et des étudiants en peinture, estampe, céramique, sculpture et photographie. Vous aurez donc la chance de faire l’acquisition d’une œuvre originale d’un artiste de la relève. Le vernissage de l’exposition étudiante à la Galerie Triangle aura ensuite lieu mercredi le 29 février à partir de 17h.

Tout est possible à celle qui croit

par Véronique Wade-Gallien

Lisa LeBlanc est en train de vivre son rêve et travaille sur la finition de son tout premier album qui sera lancé en mars.

Avec sa joie de vivre et son charisme naturel, elle soulève bien des foules. Depuis qu’elle s’est pointée avec sa guitare au concours Accros de la chanson en 2008, son agenda ne dérougit pas. À l’époque, elle n’avait que 16 ans. Jeune et ambitieuse, mais surtout talentueuse, elle y a raflé tous les honneurs. C’était là le début d’une histoire qui sera certainement sans fin.

Il était une fois…
À l’âge de 17 ans, elle s’est inscrite, comme plusieurs artistes acadiens, au Gala de la chanson de Caraquet. Sans grande surprise, elle a gagné dans la catégorie Auteur-compositeur-interprète, ce qui lui a valu le titre de demi-finaliste au prestigieux Festival international de la chanson de Granby en 2010. Elle est aussi diplômée de la première cuvée de l’école nationale de la chanson de Granby et elle a eu la chance de participer aux Rencontres qui chantent de Petite-Vallée, une résidence de création qui regroupe des jeunes artistes d’un océan à l’autre. Depuis, elle a donné plus de 300 spectacles un peu partout dans le monde. Eh oui! Elle a participé à la dernière édition du Coup de coeur francophone, aux FrancoFolies de Montréal, ainsi qu'au Festival d'été de Québec l'été dernier, pour ne nommer que ceux-ci.

Tout arrive à qui sait attendre : le jour tant attendu arrivera
Elle vient tout juste d’offrir à ses fans un extrait de son tout premier album LISA LEBLANC, la chanson Cerveau Ramolli. Même si dans cette chanson elle dit avoir le cerveau ramolli, ses actions prouvent le contraire. Elle a tout d’une jeune femme qui n’a qu’un désir : la réussite. Je l’ai rejointe hier via Skype à Montréal. Elle se dit très heureuse de fignoler les derniers préparatifs avant la sortie prochaine de son album: « On est en break de spectacle et on en profite pour finaliser les derniers détails avant le lancement. Le master et les pochettes sont arrivés. » Le lancement montréalais aura lieu le 28 mars prochain, mais on devra encore attendre un peu avant de connaître la date de celui de Moncton. « Ça a été une super de belle expérience, on a fini la pré-production à la fin du mois d’août. À la mi-novembre on est rentré en studio et on a enregistré le mix final à la fin janvier. » Elle dit qu’elle a adoré son expérience avec un réalisateur « super cool et super relaxe ». Avec tout ce qui lui arrive de si beau, elle dit qu’elle essaie de ne pas trop y penser : « Je me rappelle de ce que j’ai fait, j’y pense pas vraiment. C’est fou! Je suis chanceuse d’être où je suis rendue asteure. Je me sens privilégiée. Il y a tout le temps des belles affaires qui m’arrivent. » Elle poursuit en se réjouissant : « C’est la première fois de ma vie que je vais lancer un disque… mon premier lancement! » Le 27 mars, l’album sera en magasin. Lisa LeBlanc a tout plein de projets en développement, dont deux voyages en Europe. Pour suivre Lisa LeBlanc : www.lisaleblanc.ca

Différent et similaire à la fois

par Madeleine Arseneault

Cologne: la quatrième plus grande ville d’Allemagne, avec une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Située au centre-ouest de l’Allemagne, cette ville est la plus ancienne des grandes villes de ce pays. Pourtant, on ne le remarque pas du tout par son architecture qui n’est franchement pas jolie, en excluant sa fameuse Cathédrale. C’est parce que cette ville fut grandement frappée par des bombardements durant la seconde guerre mondiale.

On respire très bien dans cette région allemande; notamment car le Rhin (grand fleuve européen) passe au travers de la ville, mais aussi à cause des gens qui semblent très bien dans leur peau et qui le témoignent très simplement. C’est en entrant dans un bar-pub très «typiquement allemand» que j’ai pu le ressentir.

Tout de suite, à première vue, ce fut un choc culturel qui m’a frappée. À toutes les fois où je me sens confrontée à un nouvel endroit, c’est dû à une barrière linguistique. Avoir de la difficulté à lire un menu, entendre la radio dans une langue complètement étrangère et ne pas avoir des discussions avoisinantes que je peux comprendre me déstabilise complètement.

Pourtant, la chaleur des gens m’a rassurée. À priori, nous sommes entrés dans le bar à l’heure du lunch, où déjà plusieurs gens mangeaient. Il y avait un anniversaire quelconque, car à l’arrière de la salle, on pouvait voir des gens fêter; mais fêter plutôt fort, même pour l’heure du midi. Les serveurs sont venus nous aider à choisir quelque chose dans le menu et même s’ils ne parlaient que très peu anglais (et pas du tout français). Je me suis tout de suite sentie à l’aise car ces deux serveurs voulaient aider. Ce n’était pas l’approche froide et distante que j’ai pu ressentir dans un pays où même ma langue est commune à celle des serveurs...

Les gens qui fêtaient étaient très curieux à observer car on ressentait qu’on fêtait avec eux. Je pense que malgré toutes les distances culturelles que je vivais à ce moment, je me sentais un peu chez moi aussi à la fois. Quand la fêtée (je présume) s’est retournée vers le reste de la salle et nous a invités à lever notre verre avec elle de façon si naturelle, de façon si familiale, je me suis tout de suite sentie comme de la famille. Je pense que j’aurais pu aller manger à cette table et que ça aurait été bien correct.

Et c’est à ce moment que je me suis sentie presque allemande, ou bien comme si j’étais dans un party de tchuisine acadjien de chez nous. C’était quasiment la même chose, je vous jure. Et on était au restaurant, pas chez des amis! Quand même...

J’ai compris que même si j’étais à plus de 6000km (peut-être plus 7000km avec la route?) de chez moi, en ayant traversé la Belgique au complet, ce parcours était comme le même que si j’avais fait de Moncton à Caraquet : trois heures de route et tu peux quand même te sentir à la maison. C’est comme si le choc culturel s’annule quand les gens sont chaleureux... weird feeling!

Quel est le rôle de l’Université dans l’intégration des nouveaux arrivants?

par Martin Savoie

Depuis une dizaine d'années, les universités jouent un rôle de plus en plus important lorsque vient le temps d’attirer des étudiantes et étudiants internationaux. Par ce fait même, elles sont amenées à développer des stratégies qui leur sont propres et qui répondent aux réalités qui sont les leurs.

Dans le cadre de la Semaine internationale de l’Université de Moncton, campus de Moncton, le Centre Métropolis atlantique tenait une table ronde sur le sujet de la relation entre l'Université et la ville de Moncton en ce qui a trait à l'intégration des étudiantes et étudiants internationaux.

La table ronde réunissait plusieurs intervenants dans le milieu, ainsi que des gens ayant réussi à s’intégrer à la vie du Grand Moncton. On pouvait y retrouver Marie-Linda Lord, vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales de l’Université de Moncton; Ben Champoux, du développement des affaires communautaires à la ville de Moncton; Michèle Vatz-Laaroussi, de l’Université de Sherbrooke; Mohamed Ali Mhalla, propriétaire du commerce Blue Olive; Benoît André, directeur du Centre d’accueil et d’accompagnement des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, et le professeur Chedly Belkhodja, directeur du Département de science politique et président du Centre Métropolis atlantique.

En réunissant ainsi un ensemble de personnes ressources impliquées dans le dossier des étudiantes et étudiants internationaux, la table ronde avait pour but de se pencher sur les enjeux que peuvent présenter l'intégration et la rétention de jeunes immigrants potentiels.

Dans un contexte comme celui de l’Université de Moncton, et devant les probabilités que certains étudiants internationaux de l’UMCM décident de s’établir au Canada et, plus particulièrement, dans la région du Grand Moncton, un tel questionnement s’avère primordial. Comme le souligne Chedly Belkhodja, «les étudiants font des études au Canada et ils développent un projet migratoire. Malheureusement, ils se trouvent un peu abandonnés une fois les études terminées. » Balkhodja soutient aussi que selon lui, une collaboration dans ce dossier est essentielle.

« La table ronde a permis d'explorer le rôle changeant de l’Université dans un contexte de mobilité étudiante internationale croissante et de demande accrue d’immigration à l’extérieur des grands centres urbains », ajoute-t-il.

Les organisateurs de la table ronde ont choisi de se concentrer sur le cas de l’Université de Moncton. Les intervenants ont pu discuter sur les motivations derrière l’internationalisation, les services offerts, ainsi que les répercussions sur l’immigration municipale et provinciale.

Le Centre Métropolis atlantique, qui présentait la table ronde, est un réseau de chercheurs universitaires, de représentants gouvernementaux et d’organismes non-gouvernementaux dont le mandat est de développer et de poursuivre la recherche en matière d’immigration et de diversité culturelle afin d’améliorer les politiques publiques dans ce domaine.

Revue internationale de la semaine

Iran : Plus de pétrole pour la France et la Grande-Bretagne
En réponse à l’embargo décrété par l’Union Européenne, l’Iran a décidé de cesser ses ventes de pétrole à la France et à la Grande-Bretagne. Après des jours de spéculations, l’Iran a finalement mis sa menace à exécution. L’Iran a aussi ajouté qu’il reverrait ses ventes de pétrole aux pays européens à la baisse, sans toutefois les arrêter pour l’instant.

Cette mesure fait suite à certaines négociations infructueuses, malgré que ces dernières semblaient avancer de bonne façon, selon les intervenants en la matière.

Rappelons qu’un embargo avait été décrété par l’ONU après les négociations du groupe 5+1, soit les cinq membres permanents de l’ONU (les États-Unis, la Chine, la France, la Russie et la Grande-Bretagne) et l’Allemagne, avec l’Iran sur le dossier nucléaire. Ces négociations sont nées du programme nucléaire de l’Iran dont plusieurs pays craignent une dimension militaire.

France : Sarkozy livre un discours à la nation avant les élections
Le président sortant, Nicolas Sarkozy, est en mode élection, comme le laisse présumer le discours qu’il a livré à la population de Marseille cette fin de semaine.

Lors de son discours, Sarkozy s’est déclaré être un candidat du peuple, protecteur des valeurs propres aux français.

Sans toutefois le nommer, il a aussi profité de son discours pour attaquer son rival socialiste aux prochaines élections, François Hollande, en l’accusant de mentir à la population et en prenant plusieurs visages devant l’électorat français.

C’est devant une dizaine de milliers de partisans que Sarkozy a prononcé son discours.

Somalie : les bases d’un nouveau gouvernement sont établies
Une vingtaine d’années après la chute du dernier gouvernement somalien, un nouvel accord afin d’établir un nouveau gouvernement et un nouveau parlement en Somalie a été signé.

Cet accord a rapidement été applaudi par l’ONU qui s’est montré ouvert à aider à son application dans ce pays, qui n’avait aucun gouvernement permanent depuis les années 90. Ses instances remplaceront le gouvernement de transition qui a échoué à rétablir la paix dans le pays. Cet échec s’est notamment confirmé cet automne lors de la famine en Somalie et de la réaction du groupe extrémiste al-Shabaab.

Malgré les partisans du projet, le groupe al-Shabaab est vite revenu à la charge en classifiant cet accord de trahison.

Chronique gaming: Bien connaître ses consoles (partie 2 : les imposteurs)

par Gérard Connolly

Félicitations à celles et ceux qui ont fait le lien qu’une partie 1 n’est jamais seule et qu’il y en aurait au moins une autre. Ayant exploré très brièvement les compagnies de consoles les plus dominantes du marché actuel, il est plus facile de voir quels pièges (car il y en a) y sont présents.

Il existe ce que j’ose appeler des « fausses consoles ». En fait, ce sont des consoles qui reprennent un peu le concept et le look des consoles de dernière génération (c’est-à-dire la dernière à avoir vu le jour sous sa compagnie). Le danger avec ce type de produit, c’est que les gens connaissant un peu moins les jeux vidéo peuvent s’acheter, ou acheter à un tiers, une console semblable avec la certitude que c’est bel et bien une console populaire.

Un exemple serait le « Wireless 60 » qui est une inspiration directe, pour ne pas dire une copie, de la dernière console de Nintendo. Tout comme son modèle, elle est blanche, elle présente des contrôles sans fil et un raccord simple au téléviseur. Le boîtier, lui, informe le consommateur potentiel que les accessoires sont inclus et que les jeux sont déjà inclus. Un client non-averti pourrait être tenté en voyant le faible prix d’une telle console, surtout s’il est conscient du fait qu’il n’aura pas à faire d’achats additionnels pour des jeux.

Malgré que ce type de console est disponible au coût de 20 à 40 dollars, il ne faut pas se laisser tenter au premier coup d’œil, car les personnages auxquels nous sommes attachés n’apparaîtrons pas dans ces jeux, il n’y a aucun ajout possible en terme d’espace mémoire ou de jeux additionnels, et ils n’ont aucune compatibilité avec des consoles plus anciennes, à titre d’exemple.

Le scénario se répète également avec la console « Wireless Air 60 » qui propose un mode de jeu un peu différent. Il consiste à utiliser la silhouette du joueur à l’aide d’une caméra fournie avec le système. Son équivalence, vous l’aurez sans doute reconnue, c’est le système « Kinect » de Microsoft.

Généralement, les fausses consoles ne se retrouvent pas avec les autres, parce que l’arnaque est plus facile à déceler en ayant les deux compétiteurs sous les yeux. Elles se retrouvent à l’extérieur de la section d’électronique, ou sont simplement inexistantes dans les magasins spécialisés en jeux vidéo.

Il faut donc voir si on peut être satisfait avec ce type de produit et quelles sont nos intentions d’achat. Il faut d’ailleurs vérifier notre budget ainsi que les raisons qui nous motivent à acheter une nouvelle console.

Volleyball féminin : SMU remporte le SUA, Moncton perd en demi-finale

par Normand d’Entremont

Les Huskies de Saint Mary’s University ont remporté le championnat du Sport universitaire atlantique (SUA) dimanche dernier au gymnase du CEPS Louis-J.-Robichaud avec une victoire de 3 à 1 contre les Tigers de Dalhousie University, 25-17, 25-27, 25-19 et 25-22.

Ariel Smith a été la joueuse du match pour les Huskies qui ont gagné leur deuxième championnat atlantique en trois ans, tandis que sa coéquipière Kerri Smith a été nommée la joueuse la plus utile du tournoi.

Saint Mary’s s’est rendu en finale après avoir battu les Aigles Bleues en demi-finale, tandis que Dalhousie avait vaincu les Sea-Hawks de Memorial University pour se rendre au match décisif.

Les Huskies se rendront ainsi en Ontario pour le championnat canadien disputé à McMaster University.

De leur côté, les Aigles Bleues se sont avouées vaincues aux mains des Huskies, 3 à 1 samedi en demi-finale après avoir eu ravi leurs partisans avec une victoire de 3 à 0 la veille contre les Capers de Cape Breton University (CBU).

Moncton a profité d’une foule dynamique pour l’emporter contre CBU et pour ensuite donner un effort impressionnant contre l’équipe de SMU classée 5e au pays. Les Aigles ne baissaient pas la tête après leur élimination.

« Nous avons vraiment travaillé fort, je suis très fière de l’équipe », souligne Joline Richard. « Nous allons nous entrainer tout l’été pour la prochaine saison. »

Pendant toute l’année, l’entraineuse en chef des Aigles Bleues, Monette Boudreau-Carroll, insistait sur le fait que l’équipe ne jouait pas à son plein potentiel et était meilleure que sa fiche ne le démontrait. Si l’effort de la fin de semaine en est l’indication, elle avait clairement raison.

« Pour la première fois, je crois que les filles comprennent que nous ne sommes pas loin des meilleures équipes », remarque Boudreau-Carroll. « Autant qu’elles soient déçues de la défaite, elles sauront que l’expérience de cette année sera très utile pour l’avenir. »

En effet, l’entraineuse devrait pouvoir compter sur le retour de la formation complète, un luxe très rare dans le sport universitaire. Quoique la direction de l’équipe cherchera à recruter pour donner plus de profondeur et pour réapprovisionner le système, Boudreau-Carroll croit que la formation actuelle a le talent pour remporter un championnat.

« C’est certain que la préparation et la progression de cette saison vont servir pour l’année prochaine », ajoute-t-elle. « La progression l’année prochaine ne sera peut-être pas si grande et si vite parce que nous allons devoir nous mériter une position aux séries, mais les filles seront prêtes. Le recrutement va aider à nous donner de la profondeur, mais c’est à ces filles-là d’aller chercher le championnat. »

Euro 2012

par Lamrani Ahmed

Vivement juin; la fièvre du soccer va rendre le début du l'été encore plus chaud et plus intense. L'Euro approche, les beaux matchs de la vieille Europe aussi. Les plus grandes sélections européennes vont chercher l'ultime trophée européen pour régner en maitres absolus sur tout le vieux continent.

Cette fois, ça se passe en Pologne et en Ukraine. Les matchs se dérouleront dans de très beaux stades, plus impressionnants les uns que les autres, tels que le stade Olympique de Kiev, le Dombass Arena de Donetsk, ou encore le PGE Arena. Les deux pays ont tout fait dans le but de réussir cet événement, pour qu'il soit tout simplement inoubliable.

Tenante du titre, l'Espagne est sans aucun doute l'équipe à battre. Championne du monde, elle affiche une telle sérénité dans le jeu qu'il paraît difficile d'en venir à bout; une vraie machine à gagner. N'empêche que cette fois, il faut compter la rage des Allemands qui voudront laver l'affront de la coupe du monde; même chose pour les Pays-Bas.

Cet Euro sera aussi une occasion de se faire pardonner par le peuple, pour des équipes telles que l'Italie, l'Angleterre ou encore le Portugal.

Voici les 16 équipes, dans leurs groupes respectifs:

Groupe A : Pologne - Grèce - Russie - République Tchèque

Groupe B : Pays-Bas - Allemagne - Danemark - Portugal

Groupe C : Espagne - Italie - République d'Irlande - Croatie

Groupe D : Ukraine - Suède - France - Angleterre

En attendant juin, armez vous de patience et suivez la plupart des joueurs qui évoluent dans les divers championnats de par le monde, notamment avec la plus prestigieuse des coupes, celle aux grandes oreilles, la Champions League, que vous pouvez suivre chaque jour de compétition au Café Osmose.

Fin de semaine satisfaisante pour les Wildcats

par Sébastien Beauregard

Les Cats avaient une fin de semaine très importante, à domicile, en affrontant les détenteurs de la 9e place au classement général, le Titan d’Acadie-Bathurst. Le lendemain, ils devaient affronter les puissants Remparts de Québec. Moncton s’est bien tiré d’affaire en remportant sa rencontre contre Bathurst et en donnant beaucoup de difficultés à Québec.

Vendredi dernier, les Wildcats de Moncton affrontaient le Titan d’Acadie-Bathurst, au Colisée de Moncton. Les Cats l’ont emporté 3 à 1 contre le Titan. La partie s’est jouée à deux moments différents. Le premier moment est la 2e période de la rencontre : dans cet engagement, la troupe de Danny Flynn a marqué 3 fois pour prendre l’avance 3 à 0 dans la partie. Les buts ont été comptés par Ryan Penny, Devon MacAusland et Patrick Delisle-Houde. Le deuxième moment où la partie s’est jouée est quand le Titan pensait avoir marqué son 2e but du match. Par contre, un des juges de ligne avait appelé une punition pour mise en échec à la tête à Jordan Murray. Sur le jeu, les officiels n’ont pas sifflé pour arrêter le jeu et donner la pénalité à Murray. Après révision, les arbitres ont annulé le but du Titan d’Acadie-Bathurst et la marque était donc de 3 à 1 et non 3 à 2.

Après la rencontre, Éric Dubois, entraîneur en chef du Titan, était furieux contre les officiels de la rencontre : « Le juge de ligne qui a appelé cette punition pour coup à la tête était loin du jeu. Il n’y avait pas matière à ce genre de pénalité. Sur ce jeu, le match a été décidé. »

Danny Flynn, entraîneur en chef des Wildcats, ne cachait pas sa joie d’avoir battu la 9e équipe au classement général : « C’était une partie importante et on l'a gagnée. Je suis très heureux de la performance de ma troupe. Par contre, jusqu’à la fin de la saison, chaque partie est une partie importante. »

Le lendemain, les Remparts de Québec étaient de passage au Colisée de Moncton. Bien sûr, le mal-aimé Patrick Roy était derrière le banc de son équipe. Malgré plusieurs joueurs blessés du côté des Wildcats, la troupe de Danny Flynn a donné beaucoup de fil à retordre aux Remparts. Après deux périodes de jeu, la marque était toujours de 0 à 0. Les Cats ont même mené 14 à 9 au chapitre des lancers en 2e période. En 3e période, Frédérick Roy, le fils de Patrick, a été le seul à déjouer Roman Will. À la fin de cet engagement, Frédérick a compté son deuxième but du match dans un filet désert. À noter aussi qu’en première période, Patrick Delisle-Houde a été expulsé de la rencontre pour s’être battu et aussi pour une pénalité majeure d’obstruction. Les gardiens de deux équipes ont connu d’excellentes performances. Roman Will, des Wildcats, a bloqué 29 des 30 rondelles dirigées vers lui. Tandis que Louis Domingue, des Remparts, a récolté un blanchissage en arrêtant les 27 tirs de Moncton.

Après la partie, Patrick Roy, entraîneur en chef des Remparts de Québec, était tout de même satisfait de la performance de sa troupe : « Ils ont bien joué, mais les Wildcats ont aussi bien joué. »

Aussi, il est revenu sur le geste de Patrick Delisle-Houde : « C’était un geste gratuit de sa part de frapper quelqu’un qui ne voyait pas le jeu. Il va être suspendu, mais il y a des gars que ça ne dérange pas. »

Rejoint au téléphone le lendemain, Danny Flynn, entraîneur en chef des Wildcats, était heureux de la performance de son équipe : « On a vraiment joué contre une des meilleures équipes de la ligue. On était, en plus, avec une formation de 17 joueurs. Il nous manquait des éléments clés comme les frères Saulnier, MacAusland, et même Delisle-Houde qu’on a perdu en 1re période. On a un alignement très jeune, mais ils ont montré beaucoup de détermination et de cœur. »

Les prochaines parties des Wildcats auront lieu à domicile, le samedi 25 février contre les Sea Dogs de Saint-Jean, et le lendemain contre les Cataractes de Shawinigan.

Hockey masculin : Marion brille avec deux blanchissages, Moncton remporte sa série contre les X-Men

par Normand d’Entremont

Le gardien de but Pierre-Alexandre Marion a blanchi les X-Men deux fois à domicile alors que les Aigles ont vaincu St. Francis Xavier University 2 matchs à 1 dans le quart de finale de hockey masculin du Sport universitaire atlantique (SUA).

Moncton a signé des victoires de 3 à 0 et 1 à 0 à domicile, subissant sa seule défaite sur la route au compte de 3 à 2, pour remporter sa première série depuis 2009.

« Nous allons célébrer cette victoire. J’ai dit aux gars de s’assurer d’apprécier le sentiment de gagner », affirme Serge Bourgeois, entraineur en chef des Aigles Bleus. « Il y a des gars dans la chambre qui attendent longtemps pour ceci et je veux qu’ils apprennent à gagner. »

Les Aigles Bleus ont mérité leur progrès en séries avec une victoire serrée de 1 à 0 lundi soir devant plus de 1 500 partisans à l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Le capitaine Dean Ouellet a marqué le seul but de la partie moins de 3 minutes après le début de la rencontre et les Aigles ont maintenu l’avance jusqu’à la fin bien que les X-Men ont dominé aux chapitre des lancers, 36 à 24.

St.F.-X. pensait avoir égalisé avec environ 6 minutes à faire au match, mais l’arbitre a annulé le but puisqu’un joueur des X-Men se trouvait dans la zone du gardien.

Après le match, Ouellet soulignait l’effort complet de l’équipe.

« C’est un gros effort d’équipe, autant des avants, de la défensive, et évidemment de Marion devant le filet qui était exceptionnel, » déclare le capitaine. « Nous avons exécuté notre plan de match; St. F.-X. a bataillé fort toute la série. »

De son côté, Marion était très content de la performance de l’équipe et se croyait chanceux sur le but annulé.

« Le blanchissage n’est pas aussi important que la victoire de séries », insiste-t-il. « Je ne savais pas pourquoi l’arbitre avait refusé le but, je n’ai pas su la raison jusqu’à ce qu’on l’annonce dans l’aréna. On a dit qu’il y avait un joueur dans ma zone, mais je ne m’en suis pas aperçu durant la séquence. »

Les Aigles affronteront maintenant les Huskies de Saint Mary’s University en demi-finale, une équipe bien plus agressive à l’échec avant, selon Bourgeois. Moncton comptera surement encore une fois sur Marion pour être solide devant le filet, lui qui a réalisé 110 arrêts durant les trois matchs contre les X-Men.

« Peu importe le montant de lancers auxquels je ferai face, je serai prêt, » dit le gardien. « Plus il y a de lancers, plus je suis dans le match; moins il y a de lancers, moins il y a de chances à marquer. De chaque côté, je ressors le positif. »

Les deux premiers matchs de la série seront disputés à Halifax, soit vendredi et dimanche prochain. Les équipes se rendront ensuite au nid des Aigles pour un match mardi soir et, si nécessaire, jeudi soir. Une cinquième rencontre serait samedi à Halifax au besoin.

Côté et Marion mènent les Aigles à une première victoire
Jeudi, Marc-André Côté a marqué un but et deux passes, et Pierre-Alexandre Marion a effectué 30 arrêts alors que les Aigles Bleus ont blanchi les X-Men 3 à 0. Éric Faille, qui a marqué le but gagnant, notait à quel point la foule était bruyante.

« Quand j’ai vu la rondelle rentrer, j’ai vu toute la foule se lever et j’étais très excité, » a confié Faille. « Ce n’était vraiment pas comparable à un match de saison régulière; on pouvait dire que c’était une partie de séries. »

Les gardiens étaient l’histoire du match pendant les 40 premières minutes alors qu’aucune équipe n’a réussi à marquer durant les deux premières périodes, et ce malgré que de bonnes occasions se sont échangées des deux côtés.

La glace a finalement été brisée à 7:58 du début de la troisième période lorsqu’Éric Faille a profité d’une belle passe derrière le filet par Côté pour marquer. Le Bleu et Or a poursuivi l’effort pour augmenter l’avance moins de 6 minutes plus tard alors que Côté s’est trouvé en échappée et a marqué sur un tir faible qui a dupé le gardien Joseph Perricone de St.F.-X. Guillaume Parenteau a ensuite solidifié la victoire en trouvant le filet désert.

« J’ai trouvé que cela nous a pris un peu de temps à nous mettre dans le match ce soir, mais nous avons été forts en troisième » résume Serge Bourgeois. « Nous savions après deux périodes que nous étions dans une bonne position si nous pouvions jouer notre jeu en troisième, et c’est ce qui est arrivé. »

Bourgeois soulignait également le jeu de Marion qui a été solide pendant toute la saison et encore une fois lors de ce match. Le gardien de but donnait toutefois beaucoup de mérite aux défenseurs de son équipe pour leur travail devant lui.

« Si je ne réussissais pas à capter la rondelle sur le premier tir, les défenseurs étaient toujours là pour dégager les retours, donc cela a vraiment bien été », remarque Marion. « Il y a beaucoup de joueurs des X-Men qui sont dangereux, mais je dois surtout être prêt pour les revirements. »

Les X-Men égalisent la série
Samedi, faisant face à une possible élimination, les X-Men ont égalisé la série 1 à 1 avec une victoire de 3 à 2 à Antigonish. Murdock MacLellan a réussi le filet gagnant à 12:25 de la troisième tandis que Spencer McAvoy a ajouté un but et une passe pour l’équipe hôtesse. Joseph Perricone a réalisé 31arrêts pour signer la victoire. Pierre-Alexandre Marion a pris la défaite pour Moncton malgré ses 41 arrêts dans la rencontre.

« C’est difficile de gagner sur la route dans cette ligue et encore plus lors des séries, » a fait voir Bourgeois. « Le jeu a été serré, mais la rondelle ne bondissait pas pour nous ce soir. »

St.F.-X. a ouvert la marque sur un but de Spencer McAvoy à 7:40 de la première période. Les Aigles ont ensuite répondu avec deux buts en moins de 2 minutes, soit de Maxime Pilon et de Guillaume Parenteau, pour prendre l’avance 2 à 1 après 20 minutes. La deuxième période a été disputée sans qu’aucune équipe ne marque de buts, incluant deux échappées ratées du côté du Bleu et Or.

Les X-Men ont égalisé la partie au début de la troisième lorsque Brennen Wray a marqué à la toute fin d’un avantage numérique. St.F.-X. a maintenu l’élan pour compter son troisième filet alors que MacLellan a profité de confusion devant le filet pour faire pénétrer la rondelle.

L’entraineur en chef des Aigles Bleus jugeait que les occasions ratées en deuxième période ont ultimement eu un gros impact sur le pointage.

« Nous avons raté deux échappées en deuxième période qui auraient pu changer l’allure du match, » dit Bourgeois. « Nous avons manqué de discipline en troisième période et ils ont marqué leur but égalisateur en avantage pour leur donner l’élan. »

mercredi 15 février 2012

Le Café Osmose pourrait voir de gros changements

par Danielle Bilodeau

Au semestre dernier, Le Front a présenté la situation difficile du Café Osmose et du Tonneau et les nombreux changements qui devaient être effectués afin d’assurer la survie et le bon fonctionnement de ces établissements. Un déroulement important dans ce dossier s’est produit la semaine dernière lors d’une consultation publique avec la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM).

Le président de la FÉÉCUM, Ghislain LeBlanc, a expliqué aux participants de la consultation ce qui se déroulait comme discussions entre la Fédération et l’administration de l’Université. Selon lui, il y a trois avenues possibles à explorer.

Premièrement, le Café Osmose pourrait décider de rester tel qu’il est, de maintenir le statu quo et de trouver par lui-même du financement pour les rénovations nécessaires. Toutefois, ce sont les autres options qui mèneraient à des changements d’envergure.

L’Université de Moncton et la FÉÉCUM envisagent la possibilité de déménager la cafétéria centrale, actuellement au pavillon Léopold-Taillon, vers le Centre étudiant. Dans un plan préliminaire, l’aire du Tonneau deviendrait la nouvelle cafétéria centrale et le Café Osmose serait entièrement rénové et réaménagé.

Dans cette avenue, il faudrait prendre la décision de soit rester avec un fournisseur extérieur tel que Sodexo, ou de choisir que le Café et la FÉÉCUM prennent le contrôle complet des services alimentaires sur le campus.

Bien entendu, ces deux options comportent des risques et des avantages. C’est pourquoi Ghislain LeBlanc s’assure de consulter les étudiantes et étudiants avant de prendre une décision finale.

Des enjeux de taille
Les étudiantes et étudiants présents à la consultation de la semaine dernière ont exprimé certaines inquiétudes devant cette proposition qui pourrait devenir réalité. Essentiellement, les gens ont peur de perdre l’atmosphère unique du Café Osmose et du Tonneau. L’autre grosse préoccupation est le désir que le Café maintienne son rapport qualité-prix. On ne souhaite pas voir une augmentation des couts, ni une diminution de la qualité de la nourriture qui est servie actuellement.

La FÉÉCUM assure que l’atmosphère demeure une priorité. C’est leur souhait que le Café continue d’être l’endroit de rencontre par excellence des étudiantes et étudiants du campus. Le maximum sera fait afin de maintenir l’ambiance chaleureuse qu’on retrouve actuellement au Café et au Tonneau.

La quantité d’enjeux possibles augmente dramatiquement lorsqu’on considère l’option dans laquelle la FÉÉCUM et le Café Osmose seraient responsables de fournir l’ensemble des services alimentaires sur le campus. En plus de devoir nourrir tous ceux qui se présenteraient à la nouvelle cafétéria, il faudra s’occuper des multiples cantines sur le campus et de tous les évènements qui demandent un service de restauration. Ceux qui étaient présents à la Soirée internationale en fin de semaine dernière auront une idée de la quantité de travail que ça englobe.

À travers toutes ces inquiétudes, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de décision formelle qui a été prise pour l’instant. Le but principal de la consultation avec la FÉÉCUM était de déterminer si les étudiantes et étudiants étaient d’accord pour commencer des discussions avec l’Université par rapport au déménagement de la cafétéria centrale. Du moment où cette décision sera prise, les deux groupes pourront alors délibérer sur les détails.

Plusieurs options sont encore ouvertes en lien à la direction finale que prendra le dossier des services alimentaires. À l’instant, les inquiétudes des étudiantes et étudiants ont été notées et seront gardées bien en tête lors des discussions futures.

L’université ne consulte plus ses médecins avant de passer sous le bistouri

par Mathieu Plourde Turcotte

Le centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick (CFMNB), qui est grosso modo la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke campus de Moncton, a été mis de côté dans le dossier de la possible mise en place d’un laboratoire biomédical et dans la décision sur l’emplacement de la future clinique de dépistage du cancer du sein. Aurel Schofield, visiblement irrité de la situation, dit avoir appris les nouvelles en même temps que tout le monde. Le plus désagréable, dit-il, a été lorsqu’il a entendu dire de la voix du recteur que tous les partenaires avaient été consultés, alors qu’il ne l’avait pas été pour quoi que ce soit et qu’à vrai dire, la question de la recherche les concernant avait été mise de côté depuis un bon moment. À se demander si la faculté est encore partenaire de l’université. Chaque année depuis trois ans, la faculté met 375 000 $ de côté pour développer un centre de recherche, sans que toutefois rien ne soit encore entamé.

Évidemment, la question d’une compétition entre la recherche clinique et la recherche fondamentale revient en point de mire mais, affirme le docteur Schofield, il y a de la place pour les deux. Il n’y a donc pas de raison pour que les deux types de recherche s’affrontent. À ses yeux, l’idéal serait plutôt que les deux types de chercheurs cohabitent dans un seul édifice avec en prime un partenariat entre les deux. La volonté en termes de recherche du CFMNB est de développer la recherche appliquée en fonction de la population locale. Elle se base beaucoup sur le modèle de recherche que Mayo Clinic applique depuis bon nombre d’années et qui pourrait se traduire par : les besoins du patient passent avant tout.

En somme, le docteur Schofield croyait qu’avec la table de concertation, qui a eu lieu il y a trois ans et qui unissait le département de médecine de l’Université de Sherbrooke, l’Institut atlantique de recherche sur le cancer, le Réseau de santé Vitalité, le CFMNB et l’Université de Moncton, il y avait possibilité d’aller de l’avant. Surtout que les partenaires semblaient s’entendre sur le fait que tous allaient contribuer à l’avancement du centre de recherche, précise Aurel Schofield. Cela n’est pas tout à fait le point de vue de Marc Surette, détenteur de la chaire de recherche en métabolisme cellulaire des lipides, et aussi professeur en chimie et en biochimie à l’Université de Moncton qui, sans vouloir totalement écarter le CFMNB du processus, a affirmé : « Sur le point spécifique du document d’intention concernant le centre de recherche, ce qui est un dossier totalement différent de celui sur le centre du sein, les partenaires étaient l’Université de Moncton, le Réseau de santé Vitalité, et le Centre atlantique de la recherche sur le cancer. »

Pour amplifier le nébuleux de la situation, Aurel Schofield admet avoir reçu une lettre d’appui, à la même époque que la table de concertation avait été créée, du recteur Yvon Fontaine en personne. Dans l’entrevue qu’Yvon Fontaine a donnée au Téléjournal le 2 février passé, il avait même fait une allusion voulant que la recherche clinique prenne de plus en plus de place au sein de la recherche universitaire. En attendant la réponse du gouvernement, la chicane n’est pas encore prise entre les chercheurs ou même entre les types de chercheurs; ils restent somme toute sur la même longueur d’onde à bien des égards. Mais il reste que le centre de formation médicale n’a pas été impliqué ou consulté pour aucune démarche, « ce qui fait penser qu’on nous a joués dans le dos », affirme Aurel Schofield.

Pour sa part, monsieur Surette affirme que le CFMNB aurait été consulté, dans le cas des laboratoires, une fois le projet accepté. « Difficile d’y croire, car si le CFMNB est un partenaire – point sur lequel je commence à avoir des doutes –, il aurait été la moindre des choses d’en être informé bien avant tout le monde », réplique Aurel Schofield.

Reste à savoir s’il s’agit d’un affrontement entre deux écoles de pensées – celle fondamentale et celle appliquée – ou d’une division causée par une stratégie de communication déficiente de l’Université de Moncton. Quoi qu'il en soit, le flou reste palpable et il semblerait que l’université laisse entre les mains du gouvernement le sort des clarifications. Est-ce que l’opération à cœur ouvert, sans l’aide des médecins, sera un succès?...

Épais brouillard sur le projet d’installation de laboratoires universitaires dans l’ancienne école Vanier

par Mathieu Plourde Turcotte

Le 20 janvier dernier était la date limite pour que les chercheurs remettent un document d’intention à la Fondation canadienne pour l’innovation. À la surprise générale, le recteur, Yvon Fontaine, n’a pas donné son appui au document. Cette demande était émise dans le but de recevoir une importante subvention de cet organisme fédéral et d’ainsi aider la mise en place d’un centre de recherche biomédicale utilisant des chercheurs de l’Université de Moncton. L’édifice désigné pour loger les laboratoires était l’édifice de l’ancienne école Vanier situé à quelques pas de l’hôpital George L. Dumont. Cet édifice devait, selon le plan initial, être rénové. Le terrain où se situe cet édifice appartient au gouvernement. Pour être envoyée, la lettre d’intention devait avoir l’aval de l’Université de Moncton, du Réseau de santé Vitalité (organisme regroupant les deux régies de la santé restantes dans la province) et de l’Institut atlantique de la recherche sur le cancer. Le recteur de l’Université de Moncton, Yvon Fontaine, n’a pas donné son accord à la lettre d’intention. Marc Surette, détenteur de la chaire de recherche en métabolisme cellulaire des lipides, et aussi professeur en chimie et en biochimie à l’Université de Moncton, raconte que si le document d’intention avait été envoyé, il aurait au moins eu la chance d’être refusé avec des commentaires pour se faire valoir une seconde fois.

Dans une entrevue donnée au Téléjournal de Radio-Canada du 2 février, Yvon Fontaine disait vouloir donner son aval au projet uniquement avec l’assurance que l’école Vanier ne serait pas démolie.

Le 3 février, Radio-Canada rapportait que le recteur Yvon Fontaine n’avait pas donné son accord puisque le Réseau de santé Vitalité avait exigé à la démolition de l’édifice de l’ancienne école Vanier, ce qu’a catégoriquement nié le représentant du Réseau de santé Vitalité Joey Cassie.

Le Centre du sein : un cas à part
Parallèlement à cette situation, le Centre du sein – endroit où se fait le dépistage des cellules cancéreuses – voulait à son tour se loger dans l’édifice Vanier. C’eut été, en raison de l’accessibilité à la fréquentation des chercheurs des nouveaux laboratoires, l’endroit tout désigné pour y loger le nouveau Centre du sein. Pour certains, la démolition de Vanier venait mettre en péril l’existence même d’un nouveau Centre du sein. Marc Surette et Aurel Schofield, directeur du Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick (CFMNB), s’entendent pour dire que Vanier est un bien meilleur endroit pour les deux projets que celui de construire sur le campus un nouvel édifice en attendant que des espaces soient disponibles près de l’hôpital George L. Dumont, comme l’affirme un communiqué de l’université. Difficile de savoir ce qui se trame derrière l’idée très couteuse de construire un nouvel édifice – alors que tout pourrait être fait dans un bâtiment déjà existant et beaucoup plus pratique puisque proche de l’hôpital – s’entendent à nouveau le docteur Schofield et Marc Surette.

Selon Marc Surette, pour être acceptées et subventionnées, les recherches – dans son cas beaucoup plus fondamentales que pratiques – se doivent d’être préparées rigoureusement pour que le comité de chercheurs appelé à choisir les projets subventionnés soit sûr que le chercheur sait où il s’en va et que le projet se traduira en données concrètes. Par la suite, un compte rendu via des articles scientifiques se doit d’être réalisé pour augmenter les chances de continuation de financement. Monsieur Surette ajoute que seul 17% des demandes de recherches sont subventionnées et que dans le cas où elles ne le sont pas, l’argent provient d’une alternative qui ne garantit pas le montant nécessaire, c’est-à-dire des donations provenant d’organismes tels les fondations.

Pour sa part, l’université est en attente pour le positionnement du gouvernement sur l’établissement Vanier.

Élections FEECUM : La démocratie étudiante endormie

par Rémi Frenette

Les élections de l’exécutif 2012-2013 de la FEECUM sont bien entamées en ce temps de mises en candidature du 6 au 17 février. Après une enquête des rumeurs en circulation, le Front aboutit à un compte de six candidatures potentielles. Un poste seulement s’annonce contesté à moins que la situation n’évolue d’ici à ce vendredi, 16h30, heure de tombée des mises en candidature.

Le poste de v.-p. interne, convoité par Annie Godin, v.-p. externe du Conseil étudiant de la Faculté d’Éducation, et Karina Langis, v.-p. externe du Conseil étudiant des Arts, sera possiblement le seul affrontement des élections.

Quant aux autres postes, Joëlle Martin, v.-p. exécutive actuelle de la FEECUM, ira pour la présidence. Rémi Gaudet, président du Conseil étudiant de la Faculté d’Administration, vise le poste v.-p. activités sociales. Éric Allain, président du Conseil étudiant des Sciences, se présente comme v.-p. académique. Alexandre Levasseur, v.-p. externe de l’Association générale des étudiantes et étudiants de l’Université de Moncton, campus d’Edmundston (AGÉÉUMCE) en 2010-2011, convoite le poste de v.-p. externe.

Rappelons qu’il ne s’agit que de rumeurs jusqu’à la date de tombée des mises en candidature. Plus vendredi approche, cependant, plus on s’attend à une course électorale à six candidats pour cinq postes.

Élections FEECUM depuis 2008 : les hauts et les bas de la démocratie étudiante
Devant ce genre de scénario, il pourrait être utile de jeter un coup d’œil sur l’histoire récente des élections de la FEECUM.

Les élections en 2007-2008 sont l’âge d’or des derniers quatre ans. Onze candidats figurent dans la course. Selon le rapport de la présidence d’élection, Mélodie Lagacé, le taux de vote se chiffre à 33.13% et une centaine d’étudiants ont assisté aux débats.

2008-2009 est l’année apolitique par excellence. Puisqu’aucun poste n’est contesté, les débats sont remplacés par une ronde de questions menée par le Front. Une soixantaine de personnes seulement y ont assisté. Le taux de vote se chiffre à 25,15%, à cinq votes près de ne pas atteindre le 25% obligatoire. La présidence d’élection, Mélissa MacMullin, souligne dans son rapport l’existence d’un groupe Facebook incitant les étudiants à ne pas voter.

Les élections de 2009-2010 rappellent celles de 2007-2008. On note un regain d’intérêt avec dix mises en candidature et un taux de vote de 32.87%.

La participation étudiante chute à nouveau dans la campagne de 2010-2011, avec un poste contesté et un taux de vote de 28.14%. Le Front du 3 mars 2011 dénonce le manque flagrant de compétition, affirmant que «ce ne sera pas le meilleur candidat au poste qui sera élu mais le seul qui s’aura présenté».

C’est malheureusement à ce dernier scénario qu’on peut s’attendre cette année, à moins que d’autres candidats ne se lancent dans la course au dernier moment.

Chose certaine, c’est qu’un peu de compétition ne ferait pas de tort en ces temps mouvementés. Avec des dossiers aussi chauds que la nomination au rectorat, la reconfiguration des programmes, le sort des bars étudiants et la hausse des frais de scolarité annoncée pour les prochains quatre ans, la FEECUM doit se doter du meilleur personnel à sa disposition. Cela s’avère toutefois impossible sans compétition puisque la démocratie, étudiante ou autre, ne vit pas d’elle-même : elle n’est rien sans son peuple.

Éditorial : Changer pour le mieux ?

par Marc André LaPlante, rédacteur en chef

Depuis quelques années, les amateurs de bars et de cafés étudiants auront vécu bien des changements sur le campus de l’Université de Moncton. L’avenir du Café Osmose et du Tonneau est encore une fois incertain.

Alors que tout le monde spéculait sur l’avenir du Café depuis la fin de la dernière année universitaire, le tout s’est clarifié lors de la consultation lors de laquelle les trois options possibles ont été présentées.

L’une des possibilités qui a été évoquée est que la cafétéria centrale déménage au café. Cela voudrait donc dire que le Tonneau cesserait d’exister. La présence de la cafétéria centrale du campus affecterait également sans aucun doute l’atmosphère du Café. On peut affirmer le contraire autant qu’on le veut, il n’est pas réaliste de penser que l’atmosphère du Café en resterait intact… Il est difficile d’imaginer des spectacles, des soirées « jammers », et des partys dans une cafétéria.

Il faut également le dire, la nourriture offerte par Sodexo est ordinaire. Elle est également offerte à un prix qui est loin d’être abordable. La FÉÉCUM a affirmé qu’il ne fallait pas que la qualité et le prix de la nourriture soit affecté lors du changement à venir. Cependant, avec ce que l’on voit habituellement de Sodexo, on peut demeurer sceptique.

Il a également été avancé que la FÉÉCUM pourrait devenir gestionnaire de la cafétéria centrale de l’Université. Il est difficile de croire qu’elle pourrait assurer la gestion de toutes les cantines du campus et de prendre la relève de tout ce que faisait Sodexo. Cela demanderait certainement une augmentation considérable des effectifs et des ressources de la FÉÉCUM.

Il est clair qu’aucune de ces deux alternatives ne soit très convaincante. À ce moment-ci, on ne peut se permettre de prendre cette chance avec le Café Osmose et le Tonneau. Ces endroits sont devenus, et continuent de devenir, des endroits extrêmement importants pour l’Université de Moncton, et surtout pour ses étudiants.

Ce sont ces endroits qui permettent de garder une vie étudiante active, et qui permettre de construire un semblant de sentiment d’appartenance à l’Université de Moncton. Ils sont beaucoup trop importants pour devenir une simple cafétéria. Présentement, nous avons quelque chose que les étudiants aiment. Si le Café Osmose, et du même coup le Tonneau, doivent changer, il faut être certain que ce soit pour une meilleure alternative. Présentement, c’est loin d’être garanti.

L’Université de Moncton forme maintenant des professionnels des sciences de la vie

par Danielle Bilodeau

Au mois de janvier dernier, l’Université de Moncton et la Faculté de sciences ont officiellement lancé le nouveau doctorat en sciences de la vie. C’est le seul programme de son genre à être offert au Canada atlantique, autant en français qu’en anglais.

Ce premier doctorat de la Faculté des sciences était désiré depuis fort longtemps, nous apprend le doyen de la Faculté, François LeBlanc. Plusieurs idées avaient été proposées et c’est finalement celle des sciences de la vie qui a été retenue.

Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un programme qui englobe plusieurs disciplines et qui offre une multitude de choix aux étudiantes et étudiants qui y seront inscrits. Par exemple, ils pourront choisir de se spécialiser en biochimie, en évolution, en environnement, en biologie moléculaire ou cellulaire, etc.

C’est donc surtout des professeurs du département de biologie et de biochimie qui superviseront les thèses des étudiantes et étudiants. Cependant, il est aussi possible que des professeurs de différentes disciplines supervisent, dépendant de la thèse en question.

Les spécialisations que pourront adopter les étudiantes et étudiants rejoignent toutes le biomédical ou la biochimie. Essentiellement, il s’agit de tout ce qui a un lien à la vie dans un sens scientifique. C’est un domaine qui est actuellement très actif en recherche, ce qui permet aussi l’option d’avoir des chercheurs de l’extérieur pour superviser les thèses, selon la discipline qui sera choisie par l’étudiante ou l’étudiant.

Un doctorat parmi d’autres
Actuellement, l’Université de Moncton offre cinq programmes de doctorat dans cinq facultés différentes : en éducation, en psychologie, en sciences du langage, en études littéraires, et maintenant en sciences de la vie.

Il reste encore de l’espace pour d’autres programmes. Les discussions sont déjà entamées entre les Facultés de science et d’ingénierie pour possiblement créer un doctorat en sciences appliquées. Ce dernier toucherait les deux facultés et demanderait donc des experts dans les deux domaines ainsi que des professeurs expérimentés.

Tout de même, il ne faut pas s’attendre à ce que le programme soit disponible à la session d’automne prochain. Le processus de création d’un programme doctorat prend plusieurs années.

Sans compter le temps requis pour déterminer toutes les composantes et les exigences, le projet même doit passer par plusieurs différentes étapes avant d’être accepté. Entre autres, il doit être approuvé par le conseil des facultés, la faculté des études supérieures, la Commission de l’enseignement supérieur des Provinces maritimes (CESPM) qui doit sanctionner le diplôme, et ainsi de suite.

En tout, le processus complet peut prendre de 3 à 5 ans avant d’être complété. Par hasard, c’est semblable au temps nécessaire pour compléter le doctorat qui en résulte. Les deux étudiantes inscrites à l’heure actuelle au doctorat des sciences de la vie devront prendre entre 3 et 7 ans pour le compléter.

La Faculté des Sciences sociales fait face à plusieurs défis

par Rémi Frenette

La semaine dernière étant celle des Sciences sociales, le Front s’est entretenu avec Richard Petitpas, président du Conseil étudiant de cette Faculté. Petitpas estime que les principaux enjeux des Sciences sociales concernent le comité ad hoc sur la viabilité des programmes, le choix d’un des deux candidats au poste de rectorat, et l’augmentation des chargés de cours au détriment des professeurs permanents.

« L’enjeu le plus important pour la Faculté, c’est bien sûr le comité ad hoc sur la viabilité des programmes. Huit des dix disciplines sous la loupe du comité ad-hoc sont dans la Faculté des Arts et des Sciences sociales. La majorité, c’est en arts, mais c’est quand même un enjeu qui nous touche aussi », explique Petitpas.

Le comité ad hoc sur la viabilité des programmes s’intéresse depuis 2009-2010 à la reconfiguration des programmes d’étude offerts à l’Université de Moncton. Comme le souligne Petitpas, ce sont principalement les disciplines dites fondamentales qui retiennent l’attention du comité. Le président des Sciences sociales « se demande vraiment ce qu’est la place qu’on accorde aux disciplines fondamentales à l’Université de Moncton ».

Il souligne la mission particulière de l’Université de Moncton en tant que pilier de l’éducation postsecondaire de la société acadienne. Petitpas estime aussi que les Sciences sociales vont de pair avec le mandat culturel de l’institution.

Cette opinion se reflète dans les propos de Tina Robichaud, présidente de la FEECUM en 2009-2010, lorsqu’elle parlait du comité ad hoc sur la viabilité des programmes. Un communiqué de presse de la FEECUM datant du 17 mars 2010 affirme que des « inquiétudes règnent […] par rapport aux programmes dits fondamentaux ». Robichaud précise que « l’Université avoue elle-même qu’elle joue ‘un rôle primordial dans le développement et l’épanouissement de la communauté en formant des professionnels et des intervenants dans tous les secteurs de la société’ ».

Les craintes des étudiants et des professeurs par rapport aux coupures des programmes d’étude sont assez sérieuses. On parle non seulement de pertes d’emplois pour des professeurs, mais aussi du futur scientifique et professionnel de la communauté acadienne. Le sujet a même été abordé dans le cadre des récentes consultations publiques des candidats pour le poste de rectorat.

Ce deuxième point, indissociable du premier, est un autre enjeu pour la Faculté des Sciences sociales. Il est certain que la position du nouveau recteur ou de la nouvelle rectrice aura un impact sur l’importance qu’accorde l’Université aux sciences humaines.

À ce sujet, le Front rapportait il y a deux semaines l’opinion de la Faculté des Arts et du Département de sociologie, qui tous deux semblaient favoriser la position de Raymond Théberge. À la suite de la conférence de ce dernier, le président du Département de Sociologie, Pier-Luc Desroches, se disait ravi de l’intérêt démontré par le candidat envers les sciences sociales. En effet, Théberge avait clairement répondu que ces sciences sont essentielles pour développer l’esprit critique et qu’elles ont leur place au sein de l’Université.

Le troisième enjeu de taille pour la Faculté est celui de la diminution des ressources professorales. « Je n’ai rien contre les chargés de cours, mais il faut quand même avoir un équilibre entre eux et les profs », affirme Petitpas. Il précise qu’il s’agit d’un problème touchant la majorité des étudiants sur le campus, mais que les Sciences sociales en souffrent particulièrement :

« On parle de la viabilité des programmes, mais si on diminue les ressources professorales, qu’on offre moins de cours, puis que les chargés de cours sont surchargés de travail, ça regarde pas bien pour la viabilité, finalement. »

En plus de ces trois grands défis, Petitpas déplore l’emplacement physique du Conseil des Sciences sociales. Leur salon étudiant se trouve au quatrième étage de l’édifice Léopold-Taillon, au fond du corridor. Outre cet isolement physique du reste de la communauté étudiante, Petitpas souligne la « différente culture dans Taillon qu’il n’y a pas dans les autres Facultés », c’est-à-dire une culture beaucoup plus formelle et administrative que ce qu’on retrouve normalement sur le campus. Contrairement aux Arts, aux Sciences ou à Jeanne-de-Valois, Taillon n’a carrément aucun espace étudiant à son entrée. Enfin, Petitpas déplore également la perte progressive de certains locaux au profit d’un corps administratif qui prend de plus en plus de place. Comme résultat, affirme le président, les étudiants et les salles de classes se trouvent éparpillées un peu partout sur le campus, ce qui nuit à la cohésion de sa Faculté et à l’expérience universitaire des étudiants concernés.

La troupe Virtuose grande championne!

par Véronique Wade-Gallien

Elles ont remporté la première compétition de danse universitaire Atlantic Collegiate Dance Competition.

C’est le 5 février dernier à l’Université du Nouveau-Brunswick, au campus de Fredericton que la troupe de danse Virtuose de l’Université de Moncton a gagné le tout premier concours de danse en Atlantique le Atlantic Collegiate Dance Competition. La troupe Varsity Reds club sport était l’hôte de ce concours qui regroupait six troupes universitaires des provinces Atlantiques. La troupe Virtuose devait présenter quatre numéros, et a remporté la première position.

Sa passion? Danser.
Nous nous sommes entretenus avec Carole-Anne Cormier qui est membre de la troupe Virtuose/Chaos, depuis septembre 2010, et qui a été retenue pour les troupes élite et sénior. Elle étudie présentement en 4e année au programme Information-communication de l’Université de Moncton. Carole-Anne affectionne tout particulièrement cette discipline car elle danse depuis toujours. Elle a fait ses premiers pas de danse dès l’âge de deux ans. Membre à part entière de la troupe universitaire elle a eu la chance de participer à cette première compétition : « C’était une expérience super excitante et vraiment stressante. Nous étions pour la première fois en compétition avec des danseurs et des danseuses de notre calibre, puisqu’habituellement nous sommes les plus vielles dans les compétitions ». C’est une expérience qu’elle chérira probablement longtemps puisque c’est sa dernière année à l’Université de Moncton. « Je suis déjà en train de « magasiner » pour des écoles et pour des troupes de danse dans la ville où je poursuivrai mes études. Je ne peux pas concevoir de ne pas danser. » dit-elle. Grande passionnée, Carole-Anne nous a partagé que ses amis la taquine souvent en lui disant qu’elle danse probablement dans son sommeil. Cette artiste partage présentement sa passion avec les étudiants et étudiantes de l’école de danse Chaos/Virtuose de Moncton. En fait, au secondaire elle enseignait déjà aux plus jeunes avec l’école de danse Tempsdem de la Péninsule-Acadienne.

À propos de la troupe Virtuose
La troupe de danse universitaire Virtuose est jumelée avec la compagnie Danse CHAOS Dance. C’est une troupe de danse récréative et compétitive. Cette nouvelle victoire vient se greffer à leurs nombreux succès accumulés depuis plus de 14 ans. Les auditions pour les troupes compétitives ont lieues en septembre. Il est aussi possible de s’inscrire aux cours réguliers. La 14e édition du spectacle Extravadanse aura lieue le 10 avril prochain à la salle Jeanne-de-Valois.

Je bouffe, tu bouffes, nous bouffons...

par Véronique Wade-Gallien

Les chefs Bazil et Mortadel seront en ville les 16 et 17 février prochains.

Ils sont présentement en tournée dans les provinces maritimes et feront un arrêt à Moncton demain et vendredi soir au théâtre l’Escaouette. BOUFFE, c’est un spectacle clownesque et burlesque qui traite d’un sujet qui touche tout le monde : la bouffe. Les chefs Bazil et Mortadel sont personnifiés par leurs créateurs, Mathieu Chouinard et Marc-André Charron.

Il y a quoi dans ta bouffe?
On n’y pense pas toujours, mais de plus en plus, notre nourriture n’est plus ce qu’elle était. On ne prend plus le temps de cuisiner comme nos grands-mères le faisaient. BOUFFE est une création qui nous transporte dans un monde gastronomique et loufoque. Ils ont faim et ils prépareront sous vos yeux un délicieux festin. Ils ont une théorie très simple quand vient le moment de se nourrir : manger c’est tuer. La viande consommée, les légumes gaspillés; ils évoquent l’importance qu’a la bouffe dans cette société et l’urgence d’en prendre soin. Les amateurs de théâtre en seront ravis, cette pièce fait à la fois rire et réfléchir.

« Dans la grande jungle, mange ou sois mangé. »
Cette pièce est une coproduction du Théâtre populaire d’Acadie, de Satellite Théâtre et de HOUPZ! Théâtre et est présenté par les Loisirs socioculturels et le théâtre l’Escaouette. Les billets sont disponibles au guichet du théâtre situé au 170, rue Botsford ou en composant le (506) 855-0001, poste 207. Les billets sont aussi disponible dans le Réseau de billetterie du Grand-Moncton et à la billetterie du Centre étudiant (local B-150) de l’Université de Moncton au (506) 858-4554.

Bien connaitre ses consoles (Partie 1 : un aperçu historique)

par Gérard Connolly

Depuis 1980, le marché des jeux vidéo a grandement évolué. Les grandes marques que nous voyons actuellement sur le marché n'y sont pas toutes depuis si longtemps.

Nintendo est sans doute la compagnie de consoles de jeu la plus connue et la plus ancienne. Cette dernière a fait ses débuts en 1889 en se spécialisant dans les cartes à jouer. Nintendo a sorti sa première console télévisuelle en 1977, mais ce qui a réellement mené à sa popularité fut le Nintendo Entertainement System (NES) en 1985. L'Amérique du Nord est demeurée très sceptique pendant longtemps, car il aura fallu 2 ans d'étude de marché avant d'être assez confiants pour débuter l'expansion de cette console. Une période plus sombre pour Nintendo a été lorsque Microsoft lui a acheté la compagnie de jeu « Rare ». Le but n'était pas d'utiliser les personnages, mais bel et bien de les écraser puisqu’ils amélioraient grandement le sort de Nintendo.

Ce qui a récemment contribué au succès de Nintendo est la technologie infrarouge de la « Wiimote ». Elle a donné l'exemple à ses concurrents actuels (Microsoft et Sony).

Pour sa part, Microsoft avait déjà une longueur d’avance sur ses concurrents sur le plan financier lors de son entrée sur le marché des jeux vidéo. Cela est dû à son quasi-monopole de la vente des systèmes d’opération. Malgré cet avantage, elle n’a osé percer le marché vidéo ludique qu’en 2001 avec la Xbox.

Présentement, son tout nouveau produit est le système « Kinect » qui est compatible avec certaines versions de consoles Xbox 360.

Sony, quant à elle, a débuté un peu grâce à Nintendo, car en 1991, ces deux entités travaillaient conjointement sur le projet « Super Disc », et le projet est tombé à l’eau. En 1995, Sony a repris le prototype et a créé la PlayStation. En gobant le projet « Final Fantasy VII » de Nintendo dans l’échange de la compagnie « Square », Sony a pu se créer un marché solide.

Maintenant, avec le projet « PlayStation Move » (curieusement semblable à la « Wiimote ») et la technologie Blu-ray, la PlayStation 3 craint fortement le piratage, ce qui l’a menée à annuler la possibilité de jouer les anciens disques PlayStation et PlayStation 2. Le problème avec cette option c'est qu'elle laissait une faille facilitant le contournement de sécurité de la machine.

Sega n’a pas eu autant de chance en essayant de sortir une console portable et de faire compétition avec le « Nintendo Game Boy » en 1991. Ce projet a plutôt été un échec parce que les piles n’avaient pas une grosse durée de vie, soit 4 heures. La console était fragile, ainsi que le chargeur. Quelques autres projets lancés à trop haute fréquence ont couté cher à Sega.

Par contre, certains autres projets ont fait fureur, comme la Sega Genesis, mais le grand coup de guillotine fut sans doute le lancement de la console « Dreamcast » en 1999. C’était une belle machine avec de nombreux titres intéressants pour l’époque, mais le manque de protection anti-piratage a tué la console ainsi que la compagnie en les plongeant dans un déficit budgétaire de plus de 50 milliards de dollars.

Pour remédier à cette situation catastrophique, Sega a choisi de se retirer du marché des consoles et de se concentrer uniquement aux jeux un peu comme le fait un ancien joueur présentement, soit Atari.

On voit facilement que l'univers des jeux vidéo est déjà très vaste et ne cesse de croitre. Les produits offerts en magasin donnent un faux aperçu de la quantité de compagnies de jeux vidéo existantes.