vendredi 19 septembre 2014



CHRONIQUE SEXE


Jouet sexuel: le nouveau meilleur ami de la femme?

Par Jessica Savoie


Avec des romans comme Fifty Shades of Grey, on croirait qu’en 2014 les femmes ne seraient plus timides à l’idée de se procurer un jouet sexuel pour satisfaire leur propre plaisir. Pourtant, lorsque j’en discute avec des amies, je réalise que les joues leur rougissent, mais qu’elles sont tout de même très curieuses sur le sujet.

Beaucoup croient qu’aller magasiner dans un sexshop est intimidant; au contraire, c’est plutôt plaisant comme activité et en plus, ça vous en apprend vachement beaucoup sur votre corps et sur vos zones de plaisir.

Posséder un vibromasseur permet à la femme de découvrir son anatomie et les endroits qui lui font du bien. Ça lui permet d’avoir un moment intime avec elle-même, où elle peut complètement se laisser aller à son petit bonheur personnel, explorer et expérimenter. Ça lui donne l’occasion de voir si elle est davantage vaginale ou clitoridienne, de situer son Point G et de trouver ce qu’elle aime et ce qu’elle n’aime pas.

Les jouets sexuels peuvent aussi être une excellente option de couple, pour ceux et celles qui désirent ajouter un peu de piquant à leurs parties de jambes en l’air. Les hommes sont souvent en désaccords parce qu’ils craignent que ces petits bidules finissent par mieux faire le travail qu’eux. Eh bien, contrairement à la croyance populaire, une femme qui utilise régulièrement des objets comme ceux-ci ne devient pas insensible à un orgasme naturel. (De toute façon, il n’y a aucun accessoire dans ce vaste monde qui peut embrasser, caresser, mordiller et exciter une femme comme peut le faire un ou une partenaire.)

Au contraire, voyez cette alternative comme un moyen pour la femme d’atteindre un orgasme supérieur et beaucoup plus intense. La gent féminine, contrairement aux hommes, a beaucoup plus de difficulté à atteindre le 8e ciel et la plupart du temps, elle ne parviendra que très rarement à atteindre un grand orgasme. Ce n’est pas la faute des messieurs, c’est tout simplement la triste réalité de l’anatomie féminine.

Alors au lieu de bouder et de faire la tête si votre partenaire vous demande d’aller faire une petite visite chez le sexshop du coin, pensez à son plaisir et savourez cette nouvelle expérience: les chances sont que vous trouverez cela aussi intéressant qu’elle!

Acheter un nouveau jouet, c’est un peu comme magasiner pour une nouvelle brosse à dents. Il y en a des tonnes, de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les grosseurs. C’est pourquoi il est recommandé de se rendre en magasin au lieu de commander via Internet. Habituellement, les vendeuses sont très gentilles et informées sur le sujet. Elles vous aideront à trouver le jouet qui vous convient, selon ce que vous cherchez. Elles vous conseilleront sur l’entretien de celui-ci (une étape TRÈS importante) ainsi que sur son utilisation, sur les lubrifiants que vous pouvez acheter, etc.


Qui sait, peut-être sortirez-vous de là avec un sac plein de surprises qui deviendront, souhaitons-le, une partie de votre quotidien!

jeudi 11 septembre 2014

Alerte au feu sur le campus !


Par Valentin Depret 

                   L’alarme incendie a résonné dans toutes les allées du campus. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre, vers minuit, la résidence Lefèbvre, aux portes de l’université de Moncton, s’est réveillée au son strident des alarmes à feu. Une température anormalement élevée a été détectée par les capteurs présents dans la structure.

Des planchers brûlants

A l’origine de l’incident, une défaillance dans la machinerie. « Un problème mécanique a provoqué le déclenchement d’une soupape de sécurité à vapeur » précise Charles Maillet,  directeur du service d’entretien et de réparation à l’université de Moncton. « C’est ce qui a amené une chaleur plus intense au plancher près de la situation ». Mais ce dernier se veut serein : « ni l’édifice ni personne n’était en danger » assure-t-il.

Du côté du service de sécurité du campus, on dédramatise la situation. « Il n’y a heureusement pas eu de feu, juste une température excessivement chaude dans le bâtiment ». De quoi rassurer les résidents les plus anxieux.

Car pour la plupart des étudiants de la résidence, qui s’apprêtaient à se coucher, la nuit fut plus mouvementée que prévue. Evacués et accompagnés devant le pavillon Adrien J-Cormier, de l’autre côté de la route, ils racontent leur surprise. « Il y avait deux ou trois gros camions de pompiers et un 4x4 » raconte l’un deux. « Les alarmes ont sonné pendant un long moment, même après le départ des pompiers, mais personne n’a paniqué» ajoute-t-il.  

Un événement pas si nouveau

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que ce type de mésaventure se produit. « Cette situation arrive de temps en temps dans nos édifices » admet Charles Maillet. Quelques mois plus tôt, les pompiers étaient déjà intervenus pour des faits similaires, à la résidence Lafrance, près de l’entrée du campus.

Il s’agit désormais de chercher à anticiper les dysfonctionnements à l’origine de ces incidents à répétition. De sorte qu’à l’avenir, les résidences universitaires du campus de Moncton soient épargnées par de tels scénarios. Ironie du sort, un exercice d’évacuation avait eu lieu quelques heures auparavant sur le campus, à la résidence... Lafrance.

Chronique invention : Quand la guerre des sièges fait rage en avion…


                       Connaissez-vous cette sensation désagréable ? Cette sensation de gêne extrême et de ras-le bol généralisé quand, dans l’avion, votre voisin de devant baisse, aussi subitement  que stupidement, son fauteuil sur vous. Ce moment où en plein milieu d’X-Men 3, alors que Wolverine s’apprête à sauver Jean, votre petit écran se retrouve en quelques secondes sur vos genoux. L’instant où, alors que vous tentez vainement de faire tenir votre jus d’orange sur votre plateau, le voyageur devant vous décide de faire la sieste, au grand dam de votre tout nouveau jean. Ne me dites pas que vous n’avez jamais expérimenté cela, tout le monde l’a vécu.

Une invention astucieuse

Mais c’est avec grand plaisir qu’un homme a annoncé avoir trouvé la solution qui mettra fin à ce calvaire ! Le nom de son invention ? Le Knee Defender. Le protecteur de genoux. L’objet rêvé en avion. Le graal aéronautique.

Oui, plutôt que de se lamenter sur son sort, Ira H. Goldman, 1m92, a décidé de passer à l’action en utilisant cet appareil ultra efficace. En clair, ce sont deux petites pinces à accrocher sur les branches de nos tablettes, empêchant ainsi mécaniquement le siège de devant de se baisser. Pas mal non ?
Et ce n’est pas tout. Cet objet miracle est commercialisé ! Et cela pour seulement 22 dollars américains, soit 24 dollars canadiens, 13 livres britanniques ou encore 17 euros à l’heure où j’écris ce papier. Un peu de conversion ne fait pas de mal en ce début d’année. En tout cas avec ça, finies les déconvenues et (re)bonjour le confort !

Le piège de la popularité

Mais il y a un hic ! Imaginez un avion où plus personne ne pourrait baisser son siège. Où il n’y aurait plus ce fantastique jeu des dominos. Les plus fatigués auraient à lutter devant leur écran. Et les plus joueurs ne pourraient même plus embêter la grand-mère tranquillement installée derrière eux.

Car oui, les compagnies aériennes se sont d’ores et déjà emparées du problème et ont adressé la plus dure des ripostes à notre nouvel objet magique. Le Knee Defender est désormais interdit par la plupart d’entre elles… dont Air Canada.

Ce qui devait être l’objet révolutionnaire de l’année 2014 est donc reparti aussi vite qu’il est arrivé. Faisant ainsi le bonheur des grand-mères voyageuses, et rendant la vie dure à celles et ceux qui, une fois encore, reprocheront à Wolverine de ne pas avoir couru plus vite et à eux-mêmes d’avoir choisi de mettre leur nouveau jean ce jour-là.

Ah j’oubliais, pour les chanceux détenteurs de billets en classe affaires, n’essayez pas le Knee Defender. D’une, il est inutile et sera sans effet. De deux, vous aurez perdu 22 dollars US, 24 dollars canadiens, 13 livres ou 17 euros. Et de trois, vous passerez pour un fou.

Le Party retrouvaille nous revient en force !


Par: Sophie Bouchard-Tremblay
            Encore cette année, nous avons eu droit au spectacle de la rentrée, l'attendu «Party retrouvaille». Eh oui, le moment parfait pour rassembler les premières années aux autres, puisque tous sont invités. Ce vendredi dernier, cinq septembre 2014, avait lieu la nouvelle édition au centre étudiant. Les billets étaient en vente à la FEECUM au prix abordable de 10$ pour les étudiants et 20$ pour les autres. L'Université de Moncton mettait en vedette Les jeunes d'asteure, Pierre Kwenders  ainsi que le clou du spectacle : Radio radio ! Des invités donc très diversifiés par leur style musical, ce qui est d'autant plus intéressant.
          
La première partie a été amorcé vers 22h et quelques poussières par Les jeunes d'asteure. Les jeunes d'asteure c'est un groupe qui a été formé un 15 août (des vrais acadiens !) à Bouctouche. Ils décrivent leur style musical comme étant un rock and roll chiac acoustique. Il s'agit, dans les grandes lignes, de musique acadienne contemporaine. Pour eux, ce fut assez calme comme commencement, il faut se l'avouer. Il y avait peu de gens qui étaient présents, ce qui est dommage. La soirée ne faisait que commencer et la piste de danse n'avait pas encore prit vie. Plutôt difficile, puisque tout talentueux qu'est le groupe, leur musique n'est pas très dansante. Choix donc curieux d'avoir retiré toutes les chaises de l'endroit. Certains auraient souhaités s'asseoir pour bavarder tout en sirotant une bière. Ce qui n'était malheureusement pas possible. Mais les artistes ne se sont tout de même pas laisser abattre en donnant tout ce qu'ils avaient. C'est vers la fin qu'il a été permis de voir salle comble dans le 63. Le party venait à peine de commencer que déjà il fallait déplacer tout ce beau monde dans Le coude, le bar étudiant du campus.

Quelques mètres plus loin avait lieu le spectacle de Pierre Kwenders. Son style musical s'inspirant de soul, d'électro ainsi que de rumba. L'artiste d'origine congolaise sort d'ailleurs son premier album dans moins d'un mois : Le dernier Empereur Bantou. Pour l'instant, il nous a interprété de nombreux morceaux d'une énergie forte et surprenante. Ce n'est pas un type de musique banal, donc pour plusieurs ce fut une découverte. Un choix pour le moins curieux pour le party retrouvaille. D'autant plus qu'il n'y avait toujours pas de place assise, même en ce nouveau lieu. Heureusement plus personne n'en avait besoin, puisque la danse a officiellement commencé. Tous ont donc su apprécier le spectacle à sa juste valeur. Surtout lorsque Jacques Alphonse Doucet, du groupe Radio radio, a soudainement entré en scène pour accompagné Pierre Kwenders dans un de ses rap. Les deux étant plein d'énergie, ce fut un duo pour le moins insolite, mais excellent à l'écoute.

Parlant de Radio radio, qui était LE groupe attendu de la soirée. Après un moment d'attente, il a été permis au public de retourner au 63 où nous attendait le duo en question, accompagné de leurs musiciens : soit Steve Caron comme percussionniste, batteur et DJ ainsi que Josiane Rouette à la trompette. L'énergie était d'une intensité monstre. Nos deux Néo-Écossais nous ont offerts une prestation complètement déjanté. Une excellente manière de débuter ce nouveau semestre en force. Avec leur rap chiac à saveur acadienne, Radio radio est un groupe dont nous n'avons pas finit d'entendre parler ! Les artistes ont fermés les micros vers 1h30. Mais pour certain la nuit ne faisait que commencer...

Enfin, malgré un départ plutôt faible pour cause d'un nombre trop peu élevé d'effectif dans le public, l'évènement a su toucher à son paroxysme grâce à des artistes inspirants ainsi qu'au public qui s'est finalement pointé en force. Il est maintenant temps de se plonger tête première dans ses bouquins pour amorcer ce nouveau semestre universitaire !  


mercredi 26 février 2014

Soirée électorale de la FÉÉCUM : quatre postes comblés

Soirée électorale de la FÉÉCUM : quatre postes comblés

Catherine ROY COMEAU

La voix étudiante s’est prononcée : nous avons désormais un nouveau conseil exécutif pour l’année 2014-2015.



Hier soir, plusieurs étudiants se sont retrouvés au Coude afin d’assister à la soirée électorale où ont été annoncés les résultats des élections. Donc, ces deux derniers jours, soit le lundi 24 février et le mardi 25 février, la population étudiante a pu exercer son droit de vote par l’entremise de Maniweb, et ce, jusqu’à 17 h mardi soir. Le tout a été annoncé publiquement à 19 h cette même soirée. Après avoir annoncé les résultats concernant les candidats et le référendum, la soirée s’est terminée sur une note joviale où tout le monde est resté un moment pour discuter et féliciter les futurs membres de la FÉÉCUM.
Suite à leur campagne électorale, nos quatre candidats, Moncef Lakouas, Pascal Haché, Freddy Bobo et Sébastien Lord, peuvent désormais respirer et se préparer à relever les défis leurs nouvelles fonctions qui débuteront dès avril prochain.
Cependant, cette année, les résultats n’ont pas seulement dévoilé notre nouveau conseil. Bien qu’une majorité penche en faveur des candidats, une autre majorité manifeste un nombre anormal d’abstentions et de manque de participation. En effet, sur 3610 étudiants ayant le droit de vote, seulement 1252 l’ont fait, soit un pourcentage de 34,7 %, qui dépasse le quorum de 25 %. De plus, en ce qui concerne l’élection des candidats, l’abstention se chiffrait entre environ 150 et 190 voix, soit entre 13 % à 16 %, ce qui est presque équivalent au nombre de « non », voire plus élevé.

Résultats des votes

Présidence : Moncef Lakouas a remporté avec un pourcentage de vote de 69,4 % en sa faveur, soit 800 « oui », 165 « non », et 188 abstentions.
Vice-présidence exécutive : Pascal Haché a remporté avec un pourcentage de vote de 73,9 % en sa faveur, soit 814 « oui », 108 « non », et 179 abstentions.
Vice-présidence interne : Sébastien Lord a remporté avec un pourcentage de vote de 76,7 % en sa faveur, soit 852 « oui », 107 « non » et 152 abstentions.
Vice-présidence académique : Freddy Bobo a remporté avec un pourcentage de vote de 68,4 % en sa faveur, soit 781 « oui », 182 « non », et 180 abstentions.
Les 4 candidats ont reçu la confiance des étudiants- Photo Véronique LeBlanc

Résultats aux questions référendaires

Une fois sur Maniweb pour voter, les étudiants ont été invités aussi à se prononcer sur six questions référendaires posées par le conseil d’administration de la FÉÉCUM. À la fin de la soirée, on a dévoilé si celles-ci ont été adoptées ou rejetées.
1. Clarification et correction de la constitution, entre autres, le changement de son nom (désormais la Fédération des étudiantes et étudiants du campus de Moncton) : oui à 81,8 %
2.  Changement de la constitution, entre autres, une réforme de l’Assemblée générale afin d’augmenter le pouvoir démocratique de celle-ci : oui à 62 %
3. Incorporation d’une période de questions et commentaires ouverte à tous les membres de la Fédération à l’intérieur de ses réunions : oui à 81,7 %
4. Réforme du conseil d’administration afin que, au conseil de la FÉÉCUM, les vice-présidents n’aient ni droit de vote ni droit d’appui, seulement droit de proposition et d’amendement, et que la présidence n’ait le droit de trancher qu'en cas d’égalité : oui à 46,2 %
5. Les membres du comité exécutif peuvent devenir étudiant.e.s. à temps partiel afin de mieux exercer leurs fonctions : oui à 65 %
6. Qu’un frais supplémentaire de 100 $ soit ajouté à nos factures universitaires pour donner à chaque étudiant un accès illimité au service d’autobus Codiac Transpo : non à 82,6 %

L’année prochaine ne s’annonce pas de tout repos. En effet, nos quatre futurs représentants auront du pain sur la planche. Plusieurs dossiers qui ont été ouverts et travaillés auparavant par la FÉÉCUM de cette année et des années précédentes sont loin d’être terminés. Parmi eux se trouvent le besoin d’un ombudsman à l’Université, l’occupation du Centre étudiant, la lutte contre la hausse des frais de scolarité ainsi que l’abolition de programmes à l’Université. Donc, dès avril, ils pourront mettre la main à la pâte. 

vendredi 20 septembre 2013

Un vent frais souffle à l'Université de Moncton


par Jessica Savoie

Trop d’histoires et trop de préoccupations en cette nouvelle année scolaire. L’Université de Moncton a fait couler de l’encre à en remplir les pages des journaux depuis les derniers mois.

Suite à la nomination de Marie-Linda Lord au poste de vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales, l’institution est ciblée de polémiques concernant les décisions biaisées qui ont été prises par l’administration.

Alors que le congé estival s’installait, Serge Rousselle publiait son livre, Pris en flagrants délits, et on entendait à nouveau parler des histoires d’horreur qui colle l’Université de Moncton à la peau depuis maintenant trop longtemps.

En début septembre, la Fédération des étudiantes et étudiants de Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM, et l’Association des bibliothécaires et professeures et professeurs de l’Université de Moncton, l’ABPPUM, se serraient les coudes et criaient haut et fort que des dispositions devaient être mises en place afin d’améliorer la situation de la communauté universitaire.

Une des premières figures à être critiquée n’était nulle autre que le président du Conseil des Gouverneurs, André Richard, directement pointé du doigt dans l’ouvrage de M. Rousselle.

Alors que M. Richard désirait se présenter pour un second mandat de trois ans, des caricatures satyriques à son propos, et rendues publiques par la FÉÉCUM, lui a fait prendre du recul et il a finalement décidé de retirer sa candidature pour « le bien-être de l’image de l’institut ».

Samedi dernier, le Conseil des Gouverneurs a eu son assemblée générale annuelle et comme l’on s’attendait de cette assemblée, plusieurs points ont été débattus et le poste de président a été voté.
C’est Raymond Lanteigne, professeur à la retraite du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, qui s’est présenté et qui est maintenant à la tête du Conseil des Gouverneurs.

Un vent de fraîcheur qui fait du bien.

Comme deux autres gouverneurs ont eux aussi laissé la place à la relève, dont entre autres l’avocat Christian Michaud et Caroline Haché, toutes les chances sont maintenant du côté des étudiants et des professeurs.  

Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM, dit avoir espoir en la nouvelle équipe. Cependant, il ne faut pas crier victoire trop rapidement.

Bien que M. Lanteigne semble avoir les qualités requises afin de faire une différence dans la réalité étudiante, il a omis dans son discours de parler de la question (pourtant brûlante) de la transparence à l’Université de Moncton.

Selon lui, la priorité serait de se concentrer sur le recrutement. Il est vrai que c’est un problème pressant, mais il ne faut pas oublier que davantage d’étudiants choisiraient l’institut acadien si elle avait une meilleure réputation.

Plusieurs questions devront être discutées par les nouveaux élus. C’est une chance en or pour le recteur, Raymond Théberge, de reprendre les devants de cette histoire et de profiter d’une nouvelle équipe pour régler une bonne fois pour toutes l’intimidation, le favoritisme et l’imputabilité si bien dépeints dans le livre de Serge Rousselle.

M. Théberge devrait profiter de cette occasion pour reprendre la confiance de la population étudiante en prenant des dispositions concrètes.

Lors de l’assemblée générale annuelle de samedi dernier, le recteur a affirmé qu’une étude penchée sur la question d’un ombudsman à l’Université de Moncton lui avait été remise. Selon ses propos, le rapport sera consulté et cette question sera discutée lors du prochain Sénat.

Ce qu'il nous faut, c’est que M. Théberge et M. Lanteigne décident de faire équipe et de montrer qu’à l’Université de Moncton, on n’a pas de secrets à cacher.

Raymond Lanteigne élu à la tête du Conseil des Gouverneurs


par Joey Couturier

La 228e rencontre des gouverneurs a pris place samedi dernier, à l’Université de Moncton, Campus d’Edmundston.

Le conseil compte parmi eux deux nouvelles nominations, soit Me. Christian Michaud, de la région du grand Moncton et Caroline Haché, représentant le Nord-Est.

Comme convenu, après qu’André Richard ait annoncé qu’il quitterait ses fonctions, une élection pour un nouveau président s’est aussitôt tenue et c’est Raymond Lanteigne qui a été voté à l’unanimité. Il sera donc le nouveau président du conseil des gouverneurs jusqu'à la fin de son mandat de trois ans.  
Pour ce qui a de sa mission, il tentera de prioriser le recrutement étudiant qui, au courant des dernières années, s’est avéré un gros problème à l’Université de Moncton.

Comme le taux d'inscriptions de cette année est à la baisse, l'établissement devra réajuster son tir et trouver de nouvelles façons d’augmenter son nombre d’étudiants.

Malgré les bonnes intentions, Kevin Arseneau, président de la FÉÉCUM, se dit inquiet face au discours de M. Lanteigne qui, malgré la réputation fragile de l’Université de Moncton, a décidé que la transparence ne serait pas son objectif premier.

À l'approche de la rencontre du Conseil des Gouverneurs de l'Université de Moncton, la Fédération des étudiantes et des étudiants du Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM, ainsi que le corps professoral ont manifesté publiquement leur mécontentement quant au travail accompli par l’ancien comité. 

En effet, certains groupes se sont opposés à la possibilité de réélection de Me. André G. Richard comme Président du conseil, suite à son mandat de trois ans.

C’est alors que Me. Richard partageait sa motivation de se représenter pour un second mandat que la FÉÉCUM a, par l’entremise d’une dizaine de caricatures satyres publiés sur le web, lancé un dernier assaut contre le président sortant. 
 
Alors que le syndicat des professeurs a manifesté lui aussi son opposition à sa candidature et donné son appui à la fédération étudiante, Me. Richard a décidé qu’un second mandat ne lui serait pas favorable.
Selon lui, retirer sa candidature est la meilleure décision pour l'image de l'université suite aux événements des derniers mois. L'avocat et président d'assemblé depuis 2010 est au cœur des polémiques depuis plusieurs mois déjà, alors que Serge Rousselle publiait son livre concernant l’élection controversée de Marie-Linda Lord comme vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales. 

Le passé du grand flambeau

Le sous-comité des gouvernances pour sa part se donne comme objectif de promouvoir des réunions plus vertes en économisant davantage de papier, en plus de « se pencher sur la question de  la transparence au niveau du conseil durant les prochaines années ».

Un peu contradictoire selon le président de la FÉÉCUM, car un document d'affirmation de confidentialité a été distribué afin de faire signer les gouverneurs et autres membres du conseil, promettant que tous les documents resteront confidentiels, auquel ne s’est pas soumis Kevin Arseneau.
« L'ordre du jour ne devrait jamais être confidentiel, mais selon le Conseil des Gouverneurs, il est confidentiel et ça ne fait aucun sens », raconte-t-il.

La vision du président de la FÉÉCUM n'est toutefois pas partagée par celle du président du Campus d’Edmundston, Mathieu Lemieux, qui ne cache pas son désaccord face à certaines valeurs et idéologies adoptées par la FÉÉCUM, dont celle du refus de signature au consentement de confidentialité.

Il serait par ailleurs moins concerné face à la hausse des frais de scolarité qu'on vécut les étudiants du Nouveau-Brunswick cette année et ne s’est pas gêné pour partager son désaccord lors de l’assemblée générale annuelle de samedi dernier. 

De retour au bercail

Même si certains dossiers semblent avancer  tranquillement à l’Université de Moncton, comme la question de l'ombudsman par exemple, les représentants de la FÉÉCUM ont conclu, suite à la rencontre, que le Conseil des Gouverneurs ne semble pas inclure la réalité socioéconomique de la masse étudiante dans l'équation administrative de l'université.

« Sincèrement, je ne crois pas qu'ils ont les étudiants à cœur », partage Kevin Arseneau.  
L'enchaînement des événements, la mobilisation de la FÉÉCUM et du corps professoral, le livre de Serge Rousselle et la restructuration des politiques de transparence à l'université de Moncton n'ont pas fini de faire couler l'encre en Acadie. Seul le temps nous dira si l'administration universitaire et la fédération étudiante respecteront leurs engagements à long terme et si l’institution universitaire réussira à se sortir la tête de l’eau.

Monsieur Lanteigne n’était pas disponible pour une entrevue

André Richard démissionne de son poste au Conseil des Gouverneurs


par Shayna-Eve Hébert

Des caricatures satyriques du président sortant du Conseil des Gouverneurs ont retiré l’attention durant les derniers jours.

Après avoir vérifié avec un avocat, les membres de la FÉÉCUM ont publié via leur site web plusieurs images à l’effigie du président sortant, lançant le message qu’un deuxième mandat de sa part n’est pas la bienvenue pour la fédération des étudiants et le corps professoral.
André Richard, qui faisait partie du Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton depuis trois ans, songeait renouveler son mandat pour une deuxième fois. 

Alors que plusieurs personnes se sont opposées à cette élection, soient les étudiants de l’université, les membres de la fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton, la FÉÉCUM, ainsi que l’Association des bibliothécaires et professeures et professeurs de l’Université de Moncton, l’ABPPUM, ainsi que Serge Rousselle, professeur de Droit.

M. Rousselle, l’auteur du livre Pris en flagrant délit,  a publié une lettre dans l’Acadie Nouvelle, la semaine dernière, où il s’opposait à l’élection de M. Richard.

« Je pense que l’Université de Moncton et la communauté acadienne n’ont pas besoin d’un président comme M. Richard. » avait-il écrit.
Dans son livre, M. Rousselle a aussi écrit qu’il « il ne faut pas oublier que c’est sous sa gouverne (à André Richard) que n’ont pas été respectées à la fois la Loi sur l’Université de Moncton, la Loi sur les droits de la personne, la politique de sélection des cadres, la politique d’équité et, enfin, l’équité procédurale par l’entremise de l’élection irrégulière et illégale de Marie-Linda Lord à titre de vice-rectrice. »  

Pour ce qui est des droits de scolarités, ils ont monté en flèche durant la gouverne de monsieur Richard.
Celui-ci désirait de poursuivre en cours l’auteur du livre, en embauchant un avocat. Il voulait poursuivre en justice M. Rousselle à cause de ses écrits dans son livre.

De plus, M. André Richard, qui s’opposait sur plusieurs points apportés par la FÉÉCUM et son président, Kevin Arseneau.

Le président a été accusé de faire preuve de conflits d’intérêts, à nombreuses reprises. « Nous sommes tous pour la transparence et on fait constamment des modifications en ce sens », disait-il en retour.

Cette semaine, la nouvelle de sa démission faisait le tour des médias et il disait que toutes les accusations portées contre lui ne faisaient que nuire à l’image de l’institut et que ces raisons l’ont poussé à réviser son retour sur le conseil.

« Nous sommes pour un avenir sans M. Richard au Conseil des Gouverneurs. Il fait partie d'un passé que nous ne voulons pas revivre. Passons à autre chose, et au plus vite », rapporte la FÉÉCUM.

La cueillette de livres Symbiose


par Karina Langis

C’est du 9 au 13 septembre qu’a eu lieu la cueillette de livres usagés traditionnelle du comité environnemental Symbiose. Ce fut un succès auprès de la population étudiante de l’Université de Moncton encore une fois.

Se situant au sous-sol de la pastorale pour une deuxième année consécutive, le comité de Symbiose s’est rassemblé et a recueilli des livres universitaires usagés du 4 au 6 septembre dernier, le tout fait bénévolement.

Après avoir récolté environ 2000 livres, la vente de ceux-ci, du 9 au 13 septembre, a réduit le nombre total de livres récoltés de moitié. Comme l’explique Annie Godin, secrétaire du comité environnemental, «la vente de livre s’est très bien déroulée ce semestre. Il y a eu beaucoup de participation chez les étudiants. La cueillette prévue à la rentrée en janvier attirera encore plus d’étudiants, car elle est déjà plus populaire». 

La cueillette de livres universitaires usagés de Symbiose est un événement qui a lieu deux fois par année au campus de Moncton depuis déjà très longtemps.

Durant celle-ci, les étudiants sont invités  à apporter leurs livres universitaires usagés durant la cueillette. Par la suite, une vente est organisée, durant laquelle les étudiants peuvent venir acheter livres qu’ils ont de besoins pour leur semestre.

Une fois la vente terminée, Symbiose fait la comptabilité (toujours bénévolement) et repaye les étudiants ayant vendu des livres. Les livres qui ne sont pas revendus sont ensuite redonnés aux étudiants.

Une bonne façon de faire un peu d’argent, tout en aidant d’autres étudiants qui ne peuvent pas nécessairement payer les prix souvent exorbitants des livres universitaires neufs.

Le groupe Symbiose, présidé par Carmen LeBlanc, a comme définition d’être un groupe environnemental et de justice sociale de l’Université de Moncton, tout en ayant comme objectif de sensibiliser la population universitaire au niveau de l’environnement et de la justice.

Ceux-ci tiendront une réunion ouverte pour tous les étudiants le vendredi 20 septembre prochain, au local B-149 situé au centre étudiant. Tous les intéressés y sont invités afin de s’impliquer au sein du comité, ainsi que pour discuter des projets qui seront réalisés durant l’année universitaire.

Lettre d'opinion : Les stages non-rémunérés : Les étudiants.e.s en ont assez


par Samuel Leblanc
Vice-président académique

Les étudiants travaillent dans les milieux de stage. Ils se lèvent tôt, font des quarts de travail, ramènent du travail à la maison. La grande majorité des stagiaires ne reçoivent aucun salaire pour ce travail. Pire encore, ils doivent payer des frais de scolarité pour accéder à ce stage. Cette pratique courante est inacceptable. Pourquoi? Parce qu’on demande aux étudiants de payer pour travailler. Tout au mieux, on leur demande de payer pour une formation habituellement offerte – avec un salaire – par les employeurs. Comment palier à cette situation plus que problématique? Les étudiants doivent exiger la rémunération des stages. Au strict minimum, ils doivent exiger un allègement des droits de scolarité pour la période de stage.

La classe étudiante – si on peut la nommer ainsi – se transforme malheureusement en une simple main-d’œuvre bon marché pour les employeurs. C’est ce qu’on appelle en bon français du cheap labour, tout simplement. Certains étudiants doivent d’ailleurs se priver d’un revenu pour effectuer leur stage. Par exemple, les étudiants en sciences de l’éducation effectuent certains stages durant une partie de l’été, ce qui les empêche de gagner un salaire par l’entremise d’un emploi d’été.

Selon les normes d’emploi du Nouveau-Brunswick, les heures de formation sont considérées comme des heures de travail normales et elles doivent être payées lorsque la formation est nécessaire pour le poste et que les heures de formation sont contrôlées par l’employeur. Par conséquent, lorsqu’un employeur embauche un nouvel employé, il est responsable de la formation de ce dernier, et doit payer cet employé lors de cette formation. Pourquoi ce serait différent pour les étudiants qui effectuent un stage en milieu professionnel? On sait pertinemment bien que plusieurs étudiants seront embauchés par les employeurs de ces milieux de stage. On pense bien évidemment au Ministère de l’Éducation et au Ministère de la Santé, entre autres. Puisque ces ministères offrent une formation aux futurs travailleurs, il me semble logique d’exiger de ces mêmes ministères qu’ils paient la note de cette formation, ce que le gouvernement exige déjà des entreprises privées. Par conséquent, le gouvernement provincial devrait – au minimum – offrir une bourse aux étudiants qui effectuent des stages. N’oublions pas que les étudiants sont les futurs travailleurs et qu’ils contribueront financièrement aux coffres de la province et du fédéral. Les frais de scolarité devraient également être allégés pour les stagiaires, considérant les pertes de revenus engendrées et les dépenses supplémentaires qui viennent avec le milieu professionnel, telles que le transport et l’achat d’équipement pour le stage. À défaut d’avoir une ruée vers l’or comme d’autres provinces et territoires, stimulons la création d’emplois étudiants, question d’avoir enfin une solution partielle au grand problème de l’exode vers l’Ouest. Présentement, dans le cadre de leur formation en éducation, tous les étudiants sont obligés de travailler durant 4 mois à temps plein sans rémunération, et en plus, on a le culot de leur imposer le plein paiement des frais de scolarité. C’est complètement aberrant. Les étudiants en sciences infirmières, eux, travaillent un nombre d’heures très élevé durant leur stage, qui est souvent effectué parallèlement avec d’autres cours. Tout cela sans rémunération. Il n’y a aucune aide financière pour diminuer le fardeau des étudiants qui paient leurs repas, leur transport et leur uniforme. Il est plus que temps de mettre fin à ces pratiques abusives.

Pizza sociale : le ventre plein pour échanger des idées


par Véronique Leblanc

Les étudiants en sciences sociales ont eu droit de manger de la pizza fraîchement venue du resto-bar 63, avant de parler de choses sérieuses.

Le premier thème abordé était : comment inciter les finissants des écoles secondaires à vouloir poursuivre leurs études en sciences sociales? Les échanges d'idées étaient fructueux et vont être discutés davantage entre les membres du conseil. Entre autres, l'idée qui se détache parmi toutes les autres est de faire visionner un petit vidéo aux élèves du secondaire. Ce serait un petit montage créé par des étudiants en sciences sociales dans lequel il y serait inclus : des exemples de la réussite d'anciens étudiants, des emplois potentiels avec un baccalauréat en sciences sociales, la vie étudiante, etc.

Aussi, cette année le conseil de sciences sociales s’est donné comme but de faire des activités sociales un peu plus sportives. Pour l'instant, plusieurs jeux et activités sportives sont en mode préparation.

Par ailleurs, la soirée gratuite organisée par les Arts et les Sciences sociales, au resto-bar 63, le 20 septembre, du thème des années 70-80 est toujours en vigueur. 

La guerre en Syrie : Un professeur de l'Université de Moncton explique que «la discussion est mieux que l'usage des armes»


par Ali Dit Affel Diakite

Jean-François Thibault est professeur en science politique et vice-doyen de la faculté des arts et sciences sociales de l’Université de Moncton. Il analyse la proposition de la Russie de désarmer la Syrie plutôt que d’intervenir militairement.

Ainsi, il avance que « d’une manière générale la discussion est mieux que les armes », cette négociation est une démarche positive pour le politologue Thibault. Dernièrement, en plein printemps arabe c’est par la force que les puissances occidentales ont agi en Libye. Le vice-doyen explique que parfois la discussion ne donne pas des résultats satisfaisants c’est pourquoi les armes peuvent être utilisées quelquefois.

Les russes ont relancé les négociations diplomatiques pour empêcher les États-Unis et ses alliés de frapper la Syrie. Ainsi, la Russie n’a pas fait un usage abusif de son droit de veto au conseil de sécurité. De ce fait, le professeur Jean-François Thibault soutient que cette proposition de désarmement est la solution intéressante, mais très complexe à mettre en œuvre.

Même son de cloche chez un professeur syrien, Jalal Almhana dans le département d’informatique de la Faculté des Sciences de l’Université de Moncton. Il pense aussi que l’intervention militaire n’est pas la solution idéale dans cette crise qui bat son plein depuis 2 ans « qu’il s’agisse du gouvernement ou des rebelles, tuer des Syriens un par un, par dizaines ou par millier, c’est la même chose. On dirait que les tuer avec du gaz ça mérite une intervention, alors qu’avec des armes régulières, non. Je crois qu’on attendait un prétexte, mais on ne peut pas éteindre le feu par le feu » affirme le professeur syrien dans un article de l’Acadie Nouvelle.

Suite, à cette médiation russe, la question est de savoir est-ce que la guerre en Syrie n’est pas une réorientation de la diplomatie mondiale ? Le professeur Jean-François Thibault répond que c’est une question très large. Il annonce le retour de la Russie au sein de l’échiquier international. De plus, il ajoute que la Russie profite de la crise syrienne pour se réimposer comme un joueur important.
Les États-Unis et ses alliés ont salué cette proposition de la Russie, mais tout en étant vigilant et s’attend à ce que le régime de Bachar Al Assad coopère avec la communauté internationale pour le désarmement chimique. Le Canada allié des Américains a déclaré qu’il ne va pas participer à une intervention militaire en Syrie.

La diplomatie américano-russe retarde, mais n’exclut totalement pas l’idée d’usage de la force, c’est une chance au régime syrien de régler certains problèmes.