mercredi 19 novembre 2014

Denis Ross : faire des Aigles Bleues les futures championnes du Canada
par Malek Zahzam

L’équipe féminine de hockey de l’Université de Moncton est l’une des équipes les plus constantes de la ligue des sports universitaire de l’Atlantique (SUA). Elle est en effet une équipe qui excelle le plus dans ce sport et cet attrait historique attire beaucoup d’étudiantes du Canada qui voit en l’équipe de Moncton un bon nid pour établir leur carrière universitaire.

Menées depuis plus de quatre ans par l’entraîneur Denis Ross, les Aigles Bleues ont su enchainer de bonnes saisons pour toujours rester constantes et cela vient surtout d’un recrutement qui s’échelonne tout au long de l’année. C’est dans l’entretien avec M. Ross que j’ai justement voulu comprendre quelles sont ces attentes pour ses recrues et ses vétéranes.

L’équipe est composée de recrues et d’anciennes, quelles sont les attentes individuelles, envers les deux types de joueuses, de l’entraîneur ? « Les recrues vont avoir fait le tour de toutes les arènes, vont avoir visité, vont avoir joué avec toutes les équipes. Elles vont commencer à prendre confiance en elles-mêmes ça c’est sûr. Pour les vétéranes, de bien s’impliquer, de transporter l’équipe avec l’expérience qu’elles ont puis qu’elles soient toujours constantes durant les matchs puis l’exécution des jeux techniques et tactiques ».

Or, le début de la saison est un bon présage pour les Aigles qui se classent présentement à la 2ième place de la ligue derrière les X-Women de l’Université St-Francis Xavier qui selon M. Ross est l’équipe à battre. Les Aigles ne sont qu’à trois points de la première place, ses points sont difficiles à aller chercher selon l’entraineur. Il a, en effet, spécifié : « Ça ne va pas être facile, ça va être en fonction de si l’équipe progresse. Par exemple, l’équipe progresse de match en match, malgré une défaite dimanche, […] on mise sur une deuxième place pour la fin de la saison et il reste encore beaucoup de matchs. Donc tout peut se produire d’ici ce temps-là. Mais sinon c’est plutôt la préparation pour les séries qui prend le dessus, mais on veut se placer dans le top deux, c’est sûr ».

C’est justement le point qui m’intéresse : lors du championnat canadien l’année dernière, les bleues et or avaient terminé troisième, une place qui leur avait permis de participer aux séries qu’elles ont emportées avec succès. Néanmoins, l’équipe n’a pas réussi avec brio son championnat canadien (SIC). L’entraineur commente : « C’est plutôt la fatigue mentale, le coté physique était bon. Pour le coté mental, on venait d’avoir un début de saison correct, puis les vacances d’hiver … en d’autres mots, nos athlètes n’ont pas eu la chance de savourer la victoire des séries. On n’a pas eu le temps. Nous avions terminé samedi soir, dimanche soir avec l’équipe, lundi sur la glace puis mercredi matin nous étions déjà partis pour Fredericton.»

L’objectif de cette année est une deuxième place en ligue SUA et remporter les séries, ce qui devient habituel. Or, le meilleur classement en championnat canadien des bleues et or étant une médaille de bronze, sont-elles capables d’aller chercher la médaille d’or ? : « Cette saison, si on gagne les séries, on n’ira pas là pour le plaisir, on ira jusqu’au bout. Mais encore comme la saison dernière, les finalistes vont finir le weekend et puis ils vont à Calgary lundi».

Un évènement qui est semblable à la saison dernière, sauf que cette fois-ci, « si nous l’avons cette année, les filles auront appris. Certaines ont de l’expérience donc ça va être plus facile». 

Pas si facile que cela, il y a en effet quelques universités qui partagent les mêmes intérêts. L’entraineur a tenu à commenter sur ce point « Ça va être difficile, McGill, Montréal …ce qui arrive avec Montréal c’est que la plupart d’entre elles arrivent du Cégep à 18,19 ans tandis que nous elles arrivent à 17ans… ce n’est pas impossible, c’est faisable, mais il faut vraiment travailler. Pas de blessure, il faut y aller doucement. Il faut aussi bien manager l’équipe. »

La vitesse, le point fort des Aigles, n’est pas le seul point auquel il faut se fier. Il faut bien sûr un élément qu’il faut travailler selon M. Ross : « L’exécution des jeux, il y a des lacunes, on est une équipe rapide et ça nous ralentit. »

M.Ross a montré de la confiance et une certitude. Il officie depuis plus de huit ans à l’Université dont ses quatre dernières en tant que coach permanent. Cela nous permet de constater que nos athlètes de hockey féminin sont entre de bonnes mains. L’équipe va sans doute se rendre loin. La prochaine rencontre à domicile des Aigles sera le vendredi 21 novembre 2014 à 19h00.
NUTRITION
Résister aux envies culinaires
par Emilie LeBlanc

Il est très fréquent que nos papilles gustatives désirent des aliments peu nutritifs ou bien très graisseux. Cette chronique tentera de vous guider à enfin savoir quoi vous mettre sous la dent lorsque vous avez des envies culinaires plus malsaines.

Tout d’abord, il est important de savoir que ces envies surviennent surtout lorsque l’on a sauté un repas ou une collation (donc une envie pressante de se gaver), lorsque l’on s’ennuie et qu’on veut rendre le moment plus agréable ou bien lorsque les hormones fluctuent de façon considérable (notamment plutôt chez les femmes avant leurs menstruations). Il est donc possible de prévenir ces envies en contrôlant ces facteurs ou en étant plus conscient de ses choix.

Bien entendu, il n’est pas toujours possible de claquer des doigts pour faire disparaître les fausses fringales. Pour certaines personnes, tenter de substituer un aliment pour un autre pourrait provoquer une envie encore plus pressante pour le met initial, ce qui crée en conséquence l’ingestion de calories inutiles (si on mange l’alternative et puis l’aliment qui nous intéresse vraiment sans avoir réellement faim). Il faut trouver ce qui fonctionne pour soi, mais en général il est possible de substituer les aliments « plus caloriques » pour certains choix plus légers.

Vouloir est le pouvoir, c’est-à-dire qu’il faut vraiment désirer nourrir son corps d’aliments plus nutritifs pour la raison qu’on se sent réellement mieux lorsque c’est ainsi. Être actif au quotidien permet de se sentir bien dans notre peau et d’atteindre nos résultats en matière de conditionnement physique. Par conséquent, on est moins déprimés et on a moins envie de se gaver de n’importe quoi, on devient donc plus conscients de nos choix alimentaires.

Tout dépend des préférences (texture, goût, arôme) et aversions alimentaires, il faut donc se créer sa propre liste de mets de substitution. Pour ma part, quand je voulais manger des croustilles, je m’étais préparé du maïs soufflé à la place avec un peu de beurre (2 cuillérées à thé pour un gros bol suffit de mon côté) et un peu d’assaisonnement au choix (j’avais choisi un mélange épicé cette fois). C’est moins gras (tout dépend de la quantité ingérée évidemment) et il y a beaucoup plus de fibres, ce qui tend à nous rassasier plus longtemps. Si vous avez envie de chocolat, peut-être qu’un dessert santé fait maison à base de cacao ou bien un à deux petits carrés de chocolat noir fonctionneront bien pour satisfaire ceci. 

D’autres combinaisons d’aliments plus santé, mais qui font aussi de bons desserts pourraient être gagnants pour vous : yogourt (considérez grec ou bien brassé selon la texture que vous recherchez) avec des fruits frais, smoothie (remplace bien les boissons plus sucrées), café filtre (c’est niaiseux, mais il existe tellement de différentes saveurs satisfaisantes comme… au chocolat), craquelins de riz avec fromage ou bien une consommation d’alcool (en plus c’est bon pour la santé du coeur).

N’oubliez pas que la modération et la variété culinaire a bien meilleure goût. N’hésitez pas à vous gâter dans le sens du terme qui constitue votre besoin, votre réalité, mais sachez qu’il est toujours possible de faire de petits changements qui pourraient bénéficier à votre santé et à votre bien-être.
Cédric Vieno et Damien Robitaille à l’UMCM 
par Justin Frenette

Chanteur, guitariste, batteur, pianiste, beatboxer, «flutiste» et comique… une chose est sûre, Damien Robitaille n’a pas besoin d’un groupe derrière lui pour divertir une foule de toutes les manières possibles. Et cela, il l’a prouvé lors de son spectacle solo ce vendredi soir dernier à la salle de spectacle de la faculté Jeanne-de- Valois au campus de Moncton.

Une salle presque comble qui a d’abord eu la chance d’écouter Cédric Vieno chanter ses textes personnels très touchants et authentiques. Originaire de Robertville et récipiendaire de deux prix SOCAN (Gala de la chanson de Caraquet en 2010 et Festival international de la chanson de Granby en 2011), Cédric Vieno devient de plus en plus un artiste de renommée dans la culture musicale francophone depuis quelques années. Ce dernier a performé surtout des chansons de son plus récent album, Maquiller l’âne, dont Casse-croûte, Toi et The collection of Marie-Claire, mais également quelques chansons de son premier album Northshore Love Stories, dont entre autres Aurais-je encore trop bu? Malgré sa timidité, Cédric réussit à grandement divertir la foule et touche bien des gens avec ses chansons, particulièrement avec The collection of Marie-Claire.

Ce fut ensuite le tour de Damien Robitaille de faire ses preuves. Damien est un auteur-compositeur franco-ontarien ayant à son actif 4 albums studios. Ses textes rusés, son absurdité charmante et son sens de l’humour lui ont permis en 2004 de gagner plusieurs prix dont les prix FrancoFolies, ROSEQ, Réseau Ontario, «Meilleure présence sur scène», «Coup de coeur» du Festival de la chanson de Tadoussac et Zoom sur la Relève, ainsi que plusieurs autres prix depuis. 

Damien commence son spectacle sans introduction, en débutant directement avec Mètre de mon être, et la foule est déjà en délire. Il enchaine ensuite avec une introduction où l’humour est fortement au rendez-vous et performe plusieurs de ses succès, dont On est né nu, Porc-épic, Bric-à-brac et Belle bénévole. Le multi-instrumentaliste démontre alors aisément ses talents en guitare, au piano, à la batterie et même à la cloche à vache, qu’il affirme sur un ton humoristique avoir étudié plusieurs années avant de pouvoir la maitriser. 

Ce dernier explique également que puisqu’il joue maintenant solo, qu’il s’est procuré une machine à pédales permettant d’enregistrer des sons et de les faire jouer en boucle. Il fait la démonstration de cette machine en programmant d’abord un rythme bossa-nova de batterie, en simulant ensuite un bruit de flute puis une chorale pour finalement rassembler le tout pour la chanson Quelles sont les chances, ce qui émerveilla le public. Il se sert ensuite de cette machine pour quelques autres chansons, dont Ta maman m’amadoue où il fait du «beatbox» et simule des harmonies de trompettes.


Le public a fortement apprécié la prestation des deux artistes. «Le spectacle était de super qualité. Damien est un excellent multi-instrumentaliste. On pouvait voir qu’il était vraiment heureux de performer pour nous et il interagissait beaucoup avec la foule!» affirme Valérie Mallard, étudiante de l’UMCM présente au spectacle.
L’organisme Enviro-Plus : la vente de meubles pour le bien de la communauté
par Samuel LeGresley

Acheter des meubles à bas prix, tout en aidant les moins nantis : quoi de mieux ? Il y a 18 mois, Léo Johnson, membre actif de la communauté, a pris les rênes du démarrage d’un organisme dans le but d’aider les gens dans le besoin. Ainsi est né l’atelier Seconde Chance, offrant une formation de 12 à 26 semaines visant à réhabiliter ceux qui se retrouvent sans emploi pour les aider à sortir du bien-être social. La boutique de meubles Enviro-Plus a donc été fondée en même temps, afin de ramasser des fonds pour ces formations.

Des meubles refaits à neuf, pour pas cher

Dans ce magasin, les gens de la communauté font don de leurs anciens meubles qui se retrouveraient autrement au dépotoir : ceux-ci sont passés à l’aspirateur, récurés et nettoyés à vapeur. Si les meubles ont besoin de réparation, ils sont envoyés à l’atelier de menuiserie d’à côté, où des professionnels en menuiserie et en rembourrage s’affairent à redonner aux objets leur gloire d’antan. Ces meubles sont donc revernis, rembourrés, solidifiés et remis à neuf, souvent rééquipés de meilleurs ressorts et coussins. 

Selon Léo, les meubles refaits à son atelier à prix modique sont de bien meilleure durabilité que ceux achetés dans les magasins ; il montre une chaise en train de se faire rembourrer, contrat d’une cliente : « C’est un ancien sofa. Elle (la cliente) a grandi sur ce divan, j’imagine qu’elle a sauté dessus plus qu’une fois. C’est sentimental pour elle, donc elle est venue ici pour qu’on le rembourre et qu’on le tapisse. J’assure que ça va être moins cher de le faire ici que d’en acheter un neuf à un grand magasin, pis ça va certainement durer plus longtemps ». Il assure donc que ces meubles soient refaits avec le plus grand soin, pour une fraction du prix des meubles neufs du commerce.

Enviro-Plus, située 212 rue Halifax, est une boutique où l’on retrouve une grande sélection de meubles: « On a un beau problème », explique M. Johnson alors qu’un monsieur passe pour offrir une pile de pattes de table en chêne. « Le monde est généreux, mais on n’a pas de place à le mettre. On paie déjà assez cher pour la location, on veut pas aller trop vite pis louer plus d’espace quand on pourrait investir dans notre programme. » En effet, le rangement est plein de meubles qui attendent une réparation, mais M. Johnson préfère investir dans les ateliers de formation au travail plutôt que de louer plus d’espace.

L’aide à la communauté

Enviro-Plus est une entreprise sans but lucratif : Léo Johnson est un homme qui vit pour aider les autres, ayant été bénévole à la Maison Nazareth – un service d’hébergement pour les gens dans le besoin – pendant une trentaine d’années. C’est d’ailleurs là où lui est venue l’idée, celle d’aider les gens à se trouver un travail en ramassant le l’argent pour des formations de réintégration. 

Ceux qui travaillent au magasin sont tous bénévoles, à l’exception des deux instructeurs-menuisiers et des employés venus du programme Seconde Chance. D’ailleurs, M. Johnson est à la recherche de bénévoles qui désireraient aider; il ajoute que plusieurs employeurs cherchent pour des gens impliqués. Le magasin est ouvert au grand public, donc n’importe qui peut s’arrêter quelques minutes et assouvir ses besoins en ameublement : du lundi au vendredi de 10 h à 17 h et le samedi de 9 h à 12 h.
Une soirée effrénée au Coude avec Cryptopsy, Heavy Doobie, Fifty Feet of Earth et Dischord
par Justin Frenette

Vendredi soir dernier, une foule d’amateurs de métal (et 4 bananes) venant non seulement de l’UMCM mais de plusieurs autres régions ont pu se défouler dans les mosh pits tout en se régalant de musique extrême avec le groupe de death metal montréalais Cryptopsy et les groupes locaux Heavy Doobie, Fifty Feet of Earth et Dischord, tous ayant offert un spectacle complètement déchaîné au bar étudiant le Coude.

L’événement a été possible principalement grâce à Luc Gagné, Cyril Kerboul et Olivier Martel. «Luc Gagné, leader de Dischord et promoteur de concerts avec Black Chord Production, dont il est le seul dedans, est entré en contact avec Cryptopsy pour qu’ils viennent à Moncton. À la base ils devaient jouer à l’Esquire puis Olivier a parlé avec Luc pour lui dire que Le Coude serait bien mieux. Ensuite on s’est mit à travailler tous les 3 là dessus pour établir le budget etc. » explique Cyril Kerboul.

Ceux héritant de la tâche de réchauffer la foule étaient Heavy Doobie, et ceux-ci ne furent guère intimidés de cette tâche. Le groupe de heavy metal monctonien aux influences multiples dont Meshuggah, Lamb of God et Anthrax ont offert une performance hautement énergétique et brutale qui eut l’effet d’un véritable coup de poing à la figure sur les spectateurs.

Venu ensuite le tour du groupe grindcore Fifty Feet of Earth de prendre place sur scène. Ce groupe, venant également de Moncton, a électrisé la foule avec des passages de guitares, de basse et de batterie d’une vitesse fulgurante et des mélodies vocales de style «pig squeal» à glacer le sang. Le batteur du groupe, Marc- André Richard, est d’ailleurs très honoré d’avoir assuré l’ouverture de Cryptopsy, étant adepte du groupe. «C’était malade! Cryptopsy est un de mes groupes préférés depuis longtemps donc ouvrir pour eux était vraiment un honneur! En plus, c’est la plus grosse foule de monde devant laquelle on a performé depuis la formation de notre groupe! C’est souvent difficile de faire sortir le monde pour voir des spectacles donc c’était vraiment cool de voir tous les nouveaux visages qui se sont présentés. J’espère que le prochain spectacle de métal sur le campus aura autant de succès!»

Le dernier groupe à tout donner sur scène avant Cryptopsy était Dischord. Les icônes de la scène death/thrash metal de Moncton ont joué plusieurs de leurs chansons originales avec une énergie extrêmement contagieuse en plus d’interpréter la chanson Crystal Mountain de Death, qu’ils dédièrent à leur ami décédé. Dischord a monté le niveau d’énergie de la foule sans aucune misère, juste à temps pour la préparer pour Cryptopsy.

Enfin, Cryptopsy ont pris d’assaut la scène. Le groupe de métal extrême de Montréal a présentement 7 albums studios à son actif et jouit d’une excellente réputation dans la scène métal canadienne. Ils jouèrent plusieurs chansons de leur plus récent album éponyme, paru en 2012, mais également plusieurs vieilles chansons. Des mosh pits ont eu lieu à chaque chanson sans exceptions, en plus de circle pits à certaines chansons à la demande du chanteur du groupe. L’énergie au Coude était à son comble pendant la totalité de leur prestation. Si bien que lorsque le groupe a quitté la scène, les gens ont réclamé une autre chanson et en ont obtenu pas une mais bien deux supplémentaire, dont Phobophile de l’album culte None So Vile.

Environ 300 personnes étaient présentes au spectacle, ce qui représente un taux de participation exceptionnel pour le bar étudiant de l’UMCM. Cela prouve donc que la scène métal de Moncton et des environs est toujours bien vivante. «Je crois que l’évènement de vendredi avec un si haut taux de participation a pu démontrer que y’a une grande demande pour des concerts du genre à Moncton et que ce genre d’évènement est très rentable et c’est des fonds importants qui peuvent être réinvestis dans les associations étudiantes. Je crois que la FÉÉCUM devrait prendre des notes. La récréologue en moi était vraiment impressionnée. » affirme Penny Mazerolle, étudiante à l’Université de Sherbrooke présente au spectacle.

Espérons que cette demande générale sera prise en considération et que nous pourrons profiter de d’autres spectacles du genre à l’avenir. Mais en attendant, je crois que la soif de métal des adeptes de la région a été suffisamment rassasiée pour un bon moment!
En route pour les Jeux du Commerce
par Marie-Pier Cyr

Le décompte commence pour les Jeux du Commerce. En effet, plus qu’un mois et demi sépare la délégation de l’Université de Moncton de la compétition interuniversitaire qui réunit des étudiants de partout au pays. Et puis cette année, l’Université de Moncton ne compte pas retourner à la maison les mains vides…

Des jeux pour tous

Que sont les Jeux du Commerce? C’est en fait l’une des plus grandes compétitions interuniversitaires au Canada qui regroupe un peu plus d’une douzaine d’universités sous 84 représentants au sein de leur délégation. Cette année, les Jeux du Commerce auront lieu à Sherbrooke du 2 au 4 janvier. Pour Joanne Vienneau et la délégation de l’Université de Moncton, ces quelques semaines les séparant de l’événement ne peuvent passer assez vite. « C’est une expérience enrichissante.», témoigne Joanne Vienneau, coordinatrice de la délégation. 

En effet, avec près de 1200 étudiants de partout à travers le pays réunis pour participer à cet événement annuel, il s’agit d’une grande réunion qui permet d’amples réseautages et qui se promet d’être chargée en émotions. « Tu as beaucoup d’émotions quand tu va aux Jeux. Ce n’est pas une expérience qui peut s’expliquer par les mots, il faut que tu y sois pour le vivre. », laisse savoir Karine Arseneault, une vétérane des jeux de 2013. Il est aussi à noter que les Jeux du Commerce possèdent divers volets, soit académique, social et sportif. C’est la possibilité de s’inscrire aux différents volets qui a poussé Pascale Fortin à se joindre à l’équipe cette année : « Je voulais m’impliquer et avoir l’expérience d’aller aux Jeux du Commerce. Je voulais aussi être dans le volet social parce que ça implique le théâtre et l’impro et je manquais un peu ça ». Ce sera une compétition serrée, mais la délégation de Moncton compte tout de même se démarquer parmi les autres universités présentes à l’évènement.

Et des podiums en vue

Cette année, la délégation de l’Université de Moncton, fraîchement composée de plusieurs nouveaux étudiants, compte remporter des podiums dans plusieurs disciplines. Bien que l’Université de Moncton ait remporté la distinction de « bénévole de l’année », cette année, on vise les podiums dans toutes les disciplines, et dans tous les volets. « J’espère monter sur le podium pour le volet social. », déclare Pascale Fortin, qui en sera à sa toute première participation aux Jeux du Commerce. 

En attendant, toutes les forces sont rassemblées pour amasser des fonds et pour préparer l’équipe aux défis qui les attendent. Des activités telles que le Party Kegger ainsi que le Party Tomorrowland ont été organisées à cet effet. À cela s’ajoute la journée lasagne, qui aura lieu le 22 novembre et qui fait partie du volet contribution des Jeux de la Communication. Cette activité aura lieu au Pizza Delight sur la rue Elmwood, et consistera d’un dîner incluant lasagne, salade, pain à l’ail et breuvage pour la somme modique de 12$, dont tous les profits vont au YMCA. Ainsi, en redonnant à la communauté, on s’aperçoit que les Jeux du Commerce bénéficie à plusieurs personnes, en plus des participants.
Cambriolage à Taillon : des tablettes de chocolat manquent à l’appel
par Samuel LeGresley

Le département de sécurité confirme qu’il y a eu une entrée par effraction au Mascaret, espace alimentaire de Taillon. On pense que quelqu’un serait entré lundi soir alors que la cafétéria était fermée, et serait sorti emportant un certain nombre de barres de chocolat : on a remarqué qu’il manquait des tablettes le matin de mercredi dernier, après le jour férié du mardi. « On étudie dans un milieu très ouvert, très sécuritaire, explique Robert Beaudoin, directeur de la sécurité. Malgré cela, n’importe qui peut entrer dans les bâtiments de l’Université : il faut donc être prudent et prendre l’habitude de garder nos objets de valeur dans un endroit sûr. » Il ajoute que la plupart des vols qui surviennent sur le campus sont souvent dus à des oublis quant aux biens personnels. Il incite donc les étudiants à être prudents et à rapporter à la sécurité toute chose jugée louche sur l’enceinte du campus.

D’autres vitrines époustouflantes pour la Francofête en Acadie 2014
par Justin Frenette

Vendredi soir dernier, les vitrines des Francofêtes se sont poursuivies et pour l’occasion, un artiste bien connu de la région a démontré au public qu’il a toujours le «djâbe dans l’corps» : Pascal Lejeune, maintenant connu sous le nom de scène Thomé Young.

Avant la prestation de Thomé, c’était d’abord le tour du guitariste-compositeur Shaun Leblanc de faire ses preuves sur scène. Nominé dans la catégorie Enregistrement de l’année en musique du monde au East Coast Music Award 2013, dans les catégories Enregistrement instrumental de l’année et Prix du public au Prix de musique Nouveau- Brunswick et dans la catégorie Album de l’année – instrumentiste solo au Prix de la musique folk du Canada, ce dernier se fait de plus en plus reconnaitre pour son art qu’il travaille très fort à concevoir depuis le tout début de sa carrière. Celui-ci affirme avoir commencé à jouer de la guitare en apprenant beaucoup de chansons métal, puisque la vitesse et la technique de ce genre l’attirait et le motivait beaucoup. Il cite par exemple comme influence majeur le groupe de métal progressif Dream Theater, étant reconnu pour leur technicité instrumentale époustouflante. 

Shaun a épaté grandement les spectateurs avec ses prouesses au manche et avec ses compositions hautement mélodiques et originales. Il a joué deux de ses nouvelles chansons qu’il planifie d’enregistrer prochainement, une plus vieille composition intitulée The Old Coffee Shop et une chanson blues des années 30 avec laquelle il ne se gêna pas de démontrer également ses talents vocaux. Shaun démontra plusieurs différentes techniques de guitare lors de l’exécution de ses chansons, dont beaucoup d’entre elles relèvent du fingerstyle. Il a même eu droit à une ovation debout du public à la fin de son spectacle, qui était bien mérité.

C’était ensuite le tour de Thomé Young de divertir le public. Ce dernier explique d’abord aux spectateurs que son arrière grand oncle, Thomas Lejeune, était le premier Lejeune à naitre à Pointe-Verte et qu’il était reconnu comme étant le fou du village. Thomas Lejeune se faisait communément appeler Thomé Young et Pascal affirme que les Lejeune de Pointe-Verte se font maintenant appeler les Thomé Young, d’où son nouveau nom de scène. Il joua ensuite plusieurs chansons de son nouvel album, Victoria (dédié à sa grand-mère Victoria, décédée en 2003), dont Le croche à Edgar, Le djâbe dans l’corps et Victoria. Malgré une bronchite, celui-ci a livré une performance énergétique et entrainante. L’humour était également au rendez-vous lors de sa prestation, alors qu’il nous explique les origines du mot orchidée et qu’il nous raconte certaines anecdotes récentes qui ont fait grandement rire les spectateurs.


Ces vitrines nous font constater à quel point ces artistes travaillent fort et mettent toute leur passion pour vivre de leur art, il est donc très important de les encourager et de démontrer notre support, que ce soit en achetant leur album, en assistant à leur spectacle ou tout simplement en leur laissant savoir notre appréciation à leur égard via réseaux sociaux ou par courriel. Nous ne devons pas prendre pour acquis nos artistes francophones, puisque la vie d’artiste n’est guère simple mais que pour bon nombre d’entre eux, le support vaut bien plus que l’argent.
L’exercice : un médicament fait ses débuts à l’UdeM
 par Marie-Pier Cyr

Besoin d’une prescription efficace ? L’exercice semble être le remède pour tout. C’est là le thème autour duquel s’est déroulé la première activité de l’association L’exercice : un médicament, soit une course de 2.5 et de 5 kilomètres lors de l’avant-midi du 9 novembre dans du campus de l’Université de Moncton. La course avait pour but de sensibiliser les gens du grand Moncton des bienfaits de l’exercice physique. Les petits et les grands de la région étaient tous invités à cette activité qui regroupait course à pied, musique, rafraichissements et prix de présence. Mais tout d’abord, cette activité était une façon de rassembler les gens et de parler de l’exercice comme étant le premier remède naturel aux maux chroniques.  

À vos marques…

« Notre but aujourd'hui c'est de se faire connaitre dans la communauté et d'encourager les gens d'être actif », mentionne Naomie Maltais, présidente de l’association L’exercice : le médicament sur le campus de l’Université de Moncton. L’association en est à sa toute première activité, mais a tout de même réussit à attirer une foule de près d’une centaine de personnes à la ligne de départ. Jeunes d’âge scolaires tout comme athlètes universitaires étaient réunis à cet évènement dans un but commun; bien que certains s’entrainent et d’autres participent pour le plaisir, tous étaient d’accord que les bienfaits de l’exercice physique devraient êtres connus dans la communauté. « L'exercice, c'est bon pour tout, la santé mentale comme la santé physique. », témoigne Lise Robichaud, l’une des coureuses présente à l’évènement. « Des causes comme ceci, c'est rassembleur, c'est bon pour le social », ajoute-t-elle en faisant allusion à l’atmosphère d’entraide qui règne entre les coureurs et les observateurs présents.

L’exercice : un médicament de retour en janvier

Bien que l’association L’exercice : un médicament est une toute nouvelle initiative à l’Université de Moncton, cela n’est pas le cas ailleurs. En effet, l’association même est un mouvement international qui a des racines bien ancrées au Canada et aux États-Unis. Opérant des les communautés depuis 2007, l’association L’exercice : un médicament croit fermement que la prévention et le traitement des maladies chronique se fait par l’entremise de l’activité physique au quotidien. Ainsi, l’association encourage la population d’intégrer l’activité physique dans leur vie de tous les jours et de faire des choix santé afin de diminuer le risque de maladies chroniques chez les canadiens. En ce qui attrait l’association L’exercice : un médicament, à l’Université de Moncton, Naomie Maltais entend de poursuivre avec les activités qui implique le mouvement et la bonne forme physique au mois de janvier. Entre temps, les adeptes de la course devront se contenter des pistes givrées du Grand Moncton pour avoir leur dose quotidienne d’adrénaline et d’activité physique.  
NUTRITION

Controverses sur la diète paléo : la diète de l’homme des cavernes
par Emilie LeBlanc

Les préoccupations concernant l’alimentation saine ramènent à nouveau les propos du concept du régime paléolithique. On se réfère ici à la façon dont les humains se nourrissaient dans l’ère paléolithique (période qui s’étend de 2,6 millions d’années passées jusqu’à 10 000 ans avant J.-C.). Durant cette ère, plusieurs découvertes importantes émergent des humains : la découverte du feu, la fabrication d’outils simples, etc. Puisque les chercheurs n’étaient pas présents et que nous n’avions pas de caméras vidéos pendant cette période, il est très difficile de savoir ce que les humains consommaient comme nourriture en ce temps. Les chercheurs sont quand même capables de faire quelques suppositions et c’est à partir de cela que renaît l’idée de ce régime.

Évidemment tout ce qui n’était pas consommé durant cette ère ne doit pas être ingéré si on veut suivre cette façon de faire à la lettre. Le régime exclut donc tous les produits laitiers (bye bye au fromage), les grains contenants du gluten (blé, orge, etc.), les légumineuses (exemple : pois chiches, alors pas du houmous), les arachides (fini le beurre de cacahuète le matin), les huiles raffinées (donc seules les huiles de première pression sont acceptées comme l’huile d’olive vierge par exemple), les sucres raffinés (donc pas de pâtisseries), le sel (comme si on pouvait l’éviter totalement) et l’alcool. Or, plusieurs recherches démontrent que les humains auraient réussi à fermenter des raisins et buvaient du vin durant l’ère paléolithique. Non seulement le régime est très restrictif et plate à mourir; il ne tient pas compte des faits historiques. Alors chéri, qu’est-ce qu’on mange pour souper : beaucoup de fruits, des petits oiseaux trouvés dans la cour arrière et puis quelques insectes pour le dessert?

Les croyants du régime proclament que le métabolisme des humains ne serait pas assez développé pour digérer les nouveaux aliments et que suivre ce régime donnerait une vie prolongée, plus saine et plus active. Ces derniers croient aussi que les aliments qui n’étaient pas consommés durant cette ère sont la cause de l’obésité, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Premièrement, le corps humain a évolué considérablement depuis l’ère paléolithique (notre système digestif ressemblait alors à celui d’un chimpanzé) et les aliments exclus du régime sont bien digérés par la plupart des gens (si on oublie les gens avec besoins particuliers comme des allergies ou bien l’intolérance au gluten par exemple). Deuxièmement, nous savons que l’espérance de vie n’était pas suffisamment haute afin de mener ces humains à ces maladies chroniques. Troisièmement, ce régime n’a pas prolongé la vie de ces humains alors dire le contraire serait entièrement faux.

En fin de compte, ce régime draconien vous fera tout simplement vouloir vous arracher les cheveux de la tête (et peut-être qu’ils se mettront à tomber seuls avec toutes ces restrictions)! Un petit truc à retenir : lorsque vous voyez un nouveau régime faire apparition, dites-vous que si ça a l’air trop beau pour être vrai, ça l’est sûrement. Désolé, il n’existe pas de régime miracle pour perdre du poids ou pour vivre jusqu’à l’âge de 154 ans; le tout est dans les mains de la génétique et des habitudes de vie. 
GAMING

Tricher : quand le talent ne suffit pas
par Gérard Connolly

Il peut être frustrant pour certains joueurs d’être bloqués dans un jeu. Dans ce cas, il existe trois options différentes. La solution la plus difficile est de persister ou d’abandonner, mais la plus simple est de tricher.

Lorsqu’on fait mention de tricherie dans les jeux vidéo, on peut croire que le procédé est le même dans chacun des jeux. Toutefois, il y a une grande diversité de façons de faire pour y arriver.

Dans les jeux solos, les gens peuvent utiliser des codes de triche pour débloquer de nouveaux niveaux, des armes supplémentaires ou simplement réduire le niveau de complexité. Il arrive parfois que le jeu lui-même propose des codes pour faciliter la jouabilité et de laisser la discrétion au joueur sur son expérience de jeu. De l’autre côté de la médaille, d’autres titres pointent du doigt le comportement faible du joueur avec des citations le visant directement.

Une autre tactique est d’utiliser les failles (aussi appelées glitchs) pour faciliter ou accélérer la complétion du jeu. Plusieurs d’entre elles sont très reconnues sur Internet et y faisaient apparition dans quelques magasines à caractère vidéo ludique. Puisqu’elle consiste à déjouer le code informatique derrière le logiciel contenant le jeu vidéo, cette tactique demeure la plus complexe à exécuter et à découvrir.

La méthode la plus coûteuse nécessite l’utilisation de matériel physique. De nombreux accessoires existent pour tricher dans un jeu vidéo. Les plus populaires à ce jour sont les « GameShark ». Il s’agit d’un appareil s’insérant dans la console pour déjouer la communication entre les jeux et la console. Il donne des commandes à la console que le jeu lui-même n’arrive pas à contrecarrer. Malheureusement, son utilisation n’est pas sans risque. Si certains codes sont exécutés dans le jeu « Donkey Kong 64 », il peut résulter des conséquences involontaires et irréversibles. Le jeu devient pratiquement inutilisable limitant la cueillette d’items et la jauge de vie. Il faut limiter les essais sur ce jeu!

En mode multijoueur, il est possible d’utiliser la majeure partie des trucs en mode solo. Par ailleurs, étant donné qu’il y a des personnes réelles qui « compétitionnent » ensemble, il est plus facile de prendre avantage de l’intéraction entre nos adversaires. Autrefois, il ne fallait que jeter un coup d’oeil sur l’écran de notre rival pour augmenter nos chances de gagner. De nos jours, les moyens se sont multipliés au rythme du développement des technologies. Il arrive souvent que des gens quittent avant la fin de leur partie au lieu d’affronter leur défaite et de chuter dans le classement. D’autres plus futés utilisent les commandes vocales pour manipuler les commandes vocales des consoles de leurs adversaires (sur la Kinect par exemple).


Il existe un bon nombre de façon de tricher dans le monde des jeux vidéo, mais cela risque de détériorer l’expérience du jeu. Certains comportent des risques, c’est pour cela qu’il faut y aller avec modération.
Débordement de talent aux vitrines de la Francofête 
par Justin Frenette

Encore une fois cette année, la Francofête en Acadie nous en fait voir de toutes les couleurs et entendre de toutes les notes pour sa 18ième édition. Cet évènement annuel regroupe divers artistes d’ici et d’ailleurs s’exprimant en français et ce, au grand plaisir des amateurs d’art et de culture.

Ce jeudi soir dernier avait lieu la deuxième soirée de vitrines, où plusieurs artistes ont démontré leurs talents variés devant une salle presque comble au Capitol de Moncton.
La première à prendre place sur scène était Luce Dufault. Cette dernière s’est d’abord fait connaitre en tant que choriste de Roch Voisine puis de Dan Bigras avant de devenir interprète. Luce n’a pas peur d’interpréter des chansons d’artistes bien différents l’un de l’autre, dont Francis Cabrel, Carole King, Jacques Brel et Leonard Cohen, et sa voix puissante et juste rend à chaque fois justice à ces grands artistes.

Venu ensuite le tour de Geneviève Toupin, maintenant connu sous son nom de scène Willows, de faire ses preuves sur scène. Cette auteure-compositrice-interprète folk décida d’embrasser ses origines franco-manitobaines et métisses dans son dernier album, d’où son nouveau nom de scène. Celle-ci explique que Willows est à la fois le nom d’un village fantôme en Saskatchewan et d’une ville ensoleillée de Californie et que ces deux villes l’inspirent énormément, et que la traduction française de willows, saule, représentait symboliquement ses racines, ce pourquoi elle a choisi ce nom. Celle-ci a joué quelques chansons de son nouvel album accompagnée d’une contrebassiste et d’une guitariste, donnant une ambiance très décontractée et éthérée à sa prestation.

Puis, Joseph Edgard embarqua sur scène. Originaire de Moncton, ce chanteur se fait grandement apprécier dans la région avec son folk-rock énergétique. Celui-ci a surtout joué des chansons de son plus récent album, Gazébo, dont Espionne russe et Le train du Canada, accompagné de sa guitare acoustique pour certaines chansons plus douces, de sa guitare électrique pour d’autres chansons plus rock et de son batteur et bassiste jouant des deux instruments en même temps de manière fortement impressionnante.

Le prochain à dompter la scène était l’auteur-compositeur-interprète français Daran. Ce dernier a épaté les spectateurs avec un concept hors du commun. Il avait engagé pour l’occasion une artiste qui dessinait en teintes de gris sur des prises de vues vidéo grâce à un tout nouveau programme permettant de dessiner numériquement sur des vidéos, le tout se déroulant en arrière-plan alors qu’il jouait ses chansons. Cet art sur vidéo ajoutait beaucoup à l’ambiance rêveuse et nostalgique de ses chansons.

Stef Paquette était l’avant-dernier à démontrer ses talents musicaux. Également connu comme étant animateur de radio pour l’émission Le Loup FM et comédien, ce dernier a charmé le public avec ses prestations émotionnelles et humoristiques de ses chansons.

Finalement, la tâche de cloître la soirée en beauté fût imposée à Geneviève Morissette. Cette chanteuse saguenéenne excentrique a gardé le public au bout de leur siège avec son intensité et ses textes francs et non censurés. Celle-ci explique qu’à chaque fois qu’elle monte sur scène, c’est comme si elle se marie à son public et qu’elle se doit donc de tout donner pour les divertir, ce qui fut certainement réussi.

Une fois de plus, la Francofête démontrent que la culture francophone regorge d’artistes débordant de talent, n’hésitez donc pas à les encourager à la Francofête de l’an prochain! 
Randonnée avec Symbiose : à la découverte des sentiers cachés de l’UdeM
par Marie-Pier Cyr

Même si le mercure frôlait -1 degrés Celsius, le comité Symbiose et ses invités étaient au rendez-vous. Lors de l’avant-midi glacé du 8 novembre, les membres du comité Symbiose ont réussit à braver le froid pré-hivernal pour explorer les sentiers pédestres cachés derrière la Faculté de médecine de l’Université de Moncton. Avec leurs gros foulards et leurs mitaines chaudes, les membres du comité on entrepris une courte randonnée dans les sentiers peu connu derrière l’Université de Moncton, à la fois pour admirer les dernières couleurs de l’automne qui s’achève, mais aussi pour prendre une bonne bouffée d’air fraiche après une longue semaine de retour aux études.

Quelques kilomètres de sentiers méconnus

« Honnêtement, tu veut prendre de l'air de temps en temps, qu'il fait froid, qu'il fait chaud (…) et juste d'isoler de la ville un petit peu », constate Jeannie-Mary Sinnis, la présidente de Symbiose, tout en menant les autres étudiants à la fille indienne derrière la faculté de médecine. Il s’agit d’un réseau très peu connu de pistes pédestres qui les attendent; à peine un mètre de large, les sentiers forcent le groupe à marcher l’un derrière l’autre. Pourtant, une fois à l’intérieur de la forêt, le vent se calme et l’air frais s’infiltre dans les narines. Bien qu’il s’agit de sentiers peu empruntés, on y retrouve tout de même des petits ponts et des bancs qui permettent une randonnée en forêt tout à fait agréable malgré le froid. 

En plus d’être une activité qui permet de rester en bonne santé, la marche en forêt permet aussi aux randonneurs de se vider l’esprit et de se ressourcer. À ce temps de l’année où les examens et les travaux se font de plus en plus nombreux, se changer les idées et prendre un moment pour soi-même assure une meilleure performance dans nos activités quotidiennes. De plus, un cerveau rempli d’air frais est plus éveillé et performe mieux, telle est la constatation faite par les membres du groupe. Bref, une belle marche à l’extérieur assure non seulement une bonne session d’activité physique (au niveau de certains, telle la personne amorphe qui écrit cet article), mais permet aussi d’avoir un dernier aperçu des couleurs d’automne avant que le tout ne soit recouvert d’un inévitable manteau blanc.

Symbiose : pour l’environnement et la justice sociale   

Préoccupés par la justice sociale et les causes environnementales, le comité Symbiose œuvre à l’Université de Moncton depuis quelques années déjà en y organisant diverses activités ayant rapport à leur mission. « Quand on parle environnement, on parle justice sociale. On veut que ça soit équitable dans tous les coins », souligne Jeannie-Mary Sinnis en décrivant le comité qu’elle préside. 

Symbiose s’est tout d’abord fait remarqué au début de l’année en organisant une vente de livres usagée; cette vente à permis aux étudiants d’acheter leurs livres scolaires de seconde main, et d’ainsi réutiliser du matériel en bon état. Le comité planifie d’autres activités cette année, telle une cueillette de bouteilles à l’année longue, une campagne de sensibilisation aux causes environnementales ainsi que le retour de la vente de livres usagés au début du semestre prochain. Leurs réunions se déroulent le jeudi au centre étudiant, et ils encouragent la venue de nouveaux membres et de nouvelles idées écologiques.

mercredi 12 novembre 2014

Movember : des poils avec du poids
par Samuele Acca

Oh non, novembre? Pas le mois des moustaches encore! Eh oui, cet ensemble de poils dans le visage, parfois timide, parfois imposant, cette pilosité faciale est désormais devenue une constante du mois de novembre. Un caractéristique qui fait rire, pleurer, jaser et que surtout, dans les premiers jours du mois, nous éloigne un peu du fait que l’hiver est désormais à la porte, prêt à nous couvrir de neige.

Mais pourquoi toutes ces moustaches?

Dans ce contexte d’euphorie poilue qu’il devient légitime de se questionner sur les raisons de tout cela : pourquoi novembre est le mois de la moustache? Plusieurs sont les réponses qui peuvent venir à la tête : de la paresse au charme, d’un stratagème contre le froid à un simple truc pour avoir l’air plus sage, plus mature. Bien que ces hypothèses soient fort intéressantes la raison principale de cette forêt de moustache est le Movember, un évènement annuel organisé par la Movember Foundation Charity. Cette fondation, chaque mois de novembre, invite tous les hommes à laisser pousser leur moustache afin de sensibiliser l’opinion publique et récolter des fonds pour la recherche contre certaines maladies dites “d’hommes“ comme le cancer de la prostate.

Trois catégories de moustache

Maintenant que le secret principal est dévoilé, il est question de trancher les trois principales catégories dans lequel le monde masculin se divise le long du mois de la moustache. La première catégorie est celle des moustaches ignorantes et inconditionnelles. Les hommes faisant partie de cette catégorie sont munis d’une moustache, mais ignorent l’existence du Movember et sa signification. Ils portent une moustache, car ils aiment ça point. La deuxième catégorie est celle des moustaches opportunistes. Dans cette catégorie, les hommes utilisent le prétexte du Movember tout simplement pour sonder le terrain et voir si une moustache est une option, appropriée, convenable et rentable à long terme. Le Movember devient donc une excuse pour expérimenter. Les hommes faisant partie de cette catégorie ne connaissent pas la cause et ne contribuent surement pas à cette dernière. Et nous voici à la dernière catégorie, celle des braves, des héros celle des Movemberistes assidus. Dans cette catégorie les hommes saisissent la signification de la moustache dans le mois de novembre et la portent avec fierté. 

Mais ce n’est pas tout, à une moustache consciente de son importance ces hommes ajoutent des donations qui contribuant davantage à la cause. Après le fameux Ice Bucket Challenge c’est maintenant au tour du Movember de faire son temps. Ce qui faisait beaucoup jaser au sujet du défi de la glace c’était la déviation que son rôle avait subie. Né comme moyen amusant de dénoncer une maladie et contribuer à la cause, cette dernière avait vite perdu son rôle principal pour ensuite devenir un moyen d’avoir de la visibilité dans les médias sociaux. Si le Movember n’offre pas ce genre de visibilité, il ne faut quand même que son origine et sa fin soient perdues. Si vous décidez de justifier votre moustache par le Movember, soyez conscient de l’importance de votre geste et surtout, soyez-en fiers. 
Lancement de la revue « Beûgle »
par Emily Briand

La soirée du 6 novembre a marqué le lancement de la revue bilingue « Beûgle ». Afin de célébrer cet accomplissement, il y a eu une activité au Coude au Centre étudiant. Musique par Tuxeduo (un duo percussionniste jazz), de la bière et des copies gratuites étaient à l’horaire. « C’est une très belle soirée, je trouve que les deux gars ont fait vraiment une bonne job, pis je pense que leur idée va rester pour longtemps » explique Jonathan Roy, diplômé de l’Université de Moncton avec un baccalauréat en musique. M. Roy explique qu’il est venu à la soirée pour encourager la nouveauté nord-acadienne. En début de soirée, il y avait au-dessus de 50 personnes présentes. En plus de discours des fondateurs de la revue, à un moment donné dans la soirée, des personnes sont montées sur la scène pour lire leurs contributions. « Y’avait un peu de réticence au début » décrit Benoit Leblanc, étudiant à la maitrise en ingénierie et participant à la soirée. Il explique que parmi les braves il y avait Simon Ouellette et Caroline Bélisle. « Y’ont eu une bonne main d’applaudissement de la foule, ils étions très bien reçus ».

« Beûgle » est une revue pour et par le peuple. N’importe qui peut écrire un texte et l’envoyer pour publication. Poèmes, lettres d’opinion, photos, entrevues, pièces de théâtre : tout se retrouve dans la revue et tout est accepté. Dans la première édition, il y a déjà des morceaux rédigés en chiac. Les créateurs de la revue sont Marc Chamberlain, qui finit présentement sa 4e année d’études en majeure en littérature anglaise et mineure en philosophie, et Matt Cormier, étudiant à la maitrise en littérature canadienne comparée.

M. Chamberlain avait commencé la revue l’année passée autour de janvier, mais a fait face à des difficultés. Son premier partenaire n’était pas capable de continuer avec l’épreuve pour des raisons personnelles. Cependant, au printemps, il en avait parlé avec M. Cormier, qui avait proposé de simplement publier ce qu’il avait déjà.

Le but de la revue serait de réunir le peuple. M. Chamberlain explique qu’il y a une division culturelle à Moncton. « Il y a une scène littéraire francophone et il y a une scène littéraire anglophone, pis je ne dirai pas que c’est une compétition, mais c’est we do our thing, you do your thing. Je ne pense pas que c’est ce que c’est à Moncton, je pense que les deux cultures vivent ensemble en communion pis je trouve que c’est de valeur ça, que les anglais font leurs choses, pis les français font leurs choses. Moi, je voulais juste peindre un self-portrait de Moncton sans avoir cette barrière-là entre les deux cultures. C’est créer un lieu où il peut y avoir une réconciliation entre les deux.», explique M. Chamberlain.

Le défi

En effet, le plus gros défi pour « Beûgle » présentement est le financement. « On a des bourses du gouvernement possibles en vue mais pour ça, ça prend un petit résumé, faut avoir 2-3 petites publications avant. On peut appliquer pour ça, donc vraiment, tout de suite, on essaie juste de survivre », explique Matt Cormier. La revue a une page Facebook sur laquelle il y a des liens pour offrir des dons pour que son impression continue.
Nous nous sommes souvenus
par Valentin Depret, rédacteur en chef

Ce mardi, nous nous sommes souvenus. Chaque année, lorsqu’arrive la date du 11 novembre, nous oublions l’espace d’une journée nos activités quotidiennes pour nous concentrer sur une seule et unique pensée. Ou plutôt un seul et unique souvenir. Mais le souvenir de quoi ? Car parfois, les jours de congé sont vus comme une réjouissance puisqu’ils permettent d’avoir du temps de libre. Mais on oublie trop souvent l’importance de ces journées si particulières.

Le jour du Souvenir, c’est l’occasion de se rappeler d’un événement ô combien important dans notre histoire à tous : l’armistice du 11 novembre 1918. Ce dernier a mis fin à quatre années d’une guerre de portée mondiale. Une guerre violente, dure, remplie de souffrances et de peines pour des milliers de soldats et des milliers de civils. L’armistice signé entre l’Allemagne, la France et ses alliés n’est pas un évènement lambda. Commémorer le 11 novembre, c’est se souvenir de ces six millions de soldats mutilés, de ces neuf millions de soldats morts pour leurs patries et de ces vingt millions de civils tués.

Les soldats canadiens ont participé à ce conflit. Les pertes ont été nombreuses, près de 61.000 morts pour une population d’environ sept millions d’habitants à l’époque. Les batailles des régiments canadiens les plus marquantes furent surement celles de Passchendaele pour son atrocité fin 1917, où les combats furent violents et les conditions météorologiques désastreuses, mais surtout de Vimy pour sa symbolique en avril 1917. Cette bataille, qui a permis aux Canadiens de vaincre le centre de résistance allemande à Vimy, est devenue après la guerre le symbole de l’identité et de l’indépendance du Canada. Le souvenir, c’est celui de tous ces soldats qui se sont battus durement pour notre pays.

Et c’est parce que la Grande Guerre a semé un chaos mondial que nous devons de génération en génération nous en rappeler. C’est parce que l’ordre mondial a été mis en péril que nous devons tout faire pour garder ce conflit en mémoire, afin que jamais il ne se reproduise. Car une guerre est si vite arrivée. La « der des der », surnom que les soldats avaient coutume de donner au premier conflit mondial, n’a malheureusement pas été la dernière. Ne soyons pas persuadés que les conflits, quelles que soient leurs portées, sont derrière nous. Ne postulons pas que les guerres totales et mondiales font partie du passé. Le combat pour la paix est un combat de tous les jours. Les récents événements à Moncton et Ottawa en sont les exemples les plus frappants.

Et le jour du Souvenir fait partie intégrante de ce combat. Il contribue au travail de mémoire nécessaire à tous. Faire ce travail, c’est s’interroger sur le passé pour inventer l’avenir. C’est comprendre toute l’inhumanité que nous avons pu montrer à un moment de notre histoire collective pour comprendre toute l’humanité que nous devons maintenant mettre en avant. C’est saisir l’importance de l’engagement de tous nos soldats canadiens à travers les épreuves de l’histoire.

Parfois on ne se rend pas compte de ce que ces journées exceptionnelles symbolisent. J’aimerais que chaque étudiant de l’Université de Moncton repense à la journée de mardi dernier, repense au jour du Souvenir. Cela avec l’intime conviction  que ce souvenir n’a pas été qu’une pensée fuyante perdue dans l’immensité d’une journée, mais bel et bien un devoir personnel fondamental et nécessaire pour le bien de l’humanité.

Gardons toujours en tête que nous sommes responsables de notre avenir. Nous sommes jeunes et nous n’avons encore rien connu. Souvenons-nous d’hier pour construire demain. C’est nous qui allons créer et inventer le monde de demain, c’est nous qui prendrons les grandes décisions dans quelques décennies. Alors soyons lucides. Il serait impardonnable de refaire les mêmes erreurs. Et le passé est là pour nous empêcher de les faire.


Hier nous nous sommes souvenus, et nous nous souviendrons encore demain. 

mercredi 5 novembre 2014

Saison terminée pour les équipes de soccer de l’U de M, place au bilan
par Malek Zahzam

C’est avec une victoire et une nulle que la saison des équipes de soccer de l’Université de Moncton se termine. Le samedi 25 octobre 2014 était la date du dernier match des Aigles de la saison 2014. Les résultats des deux équipes ne sont pas ceux qu’avaient espérés les adeptes du soccer universitaire. Or, il faut se poser des questions pour effectuer un bilan de la saison.

La saison 2014 de l’équipe masculine a subi des hauts et bas et l’équipe avait pourtant les éléments pour se rendre en haut du tableau. L’année dernière, les Aigles se sont hissés à la 2e place pour finalement retomber à la 7e place faute d’une erreur administrative. Reste que l’équipe a récolté 11 points cette année et fini sa saison par une victoire 1-0 contre les Huskies de l’Université Saint-Mary’s. Elle pense désormais qu’à gagner la saison prochaine. 
Une motivation qu’a exprimée le capitaine Antonie Godin : «On termine avec un gain et l’on va bâtir sur cela. On est déçus, on avait un bon noyau de joueurs et de bonnes recrues, mais on pense maintenant à l’année prochaine». Trois victoires, neuf défaites et deux nulles pour un total de onze points et une 8e place pour les Aigles bleus.
«On est contents d’être allés chercher le dernier match pour les gars de 5e année et les spectateurs qui ne nous ont pas lâchés avec nos hauts et nos bas cette saison», a ajouté le capitaine des bleus et or.

C’est intéressant de la part du capitaine d’avoir cité les spectateurs qui certes viennent encourager leur Université, leurs amis ou leurs athlètes, mais le nombre de spectateurs n’est pas impressionnant. Est-ce un élément qui pourrait changer les résultats ? Peut-être. Il est certain qu’une ambiance plus achalandée dans les estrades du stade de l’université de Moncton rendrait les rencontres plus intéressantes, mais surtout, rendrait les joueurs plus compétitifs avec l’appui des spectateurs. On entend, parfois, plus les encouragements des équipes adverses que ceux de Moncton ce qui, à domicile, est difficile à digérer. L’exemple; les chants de l’équipe masculine de l’Acadia qui encouragent leurs homologues féminins tandis que les spectateurs locaux restent monotones à regarder la rencontre.

Pour les Bleues, la saison a vraiment été difficile et le travail, il en faut pour pouvoir atteindre un haut niveau. Néanmoins, les Aigles ont tout donné; de plus, la majorité des joueuses de l’équipe sont des recrues. L’équipe doit gagner de la maturité avant de pouvoir enchainer de belles performances et l’on y croit du côté des joueuses. C’est en dernière place qu’atterrit les Bleue et or avec au compteur trois points dont dix défaites, trois nulles et aucune victoire.

«On termine sur une note positive même avec une nulle. On voulait terminer la saison avec au moins un point. On a bien joué et c’est ce qui compte. Notre saison a été difficile en tant que résultat, mais le moral des joueuses était très bien. On avait toujours espoir de gagner. Il y a beaucoup de potentiel pour l’année prochaine » affirme la capitaine de l’équipe féminine, Anik Gautreau. Cette capitaine qui termine sa cinquième saison et sa dernière : «Je viens de finir ma carrière de soccer universitaire». Un souhait de succès pour tous les athlètes qui ont fini leur saison cette année.

Pour sa part, l’entraineur Angelo Jean-Baptiste reste confiant et affirme que la saison n’est pas négative, il y a selon lui une reconstruction à effectuer pour avoir «une bonne équipe l’année prochaine». Il ajoute pour l’équipe masculine qu’ «avec l’équipe qu’on a là, on aurait pu terminer dans le top 4. Tout s’annonce bien pour l’année prochaine. Nos jeunes ont joué aujourd’hui. Je vais poursuivre mon recrutement ».
L'hiver vient
par Valentin Dépret, rédacteur en chef

L’hiver vient. Tout le monde s’en est aperçu dès la première journée de la rentrée. Les températures « supérieures au normales de saison » comme on aimait l’entendre en écoutant la météo, c’est terminé. Nous sommes bel et bien aux portes de l’hiver tant redouté par certains. Cette période de l’année où les grands manteaux de fourrures, les moufles à double épaisseur, les bonnets bien serrés et les bottes  font leur entrée en jeu. Ces quelques mois où nous n’hésiterons pas bien longtemps chaque matin pour choisir nos vêtements. Où nous ne serons jamais aussi bien qu’à l’intérieur. Car l’hiver, à Moncton, au Canada, vous l’aurez compris, est froid, glacé.

Et la neige n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres de l’Université. Bien malheureux celui qui était en pleine nuit sur les routes de Fredericton en fin de semaine dernière, alors que des amas de neige recouvraient petit à petit la capitale du Nouveau-Brunswick. Alors qu’une tempête de neige s’abattait aussi soudainement au nord et à l’ouest. 30 centimètres de neige ont été observés par endroit, un peu plus même dans d’autres secteurs. 

Car les paysages ont rapidement blanchi là-bas, au grand désarroi de nombreux habitants privés d’électricité pendant plusieurs jours ! Une situation difficile à vivre pour la plupart de ces néo-brunswickois pris au piège des intempéries. Au grand désarroi aussi de beaucoup d’élèves de Fredericton, Oromocto ou encore Miramichi qui n’ont pas pu rejoindre leurs écoles, fermées par mesure de sécurité. Une fin de semaine cauchemardesque aussi pour les victimes de glissades et de sorties de route dues au verglas. Ou pour ces voyageurs dont le vol a été annulé à l’aéroport de la capitale provinciale.

De quoi nous inquiéter ? Peut-être pas car nous savons à quoi nous attendre, mais de quoi nous prévenir de l’imminence des chutes de neige, ça oui. Toutes ces personnes dont la neige a perturbé le quotidien ont pour la plupart été surprises par l’intensité et la soudaineté de ces précipitations. Il s’agit donc pour nous, étudiants de l’Université de Moncton, de ne pas se laisser surprendre. Soyons prêts à entrer du bon pied dans l’hiver. Soyons prêts à être vigilants sur la route, à se couvrir chaudement avant de sortir, à ne pas s’aventurer n’importe où sans être certains d’y être en sécurité. Ces simples réflexes sont autant de chances mis de notre côté pour passer l’hiver sans encombre.

Pour l’instant, à l’est et à Moncton, cette réalité, nous y avons échappée. De fortes pluies sont tombées. Des averses à n’en plus finir. Mais pas de tempête de neige à l’horizon. Ni flocon ni grêlon. Pour l’instant. Car ça ne saurait tarder. L’hiver arrive souvent alors qu’on ne s’y attend pas. Il sait surprendre et une partie de la province s’en est d’ores et déjà rendue compte ce week-end. Souvent, l’hiver se manifeste du jour au lendemain, alors que comme d’habitude nous avions prévu notre manteau d’automne habituel et nos simples chaussures de ville. C’est souvent en relevant le store de nos fenêtres, au petit matin, que nous sommes éblouis par la blancheur de l’épaisse neige qui recouvre déjà largement les rues de nos quartiers. Sans avoir prévenu.

Oui, l’hiver vient. Et ce n’est pas la désormais célèbre formule télévisuelle qui nous le fera l’oublier. Certains étudiants internationaux, qui ne connaissent pas l’hiver canadien, redoutent même souvent avec humour cet hiver en le comparant à celui de la fameuse série américaine. Une façon de garder en tête la rudesse de la saison qui arrive tout en la dédramatisant avec amusement. Quoi de mieux que de faire attention à sa sécurité sans pour autant affronter l’hiver comme si c’était le pire des ennemis jamais rencontrés.


Car l’hiver est aussi une période agréable, c’est la saison de Noël, du nouvel an, des batailles de boules de neige, des descentes à ski ou encore des courses de luges. Pourquoi redouter une saison où les activités sont tout aussi plaisantes qu’au printemps, en été ou en automne ? La fin de l’année est une période justement particulière, différente. Les paysages changent radicalement et s’illuminent. C’est pourquoi l’hiver devrait être abordé avec le sourire, la joie et l’envie d’en prendre plein les yeux. Profitons de l’hiver car si l’hiver vient, l’hiver… repartira.